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EAN : 9782896510962
Éditeur : La Courte Echelle (01/10/2008)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Comment résister à des mots doux murmurés dans une langue étrangère ? Comment survivre auxamours qui finissent, parfois même sans un au revoir ? Premiers baisers, passions d?été, amoursimpossibles, malentendus ou désillusions brûlantes : qu?importe la chanson, quand on aime, c?esttoujours pour la première fois.Le collectif Premières amours rassemble neuf écrivaines de la relève autour du thème des émoisadolescents, qu?elles revisitent chacune à leur manière. Lumineu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Cielvariable
  03 juin 2014
Recueil de nouvelles littéraires pour la jeunesse vraiment formidable. On y retrouve plusieurs types de nouvelles ayant toutes pour thèmes l'amour. J'en ai lu plusieurs à mes élèves et à tout coup ça les fait sourire ou ça les intrigue.
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Cielvariable
  09 février 2013
Recueil de nouvelles littéraires pour la jeunesse vraiment formidable. On y retrouve plusieurs types de nouvelles ayant toutes pour thèmes l'amour. J'en ai lu plusieurs à mes élèves et à tout coup ça les fait sourire ou ça les intrigue.
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EmeranceGA
  12 avril 2015
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   11 avril 2018
Mais Peggy n’était pas le monde pour tout le monde. Derrière elle il y avait un autre monde qui était triste. C’est drôle à dire mais ce monde-là, son monde, l’endroit d’où elle venait, personne ne pouvait l’envier. Pas même moi. Sa mère était morte d’un cancer quand elle n’avait que huit ans et son père était militaire. Un sergent de la milice. Son père voulait que Peggy devienne police. Les vieux sont choquants dans leur manière de s’intéresser aux jeunes : ils se mettent le nez dans des zones interdites comme celles du destin, de l’avenir de la progéniture. C’est plus fort qu’eux, ils font des plans pour la chair de leur chair, d’ailleurs la progéniture n’est pas tout à fait innocente, elle se laisse marquer, elle entend et retient tout sans même s’en apercevoir.

Une fois je lui ai demandé si elle voulait entrer comme son père le voulait dans la police. Sa réponse a été un index pointé dans ma direction, sa main en fusil. Sa réponse a été un cliché : haut les mains ! En tirant sur moi à bout portant, elle se faisait cow-boy, elle devenait le shérif de sa maison hantée par une mère morte. Ensuite elle m’a fusillée de sa main en arme à feu en fermant un œil pour mieux viser : bang ! bang ! Mes deux bras étaient levés au-dessus de ma tête, je crois que c’est mon obéissance à son déguisement d’autorité qui m’a le plus tuée.
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CielvariableCielvariable   11 avril 2018
Daniella était la plus belle fille brune de notre école. La plus belle blonde, c’était moi.
Tout chez elle était rond. Les boucles de ses cheveux bruns, qui faisaient un soleil autour de sa tête, ses seins, ses hanches. Ce qu’ils appellent des rondeurs, elle en avait. En veux-tu ? en voilà ! Comme si la nature avait su pourquoi on l’avait mise au monde et quels attributs il lui fallait pour passer non seulement pour une femme, mais aussi pour une de ces femmes auxquelles les humains des deux sexes sont incapables de résister.
Chez moi, en revanche, tout est long et droit. Les cheveux, d’abord. Mais également les jambes, le torse, les bras. J’ai des doigts longs et fins. On dit que même mon regard est long. Mes seins, eux, sont très gros et très ronds. Là aussi, la nature savait ce qu’elle faisait !
Il y a une autre chose qu’elle avait bien conçue, la nature : elle nous avait parfaitement programmées, Daniella et moi, pour que nous soyons complémentaires et inséparables jusqu’à la mort. Car chez nous, dès la puberté, on doit tout vivre à deux. Le professeur Melchior nous l’a bien martelé : « La longue et glorieuse histoire de notre espèce tient à ce que, contrairement aux autres, nous savons nous associer pour la vie à un complice et nous y tenir, sans s’empêtrer dans le sentimentalisme ou la sensiblerie. »
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CielvariableCielvariable   11 avril 2018
J’ai mangé. J’ai dû le laisser là, même si ce n’est pas très réglus. Tu sais ce que c’est quand ils tiennent morbido à faire plus ample connaissance au milieu de la matinée, dans un endroit public… Et toi ? »
Alors, comme chaque fois, elle a rectifié : « Réglo et mordicus, Rio. »
Je l’ai mieux regardée. Elle était livide.
— Daniella, dis-moi la vérité. Tu es restée ici ? Tu n’as toujours pas mangé ?
Silence. Elle regardait obstinément ses petits pieds potelés.
— Daniella. Tu ne peux pas continuer comme ça. Tu vas y laisser ta pelure !
— Ta peau  , Rio. « Tu vas y laisser ta peau  .»
Un petit air triste a envahi son visage. Je lui ai pris les mains. Je ne savais plus comment faire pour la sortir de son nombril.
— Daniella ! Tu m’avais promis que, quand je reviendrais ici, tu te serais nourrie ! Qu’est-ce qui te prend ?… Et je te préviens, ne recommence pas avec tes « je-ne-veuxplus-faire-de-mal-aux-Hommes-ce-n’est-pas-bien » !
Avec un sourire triste, elle m’a répondu : « Je ne veux plus faire de mal aux Hommes, Rio. Ce n’est pas bien. » Et moi, j’ai pensé: «Si elle continue, elle va me faire exploser», pour ne pas me dire : « Elle me fait mal ».
— Mais Daniella, tu n’as pas le choix !
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CielvariableCielvariable   20 mars 2016
Il y a une autre chose qu’elle avait bien conçue, la na-
ture : elle nous avait parfaitement programmées, Daniella
et moi, pour que nous soyons complémentaires et insé-
parables jusqu’à la mort. Car chez nous, dès la puberté, on doit tout vivre à deux. Le professeur Melchior nous l’a bien martelé : « La longue et glorieuse histoire de notre espèce tient à ce que, contrairement aux autres, nous savons nous associer pour la vie à un complice et nous y tenir, sans s’empêtrer dans le sentimentalisme ou la sensiblerie. »
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CielvariableCielvariable   11 avril 2018
On dit que l’idéal est de rester jeune de corps en étant grand dans la tête. Rester jeune par-dehors et grandir par-dedans. S’assagir, prendre de la graine de la vie, se faire son expérience dans un corps de jeune. Foncer dans la vie avec une force de jeune. Parce que la force, pour les adultes, c’est la pente montante des cellules qui se régénèrent. À vingt-cinq ans, c’est la pente descendante. À vingt-cinq ans, on percute le point de non-retour après quoi on recule. Les cellules paressent, se mettent à bayer aux corneilles, elles en ont assez de s’activer comme des bonnes, elles en ont marre de se fendre en quatre comme des diables dans l’eau bénite. À vingt-cinq ans, il paraît que les cellules commencent à manquer à l’appel. Elles pètent et crépitent comme une tranche de bacon recroquevillée dans une poêle. C’est là que vieillir embarque. C’est la dégénérescence. C’est la décrépitude. C’est ce qu’on dit.
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