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ISBN : 2709635283
Éditeur : J.-C. Lattès (09/05/2012)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Dans une banlieue tranquille du Midwest dans les années 80, Lizzie, 13 ans, et sa voisine Evie Verver sont inséparables. Elles partagent tout, de leurs maillots de bain à leurs crosses de hockey sur gazon. Elles vivent dans l'ombre de la grande sœur d'Evie, Dusty, qui leur fait entrevoir le pouvoir de la séduction. Pour Lizzie, la maison des Verver est le paradis avec à sa tête le père, tellement gentil et charismatique. Un jour, Evie disparaît. Le seul indice : la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Archessia
  27 mai 2012
Voilà un livre qui change radicalement des lectures que j'ai l'habitude de faire, mais ça n'empêche pas que c'est un genre qui m'attire pas mal, et le pitch m'a beaucoup plu, attisant ma curiosité.
Le quatrième de couverture est déjà bien complet et très bien écrit, ça ne sert pas à grand chose que je vous serve un résumé à ma façon, donc.
Passons directement à mon avis.

Ce que l'on peut tout de suite dire, en tout cas, c'est que c'est une histoire qui interpelle. Que l'on aime ou que l'on aime pas, elle ne laisse pas indifférent.
C'est un roman qui va fasciner mais également pas mal déranger, abordant ici un sujet sensible et choisissant une narration assez osée, prenant une vraie prise de risque.
La narrateur ici est Lizzie, 13 ans, qu'on va suivre du début à la fin, et qui nous ouvre totalement son esprit, ses pensées les plus secrètes.
Ce n'est pas un livre "pour adolescentes", vous ne verrez pas ici de rose, de garçons romantiques et de délires entre copines. Parce que même cette période étrange entre l'enfance et l'adolescence, ce n'est pas que de l'insouciance et des jeux, loin de là.
On a tendance à oublier, par exemple, à quel point le sexe et la vision que l'on s'en fait est complexe et riche.
A 13 ans, on sait comment sont fait les bébés, mais le reste à tendance à être extrêmement flou.
C'est un mélange bizarre et riche de fascination et de dégoût, de curiosité, de désir et de peurs.
A travers cette histoire de disparition d'enfant, Megan Abbott va surtout aborder ce sujet, cette vision de la sexualité et du désir, avec tout ce que cela comporte de points sombres, via les yeux et la mentalité d'une fille de 13 ans.

C'est comme si la disparition d'Evie n'était que prétexte à l'ouverture de tout un monde pour Lizzie.
Par exemple, elle va vouloir se rapprocher du père de Evie, sous prétexte de ne pas le laisser tout seul. Elle ne sait pas ce qu'elle ressent pour lui. L'image d'un père qu'elle n'a pas ? le désir d'une femme pour un homme ? L'image de la maturité, la connaissance et la sécurité d'un adulte envers un enfant ?
Avec cette relation très complexe et fragile, que Lizzie aborde entre peurs et envies, j'avais parfois l'impression de lire Lolita à travers les yeux de Lolita.
Malgré son jeune âge et le ton très mature et sérieux de ce livre, Lizzie est un personnage vraiment très intéressant. le regard qu'elle a sur toute chose est primordial et nous offre une vision bien particulière, parfois dérangeante et difficilement compréhensible, mais totalement fascinante.
En tant que meilleure amie de Evie, dès la disparition de celle-ci, elle va se retrouver en plein milieu de beaucoup d'attention et de curiosité, et c'est autant excitant qu'effrayant, ça a quelque chose de totalement grisant.
Il va falloir qu'elle se remémore leurs conversations, qu'elle essaye de se rappeler le moindre détail qui pourrait avoir son importance.
Evie a-t-elle laissé des indices ? Est-ce que quelque chose aurait pu laisser deviner ce qui allait se produire ?
Dans cette épreuve, elle va avoir l'impression de se sentir changer et grandir, mais au final, elle découvrira des facettes de sa meilleure amie dont elle n'aurait jamais soupçonné l'existence.

Tout cette lecture m'a laissé un drôle d'arrière-goût. Il y avait vraiment un mélange de fascination et de répulsion, presque.
J'avais l'impression de m'immiscer dans quelque chose qui ne me regardait pas, de regarder par le trou de la serrure.
Il est beaucoup question de sexe, surtout de la vision dont on s'en fait.
Celle-ci, quand on est enfant et à l'aube de l'adolescence, est très complexe et étrange, on a chacun un univers de fantasmes et de questions, d'envies et de peurs qui n'appartiennent qu'à nous.
Le fait d'en trouver exposés ici à la vue de tous m'a un peu dérangée, alors que je ne pouvais en détacher les yeux.
C'est une impression très étrange, qu'il m'est difficile de décrire, comme si je ne voulais en parler qu'à demis mots.
Mais sinon, j'ai trouvé le scénario excellent, et malgré qu'il y ai parfois de grandes longueurs qui s'étirent un peu de trop, il est brillamment développé, et le suspens est savamment dosé.
La fin est surprenante, presque choquante, et les révélations de l'un et l'autre personnage sont bouleversantes et extrêmement crédibles et réalistes.

Pour faire une autre comparaison, je dirais que ce livre pourrait également vaguement faire penser à Lovely Bones (La nostalgie de l'ange).
Une fois Evie disparue, Lizzie recueille les réactions des uns et des autres. Les parents d'Evie, sa grande soeur, les élèves à l'école, les voisins, les policiers, et même la mère et le frère de Lizzie. On a une vision globale très riche, des différentes réactions de tous ceux qui ont touchés de près ou de loins la vie d'Evie. Et les voir analysés, presque savourés, en quelque sorte, par une fille de 13 ans, a quelque chose de très touchant et vrai.
On verra même, assez rapidement, son avis sur le kidnappeur d'Evie, et comment elle verra cette "relation".

C'est un livre qui m'a profondément partagée de par ses messages lancés de-ci, de-là, et de par la vision de Lizzie sur le sexe et les gens qui l'entourent.
Ca n'en fait pas pour autant un mauvais livre, et je l'ai dévoré avidement, avec presque un plaisir coupable.
Au final, je ne sais pas trop à qui je pourrais le conseiller, mais si vous êtes ne fut-ce qu'un peu curieux, alors lancez-vous !
Lien : http://archessia.over-blog.c..
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nameless
  08 octobre 2013
Ce sont des sujets particulièrement difficiles et délicats à aborder qu'a choisis Megan Abbott : l'adolescence, avec son cortège de changements physiques, de bouleversements hormonaux, de questionnements sur l'éveil de la sexualité, sur les relations intra-familiales. Un âge fragile et vulnérable au cours duquel le romanesque peut prendre le pas sur la réalité, au cours duquel ces adultes en construction peuvent aussi devenir des proies. Megan Abbott a en outre placé ces thèmes au coeur d'une intrigue qui rend le terrain encore plus glissant, la pente encore plus savonneuse : Evie, 13 ans, amie de Lizzie a disparu. Ce qui semble être a priori un kidnapping ouvre tout grand la porte à toutes les suppositions de la part de la petite communauté frappée par ce drame, toutes les suspicions, tous les fantasmes, tous les non-dits préalablement couverts par l'omerta ambiante et ensevelis sous une chape de plomb vont se révéler à mesure que progresse l'histoire. La disparition d'Evie sert de révélateur dans une famille qui paraissait jusque-là irréprochable dans son bonheur affiché.
Je n'emploie pas volontairement le terme d'enquête policière ou de thriller psychologique, car ce roman dépasse de loin ces appellations réductrices, surtout efficaces pour le marketing d'un éditeur. Peu importe le dénouement du strict point de vue policier. Les dégâts commis sur les protagonistes survivront bien au-delà de la fin de l'enquête. Des vies seront à jamais modifiées, voire broyées.
Durant 331 pages, nous sommes plongés dans les pensées de Lizzie, encore petite fille quand elle se prend des gnons au hockey, presque femme lorsqu'elle soulève son tee-shirt devant un copain en proie à une pulsion sexuelle. Entre ces deux mondes, l'un mourant, l'autre émergeant, Lizzie navigue, du mieux qu'elle peut, avec sincérité. Son unique désir est de retrouver son amie et de comprendre ce qui lui est arrivé. Constamment, elle se remet en cause : ses témoignages sont-ils fiables ? A-t-elle réellement vu ce qu'elle croit avoir vu ? Ses conclusions ne sont-elles pas que les suites de ses abondants rêves, qu'un prolongement de sa vie onirique ? Comme beaucoup d'enfants (à qui les adultes croient qu'ils peuvent mentir sans dommage parce qu'ils sont trop petits pour comprendre), Lizzie est dotée d'une sorte de 6ème sens qui lui permet dans une situation donnée ou une conversation, de détecter "ce qui cloche", expression récurrente dans le récit. Quand elle considère que les recherches officielles piétinent, elle n'hésite pas à mentir, ou plus précisément à travestir la réalité, à bidouiller des preuves, toujours dans le but de faire éclore la vérité.
Megan Abbott touche à des sujets tabous : les relations professeur-élève, les relations père-fille qui quelquefois dérapent dans l'horreur, les infos quotidiennes sont là pour nous le rappeler. Rien n'est tout blanc ou tout noir dans ce roman. Avec nuance, délicatesse, sensibilité et pudeur, Megan Abbott ose évoquer le pouvoir naissant de ces adotes qui peuvent se révéler des séductrices, elle ose aussi aborder le calvaire familial que certaines d'entre elles peuvent endurer, dans le silence et l'indifférence.
Alors ? Megan Abbott est-elle la descendante en ligne directe de Vladimir Nabokov ? Lizzie et Evie sont-elles les petites filles de Lolita ? Je suis dans l'incapacité de donner une réponse. A chaque lecteur de trouver la sienne en lisant ce roman troublant et dérangeant, mais aux indéniables qualités.
J'oserai dire qu'il est un mal littéraire nécessaire, pour toutes les questions qu'il nous oblige à nous poser. Tout vaut mieux que sciemment ou inconsciemment, fermer les yeux.

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Nyx
  28 juin 2012
Ce roman n'est pas vraiment un roman policier. Mais il ne rentre dans aucun autre genre réellemment. le résumé annonce plutôt bien l'histoire, mais ne rend pas le ton de ce que l'on trouvera en tournant les pages.
Lizzie et Evie sont les meilleures amies du monde, inséparables, presque jumelles. Jusqu'au jour où Evie disparait. Jusqu'au jour où Lizzie se retrouver perdue, ces certitudes ébranlées, sa vie chamboulée. C'est une histoire presque banale, déjà vue et déjà lue : la disparition d'une jeune fille. Un quartier en émoi, une profonde incompréhension et des années remises en question. Mais Megan Abbott sort complètement du lot par son ambiance et sa tension.
Au delà d'une enquête classique, l'auteur nous transporte dans la tête de la jeune Lizzie, 13 ans. Sa meilleure amie a disparue, et elle se sent désemparée, coupable car elle a le pressentiment de détenir une vérité. Héroïne du collège presque malgré elle, elle va mener une enquête à sa manière, posant des questions, réfléchissant, cherchant. Elle passera toutes ses soirées avec le père de son amie disparue, pour le soutenir et peut-être pour son soutient à lui.
Ce roman est particulièrement dérangeant, il y a énormément de non-dits mais les mots, les sous-entendus sont parfaitement explicites. le sexe, cette grande inconnue mystérieuse, attirante et pourtant effrayante est une part importante de Lizzie, quand bien même la jeune fille ne s'en rendrait pas compte. le lecteur est plongé dans cette ambiance légèrement malsaine, où l'on n'arrive pas à connaître les motivations de chacun. Nos soupçons sont atroces mais sont-ils vrais pour autant ? Difficile de le savoir.
A la fin, nous n'avons pas vraiment de soupçons, mais ce que l'on croit avoir compris est suffisament malsain pour mettre mal à l'aise.
En refermant le livre, c'est ce malaise que je retiendrai. Difficile de me faire un avis plus avant par rapport à ça. Les sous-entendus, les mots, les regards...tout est fait pour perturber le lecteur. L'auteur réussi magnifiquement à rendre cette histoire sans émettre de jugement ni imposer ses idées. C'est au lecteur de se faire sa propre opinion.
Lien : http://nyx-shadow.blogspot.f..
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PierreF
  04 mars 2016
Je pense que nous sommes plusieurs à attendre les romans de Megan Abbott, car ils sont d'une subtilité rare, et nous offrent bien souvent des sujets de réflexion intéressants alliés à des intrigue noires de grande qualité. Celui-ci est conforme à mes attentes.
Lizzie est une jeune fille de treize ans, et sa meilleure amie est sa voisine Evie Verner. Leur relation est telle qu'elles passent toutes leurs journées ensemble. Comme les parents de Lizzie sont divorcés, elle aime se retrouver parmi la famille de Evie, au milieu d'une famille normale. D'autant plus que la soeur ainée de Evie, Dusty, est une grande de 17 ans, une icône, un exemple à suivre.
Un soir, à la sortie de l'école, Evie disparaît. Toute la région se mobilise pour retrouver la jeune fille, imaginant le pire. Lizzie est la dernière à lui avoir parlé, lui demandant si elles rentraient ensemble, mais Evie va refuser. Lizzie va donc être particulièrement impliquée dans l'enquête, devenant aussi de plus en plus présente dans la famille Verner. D'autant plus qu'elle se rappelle avoir vu une voiture de couleur Bordeaux trainer devant la maison des Verner. Or, Harold Shaw, l'assureur de la famille possède ce genre de voiture. Lizzie est donc persuadée qu'il est le coupable.
Le titre anglais est bien plus précis que le titre français. The end of everything (La fin de tout) indique clairement ce à quoi vous devez vous attendre. Ce roman, narré à la première personne du singulier, nous place dans la peau d'une jeune fille de treize ans, innocente, naïve, vivant dans un monde idéal entre sa famille et surtout ses amies. Et c'est là toute la qualité de ce roman, subtil comme tous ceux de Megan Abbott.
Car La fin de tout nous montre bien la fin de la jeunesse, la fin de l'enfance, la fin de la pureté et l'entrée dans l'âge adulte. A son niveau, elle va être submergée par des émotions qu'elle ne comprend pas encore, être à la fois sure de ce qu'elle ressent, de ce qu'elle raconte, de ce qu'elle invente, et faire progresser l'intrigue à son niveau. Toujours, nous allons nous retrouver devant cette petite fille qui va à la fois être subjuguée par Dusty, puis attirée par M.Verner, tout cela décrit par de petites scènes mises bout à bout, comme de magnifiques petites briques montant un mur imparable.
Et là où je suis abasourdi, c'est par la maitrise du suspense psychologique mis en place par Megan Abbott, utilisant un mot flou à plusieurs significations, nous laissant avec plusieurs interrogations, et impatients de connaître la suite. D'ailleurs, je voudrais souligner l'excellent travail de la traductrice Isabelle Maillet, pour avoir aussi bien rendu toute la subtilité, le doute et l'insouciance cachés dans le texte. Quelle maitrise dans le choix des mots, dans la construction des phrases, dans le flou des expressions.
C'est un roman que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher, tant on est envahi par les pensées de Lizzie, tout en gardant ce léger détachement pour se rendre compte de ce qu'elle raconte ; en gros, c'est une expérience assez bouleversante, qui nous rappelle sans cesse qu'un drame est en train de se dérouler. le suspense est très bien entretenu, avec une grande tension car c'est Lizzie qui est aux commandes, et jamais on ne se doute de ce qui va arriver. Elle nous démontre combien il est difficile de descendre de la vie de princesse, de sortir de l'enfance pour entrer dans la vie des grands. Un roman tout simplement magnifique.
Lien : https://blacknovel1.wordpres..
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stephanieplaisirdelire
  12 juillet 2012
Lizzie et Evie sont deux jeunes filles de 13 ans, inséparables. Voisines, camarades de classe, elles partagent tout et vivent une amitié intense et fusionnelle, jusqu'au jour où Evie Verver disparait. Lizzie se retrouve seule, perdue, ballotée entre la menace et la culpabilité du présent et l'innocence d'un passé tout de même annonciateur de tragédie. L'enquête policière est assez effacée, car il est surtout question de Lizzie. On vit les événements à travers ses réflexions, ses découvertes et ses souvenirs. L'investigation s'oriente très rapidement vers la piste d'un enlèvement pédophilique, surtout que tous les indices présentés par Lizzie ne laissent aucun doute sur l'identité du suspect.

Présenté comme un thriller psychologique, il n'est pas pour autant question d'un roman policier. L'enquête est mise au second plan, car l'intrigue trouve sa richesse dans la psychologie des personnages que Megan Abbott développe à merveille. On apprend à connaître Evie et Lizzie, deux gamines qui arrivent à l'âge où la sexualité s'éveille (ou du moins celui où l'esprit se pose des questions) et où le désir de rester petite fille demeure. Les portraits des membres de leurs familles et de leur entourage donnent un ton plus mystérieux et intriguant. Il y a beaucoup de non-dits et de sous-entendus qui laissent planer des doutes sur les motivations de chacun, imposant une certaine tension qui n'était pas pour me déplaire.....
Lien : http://stef93330plaisirdelir..
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Les critiques presse (1)
Liberation   04 juin 2012
Chez Megan Abbott, pas d’enfantillages, et à mi-chemin entre Lolita et Virgin Suicide, les filles peuvent avoir des airs de baby doll et manier la crosse de hockey comme un sabre.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
namelessnameless   08 octobre 2013
On parle de la différence entre avoir une liaison et être amoureux. D'après Tara, avoir une liaison, c'est coucher une seule fois. Joannie affirme qu'on peut coucher autant de fois qu'on veut et que le truc, c'est de ne pas s'attacher.
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namelessnameless   08 octobre 2013
Il y a des centaines de pistes. Plus il m'en indique, et plus j'ai l'impression que le monde est immense et qu'on est tout petits, qu'on ne peut rien retrouver nulle part.
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namelessnameless   08 octobre 2013
Il y a quelque chose qui cloche, dans ce sourire ; il soulève les coins de ses lèvres mais ce n'en est pas vraiment un, c'est juste un truc qu'il fait avec sa bouche.
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NathalireNathalire   27 mars 2013
J'ai beau voir le chagrin circuler en lui, dans ses veines, je ne sais pas d'où il vient ni comment l'arrêter. De toute façon, je ne sais même pas si j'aurais vraiment envie de l'arrêter, parce que j'en arrive à me dire qu'il n'y a rien de plus beau au monde qu'une peine profonde et la nostalgie des choses disparues.
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