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EAN : 9782709635288
350 pages
J.-C. Lattès (09/05/2012)
3.2/5   79 notes
Résumé :
Dans une banlieue tranquille du Midwest dans les années 80, Lizzie, 13 ans, et sa voisine Evie Verver sont inséparables. Elles partagent tout, de leurs maillots de bain à leurs crosses de hockey sur gazon. Elles vivent dans l'ombre de la grande sœur d'Evie, Dusty, qui leur fait entrevoir le pouvoir de la séduction. Pour Lizzie, la maison des Verver est le paradis avec à sa tête le père, tellement gentil et charismatique. Un jour, Evie disparaît. Le seul indice : la ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Voilà un livre qui change radicalement des lectures que j'ai l'habitude de faire, mais ça n'empêche pas que c'est un genre qui m'attire pas mal, et le pitch m'a beaucoup plu, attisant ma curiosité.

Le quatrième de couverture est déjà bien complet et très bien écrit, ça ne sert pas à grand chose que je vous serve un résumé à ma façon, donc.

Passons directement à mon avis.

Ce que l'on peut tout de suite dire, en tout cas, c'est que c'est une histoire qui interpelle. Que l'on aime ou que l'on aime pas, elle ne laisse pas indifférent.

C'est un roman qui va fasciner mais également pas mal déranger, abordant ici un sujet sensible et choisissant une narration assez osée, prenant une vraie prise de risque.

La narrateur ici est Lizzie, 13 ans, qu'on va suivre du début à la fin, et qui nous ouvre totalement son esprit, ses pensées les plus secrètes.

Ce n'est pas un livre "pour adolescentes", vous ne verrez pas ici de rose, de garçons romantiques et de délires entre copines. Parce que même cette période étrange entre l'enfance et l'adolescence, ce n'est pas que de l'insouciance et des jeux, loin de là.

On a tendance à oublier, par exemple, à quel point le sexe et la vision que l'on s'en fait est complexe et riche.

A 13 ans, on sait comment sont fait les bébés, mais le reste à tendance à être extrêmement flou.

C'est un mélange bizarre et riche de fascination et de dégoût, de curiosité, de désir et de peurs.

A travers cette histoire de disparition d'enfant, Megan Abbott va surtout aborder ce sujet, cette vision de la sexualité et du désir, avec tout ce que cela comporte de points sombres, via les yeux et la mentalité d'une fille de 13 ans.

C'est comme si la disparition d'Evie n'était que prétexte à l'ouverture de tout un monde pour Lizzie.

Par exemple, elle va vouloir se rapprocher du père de Evie, sous prétexte de ne pas le laisser tout seul. Elle ne sait pas ce qu'elle ressent pour lui. L'image d'un père qu'elle n'a pas ? le désir d'une femme pour un homme ? L'image de la maturité, la connaissance et la sécurité d'un adulte envers un enfant ?

Avec cette relation très complexe et fragile, que Lizzie aborde entre peurs et envies, j'avais parfois l'impression de lire Lolita à travers les yeux de Lolita.

Malgré son jeune âge et le ton très mature et sérieux de ce livre, Lizzie est un personnage vraiment très intéressant. le regard qu'elle a sur toute chose est primordial et nous offre une vision bien particulière, parfois dérangeante et difficilement compréhensible, mais totalement fascinante.

En tant que meilleure amie de Evie, dès la disparition de celle-ci, elle va se retrouver en plein milieu de beaucoup d'attention et de curiosité, et c'est autant excitant qu'effrayant, ça a quelque chose de totalement grisant.

Il va falloir qu'elle se remémore leurs conversations, qu'elle essaye de se rappeler le moindre détail qui pourrait avoir son importance.

Evie a-t-elle laissé des indices ? Est-ce que quelque chose aurait pu laisser deviner ce qui allait se produire ?

Dans cette épreuve, elle va avoir l'impression de se sentir changer et grandir, mais au final, elle découvrira des facettes de sa meilleure amie dont elle n'aurait jamais soupçonné l'existence.

Tout cette lecture m'a laissé un drôle d'arrière-goût. Il y avait vraiment un mélange de fascination et de répulsion, presque.

J'avais l'impression de m'immiscer dans quelque chose qui ne me regardait pas, de regarder par le trou de la serrure.

Il est beaucoup question de sexe, surtout de la vision dont on s'en fait.

Celle-ci, quand on est enfant et à l'aube de l'adolescence, est très complexe et étrange, on a chacun un univers de fantasmes et de questions, d'envies et de peurs qui n'appartiennent qu'à nous.

Le fait d'en trouver exposés ici à la vue de tous m'a un peu dérangée, alors que je ne pouvais en détacher les yeux.

C'est une impression très étrange, qu'il m'est difficile de décrire, comme si je ne voulais en parler qu'à demis mots.

Mais sinon, j'ai trouvé le scénario excellent, et malgré qu'il y ai parfois de grandes longueurs qui s'étirent un peu de trop, il est brillamment développé, et le suspens est savamment dosé.

La fin est surprenante, presque choquante, et les révélations de l'un et l'autre personnage sont bouleversantes et extrêmement crédibles et réalistes.

Pour faire une autre comparaison, je dirais que ce livre pourrait également vaguement faire penser à Lovely Bones (La nostalgie de l'ange).

Une fois Evie disparue, Lizzie recueille les réactions des uns et des autres. Les parents d'Evie, sa grande soeur, les élèves à l'école, les voisins, les policiers, et même la mère et le frère de Lizzie. On a une vision globale très riche, des différentes réactions de tous ceux qui ont touchés de près ou de loins la vie d'Evie. Et les voir analysés, presque savourés, en quelque sorte, par une fille de 13 ans, a quelque chose de très touchant et vrai.

On verra même, assez rapidement, son avis sur le kidnappeur d'Evie, et comment elle verra cette "relation".

C'est un livre qui m'a profondément partagée de par ses messages lancés de-ci, de-là, et de par la vision de Lizzie sur le sexe et les gens qui l'entourent.

Ca n'en fait pas pour autant un mauvais livre, et je l'ai dévoré avidement, avec presque un plaisir coupable.

Au final, je ne sais pas trop à qui je pourrais le conseiller, mais si vous êtes ne fut-ce qu'un peu curieux, alors lancez-vous !


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Dérangeant. Déconcertant. Mal à l'aise. Déroutant. Compliqué à juger. Je reste perplexe sur ce qu'a proposé Megan Abbott. Et pourtant cette lecture m'a intriguée.

Evie et Lizzie meilleures amies. 13 ans. Elle se partagent tout même leur maillot de bain. Lizzie passe tout son temps libre dans la famille d'Evie. Elle admire Mr Verver, craint la grande soeur Dusty. Elle observe tout ce qui l'entoure. Elle se pose beaucoup de questions sur l'amour. Lizzie qui nous met mal à l'aise à partir du moment où sa meilleure amie disparaît. Lizzie 13 ans qui va mener sa propre enquête pour retrouver sa meilleure amie et va ouvrir ses oeillères et faire face aux terribles vérités.

Thriller psychologique, polar, j'aurais plutôt dit drame familiale. Il y a un kidnapping et c'est Lizzie qui mène l'enquête. Ca ne dérange personne? Je n'ai pas eu l'impression d'avoir une adolescente. Une ado d'ailleurs avec de drôles de réactions face aux garçon, aux adultes. Cette gamine m'a dérangée.

Pourtant c'est le style Megan Abbott, une plume glaçante, froide, qui dérange. Un livre que j'aurais du lire d'un traite mais j'ai du faire de pauses. L'histoire et le dénouement sont glauques. Je ne suis pas sure qu'il plaise à un large public.

Malgré que je sois mitigée, Megan Abbott tente quelque chose de très intéressant. Faire intervenir une ado dans cette enquête policière. La manière qu'elle perçoit les choses un plus complexe. le méchant qui a une image à la limite du prince charmant. Les enfants qui ont une drôle conception de l'amour.

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Ce roman n'est pas vraiment un roman policier. Mais il ne rentre dans aucun autre genre réellemment. le résumé annonce plutôt bien l'histoire, mais ne rend pas le ton de ce que l'on trouvera en tournant les pages.

Lizzie et Evie sont les meilleures amies du monde, inséparables, presque jumelles. Jusqu'au jour où Evie disparait. Jusqu'au jour où Lizzie se retrouver perdue, ces certitudes ébranlées, sa vie chamboulée. C'est une histoire presque banale, déjà vue et déjà lue : la disparition d'une jeune fille. Un quartier en émoi, une profonde incompréhension et des années remises en question. Mais Megan Abbott sort complètement du lot par son ambiance et sa tension.

Au delà d'une enquête classique, l'auteur nous transporte dans la tête de la jeune Lizzie, 13 ans. Sa meilleure amie a disparue, et elle se sent désemparée, coupable car elle a le pressentiment de détenir une vérité. Héroïne du collège presque malgré elle, elle va mener une enquête à sa manière, posant des questions, réfléchissant, cherchant. Elle passera toutes ses soirées avec le père de son amie disparue, pour le soutenir et peut-être pour son soutient à lui.

Ce roman est particulièrement dérangeant, il y a énormément de non-dits mais les mots, les sous-entendus sont parfaitement explicites. le sexe, cette grande inconnue mystérieuse, attirante et pourtant effrayante est une part importante de Lizzie, quand bien même la jeune fille ne s'en rendrait pas compte. le lecteur est plongé dans cette ambiance légèrement malsaine, où l'on n'arrive pas à connaître les motivations de chacun. Nos soupçons sont atroces mais sont-ils vrais pour autant ? Difficile de le savoir.

A la fin, nous n'avons pas vraiment de soupçons, mais ce que l'on croit avoir compris est suffisament malsain pour mettre mal à l'aise.

En refermant le livre, c'est ce malaise que je retiendrai. Difficile de me faire un avis plus avant par rapport à ça. Les sous-entendus, les mots, les regards...tout est fait pour perturber le lecteur. L'auteur réussi magnifiquement à rendre cette histoire sans émettre de jugement ni imposer ses idées. C'est au lecteur de se faire sa propre opinion.


Lien : http://nyx-shadow.blogspot.f..
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Je pense que nous sommes plusieurs à attendre les romans de Megan Abbott, car ils sont d'une subtilité rare, et nous offrent bien souvent des sujets de réflexion intéressants alliés à des intrigue noires de grande qualité. Celui-ci est conforme à mes attentes.

Lizzie est une jeune fille de treize ans, et sa meilleure amie est sa voisine Evie Verner. Leur relation est telle qu'elles passent toutes leurs journées ensemble. Comme les parents de Lizzie sont divorcés, elle aime se retrouver parmi la famille de Evie, au milieu d'une famille normale. D'autant plus que la soeur ainée de Evie, Dusty, est une grande de 17 ans, une icône, un exemple à suivre.

Un soir, à la sortie de l'école, Evie disparaît. Toute la région se mobilise pour retrouver la jeune fille, imaginant le pire. Lizzie est la dernière à lui avoir parlé, lui demandant si elles rentraient ensemble, mais Evie va refuser. Lizzie va donc être particulièrement impliquée dans l'enquête, devenant aussi de plus en plus présente dans la famille Verner. D'autant plus qu'elle se rappelle avoir vu une voiture de couleur Bordeaux trainer devant la maison des Verner. Or, Harold Shaw, l'assureur de la famille possède ce genre de voiture. Lizzie est donc persuadée qu'il est le coupable.

Le titre anglais est bien plus précis que le titre français. The end of everything (La fin de tout) indique clairement ce à quoi vous devez vous attendre. Ce roman, narré à la première personne du singulier, nous place dans la peau d'une jeune fille de treize ans, innocente, naïve, vivant dans un monde idéal entre sa famille et surtout ses amies. Et c'est là toute la qualité de ce roman, subtil comme tous ceux de Megan Abbott.

Car La fin de tout nous montre bien la fin de la jeunesse, la fin de l'enfance, la fin de la pureté et l'entrée dans l'âge adulte. A son niveau, elle va être submergée par des émotions qu'elle ne comprend pas encore, être à la fois sure de ce qu'elle ressent, de ce qu'elle raconte, de ce qu'elle invente, et faire progresser l'intrigue à son niveau. Toujours, nous allons nous retrouver devant cette petite fille qui va à la fois être subjuguée par Dusty, puis attirée par M.Verner, tout cela décrit par de petites scènes mises bout à bout, comme de magnifiques petites briques montant un mur imparable.

Et là où je suis abasourdi, c'est par la maitrise du suspense psychologique mis en place par Megan Abbott, utilisant un mot flou à plusieurs significations, nous laissant avec plusieurs interrogations, et impatients de connaître la suite. D'ailleurs, je voudrais souligner l'excellent travail de la traductrice Isabelle Maillet, pour avoir aussi bien rendu toute la subtilité, le doute et l'insouciance cachés dans le texte. Quelle maitrise dans le choix des mots, dans la construction des phrases, dans le flou des expressions.

C'est un roman que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher, tant on est envahi par les pensées de Lizzie, tout en gardant ce léger détachement pour se rendre compte de ce qu'elle raconte ; en gros, c'est une expérience assez bouleversante, qui nous rappelle sans cesse qu'un drame est en train de se dérouler. le suspense est très bien entretenu, avec une grande tension car c'est Lizzie qui est aux commandes, et jamais on ne se doute de ce qui va arriver. Elle nous démontre combien il est difficile de descendre de la vie de princesse, de sortir de l'enfance pour entrer dans la vie des grands. Un roman tout simplement magnifique.


Lien : https://blacknovel1.wordpres..
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Lizzie et Evie sont deux jeunes filles de 13 ans, inséparables. Voisines, camarades de classe, elles partagent tout et vivent une amitié intense et fusionnelle, jusqu'au jour où Evie Verver disparait. Lizzie se retrouve seule, perdue, ballotée entre la menace et la culpabilité du présent et l'innocence d'un passé tout de même annonciateur de tragédie. L'enquête policière est assez effacée, car il est surtout question de Lizzie. On vit les événements à travers ses réflexions, ses découvertes et ses souvenirs. L'investigation s'oriente très rapidement vers la piste d'un enlèvement pédophilique, surtout que tous les indices présentés par Lizzie ne laissent aucun doute sur l'identité du suspect.

Présenté comme un thriller psychologique, il n'est pas pour autant question d'un roman policier. L'enquête est mise au second plan, car l'intrigue trouve sa richesse dans la psychologie des personnages que Megan Abbott développe à merveille. On apprend à connaître Evie et Lizzie, deux gamines qui arrivent à l'âge où la sexualité s'éveille (ou du moins celui où l'esprit se pose des questions) et où le désir de rester petite fille demeure. Les portraits des membres de leurs familles et de leur entourage donnent un ton plus mystérieux et intriguant. Il y a beaucoup de non-dits et de sous-entendus qui laissent planer des doutes sur les motivations de chacun, imposant une certaine tension qui n'était pas pour me déplaire.....


Lien : http://stef93330plaisirdelir..
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critiques presse (1)
Liberation
04 juin 2012
Chez Megan Abbott, pas d’enfantillages, et à mi-chemin entre Lolita et Virgin Suicide, les filles peuvent avoir des airs de baby doll et manier la crosse de hockey comme un sabre.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation

Evie est par terre dans ma chambre, pelotonnée dans son sac de couchage rose foncé comme entre deux lèvres pulpeuses. En baissant les yeux vers elle, je me rends compte que sa bouche est pleine de petits bouts de coton pareils à ceux qui recouvrent les cachets d’aspirine dans les flacons. D’abord, elle a les yeux perdus dans le vague, puis elle me regarde, et sa main jaillit, brune et osseuse, agitée de tressaillements, en même temps qu’elle crachote des filaments de coton. Et je n’arrive pas à savoir si elle est en train de rire. Il me semble que oui, qu’on est en plein milieu d’une blague et que je devrais rire aussi, mais je n’arrête pas d’entendre des bruits bizarres, des espèces de bêlements, et je n’arrive pas à me concentrer.

Je sens qu’on me tire brusquement la cheville, je vois les doigts crochus d’Evie, ses yeux écarquillés emplis de détresse, et, quand elle chuchote, c’est comme dans un film d’horreur plein de scies luisantes et de hachoirs brillants, mon sang se glace. « C’est maintenant ? Dis, c’est maintenant ? »

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Evie m’observait, attendant sans doute que je sourie ou que je dise quelque chose, mais je n’avais pas réagi parce que je ne savais pas ce qu’elle voulait au juste.

De plus, je ne pouvais penser qu’à une chose : ils étaient tellement merveilleux, tous les deux… Qui n’aurait pas rêvé de pénétrer dans leur cercle enchanté, de se laisser ensorceler par le regard de Dusty, à la fois sévère et appréciateur, et par celui de M. Verver, si doux, si chaleureux ?

Il en allait toujours ainsi dans cette maison, où on s’amusait tellement. Ne serait-ce pas fantastique, m’étais-je demandé – était-ce cinq jours plus tôt seulement ? –, de pouvoir parler ainsi des garçons avec M. Verver ? De pouvoir faire de longues parties de Uno avec Evie, de regarder Dusty essayer toutes ses robes pastel et d’écouter de la musique avec M. Verver jusqu’à l’aube ?

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– Je vais te poser une question, commence-t-elle. Et j’ai besoin que tu me dises la vérité.

Je lui réponds que oui, bien sûr.

– OK, alors écoute…

Ses mains tremblent, et je me sens coupable, même si je n’ai pas la moindre idée de ce qu’on pourrait me reprocher.

– Tu sais pourquoi Evie n’est pas rentrée du collège aujourd’hui ?

Je fais non de la tête en déclarant que je ne sais rien. Rien du tout. J’ai beau dire la vérité, j’ai quand même l’impression de mentir.

Ma mère, les joues rosies et les traits radoucis, me prend la main avant de me poser une deuxième fois la question. Et une troisième.

Mais je ne sais rien, je ne sais rien, rien.

Quelque part, pourtant, dans un coin de ma tête, tout au fond, il y a quelque chose. Je le sens. C’est juste que je ne peux pas y accéder.

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Ceux deux filles, moins de princesses que des gardes du palais, prêtes à tout sacrifier pour le protéger leur noble roi... Pour le garder bien à l'abri en haut de sa tour, derrière des murs dorés - inaccessible.

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Jed nous suit, évidemment, en lançant des trucs de garçon, du style : « Qu’est-ce qu’il y a, les filles, vous aimez pas partager ? Vous avez pas envie de me lécher les doigts ? »

Ses copains, qui attendent dehors, n’en perdent pas une miette. Evie ajuste les sangles de son sac à dos et commence à s’éloigner, mais moi, tout à coup, je ne peux plus le supporter. Avisant la vieille fontaine à l’eau trouble où les petits vont récupérer des piécettes visqueuses, je lâche mon sac pour plonger mes mains en coupe dans le bassin et, d’un mouvement vif, j’éclabousse Jed. Oh, comme ils rigolent tous ! Jed, dégoulinant de bouillasse, jubile.

Forcément, il n’attendait que ça, j’en suis sûre. Ils n’attendent toujours que ça.

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Megan Abbott explique la génèse de « Première ». Elle nous livre quelques indices sur l'histoire ce nouveau roman, dans lequel l'univers de la danse est omniprésent. Un incendie embrase la prestigieuse école de danse des soeurs Durant. L'arrivée d'un homme, Derek, en charge du chantier, va faire voler en éclat l'équilibre précaire de ce monde de violence et de compétition.
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