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ISBN : 2352946379
Éditeur : Bragelonne (31/05/2013)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 151 notes)
Résumé :
C'est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la guerre.

La guerre est un enfer, mais c'est aussi un gagne-pain pour certains, comme Monza Murcatto, la plus célèbre et redoutée des mercenaires au service du grand-duc Orso. Ses victoires l'ont rendue très populaire... trop, même, au goût de ses employeurs. Trahie, jetée du haut d'une montagne et laissée pour morte, Monza se voit offrir en guise de récompense un corps brisé et une insatiable... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
BlackWolf
  17 juin 2013
En résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui nous offre une histoire de vengeance, certes classique et à la fin qu'on devine, mais qui pourtant va se révéler vraiment passionnante, sans temps morts ni longueurs et parfaitement maîtrisée par l'auteur, nous offrant trahisons, rebondissements et des surprises jusqu'à la conclusion. L'univers se révèle solide même si le fait de changer régulièrement de lieux frustre un peu le lecteur, mais le tout est compensé par une politique efficace et captivante et par d'autres aspects vraiment intéressants. Les personnages sont vraiment soignés, complexes, complètement ambigus et pourtant on s'accroche et on s'intéresse à eux et à leurs histoires et leurs évolutions. Des personnages humains qui doivent faire des choix et qui sont portés pars des dialogues vraiment savoureux, percutants et remplis d'humour noir. La plume de l'auteur se révèle vive, efficace et pleine d'ironie. Voilà un roman de Dark Fantasy qui tord vraiment le cou aux codes de la fantasy et qui ne plaira sûrement pas à tout le monde, tant il n'y a aucun héroïsme ou autre, mais juste des hommes égoïstes qui cherchent à faire aboutir leurs ambitions personnelles, et pourtant moi j'ai adoré et trouvé cela rafraichissant.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Alfaric
  06 octobre 2013
Il était une fois en Styrie les psychopathes, les brutes et les truands.
J'ai lu ces 666 pages uniquement avec du Ennio Morricone en fond sonore : c'était l'éclate totale ! C'est la foire à la vendetta impitoyable. Tout le monde veut se venger de tout le monde. Cela trahit dans tous les sens, les alliances contre nature se multiplient et les dommages collatéraux sont légions… L'ensemble baigne dans une amoralité parfois au 2e degré, parfois complètement étouffante.
Et les nombreux moments d'humour noir peuvent déboucher sur des scènes d'une grande noirceur. Autant le dire tout de suite, Joe Abercrombie est un digne héritier de Glen Cook ("La Compagnie Noire")
Un cinéphile averti pourrait lister tous les films de capes et d'épées, tous les wu xia, tous les westerns spaghetti et tous les films de gangsters qui sont mis à contribution : le tâche est ardue car les références sont nombreuses. On alterne sans transition dialogues légers et ultraviolence, petits espoirs et grandes désespérances. Bref on retrouve tout un esprit tarantinien de bon aloi : marche-t-on dans les pas de "Kill Bill" ou d'"Inglorious Basterd" ? Dans tous les cas on est plus près des "Douze Salopards" que des "Sept Mercenaires" !
Pour atteindre ses objectifs, Monza réunie une fine équipe de salopiots :
- un guerrier nordique complètement paumé (transfuge de la "Première Loi")
- un bagnard atteint de troubles obsessionnels compulsifs
- un empoisonneur philosophe atteint d'un complexe d'infériorité, tout droit sorti d'un wu xia hongkongais, et sa sémillante apprentie plus ambitieuse qu'il n'y paraît
- une mère de famille tortionnaire (autre transfuge de la "Première Loi")
- un condottière alcoolique (transfuge de la "Première Loi" lui aussi)
S'il s'agit d'un roman indépendant, je déconseille fortement de le lire après la trilogie de la "Première Loi" : même univers, même esprit, mêmes thématiques, personnages transversaux, des allusions toutes les 5 pages…
L'introduction est parfaite : on est tout de suite plongé dans le roman sans passer par une longue mise en place. C'est très bien construit : à chaque partie correspond une cité, un plan, un développement et un dénouement. Les 7 parties du roman constituent ainsi autant d'étapes dans la quête de vengeance de Monza. Et comme c'est du Joe Abercrombie rendez-vous à l'amère fin qui renvoie tout le monde à la case départ. Monza marche ainsi dans les pas de Glotka, Caul Shiver dans ceux de Logen Neuf-doigts…
Mais c'est plus subtil que cela et on retrouve tout l'esprit sergioleonesque dans une autre lecture du roman. Car on nous raconte l'histoire de 2 couples maudits :
- d'un côté on nous raconte l'histoire de Monza à travers les yeux de Caul Shivers
- d'un autre côté on nous raconte en filagramme l'histoire de Benna à travers les yeux de Monza
La 2e finissant là exactement où commence la 1ère, on nous ce qui nous gratifie d'une belle narration à rebours.
Difficile de ne pas penser aux flashbacks du maître du western spaghetti qui raconte une histoire dans l'histoire.
Si Monza suit un chemin qui aurait pu être celui du polémique Nevada Smith (plus elle se rapproche de son objectif, moins la rage la consume), Caul Shivers lui entame une descente aux enfers mêlant amour et haine.
Et que serait un livre de Joe Abercrombie sans un subtext ultracorrosif ?
Derrière les années sanglantes styriennes, qui rappellent le très bon film "La Chair et le Sang" de Paul Verhoeven, se poursuit la grande lutte entre les banquiers de Bayaz et les religieux de Khalul. L'auteur ne se gêne pas pour dynamiter notre société moderne bien pensante : on dézingue les politiques et la politique, on dézingue le financiarisme mortifère, on rappelle que le morale ne résiste pas 2 secondes face à l'opportunisme au quotidien. Et pour couronner le tout la maxime sans cesse répétée « la pitié, c'est la lâcheté » est celle du tristement célèbre Jack Neutron, maître à penser de tous les managers et directeurs des ressources humaines du monde entier. Des thèmes éthiques d'une brûlante actualité qui n'ont pas besoin de littérature blanche pour être développés.
Quelques trucs pour autant pas très bien négociés :
Le fine équipe de Monza nous offre de réjouissants moments à la "Ocean's Eleven". Avec des descriptions plus nombreuses et plus travaillées cela aurait tout balayé sur son passage C'est vraiment dommage que la plume de l'auteur ne soit pas assez capiteuse pour y parvenir. Et une fois le groupe éclaté, le rythme et la tension baissent un peu d'un cran. le traitement des personnages devient alors inégal et c'est fort dommage ! Castor Mooveer et Cordial avaient encore quantité de choses à nous raconter…
L'histoire de Shenkt et la relation entre Caz et Shylo manquent de clarté : il manque des trucs pour tout comprendre correctement.
Et était-on obligé de mal traduire le jeu de mot de l'auteur qui se base sur des citations françaises ?
« La vengeance est un plat qui se mange froid » (Choderlos de Laclos)
« La vengeance est un mets que l'on doit manger froid » (Talleyrand)
« La vengeance se mange très-bien froide » (Joseph Marie Eugène Sue)
C'est quand même assez nul de se retrouver avec « Servir Froid »…
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boudicca
  19 juillet 2013
Après « La première loi », trilogie ayant rencontré un très grand succès tant auprès des lecteurs que des critiques et qui tordait méchamment le cou aux principaux clichés de la fantasy, voilà que Joe Abercrombie nous revient en cette année 2013 avec « Servir froid ». L'événement est de taille et les éditions Bragelonne l'ont bien senti, le roman ayant fait l'objet d'une importante campagne de promotion et bénéficiant d'un support spécialement travaillé (couverture en dur, carte finement dessinée...). Un bel ouvrage, donc, mais vaut-il bien tout ce battage ? A ma grande surprise la réponse et oui, car en dépit d'une première expérience peu concluante avec les précédents romans de l'auteur, ce « Servir froid » m'a totalement conquise, à tel point que c'est presque avec regret que j'ai tourné la dernière page. Après celui de la quête, Abercrombie se lance dans le thème de la vengeance qui prend ici les traits de la redoutable Monza Murcatto, chef mercenaire implacable, trahie par son employeur et bien décidée à prendre sa revanche. Quoi qu'il en coûte, sept hommes devront mourir ! Commence alors pour les personnages comme pour le lecteur une captivante chasse à l'homme à travers la Styrie, le tout sur fond de guerres sanglantes et de machinations politiques. L'action s'enchaîne sans aucun temps mort, un rythme effréné qui ne rend la lecture que plus captivante et plus addictive encore, d'autant plus qu'Abercrombie nous régale de dialogues très savoureux, plein de cynisme et de mordant.
Comme pour la première trilogie de l'auteur, l'intrigue n'est certes guère originale, mais c'est dans son traitement que réside tout l'intérêt : batailles épiques, intrigues de cour, dangers…, tout y est, et pourtant pas une seule seconde Joe Abercrombie ne fait oublier à son lecteur que nous sommes bien loin des histoires traditionnelles de beaux et braves héros défenseurs du bien. Et c'est justement là tout l'intérêt de ce roman. Chaque personnage bénéficient ainsi d'une personnalité fouillée et d'une grande part d'ombre que ne les rend que plus authentiques et plus attachants, qu'il s'agisse du guerrier nordiste Shivers, du mercenaire débonnaire Cosca, de l'ancien forçat obsédé par les chiffres Cordial, et même de l'agaçant empoisonneur Morveer. La palme revient cela dit à Monza Murcatto, « héroïne » comme on a rarement l'occasion d'en voir et dont on suit les aventures avec grand plaisir. L'un des principaux attraits de ce roman réside également dans la qualité de l'univers élaboré par l'auteur (le même que celui de « La première loi »). Au fil de l'avancée de la quête des protagonistes, Joe Abercrombie nous propose en effet une petite visite agréable et fort complète de la Styrie, une des nombreuses régions qui composent son monde et où se déroule ici l'essentiel de l'action. de Port-Ouest à la majestueuse Talins en passant par Sipani, ville des brumes et des plaisirs, ou encore la belle Visserine assiégée, voilà un décor qui vaut franchement le détour !
Une très agréable surprise et un excellent moment de lecture passé aux côtés de cette mercenaire tenace et de ses compagnons. Un grand merci à Babélio et aux éditions Bragelonne pour m'avoir permis de réviser mon jugement sur Joe Abercrombie dont je me ferai un plaisir de découvrir les roman suivants. Peut-être même me laisserais-je tenter par la suite de sa trilogie, pourtant précédemment abandonnée en cours de route...
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Arakasi
  07 janvier 2015
Monza Murcatto est la « Bouchère de Caprile », général de la fameuse compagnie mercenaire des Mille Epées et principal soutien du duc Orso dans sa quête de la couronne de Styrie. Depuis que la guerre civile a éclaté entre les cités styriennes, elle a apporté cent preuves de ses redoutables et meurtrières compétences en abattant un à un les ennemis de l'ambitieux aspirant dictateur. Mais gloire, victoire et courage ne sont d'aucune utilité à Murcatto quand son employeur, effrayé par sa popularité croissante, décide brutalement de se débarrasser d'elle. En un instant, Murcatto voit toute sa vie détruite: ses hommes achetés, ses capitaines retournés, son frère bien-aimé égorgé sous ses yeux… le corps brisé et l'âme réduite en lambeaux, elle est laissée pour morte par ses ennemis et jetée du haut d'une falaise pour venir s'écraser au pied de la forteresse ducale.
Grave erreur car Murcatto survit ! Privée d'amis, mais toujours nantie de l'or accumulé pendant ses années de rapine et de lutte guerrière, elle surgit du tombeau pour détruire les sept hommes qui ont ruiné son existence. Dans ce but, elle s'entoure d'une petite troupe de six salopards, tous aussi peu recommandables et redoutables qu'elle : un barbare nordiste sans le sou, une spécialiste de la torture, un maître-empoisonneur et son élève, un ancien forçat un poil psychotique et son ancien général en chef qu'elle avait elle-même trahi par ambition quelques années plus tôt (Ô ironie dramatique, quand tu nous tiens !). Pour mener à bien sa vengeance, Monza Murcatto ne reculera devant aucune extrémité, n'épargnera rien, ni personne, car comme le répétait si souvent son frère assassiné « Pitié et lâcheté sont une même chose ». Mais dans la Styrie déchirée par les conflits fratricides et les machinations politiques, l'ancienne mercenaire n'est pas la seule à nourrir des rêves de revanche et de massacre. Nous sommes au début du printemps en Styrie et la saison s'annonce sanglante !
Durant le premier tiers de « Servir froid », j'ai eu un peu de mal à comprendre l'engouement que le roman avait suscité auprès des lecteurs et de la presse. Certes, le début de l'intrigue est bien rythmé et le personnage principal assez atypique pour attirer la curiosité, mais le tout manquait d'originalité et de profondeur et promettait à la première vue de se montrer un peu répétitif : une ville / un meurtre, une ville / un meurtre, etc… Heureusement, passée cette première partie pas très affriolante, le roman prend rapidement de l'ampleur et rompt cet enchainement assez monotone pour enchainer retournements de situation et sanguinaires coups-bas avec une ardeur des plus distrayantes. Certains passages s'avèrent franchement haletants et les 400 pages restantes se dévorent comme un rien.
L'univers d'Abercrombie prend également de la consistance et se distingue par une oppressante noirceur et une amoralité décomplexée : tout y est crasseux, désillusionné, rongé de vices, à commencer par les personnages bien sûr. Qu'ils soient secondaires ou principaux, ils rivalisent tous de cynisme, d'égoïsme et de brutalité. Pas un pour rattraper les autres ! Même le frère martyr de Murcatto s'avère finalement avoir été une petite-frappe cruelle dont on se demande si la vie valait vraiment tout ce sang versé. En ce qui me concerne, celui que j'ai jugé le plus sympathique du lot était l'ancien chef de Murcatto, l'ex-général Cosca, joyeux bougre rigolard et flegmatique, mais aussi traitre qu'un chacal et sinueux qu'un serpent. C'est dire le niveau de vertu ambiant… Tout cela pourrait être un peu déprimant à la longue sans la bonne dose d'humour noir et de second degré qu'Abercrombie a l'intelligence d'insuffler à son intrigue : si le style littéraire n'est pas la grande force de l'auteur, il faut lui reconnaître un don appréciable pour les dialogues grinçants et les réparties mémorables. Sans être un chef d'oeuvre du genre à mes yeux, « Servir froid » s'est révélé en définitive un roman hautement recommandable et très divertissant. Je me laisserai surement tenter par d'autres livres d'Abercrombie s'ils sont du même tonneau !
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Tatooa
  30 mars 2016
J'ai bien aimé. Mais soit je n'étais pas dans le bon état d'esprit, soit j'ai été influencée par ma fillotte et les montagnes de remarques négatives qu'elle m'avait faites sur ce bouquin, je ne sais ni.
J'ai bien aimé, sans plus, et encore, dans la seconde moitié... Quoi que j'y ai trouvé que la vengeance se traînait en longueur...
C'est noir, ouai. C'est de la dark fantasy, ouai. Les personnages sont tous plus cyniques les uns que les autres, ouai. Mais il y a un mais, c'est que ça fait quand même achement "redite". Et il me manque donc la surprise que j'avais eue en lisant "la première loi".
Monza, la Glotka au féminin, qui revient d'entre les morts pour venger son frère, ouai, bon ok, j'aime bien les histoires de vengeance. Mais j'ai trouvé que là où Abercrombie avait été merveilleux de finesse et de stratégie dans "la première loi", ici ça manquait singulièrement de ces deux atouts.
J'ai trouvé Monza stupide tout au long du bouquin. Ses réactions, ses "calculs" qui à aucun moment ne voient plus loin que le bout de sa vengeance... (Et elle est longue, boudiou qu'elle est loooongue, cette vengeance !)
A se demander comment elle est arrivée là où elle est arrivée, car son caractère est très, trop "fille" à mon goût. Bon, tout s'explique à la fin, d'accord, il n'empêche que c'est dur d'avancer bien dans un bouquin où on n'aime pas l'héroïne. Merci aux persos principaux secondaires, Shivers (Frisson) et Morveer en premier lieu, Cosca en second lieu, parce que sinon je crois que j'aurais lâché en route.
Oui il y a critique des politiques, des gens de pouvoir et de la finance, et des religieux, itoument, mais rien de plus que ce qu'Abercrombie nous avait déjà servi dans "la première loi", c'est donc du réchauffé ! Mouhahahaaaaa ! Ok je sors.
En plus, il a abusé d'un petit tour stylistique : faire répéter les mêmes choses par différents personnages. La première fois, ça interpelle et ça amuse. La seconde, ouai, ok, il remet ça, ça surprend pas. A la troisième je me suis dit "non mais c'est pas vrai, il nous la refait !". Et à la quatrième, la cinquième, la sixième fois (etc) j'ai juste eu envie de balancer le bouquin contre le mur. Et je ne pense pas que ce soit du fait d'une mauvaise traduction (parfois pas géniale, aussi, il faut bien le dire), je pense que c'est un truc voulu par l'auteur. Ben raté, de mon point de vue.
C'est donc déçue que je sors de cette lecture. Ma note : 3,5/5. 4 sur Babelio.
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Les critiques presse (2)
SciFiUniverse   04 juillet 2013
Le récit prend au fil des pages une envergure que l'on ne lui soupçonnait pas au premier abord. Cette histoire de vengeance, à mi-chemin entre Le comte de Monté Christo et Kill Bill, réserve ainsi son lot de surprises et de rebondissements, et se révèle portée par un groupe de personnages badass eux aussi plus intéressants que prévu.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net   02 juillet 2013
La vengeance est peut-être un plat qui se mange froid, mais servi par Joe Abercrombie, c’en est surtout un qui se consomme sans modération.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   15 juillet 2013
Elle enroula ses doigts sur la poignée froide, sensation nouvelle dans sa main gauche, et fit glisser quelques centimètres de métal hors du fourreau. Elle brillait vivement à la lumière de la lampe. Le bon acier plie, mais jamais ne rompt. Le bon acier est toujours affûté et prêt à l'emploi. Le bon acier ne ressent ni pitié ni douleur, et surtout, jamais de remords. Elle laissa échapper un vrai sourire. Le premier depuis des mois. Le premier depuis que le fil de Gobba lui avait fendu le cou. La vengeance, alors. 
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ArakasiArakasi   28 décembre 2014
- Vous, les Gurkiens, vous croyez qu'il y a une raison à tout, non ? Que Dieu a un plan, et tout ça ?
- J'ai déjà entendu dire ce genre de chose, dit Ishri en posant les yeux sur lui. Et à quoi pensez-vous que ressemble le plan de Dieu, général Cosca ?
- J'ai longtemps soupçonné que c'était de m'emmerder.
Elle sourit. Ou du moins sa bouche s'ourla et révéla des dents blanches tranchantes.
- La colère, la paranoïa et un égoïsme épique réunis en une seule phrase.
- Toutes les qualités nécessaires à un grand chef militaire...
+ Lire la suite
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DavalianDavalian   21 septembre 2013
- Et où vous a mené ce goût pour la comédie ? demanda-t-elle à Ganmark.
- Au meurtre et au feu, dans un aller-retour aux portes de Puranti.
- Avez-vous réellement combattu ? s'enquit Benna, perplexe.
- Pourquoi l'aurais-j fait ? N'avez-vous donc pas lu Stolicus ? "Un animal se bat pour la victoire..."
- "Un général marche jusqu'à elle", termina Monza à sa place. Beaucoup de gens ont ri ?
- Pas chez les ennemis, je suppose. Chez nous, quelques-uns, mais ça reste la guerre.
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ArakasiArakasi   27 décembre 2014
- Je crois que vous ne racontez que de la merde, ce qui n'est pas une surprise vu que votre visage ressemble à un cul. Vous, les nabots, vous êtes tous les mêmes. Vous essayer toujours de prouver à quel point vous êtes intelligents pour vous sentir fier. Mais peu importe combien de fois vous vous foutez de moi, j'ai déjà gagné. Vous ne serez jamais grand. […] Voir de l'autre côté d'une pièce remplie de monde restera à jamais un rêve pour vous.
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TatooaTatooa   27 mars 2016
- Lorsque vous aviez des buts communs, vous vous êtes battu aux côtés d'Orso sans problème, tant qu'il vous aidait à agrandir vos terres. Vos hommes ont répandu le feu, le viol et le meurtre quand bon vous semblait. Vous parliez peu de liberté, à l'époque. La seule main tendue que voyaient les fermiers de Puranti, c'était celle qui venait les écraser. Jouez les martyrs si vous le souhaitez, Salier, mais pas avec moi. J'ai bien assez envie de gerber comme ça. (Monza)
Cosca se sentit grimacer. Trop de sincérité était un concept dangereux, surtout face à des hommes puissants.
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Videos de Joe Abercrombie (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joe Abercrombie
On repart à la découverte de Joe Abercrombie, avec cette fois sa trilogie "La Première Loi".
Je vous avais déjà parlé de cet auteur avec le premier tome de la moitié d'un Roi : (vous vous souvenez ?)
- Tome 1, L'éloquence de l'épée, ré-édité ensuite sous le nom de Premier sang : - Tome 2, Déraisons et Sentiments : - Tome 3, Dernière querelle :
C'est quoi ces petits liens ? C'est un lien "affilié" qui nous permet de toucher un (tout petit) pourcentage si vous achetez des livres via le lien proposé. Donc si le livre vous intéresse, n'hésitez pas à les prendre via ces liens pour soutenir notre travail, ça ne vous coûte pas plus cher !
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