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ISBN : 2207131025
Éditeur : Denoël (25/01/2016)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 44 notes)
Résumé :
1947. La famille Baraka vit à Beit Daras, village paisible de Palestine entouré d'oliveraies. Nazmiyeh, la fille aînée, s'occupe de leur mère, une veuve sujette à d'étranges crises de démence, tandis que son frère Mamdouh s'occupe des abeilles du village. Mariam, leur jeune sœur aux magnifiques yeux vairons, passe ses journées à écrire en compagnie de son ami imaginaire. Lorsque les troupes israéliennes se regroupent aux abords du village, Beit Daras est mis à feu e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  10 mai 2017
Pour mon prochain club de lecture, la libraire avait donné pour thème le livre : « LE BLEU ENTRE LE CIEL ET LA MER » de Susan Abulhawa, une écrivaine née dans un camp de réfugiés palestiniens.
Susan nous raconte une saga familiale qui va durer plusieurs dizaines d'années. le récit est très documenté et nous parle de certains événements tragiques, par exemple, la création de l'État d'Israël qui a engendré la guerre des six jours. Cela nous remet en mémoire toute cette période, vue du côté palestinien et qui, géographiquement, se trouve loin.
Cet ouvrage débute par un arbre généalogique et nous présente les différents personnages dont il est question.
Ceux-ci (ils parlent chacun à leur tour dans chaque chapitre et nous décrivent leurs sensations) sont très touchants : on y relève principalement Nour qui a eu une enfance très marquée par sa relation si affectueuse avec son grand-père, Jiddo.
On y trouve aussi Mariam (aux yeux vairons), Nazmiyé (rôle très important) et le jeune Khaled plus qu'émouvant (il ne pense qu'aux oeufs Kinder… entre autres. Il en rêve souvent parce qu'il n'y en a plus depuis longtemps à Gaza où tout est si terne malgré le bleu du ciel et de la mer). 
Toutes les souffrances endurées par cette famille – et on peut d'ailleurs dire que c'est surtout un roman dédié aux femmes – nous infligent un gros coup de poing. Et malgré tout cela, par-dessus l'exil, les horreurs et les humiliations endurées, on trouve l'amour ainsi que ce lien très fort qu'est la foi, un lien qui relie étroitement cette famille.
L'écriture de Susan Abulhawa est incomparable ainsi que sa façon de raconter tous ces événements qu'elle a vécus durant ce conflit israélo-palestinien.
Quand on finit la lecture, on se pose la question : « Mais quand y aura-t-il un jour la Paix sur Terre ? ». Est-ce enfin envisageable ? Mais l'actualité nous démontre le contraire.
Si parfois nous viennent des larmes, ce récit reste un cri d'espoir et comme l'a écrit Ouest France :
« Ce roman est une histoire de femmes, une histoire de déracinement, de séparation et de peines de coeur, une histoire de famille, de renouveau, de persévérance et d'amour ».
Je pense que c'est ce que j'ai voulu faire ressentir dans ma chronique ou, du moins, je l'espère.
De toute façon, ce roman m'a profondément marquée et j'ai aimé le petit côté magique – avec les djinns – ainsi que la poésie qui se dégage, le moral de ces femmes qui arrivent encore à rire d'un petit rien (une belle leçon de courage), et leur volonté farouche pour ne pas perdre les liens du sang. D'ailleurs, je ne suis vraiment pas prête d'oublier cette histoire.
Encore une bonne lecture de mon club qui, pour la seconde séance (mais pas la dernière), m'a fait découvrir cette auteure ayant déjà connu un grand succès avec « LES MATINS DE JENINE » (en 2008) et un recueil de poésies (en 2012).
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Fleitour
  16 juillet 2017
Le bleu entre le ciel et la mer pourrait être un livre de plus sur la Palestine, un livre de plus sur les luttes qui agitent les palestiniens et les Israéliens pour la survie de deux peuples. En réalité le livre de Suzan Abulhawa est singulier. Ce livre est une histoire de femmes, de femmes palestiniennes qui ont tout perdu en 1948, et qui cherchent à se reconstruire dans ces camps de réfugiés.
Chacune des femmes présentes dans cette saga raconte un parcours personnel, leurs combats forment le décor douloureux et incontournable de leur destin.
Glaçant, le début du livre revient sur l'attaque israélienne du village de Beit Daras mis à feu et à sang. C'est le début de l'exode pour rejoindre Gaza et tenter de reconstruire une famille dans l'exil. C'est Nazmiyé la fille aînée qui s'occupera de la mère vieillissante, et qui deviendra le pilier de la famille.  "Il n'y a que ma femme qui soit plus belle que l'océan.p 92 "
Émouvante est la jeune Mariam, la soeur aux magnifiques yeux vairons qui passe ses journées à écrire en compagnie d'un ami imaginaire. La mémoire de Mariam hantera la vie de la famille après sa disparition dans des circonstances dramatiques.
Poignante sera la vie de Nour la petite-fille de Mamdouh, son Jddo, Mamdouh s'est installé aux États-Unis, il va connaître la fortune, mais Nour, elle, connaitra tous les aléas de l'exil, toutes les épreuves qu'une jeune fille peut rencontrer quand on est livré à elle-même dans un environnement hostile. C'est la mort de son grand-père qui va lui donner Nzinga, une femme qui aura l'audace de l'enlever aux griffes de son beau père.
Accablante est devenue la vie de Mazen le fils révolté." Mazen avait bondi pour protéger son père, se dressant au-dessus de la mêlée, et quand un des sionistes infiltrés pointa une arme contre sa tête, Mazen se raidit avec une détermination sans faille," Mazen révéla un courage qu'il avait toujours espéré posséder au fond fond de son coeur.
Vos balles n'atteindront jamais mon humanité. P 95
Farouche apparaît la détermination de toute la famille pour reconstruire. "Nous nous mîmes à tirer profit des vestiges du jour, à édifier des maisons à partir des décombres, à nous baigner là où les poissons nageaient, à créer de l'amour à partir de rien, a chargé nos lance-pierres et à fouiller dans les ordures pour récupérer de quoi faire des cocktails Molotov".p 159
Euphoriques seront les habitants de Gaza quand Mazen fut enfin libéré, le soldat israélien capturé allait être échangé contre un millier de prisonniers politiques palestiniens.
Heureuse Nour qui n'était pas fâchée cette fois d'avoir un gros ventre. Elle vit une rivière et le petit garçon de ses rêves apparu, pour la leçon d'arabe, Khaled s'écria-t-elle ! C'était toi durant tout ce temps ? Et Nour se réveilla au son de l'appel à la prière.
"Livrés à cette solitude, nous nous rendions compte à quel point nous étions minuscules à quel point notre terre était petite et vulnérable. Mais, du fond de notre dignité outragée, nous entendîmes tel un murmure les paroles prononcées jadis par une vieille femme : cette terre un jour se relèvera." p399
Chaque matin, ma téta Nazmiyé accrochait le ciel, semblable à un drap bleu, p65, cette incantation poétique me semble plus en harmonie avec le message de Suzan Abulhawa, plus authentique que le « par la volonté d'Allah le miséricordieux nous surmonterons tout ceci ». p 205
Suzan Abulhawa a choisi de nous envoûter par la qualité de ses images par la force de ces femmes dont elle raconte l'histoire. Des femmes qui sans cesse construisent et reconstruisent sans se soucier de gagner ici car elles savent au fond d'elle-même qu'elles gagneront demain. Gagner pour une femme palestinienne c'est rassembler une famille, une grande famille autour de la grand-mère et du grand-père autour de téta Nazmiyé et mon grand-khalo de Mamdouh, leur Jddo, quand les fils et les filles sont enfin de retour.
Un très beau livre d'une énergie désarmante.
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litolff
  06 mars 2016
Aussi touchant que passionnant, le bleu entre le ciel et la mer nous fait plonger dans le quotidien d'un camp de réfugiés palestiniens à Gaza, tout en suivant l'épopée dramatique d'une famille dispersée et accablée par un destin féroce.
L'histoire commence avant la création de l'Etat d'Israël, dans une Palestine heureuse et peuplée de djinns : j'ai beaucoup aimé ce coté magique et oriental de la narration de Susan Abulhawa, tout en contraste avec les tragédies successives qui frappent la famille d'Oum Mamdouh.
Sont évoqués la guerre israélo-palestinienne, bien sûr, l'exil de la diaspora palestinienne, la souffrance due au déracinement et à la solitude, la séparation,l'abandon et la maltraitance, mais aussi la vie au quotidien dans un camp de réfugiés, les croyances ancestrales et magiques, la chaleur des liens familiaux et la solidarité féminine, car cette histoire est avant tout une histoire de femmes : des femmes fortes et courageuses qui défient avec humour la guerre et les hommes pour arriver à survivre malgré tout, des femmes pour qui le mot résilience est un combat quotidien.
Après Les matins de Jénine qui abordait le conflit palestinien sous un jour nouveau, voici un magnifique roman bouleversant et captivant.
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clarisse06
  28 février 2016
Si vous recherchez un roman puissant sur les liens familiaux et la résilience face au pire, le Bleu entre le ciel et la mer est fait pour vous! Je n'avais lu que d'excellentes critiques à son sujet chez mes copines blogueuses, alors du coup, la barre était un peu haute. Pourtant, je ne peux que rejoindre l'unanimité.
Première surprise, un arbre généalogique est présenté au début du livre; j'ai vite compris pourquoi! Tout au long de la lecture, nous croisons une foule de personnages et il est parfois nécessaire de se reporter à l'arbre. le charme de ce roman a opéré sur moi dès les premières pages, dans lesquelles nous découvrons un peuple palestinien encore libre. La famille Baraka vit à Beit Daras, un petit village entouré d'oliveraies.
Puis les attaques israéliennes surviennent et les Baraka voit leur vie changer, contraints à l'exil. Direction Gaza pour les uns, le Koweït puis les Etats-Unis pour les autres. Mais loin de sombrer dans le pathos, la plume enchanteresse de Susan Abulhawa nous entraîne dans une formidable histoire de famille et de femmes.
Il y a la vie à Gaza, où l'unique Nazmiyé distille optimisme et humour, donne naissance à 12 enfants et n'a pas sa langue dans sa poche. C'est un personnage d'une force rare, que j'ai beaucoup, beaucoup aimé et admiré. Alors que les deuils et les frappes Israéliennes pourrait réduire les Baraka à néant, toujours les femmes se relèvent et vivent.
Au Etats-Unis, nous suivons Nour, qui n'aura finalement pas une vie paisible elle non plus. le bonheur ne se trouve pas forcément dans un monde "tout confort", où les blessures morales peuvent se révéler dévastatrices. Je n'en dis pas davantage, afin de vous laisser découvrir l'histoire de Nour.
C'est un roman qui nous plonge dans la culture orientale, ses coutumes, ses superstitions. On frôle parfois le conte onirique à travers les personnages de Mariam et Khaled, ou encore de Souleyman. le style fluide et pourtant plein de poésie de la romancière a su m'emporter à travers son histoire. J'ai bien sûr découvert les horreurs subies par le peuple palestinien (comment cela est-il encore possible de nos jours?),j'ai appris que tout cela avait même été planifié jusque dans les rations de nourritures destinées à priver sans les faire mourir de faim. Nazmiyé et les siens nous prouvent que le désir de vivre reste plus fort que tout et qu'un rien suffit pourtant à faire des joies, même si la vie dans des camps de réfugiés est souvent difficile. On ne se rend pas compte à quel point ces gens sont privés de toutet vivent en permanence sous la menace des bombes, juste parce que des autorités ont décidé qu'il en serait ainsi.
Outre le conflit israelo-palestinien, il y a ici le destin d'une famille, que l'on se surprend à suivre comme une vraie saga, avec ses rebondissements, ses petits bonheurs et ses peine. Une histoire de femmes fortes qui se transmettent sagesse, espoir, amour et résilience, malgré les terribles épreuves traversées depuis des décennies. On ne peut que se sentir à la fois bouleversé et happé par l'intrigue.
L'alternance de point de vue narratif et les passages "oniriques" peuvent perturber le lecteur, pour ma part je trouve qu'ils apportent une richesse au roman et une touche de magie. On s'attache tellement aux personnages que ces passages font du bien et ils allègent même un peu le récit, souvent criant de réalisme. A la fin du livre, j'avais presque oublié qu'il s'agissait d'un roman et je me suis demandé ce que devenaient Nazmiyé, Nour et les autres. C'est un roman que je recommande forcément à tous, même s'il n'est pas forcément facile à lire, en raison de la gravité du sujet. Mais ce serait dommage de passer à côté.
Lien : http://www.placedeslivres.ca..
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lucia-lilas
  09 juin 2016
« J'ai beaucoup écrit sur ma déception de découvrir - de première main, en quelque sorte - le degré de cruauté dont nous sommes encore capables… Je découvre également la très grande force et l'aptitude fondamentale qu'ont certains humains à vouloir rester humains dans les situations les plus désastreuses… Je crois que le mot qui convient est dignité. »
Rachel Corrie Lettre de Gaza. A sa mère.
Je ne suis pas une spécialiste du conflit israélo-palestinien, loin de là, et ne me permettrais en aucun cas de prendre position pour les uns ou pour les autres.
Seulement, en lisant le livre de Susan Abulhawa, je n'ai pu m'empêcher de me demander si un jour les hommes seraient capables de vivre en paix dans un monde sans violence.
Les enfants cesseront-ils d'être assassinés, les femmes violées, les hommes meurtris ?
Quand saurons-nous enfin vivre ensemble dans un esprit de communauté ? Différents ET ensemble, autres ET ensemble ? Vivrons-nous, un jour, dans le respect mutuel et la tolérance ?
Quand sera ce jour ?
Khaled est le petit-fils de Nazmiyé (oh… quand vous connaîtrez le personnage de Nazmiyé, croyez-moi, vous ne l'oublierez jamais !), il vit à Gaza et ne rêve que d'une chose… les oeufs Kinder au chocolat dans leur mince feuille aluminium colorée avec, en leur coeur, un petit jouet surprise. Il en rêve parce qu'il n'y en a plus depuis longtemps à Gaza où tout est gris, terne, malgré le bleu du ciel et de la mer.
Des tunnels ont été creusés pour ramener clandestinement de quoi survivre : nourriture, médicaments, piles, matériaux de construction mais pas d'oeufs Kinder…
Nazmiyé vient de Beit Daras. Au village, sa mère était surnommée La Folle car elle parlait avec un djinn appelé Souleyman, élevait seule ses trois enfants. Tout le monde en avait un peu peur et on lui offrait des légumes, des fruits et de l'huile d'olive pour se prémunir de ses sorts. le frère de Nazmiyé s'appelle Mamdouth : il s'occupe des ruches du village et espère surtout entrevoir la belle Yasmine, la fille cadette de son maître apiculteur.
Enfin, il y a Mariam, la petite soeur aux yeux vairons qui « voit la lumière des gens », le monde intérieur des individus, sous forme de halo coloré. Au bord de la rivière, elle parle à son ami imaginaire et trace des lettres pour apprendre à écrire.
La Nakba, « la catastrophe », arrive en mai 1948 : les « Forces de défense d'Israël » pénètrent dans le village après l'avoir copieusement bombardé, tuant, violant, brûlant tout ce qui se trouve sur leur passage et lançant sur les routes vers Gaza « une vaste procession de désespoir humain ». Scènes insoutenables.
Hagards, dépossédés, ayant perdu bon nombre des leurs, les réfugiés attendirent des semaines et des semaines des tentes où s'abriter, des carnets de rationnement délivrés par les Nations Unies. Heureusement, la vie reprit son cours : les femmes firent la lessive, roulèrent des feuilles de vigne, les maris tendirent des cordes à linge, construisirent des cuisines collectives.
Et des bébés virent le jour dans ces camps, les rires des enfants résonnèrent enfin de nouveau et les ragots reprirent comme avant. Les odeurs de cuisine flottèrent dans l'air : oignon, romarin, cardamome, coriandre, cumin, cannelle…
La vie avait repris, Nazmiyé attendait son cinquième enfant…
Le bleu entre le ciel et la mer est l'histoire d'une famille sur quatre générations (un arbre généalogique figure au début du livre) de 1945 à nos jours. On suit le destin de chacun d'eux, le combat des femmes surtout pour survivre, protéger, aimer celles et ceux qui les entourent et ce, malgré la maladie, la mort, les emprisonnements, les trahisons, allant toujours de l'avant, avec la même volonté de fer.
Je pense à Nazmiyé, un personnage extraordinaire, une femme courageuse qui dit ce qu'elle a à dire, usant de la parole comme d'une arme de défense, refusant le désespoir, toujours prête à chanter, danser, organiser des fêtes pour que la vie continue. Oh, ces scènes sublimes à la fin du livre où, diminuée par l'âge, par ses multiples grossesses et les terribles souffrances qu'elle a endurées, elle rit avec sa vieille amie, à la lueur des bougies, elle rit en regardant la mer, fumant, jurant, crachant et riant inlassablement, pliée en deux.
Un rire qui balaie tout, comme une vague de liberté, et qui crie aux hommes que la vie est là, n'en déplaise à leur bêtise, à leur étroitesse d'esprit, à leur cruauté insondable.
Magnifique portrait de femme qui a encore la volonté d'espérer que, malgré les barrières électrifiées, les navires de guerre, les snipers et les armées suréquipées, ce monde est encore fait pour que les hommes soient heureux et vivent en paix.

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   05 juin 2017
- Nos compatriotes font littéralement sortir du sable le nouveau Koweït, expliqua-t-il à Nazmiyé. Tu devrais voir ça ! Mon mentor conçoit des plans pour tout le pays. Et c’est à un Palestinien encore que l’on doit d’avoir posé les bases de la force militaire koweïtienne, tandis qu’un autre s’est occupé de la police. Les médecins et les chirurgiens qui comptent sont tous palestiniens ; on en trouve dans presque tous les ministères de l’Éducation à l’Intérieur.
Mamdouh marqua une pause, avant d’annoncer fièrement :
- Je vais être architecte.
P.79
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nadiouchkanadiouchka   18 mai 2017
Je vais souvent à Beit Daras. Toujours à la rivière, où Mariam et moi occupons un espace de bleu infini. Nous avons écrit une chanson tous les deux, à moins que nous en soyons souvenus ; que nous en ayons hérité, en quelque sorte.
Oh, trouve-moi
Je serai dans ce bleu
Entre le ciel et la mer
Où se concentre désormais le temps
Et nous sommes l’éternité
Qui s’écroule comme la rivière
P.249
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nadiouchkanadiouchka   12 juin 2017
Chaque fois, il leur apportait des petits cadeaux et leur racontait les histoires du Caire. Au cours d’une de ces visites, il leur expliqua ce qui se passait au Koweït, où le pétrole faisait sortir de terre de nouvelles villes et de nouvelles industries, et où une nouvelle société de Bédouins payait les Palestiniens pour tout faire, construire leurs bâtiments, travailler dans leurs hôpitaux et leurs écoles…….
P.76
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nadiouchkanadiouchka   10 mai 2017
- Tu es la personne la plus incroyable que j’aie connue, ma grande sœur. N’oublie jamais à quel point tu es unique, ni combien nous t’aimons. Nous serons toujours ensemble.
(…)
- Tout ce qui arrive était prévu et devait arriver. Un jour, tout cela finira. Il n’y aura plus d’heures, plus de soldats, plus de pays. Les pires douleurs aussi bien que les plus grands bonheurs seront réduits à néant.
P.59
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nadiouchkanadiouchka   11 mai 2017
Nazmiyé tira sa sœur par le bras. Mariam rangea ses affaires dans son écritoire, en reprenant l’étrange ritournelle que Nazmiyé l’avait déjà entendue chanter.
Oh, trouve-moi
Je serai dans ce bleu
Entre le ciel et la mer
Où se concentre désormais le temps
Et nous sommes l’éternité
Qui s’écroule comme la rivière.
P.45
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Video de Susan Abulhawa (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Susan Abulhawa
Susan Abulhawa, "Mornings in Jenin" (Les Matins de Jénine) (en anglais)
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