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EAN : 9782845636576
350 pages
Éditeur : Xo Editions (03/03/2016)
3.23/5   30 notes
Résumé :
Qui est-il? D'où vient-il? Nul ne le sait. Arsène Lupin est partout mais personne ne connaît son véritable visage. Il est le plus célèbre malfaiteur de son temps, le plus distingué aussi. Seulement, on ne s'en prend pas aux puissants de la terre sans subir leur colère...
En 1897, au lendemain de l'incendie du Bazar de la Charité - temple de la bonne société parisienne - Lupin disparaît. On le rend responsable du drame. Athéna, surtout, l'amour de sa vie, meur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Souri7
  30 avril 2017
Arsène Lupin est de retour sous la plume de Benoit Abtey et Pierre Deschodt 😀 ! Un retour plutôt réussi avec l'ambiance caractéristique à Maurice Leblanc et un style assez proche même si de nombreuses libertés avec l'histoire d'origine ont été prises.😌
Dans ce premier volet des nouvelles aventures d'Arsène Lupin, nous suivons notre héros des années 1897 aux prémisses de la Première Guerre mondiale. À travers un récit en quatre parties, le lecteur découvre le passé d'Arsène Lupin, recueille par Perceval de la Marche un chevalier de l'ordre du Phénix... son amour tragique pour Athéna, son accusation pour incendie volontaire, sa fuite au Maroc sous les traits de Rogui Bhou Hmara, sa relation sensuelle avec Ariane McAlister qui n'est autre que la future femme de son ennemi et son retour à Paris afin de défendre son nom et éviter une guerre. Arsène n'a donc comme vous pouvez le lire que peu de temps de s'ennuyer.😉

Un récit sous la forme de feuilleton dispersé dans le temps qui permettent au lecteur de voire l'avancée de l'intrigue et la montée en puissance des enjeux visés, à savoir la guerre et ses retombées financières, politiques. Benoit Abtey et Pierre Deschodt nous dressent un portrait historique de cette époque assez brut avec les guerres de colonisations, la colère après l'annexion de l'Asace-Lorraine, la tension des états suite à toutes les rancoeurs accumulées au fil des différentes guerres...
Quelques regrets cependant 😟 : ici, nous avons un Arsène Lupin se comportant plus comme agent spécial que cambrioleur. Plus de coups montés avec ingéniosité pour berner un riche industriel, plus de tableau ou d'oeuvre d'art attirant l'oeil. Cet aspect apportait une touche humoristique au livre que je n'ai pas retrouvé dans celui-ci avec un Arsène Lupin plus posé, plus sérieux... dommage. Mon autre regret vient de la non-exploitation dans l'intrigue de l'idée des chevaliers du Phénix vs de l'Araignée. Cette organisation de l'Araignée fait quelques passages éclair dans l'histoire mais sans plus. Espérons que le tome 2 développera cet aspect.

Globalement, Arsène Lupin est de retour et c'est tant mieux. Même si cette reprise pèche par quelques libertés et quelques manquements, le style et l'ambiance y sont. Au final, le défi de faire revivre un personnage mythique est plutôt réussi. 👍
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alainmartinez
  30 avril 2016
Fan d'Arsène Lupin lorsque j'étais adolescent, c'est avec une certaine curiosité et d'appréhension que j'ai retrouvé le personnage de Maurice Leblanc sous la plume de Benoît Abtey et Pierre Deschodt. Maintenant que j'ai fini « Les nouvelles aventures d'Arsène Lupin - Les héritiers » je peux dire qu'Arsène Lupin est de retour.
Resté fidèle à l'oeuvre de Maurice Leblanc, les auteurs ont su maîtriser le style des romans du créateur du Gentleman Cambrioleur. On y retrouve tous les ingrédients : l'aventure, les intrigues, le mystère, la séduction, la réalité historique se mêlant à la fiction. On se laisse porter par l'histoire. On tombe sous le charme d'Arsène Lupin.
Les nouveaux auteurs ont aussi réussi à retrouver une écriture du début du vingtième siècle. Écrit en quatre parties, avec des chapitres assez courts où la curiosité du lecteur est soutenu, le récit n'est pas sans rappeler les romans-feuilletons de l'époque.
J'ai passé un très bon moment. Je le recommande à tous les fans d'Arsène Lupin mais aussi à ceux qui non jamais lu Maurice Leblanc. J'espère que les auteurs auront la bonne idée de nous entrainer dans de nouvelles aventures.
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cyan
  21 février 2020
Sous les traits d'un aristocrate philanthrope, Arsène Lupin se retrouve mêlé à un scandale politico-financier, que certains aimeraient bien lui coller sur le dos.
C'est la 2e réécriture d'Arsène Lupin que je lis. La première (La nouvelle Vie d'Arsène Lupin) m'avait laissée assez indifférente, celle-ci ne m'a pas vraiment convaincue non plus.
On croule sous les personnages aux traits lupinesques pour donner des adversaires à notre héros, mais bien sûr aucun n'est à la hauteur, alors à quoi bon? Induire les lecteurs en erreur sur qui est qui? Même pas, vu leurs agissements. Encore que Lupin lui-même ne se ressemble pas tant que ça. Les auteurs se donnent du mal pour coller au modèle, mais j'ai eu l'impression qu'on restait en surface, que c'était juste un vernis sur un personnage sans beaucoup d'épaisseur.
En fait, on croule sous les personnages, même non lupinesques. Il y en a tellement que parfois je ne savais plus trop qui était qui et pour être honnête je m'en fichais un peu. Pourtant ce n'est pas faute de nous donner des renseignements sur eux. A une occasion, on remonte même jusqu'au 13e siècle pour l'un d'entre eux… qui ne servira vaguement à quelque chose que dans un bref chapitre. Alors avait-on vraiment besoin de remonter si loin dans sa généalogie?
Pour ce qui est de l'histoire, on a en vrac: des triangles amoureux, des conjurations, de la politique, des fusillades, des plans compliqués, des morts, etc. Beaucoup d'éléments se mêlent au point que ça m'a semblé parfois embrouillé. J'avais la sensation que des épisodes sans rapport entre eux étaient collés les uns aux autres. J'imagine que le but était que je me sente épatée par les révélations finales. En fait, arrivée là, j'étais surtout contente d'en avoir fini avec cette lecture. En plus, l'épilogue appelle une suite, qui ne semble pas avoir été publiée, mais que je n'aurais pas eu envie de lire de toute façon.
Pour les points positifs, la plume est assez fluide et les pages se tournent facilement.
Un gros flop pour moi. Et la confirmation que rien ne vaut l'original.
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Colombedelesperance
  19 février 2016
Arsène Lupin ? de nouvelles aventures ? J'ai signé di-rect ! Alors certes, je n'ai pas tout lu des oeuvres initiales, loin de là, même… mais ce personnage m'a toujours fascinée depuis que je le connais. Je n'allais pas passer à côté de ça !
Arsène Lupin est connu partout en France… malfaiteur, oui, mais Gentleman Cambrioleur avant tout, capable de masquer son apparence sous divers costumes. Personne ne sait réellement qui il est, jusqu'au jour où… les choses vont se précipiter. le Bazar de la Charité s'enflamme, et Lupin disparaît. 10 ans plus tard, toujours aucune trace de lui, jusqu'à ce qu'on lui colle un scandale sur le dos, le forçant à sortir de l'ombre. Mais à sa façon…
Il faut que je vous avoue un truc maintenant, parce que c'est la phrase qui me reste en tête depuis que j'ai fini ce bouquin hier soir : les deux auteurs m'ont vendu du rêve ! J'ai été embarquée peu après le début du roman (eh oui, on ne passe pas impunément de la Science-Fiction au récit historique sans petites difficultés) et plus les pages avançaient, plus je me trouvais sous le charme de Lupin et de ses péripéties tellement fascinantes !
Je ne sais pas vous, mais ce personnage a toujours eu un prestige particulier dans l'image que je m'en fais. Il est classe, peut-être mis au ban par la société, néanmoins férocement apprécié. C'est un héros comme on en fait peu ! Et là, vraiment, c'est ce que j'ai retrouvé : un homme qui sert non pas ses intérêts, mais quelque chose de plus grand. Et avec panache, évidemment.
Ce qui est appréciable, de même, c'est que le contexte varie : nous ne sommes pas toujours en France, et nous suivons d'autres personnages qu'Arsène Lupin. Il y a Clémenceau, Bérenger de la Motte, et d'autres dont on ne comprend les implications que vers la fin. C'est prodigieusement fascinant, vous dis-je ! Chacun est présenté selon ses habitudes, ses traits de caractère… pour être finalement plongé dans l'histoire même. Pour ma part, j'ai trouvé ça délicieux. Ça change, c'est une façon particulière de conter.
À côté de ça, on a une intrigue qui pourrait nous intriguer parce qu'elle ricoche sur plusieurs points et ne nous est pas forcément perceptible du premier coup. J'avoue qu'il m'a fallu un certain moment pour assembler certaines pièces, quand j'y suis arrivée. Sinon, je me suis laissée surprendre magistralement, surtout sur les dernières pages ! À tel point que je regrettais que ça soit déjà fini… vraiment.
Ce genre de roman n'est pas à proprement parler addictif : on se laisse porter et on a envie de savoir la suite, et pourtant, on a envie de ne pas se presser, de savourer tout ce qui va se passer. Comme on apprécie le retour de quelqu'un qui nous a manqué. Je n'ose même pas imaginer comment doivent se sentir ceux qui suivent ce héros depuis des années !
D'ailleurs, je voudrais préciser que je ne sais pas si le style de Pierre Deschodt et Benoît Abtey correspond véritablement à celui de Maurice Leblanc, l'auteur d'Arsène Lupin. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'au travers de leurs mots, j'ai plongé dans cette période historique pour me laisser souffler, pour admirer et m'éprendre d'Arsène sans aucune difficulté, jusqu'à en redemander à la fin. Comme je l'ai écrit au début : ils m'ont vraiment vendu du rêve !
En conclusion, Les nouvelles aventures d'Arsène Lupin : Les Héritiers aura été ma découverte du mois, presque un coup de coeur. Je suis sous le charme, vraiment, encore toute surprise des révélations, fascinée par tous les démêlés de l'histoire, admirative du héros et impatiente de découvrir la suite (s'il y en a une, au fait ! Parce qu'il en faut une, hein !). Il y a de quoi faire un excellent moment de lecture, que vous connaissiez Arsène ou non ! Il n'y a qu'à se laisser porter… ça vaut largement le coup !
Ce sera un 19/20 pour moi ! Et un tout grand merci aux Editions XO !
Lien : http://leden-des-reves.blogs..
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Garoupe
  29 mars 2016
Arsène Lupin tel qu'en lui-même !
Arsène Lupin nous revient en pleine forme, égal à lui-même, fidèle à l'image de héros sans peur mais pas sans reproche, un peu fou et décalé, hermétique au danger, pince sans rire audacieux, passé maître dans l'art du déguisement et de la supercherie, invisible aux yeux des autres, sauf des femmes qui l'aiment.
Benoît Abtey et Pierre Deschodt n'ont pas à rougir de ce qu'ils ont fait de l'héritage dont ils se sont emparés. Alors on pourrait toujours dire que les théories du complot d'une société secrète qui vise à obtenir la domination du monde est une thématique qui n'a connue son essor en littérature il n'y a que quelques années, grâce à Dan Brown, au moins le font-ils intelligemment en opposant un voleur, certes au grand coeur, mais qui n'est pas du bon côté de la loi, solitaire à une entité aux ramifications internationales.
D'ailleurs, seul le talent d'un Arsène Lupin et son intelligence en terme d'organisation, à l'égal d'un Sherlock Holmes des meilleurs jours, est capable de se mettre en travers des plans diaboliques de cette obscure organisation ayant une araignée pour emblème et dont le but est de provoquer une guerre mondiale.
Nous sommes en 1897 au début du récit puis nous basculons en 1907… en pleine crise de suprématie coloniale au Maroc entre la France et l'Allemagne dont la rivalité de 1870 est encore très fraîche.
En inscrivant leur récit dans une réalité historique aussi tendue, Benoît Abtey et Pierre Deschodt remplissent pleinement leur mission. En ajoutant un style efficace sans temps mort, ils proposent un livre qui se lit d'une traite et représente un divertissement largement plus qu'honorable et instructif quant à un contexte historique sur lequel le lecteur curieux trouvera pléthore de sources d'informations complémentaires.

Lien : http://wp.me/p2X8E2-Cd
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Souri7Souri7   30 avril 2017
— Général Hubert Lyautey, armée française. Vous êtes Bhou Hmara, appelé aussi le Rogui, l’homme à l’ânesse, et vous êtes mon prisonnier.
— Il est extrêmement flatteur d’être immédiatement reconnu par un homme de votre réputation, mais laissez-moi apporter une légère nuance à ce que vous venez de dire : vous êtes mon invité !
— Comment donc ! fit le général presque amusé, je dirige une colonne de cinq cents hommes. Sans vouloir outrager votre sens de l’hospitalité, je me permettrai d’insister…
Sur ses mots, un capitaine français, traits altérés, survint au galop dans un nuage de poussière, mit pied à terre et s’approcha du général pour lui glisser quelques mots à l’oreille.
— Puisqu’il en est ainsi, prononça Hubert Lyautey sans que rien trahisse sa surprise, j’accepte votre invitation. Vos trois mille hommes qui encerclent les miens ont su emporter ma décision…
— Laissons là la comptabilité, et sachons apprécier ces rares instants de paix.
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alainmartinezalainmartinez   27 avril 2016
À la Chambre des députés, Bérenger de La Motte était à son affaire. Parfaitement à l’aise depuis sa première apparition dans l’hémicycle, il considérait le rôle de représentant du peuple comme une marque d’appartenance à l’élite de la nation. Cette déviance, quoique partagée, n’était pas encore majoritaire en France, même si les marchands, pleins de mépris envers leurs électeurs, égoïstes et profondément vulgaires, occupaient une place catastrophique et grandissante. En cela, ils s’entendaient à merveille, car Bérenger était uniquement préoccupé de ses propres intérêts, comme à peu près la moitié de ces nobles élus. C’était dans ce sens que se prenaient une quantité inavouable de décisions. C’est ainsi, par exemple, que les chemins de fer avaient été financés par l’État, autrement dit par le bon peuple, pour être confiés à des intérêts privés qui en tiraient des profits gigantesques auprès des mêmes pigeons. Le scandale n’éclata jamais. La chose était suffisamment connue pour être dénoncée, mais ces petites affaires se faisaient entre personnes hors d’atteinte. Tout simplement.
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alainmartinezalainmartinez   19 avril 2016
Je crois hélas que la presse ment quand les mensonges lui rapportent davantage que la vérité. Pour établir la vérité, il faut du temps. Or ce temps-là ne paye pas. Alors qu’avec le scandale révélé en toutes lettres, dans les gros titres, il suffit de l’affirmer pour le prouver et les bénéfices sont immédiats.
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alainmartinezalainmartinez   25 avril 2016
La presse le calomniait il y a dix ans, elle récidive depuis deux jours, en passant au degré supérieur. Elle aussi, je dois le dire, fait preuve d’une certaine régularité, elle fait son travail, comme une fille de joie enchaînant les passes.
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