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ISBN : 2246815827
Éditeur : Grasset (07/02/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Elio Perlman se souvient de l’été de ses 17 ans, à la fin des années quatre-vingt. Comme tous les ans, ses parents accueillent dans leur maison sur la côte italienne un jeune universitaire censé assister le père d’Elio, éminent professeur de littérature. Cette année l’invité sera Oliver, dont le charme et l’intelligence sautent aux yeux de tous. Au fil des jours qui passent au bord de la piscine, sur le court de tennis et à table où l’on se laisse aller à des joutes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  20 mars 2018
Force est de constater que je lis beaucoup de romans, ces derniers temps, ayant été adaptés soit au cinéma, soit à la télévision. C'est parfois un exercice périlleux, certes, mais je pense qu'en découvrant l'une ou l'autre oeuvre avec un certain recul, il est tout à fait possible d'apprécier les deux. Avec Appelle-moi par ton nom, j'ai préféré attaquer par le roman. D'une part parce que je savais plus ou moins que le récit était très émotionnel et donc qu'il allait être plus développé de ce côté-là, et ensuite parce que j'étais curieuse de voir combien le réalisateur pouvait rester fidèle à l'oeuvre. J'espère ne pas être déçue.
Deux éléments m'ont particulièrement marqué dans ce roman. La première, le style du récit. J'ai un peu été perdu au niveau chronologique car je n'avais pas l'impression de voir le temps passer. J'ai plus eu l'impression de lire le journal intime d'un adolescent, passant au travers de toutes ses émotions, plutôt qu'un récit structuré. On ne nous narre pas une romance, nous la vivons avec son protagoniste principal. C'est un peu déroutant au début mais au final cela rend bien plus intense ce qui se déroule sous nos yeux. Même si j'ai eu un certain détachement vis-à-vis de Elio, j'ai été très réceptive à tout ce qu'il traversait. Il y a une grande passion dans le texte et en même temps, une retenue très adulte et perspicace.
La maturité du récit est le second élément qui saute rapidement aux yeux. Elle est même peut-être trop présente. J'entends par là que nous suivons un jeune homme de dix-sept qui est certes très intelligent mais qui semble avoir déjà l'âme d'un vieil homme. Je pense que c'est en partie pour cela que je ne me suis pas attachée plus que cela à Elio. Il est adorable, ne vous y trompez pas, mais j'ai eu cette impression de distance vis-à-vis du langage et de la sagesse de notre narrateur. Il est pourtant encore jeune. Il agit comme un enfant à certains moments, doute énormément de lui, manque d'expérience, est impulsif et irréfléchi, un peu mélodramatique… et si les dialogues nous rappellent son jeune âge, les mots que j'ai lu ne me donnaient pas l'impression de vivre la vie de ce jeune homme.
Il n'en reste pas moins que le texte est beau. Plein de poésie, avec une grande réflexion sur l'amour et la liberté. Un peu élitiste mais nous voguons en même temps dans cet univers. Appelle-moi par ton nom est vraiment un roman à part. Je ne crois pas avoir lu un texte si délicat et plein d'émotions jusqu'à présent. La romance est d'ailleurs placée sous le même sentiment. Elle est entière même si avoir plus de ressenti d'Oliver aurait donné plus de poids à cette aventure.
La tendresse a aussi une place importante et je pense sincèrement que le message est bon et juste. Autant lorsque nous explorons les sentiments d'Elio, allant même jusqu'à son dégoût, marquant ainsi une exploitation globale du ressenti du jeune homme, que par le biais des personnes qui l'entourent. Il y a bien de la négativité mais à très très petite dose, faisant passer un message de tolérance et d'amour qui fait du bien.
L'auteur prend aussi le temps de nous faire voyager dans le temps, poussant la relation des deux hommes un peu plus loin que cet été-là. J'ai été frustrée et contente en même temps de voir ces bons dans le temps. Des sentiments contradictoires qui font que pour moi la fin est douce amer et qu'elle n'est pas réellement une fin en soi. Etrange, mais tellement semblable à tout le roman qu'il est difficile de ne pas l'apprécier elle aussi malgré cela.
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sylvaine
  09 février 2018
Une bande annonce, un film présenté sur un plateau de télévision, deux acteurs charismatiques , et me voilà embarquée dans le superbe roman d'André Aciman. Quand je dis superbe je pèse mes mots. Elio, jeune et bel italien vient juste de fêter ses 16 ans. Il est le fils d'un professeur de renom qui chaque année ouvre les portes de la maison familiale de B. à un jeune écrivain afin de lui accorder six semaines de soleil, de confort, de bien-être et un cadre idyllique pour avancer dans ses écrits. Cette année c'est Oliver,25 ans, qui descend du taxi . Il est beau, à l'aise, désinvolte et Elio va rapidement se sentir attiré par cet homme tout en essayant de le fuir.Premiers émois , questions existentielles propres à l'adolescence. Ils se retrouvent d'abord autour de la musique, de la littérature et ensuite apprennent à se découvrir..
Si le début du roman peut sembler un tantinet fastidieux, si la rencontre décisive peut surprendre certaine pudibonderie, André Aciman m'a littéralement conquise. Tout sonne juste, tout est là, dit ou suggéré , les mots sont puissants mais en même temps légers et aériens. L'amour est là incontournable, intemporel et je voudrais laisser parler Elio" Nous étions passés sur l'autre rive, là où le temps s'arrête et où le Ciel descend sur terre et nous donne cette part de bonheur divin qui nous est due. Nous détournions les yeux. Nous parlions de tout sauf... Mais nous l'avions toujours su, et notre silence à présent ne faisait que le confirmer. Nous avions trouvé les étoiles, toi et moi. Et cela n' est donné qu'une fois".
Un remarquable roman d'André Aciman servi par la superbe traduction de Jean-Pierre Agustin. Un immense merci aux éditions Grasset via NetGalley pour ce partage.
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buderi
  05 février 2018
Petit rappel : ce roman est sorti en 2007 chez L'Olivier. Même excellente traduction, mais avec un titre différent : "Plus tard ou jamais" et curieusement une différence dans la première édition française : à la dernière ligne on lit "... et appelle-moi par MON nom", devenu depuis" par TON nom".
Cela peut paraître logique depuis le tapage fait autour de l'adaptation du livre par James Ivory et la sortie du film de Guadagnino qui arrive sur nos écrans. D'où l'habillage de l'édition chez Grasset avec cette belle couverture qui sent le marketing à plein nez.
Cela n'enlèvera rien à la beauté du livre et au talent d'André Aciman qui mériterait d'être mieux connu tant il bâtit au fil de ses livres une oeuvre de grande qualité, puissante, sensible et dans laquelle on se retrouve, comme à lire la lettre d'un ami ou d'un frère. Disons un cousin car l'auteur né en Égypte, a vécu en Italie, parle français et vit aux États-Unis. Un cosmopolitisme qui est loin de nuire à la littérature n'est-ce pas ?
Pour revenir au scénario d'Ivory (qui n'est pas encore publié mais le sera-t-il ?) il vaut mieux avoir vu le film puis lire le roman car on ne peut que rester sur sa faim avec le film, sympathique et délicat, parfois émouvant et drôle aussi (tout le talent de Guadagnino) mais qui ne fait qu'évoquer que de loin et en passant vite, sur l'essentiel du roman, la véritable trame qui ne se contente pas d'être un énième récit de Coming of Age (ce passage de l'enfance à l'âge adulte) adoré par le cinéma anglo-saxon et une certaine littérature à la page. La différence entre le résumé du roman sorti chez L Olivier en 2007 (https://www.babelio.com/livres/Aciman-Plus-tard-ou-jamais/136999) et celui qui suit la toute récente sortie chez Grasset : dix ans après, l'approche est différente et la poésie qui émane du texte très nostalgique d'Aciman est laissée loin derrière l'attirance physique d'un adolescent pour un garçon de sept ans plus vieux, avec tous les détails parfois croquignols (l'épisode onaniste de la pêche) mis en avant par le Communiqué de presse du livre à l'instar de celui du film... Dommage. "Appelle-moi par ton nom" alias "Plus tard ou jamais" est bien plus que cela. le parcours nostalgique du héros, Elio, qui se souvient vingt ans plus tard de cet été 1983 et nous révèle ce que fut pour lui cet été et tout ce qui a été sa vie. Une grande émotion prend le lecteur au fil des pages car nous avons tous vécu ce genre d'aventure formatrice et nous ne serions pas ce que nous sommes devenus sans cette période le plus souvent douloureuse mais que nous regrettons toujours. Il serait dommage qu'on se contente désormais d'assimiler ce roman à ce que le cinéma en a fait, Cela étant, la prestation du jeune Timothée Chalamet est époustouflante tant il incarne avec un naturel surprenant le héros du livre...
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saphoo
  16 mai 2018
La dolce vita, l'Italie, le soleil, la mer, c'est une parenthèse fort agréable... une très belle histoire pleine de poésie, l'attirance d'un être, et puis le temps des adieux, le temps qui atténue cette idylle.
Parfois dans la vie, il suffit d'un moment, un jour, ou quelques semaines pour que votre destin change complètement, ou que le bonheur se matérialise à tout jamais dans cet instant : "Nos vies s'étaient juste effleurées, mais nous étions passés sur l'autre rive, là où le temps s'arrête et où le Ciel descend sur terre et nous donne cette part de bonheur divin qui nous est due." Par cette phrase, nous comprenons l'ampleur de ce vécu, et la profondeur de cet amour intense, magique que peuvent vivre deux êtres. Cette chose si magique, si fragile qu'on la met sous verre pour ne pas l'abimer, pas la perdre, et pouvoir la contempler sans que rien de l'ait altérée.
C'est un roman un peu à part aussi, qui peut déranger certains, mais la poésie qui s'en dégage nous permet d'aller au-delà. C'est beau, intense, et l'Italie fait le reste. Nous embarque ailleurs vers ce besoin de se fondre dans ce décor de rêve, de toucher le temps d'une lecture cette insouciance juvénile, et puis garder ces vacances à jamais gravées en soi.
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coquinnette1974
  03 avril 2018
Appelle-moi par ton nom de André Aciman m'a été envoyé par net galley et les éditions Grasset. J'en ai fait la demande après avoir entendu parler du film, dont la bande annonce me tentait bien. Je n'ai pas eu l'occasion d'aller le voir au cinéma mais j'ai dévoré ce très joli roman.
Appelle-moi par ton nom c'est l'histoire de Elio Perlman, qui se souvient de l'été de ses 17 ans, à la fin des années 80. Chaque année, pendant l'été, ses parents accueillent dans leur maison située sur la coté italienne un jeune universitaire pour qu'il assiste le père d'Elio, éminent professeur de littérature.
Cette année là, ils accueillent Oliver, charmant jeune homme de 25 ans dont l'assurance et le charme va leur plaire.
Elio notamment est sous le charme..
Nous avons ici un très joli roman, lu d'une traite. J'ai aimé l'écriture, c'est joliment conté. le ton est juste, ce n'est pas mièvre, nian-nian...
L'histoire est simple mais je suis rentré dedans rapidement et j'ai tout apprécié, de la première à la dernière page.
J'ai apprécié les personnages. Notamment Elio, très touchant dans cette découverte de ses premiers émois amoureux.
Appelle-moi par ton nom est un très bon roman, que je vous invite à découvrir, et qui mérite bien cinq étoiles :)
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
nathalieperonathaliepero   13 juillet 2018
... regarde-moi dans les yeux comme tu le faisais alors, soutiens mon regard, et appelle-moi par ton nom.
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Lucie1641Lucie1641   07 juillet 2018
Nous retrouvions Cupidon partout à Rome parce que nous avions rogné une de ses ailes et qu’il était contraint de voler en rond
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florencemflorencem   21 mars 2018
« Écoute, me devança-t-il. Tu as eu une belle amitié. Peut-être plus qu’une belle amitié. Et je t’envie. À ma place, la plupart des parents espéreraient que tout cela passe vite, ou que leur fils retombe rapidement sur ses pieds. Mais je ne suis pas un tel parent. S’il y a du chagrin, chéris-le, et s’il y a une flamme, ne l’éteins pas, ne sois pas brutal avec elle… Le manque peut être une chose terrible quand il nous tient éveillé la nuit, et voir les autres nous oublier plus vite qu’on ne voudrait être oublié n’est pas mieux… Nous arrachons tant de nous-mêmes pour guérir plus vite qu’il ne le faut, qu’à trente ans nous sommes démunis et avons moins à offrir chaque fois que nous commençons avec quelqu’un de nouveau. Mais ne rien ressentir pour ne rien ressentir – quel gâchis ! »
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florencemflorencem   22 mars 2018
La façon dont tu vis ta vie est ton affaire. Mais souviens-toi, notre cœur et notre corps ne nous sont donnés qu’une fois. La plupart d’entre nous ne peuvent s’empêcher de vivre comme s’ils avaient au moins deux vies à vivre, l’une étant le brouillon, l’autre, la version définitive, sans compter toutes ces autres versions entre les deux. Mais il n’y en a qu’une, et bientôt notre cœur est usé et, pour ce qui est du corps, le moment vient où personne ne le regarde, ni n’a la moindre envie de s’en approcher. Maintenant il y a le chagrin. Je ne t’envie pas la souffrance. Mais je t’envie le chagrin. »
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LuxiLuxi   31 janvier 2018
Peut-être était-ce l’alcool, peut-être était-ce la vérité, peut-être ne voulais-je pas que les choses deviennent trop abstraites, mais j’eus l’impression que je devais le dire, parce que c’était le moment, parce qu’il m’apparut soudain que c’était pour cela que j’étais venu, pour lui dire : "Tu es la seule personne à qui j’aimerais dire adieu quand je mourrai, parce que seulement alors cette chose que j’appelle ma vie aura un sens… Et si j’apprenais que tu étais mort, ma vie telle que je la connais, le moi qui te parle maintenant, cesserait d’exister."
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Video de André Aciman (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Aciman
Bande annonce du film Call me by your name, adaptation du roman d'André Aciman
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