AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782842718145
Éditeur : La Musardine (11/01/2018)

Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes)
Résumé :
(LIVRE RESERVE A UN PUBLIC AVERTI)

Henriette et Jean mènent une vie paisible. Jusqu'au jour où Georgette et Edmond, deux amis, leur confient Buster, chien aussi encombrant qu'affectueux, le temps des vacances. Le quotidien du couple s'en trouve bouleversé, leur sexualité également.

Il y a dans la langue de Léo Barthe, jusque dans les dialogues entre les personnages, quelque chose de parfait, une évidence, qui rend la situation irréelle,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
thedoc
  01 février 2018
« L'Animal de Compagnie » de Léo Barthe est un LIVRE RÉSERVÉ À UN PUBLIC AVERTI comme l'informe Babelio dans sa notice. C'est un livre qui navigue entre l'érotisme et la pornographie vu les scènes très crues qui y sont clairement détaillées. Cette lecture est pour moi une première dans ce domaine, entreprise dans le cadre d'un challenge de lecture que je fais sur Babelio. C'est sûr, c'est déjà nettement moins excitant vu sous cet angle… Pour autant, j'avoue avoir été curieuse de savoir ce qu'est un livre dit érotique aujourd'hui.
Commençons par l'intrigue. Quoique en matière d'intrigue, il n'y en a pas beaucoup...
C'est l'histoire de Jean et Henriette. Petit couple bourgeois sans histoire, enseignante pour elle et agent immobilier pour lui. On n'a pas le temps de trop en savoir sur eux que débarque Buster, un bouledogue (forcément la tête de l'emploi… et le reste), le chien de leurs amis Georgette et Edmond. Ces derniers partent en vacances et confient donc leur chien en garde à Jean et Henriette. Un après-midi où Jean ne croule pas sous le boulot, il rentre un peu plus tôt à la maison. Et là, quelle n'est pas sa surprise de découvrir sa petite femme en train de se faire lécher allègrement par Buster  qui y va avec son entrain et son affection de bon toutou. Vous l'avez compris, il ne s'agit pas des petites léchouilles que votre caniche vous fait en guise de joie quand vous rentrer du travail. Henriette, toute à ses émotions et à peine honteuse, est finalement bien contente que Jean l'ait surprise car elle va enfin pouvoir lui dévoiler ses fantasmes les plus osés. La suite bien sûr, c'est que cela va émoustiller tout le monde, à commencer par Jean puis Edmond et Georgette qui ne veulent pas être en reste. Buster va changer leur vie !
Dès les premières pages, j'ai failli arrêter. La zoophilie, c'est quelque chose que je ne comprends et ne supporte pas. Je suis restée ébahie face à l'imagination fertile et totalement débridée de l'auteur pour mettre en scène ses personnages et Buster. On n'a guère le temps de reprendre son souffle que les scènes les plus scabreuses s'enchaînent. Soyons clair, sous couvert du mot érotisme il ne s'agit ici que de cul, de vulve, de pine et de sodomies à gogo, un coup avec le chien, un coup avec le mari.
La deuxième partie du roman qui met ensuite en scène Georgette et Edmond est tellement énorme que cette histoire vire à la grande farce. du coup, j'avoue, cela apporte une certaine légèreté au récit. Georgette et Henriette (mais pourquoi attribuer ces vieux prénoms qui nous font penser à des retraitées alors qu'elles sont de belles jeunes femmes ?) sont dans la compétition orgasmique à tout va. Edmond, ingénieur, imagine un nouveau sextoy révolutionnaire, tandis que Jean, le narrateur, continue d'observer et de profiter de tout ce spectacle qu'il met par écrit.
L'autre aspect qui m'a également gênée dans ce livre est l'image des femmes qui y est véhiculée par rapport aux hommes. Ceux-ci apparaissent comme les suiveurs tandis que leurs épouses, Henriette et Georgette, sont les instigatrices perverses du début à la fin, assoiffées d'un plaisir sans fin. Heu, heu, un peu facile de mettre tout ça sur le dos des femmes, non ?
Voilà pour la forme dirons-nous. Et pourtant, malgré cette débauche de chairs et cette cascade de fluides corporels, il existe une vraie histoire d'amour entre Jean et Henriette, sincère et tendre, attentive et respectueuse de l'autre. Et on y croit grâce à la plume raffinée de l'auteur. Léo Barthe, de son vrai nom Jacques Abeille, est un homme de lettres érudit et cultivé qui nous parle de choses absolument tabous avec poésie et lyrisme. Les dialogues du couple, la narration de Jean qui nous raconte cette histoire, sont des échanges toujours très fins et posés. Sa prose emporte le lecteur et c'est là tout l'art des grands écrivains de nous mener dans des endroits que l'on n'aurait jamais imaginés ou souhaités.
Si le thème du livre m'insupporte au plus au point, j'en ai par contre aimé les mots. Difficile donc de juger car je ne suis pas une adepte de ce genre de littérature. Une chose est sûre : je n'y reviendrai pas !
Merci à Babelio et aux éditions La Musardine pour l'envoi de ce livre lors d'une Masse Critique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          163
Emnia
  03 février 2018
J'ai sélectionné cet ouvrage lors de la dernière Masse Critique parce que j'étais curieuse de découvrir le versant érotique de l'oeuvre de Jacques Abeille.
Cette lecture, heureusement brève, ne m'a pas convaincue. J'ai eu le sentiment que le texte était peu soigné en regard de ce dont je sais l'auteur capable. Certaines expressions sont répétées à plusieurs reprises, les dialogues, trop affectés, manquent de crédibilité et de naturel, et un nombre considérable de sentences creuses et faciles ponctuent le texte : "Ce que l'on donne à l'autre on l'acquiert vraiment.", par exemple.
Le récit est mécanique, sans surprise. Les scènes de sexe s'enchaînent. Certes l'auteur a de l'imagination dans ce domaine, mais je me suis ennuyée. Pas un obstacle, pas une réticence, pas trace de pudeur ou de honte, pas même une dispute. La zoophilie, l'exhibitionnisme sont acceptés sans problème par les personnages, au point que ça en devient monotone.
Je ne suis probablement pas faite pour ce genre de lecture. Ça manque trop de substance à mon goût.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
angelita.manchado
  27 janvier 2018
Résumé L'animal de compagnie de Léo Barthe
Jean ramène Buster chez lui. Buster est le chien d'un couple d'amis parti en voyage.
Il se demande quelle sera la réaction de sa femme, Henriette.
Avis L'animal de compagnie de Léo Barthe
Pour mettre de suite l'ambiance, l'histoire ne m'a pas plu. Chacun fait de sa vie sexuelle ce qu'il veut, telle n'est pas la question. Ce n'est pas que je sois puritaine, ni catho mais je n'ai pas aimé ces actes contre nature. Je vais simplement insister sur le fait que c'est un roman donc une histoire issue de l'imagination de l'auteur. Voilà pour le point négatif.
La jalousie sera bien présente, je trouve, dans ce roman, entre ces deux femmes, meilleures amies, qui font l'une après l'autre cette expérience. Pour cette dernière, quand son mari sera au courant, ce sera la course à plus d'argent. Et cette jalousie est-elle responsable du destibn du chien de Buster ?
Les deux couples, avec cette expérience, ont retrouvé leur vie sexuelle. Ils se sont libérés. Les hommes ont profité des hardiesses de leurs femmes. Mais l'amour, pas seulement physique, est bien là, surtout entre Jean et Henriette. Ce sont deux couples qui s'aiment, qui s'éloignent, pour mieux se retrouver. D'ailleurs, Jean écrit son histoire et les expériences vécues. C'est lui qui est aux commandes, qui est le narrateur. Même s'il subit, en partie, il décrit ses sentiments par rapport à cette découverte. Sa femme est beaucoup plus hardie. Elle va éprouver de la honte mais comme une drogue ne pourra plus s'en passer. le couple partage beaucoup mais avec une certaine retenue. Ils vont se découvrir, s'affranchir, surtout Jean qui va connaître des éléments du passé de sa femme.
Passons au style de l'auteur. J'ai été agréablement surprise car si je n'ai pas aimé l'histoire les mots utilisés ne me la font pas détester. On peut écrire sur l'érotisme sans être vulgaire et c'est ici le cas. J'ai eu l'impression d'une conversation entre une personne profondément érudite et moi, une différence de classe. Au départ, j'ai eu l'impression d'avoir affaire à un couple de personnes de la soixantaine. C'est certainement dû aux prénoms des protagonistes, je pense. Il y a ensuite eu le cadre de vie, celui de bourgeois, donc il est pour ainsi dire normal qu'ils portent ces prénoms.
Revenons au style et à l'emploi des mots utilisés. J'ai trouvé beaucoup de poésie, de lyrisme, même de la distinction dans les éléments de la vie quotidienne, comme le travail.
Je remercie les éditions La Musardine pour cette lecture.
Lien : http://livresaprofusion.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
zoccat
  26 janvier 2018
Merci à Nicolas Hecht de Babelio et aux Editions La Musardine pour m'avoir gracieusement donné la possibilité de découvrir le dernier roman de Jacques Abeille (sous le pseudonyme de Léo Barthe) par l'intermédiaire de l'opération "Masse Critique". Lors de mon choix quelque peu aléatoire dans cette interminable liste, je m'imaginais bien qu'avec la mention "réservé à un public averti" et un titre plus qu'évoquant, je pouvais m'attendre à un roman grivois et désobligeant. Pas que je fus scandalisé ou heurté par le dénouement de l'oeuvre mais la pratique de la zoophilie me rebute quelque peu. Il en est bien question tout au long du récit. L'intrigue, quant à elle, n'a rien d'exceptionnelle. Paradoxalement, la qualité de plume de l'auteur et la finesse de son style ont émoustillé tous mes sens. Comme il est mentionné en quatrième de couverture, "il y a dans la langue de Léo Barthe, jusque dans les dialogues entre les personnages, quelque chose de parfait, une évidence, qui rend la situation irréelle, en même temps qu'authentique et banale; et ce tour de magie permet tout – tous les tabous."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
thedocthedoc   31 janvier 2018
Par-delà notre dignité ravalée, nous ne pouvons atteindre notre noblesse la plus haute qu'en partageant sans vergogne une même folie.
Commenter  J’apprécie          90
zoccatzoccat   25 janvier 2018
Pourquoi a-t-il fallu que tu surviennes pour me prendre sur le fait, dans une action que je ne peux partager ? Elle m'est si directement propre, cette conduite, que nul ne peut la connaître que moi.
Commenter  J’apprécie          10
zoccatzoccat   26 janvier 2018
Deux corps vivants, en trouvant leur harmonie ultime, suscitent et font émerger à la faveur de leurs conjonctions leur âme.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Jacques Abeille (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Abeille
Maison de la poésie (10 nov 2017) - Texte et Lecture de Jean-Philippe Domecq, extrait du Dictionnaire des mots en trop (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution novembre 2017).
Le Dictionnaire des mots en trop :
Comment ? s?entend-on déjà reprocher, des mots en trop ? Mais les mots, on en manquerait plutôt.
Et pourtant. Ame, artiste, coach, communauté? ils sont légion ceux qui éveillent notre résistance intime à tout ce qu?ils charrient d?affects, d?idéologie, de pseudo-concepts ? notre résistance mais pas celle du voisin ! ? Quarante-quatre écrivains explorent ici les raisons pour lesquelles ils renâclent devant certains mots, et leurs réflexions critiques témoignent autant d?un état de la langue que des poétiques et des enjeux de notre temps.
Une expérience littéraire qui vient compléter, en l?inversant, celle du Dictionnaire des mots manquants.
Auteurs : Malek Abbou, Jacques Abeille, Mohamed Aïssaoui, Jacques Ancet, Marie-Louise Audiberti, Michèle Audin, Olivier Barbarant, Marcel Bénabou, Jean Blot, Jean-Claude Bologne, François Bordes, Lucile Bordes, Mathieu Brosseau, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Thibault Ulysse Comte, Seyhmus Dagtekin, Louis-Philippe Dalembert, Remi David, Erwan Desplanques, Jean-Philippe Domecq, Christian Doumet, Renaud Ego, Eric Faye, Caryl Férey, Michaël Ferrier, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Cécile Guilbert, Hubert Haddad, Isabelle Jarry, Cécile Ladjali, , Marie-Hélène Lafon, Sylvie Lainé, Frank Lanot, Fabrice Lardreau, Mathieu Larnaudie, Linda Lê, Guy le Gaufey, Jérôme Meizoz, Christine Montalbetti, Christophe Pradeau, Marlène Soreda, Abdourahman A. Waberi.
http://www.editions-marchaisse.fr/catalogue-dictionnaire-des-mots-en-trop
+ Lire la suite
autres livres classés : ExhibitionnismeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

L'érotisme en littérature

Lequel de ces romans de Diderot, publié anonymement, est un roman libertin ?

Le Neveu de Rameau
Les Bijoux indiscrets
Le Rêve de D'Alembert
La Religieuse

6 questions
303 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature libertine , érotisme , érotiqueCréer un quiz sur ce livre