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ISBN : 2-259-00916-6
Éditeur : Plon (01/01/1982)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Arlette, dix-huit ans, a les cheveux blonds et les yeux noirs. Elle aime le monde et pratique les sports, mais elle n'est vraiment heureuse que dans sa chambre avec ses bouquets de roses et ses rêves bleus. Elle prend volontiers des airs excentriques, mais c'est pour mieux cacher sa tendresse, car elle est surtout sentimentale. Catastrophe ! Il lui faut aller vivre, loin de son cher Paris, entre quatre vieilles cousines, au fond de la demeure la plus triste qui exis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
cardabelle
  06 février 2017
Ces derniers temps, après quelques choix littéraires malheureux la critique de Dgwickert m'a interpellée .
Et, l'idée d'une petite récréation a germé : choisir moi aussi ce classique qui a un goût de " madeleine "...
Et, je me suis plongée dans cette comédie de moeurs comme on regarde une photo jaunie, une photo sépia aux bords dentelés !
C'est ainsi que m'est apparu ce roman , un témoignage de la vie provinciale dans les années 20 au travers de l'histoire de ces cousines.
Arlette, la parisienne débarque en province, autant dire une autre planète à l'époque !
D'une vie de plaisirs et de modernité elle se retrouve au coeur d'un monde austère et étriqué.
Et, bien sûr le contraste va fournir l'occasion d'égratigner au passage les traits de caractère dominants de chaque personnage , avec souvent une petite pointe d'excès pour le plus grand bonheur du lecteur !
L'auteur ,d'une plume très académique va livrer le fruit de son observation d'un monde de petits bourgeois ,régi à outrance par la morale religieuse et les conventions.
Et, pour pimenter le récit, l'humour et la caricature sont de mise !
Mais, que d'émotion aussi à l'évocation de ces destins brisés, malmenés par les saintes familles !
J'y ai retrouvé comme une atmosphère balzacienne.
Et, adulte, on porte bien sûr un regard différent sur les rapports sociétaux : les temps changent mais aujourd'hui, avons-nous réussi à défaire les carcans ?
Encore une fois, j'ai plaisir à constater que la lecture ( ou relecture ) de ces classiques est bien salutaire .
Ce livre publié en 1922 ,fut une agréable parenthèse .
Et, merci Denis pour cette critique fort opportune .
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claireo
  28 avril 2017
Je l'ai lu il y a fort longtemps, et je garde un bon souvenir de ce roman. Il a vieilli, certes, mais je retrouve avec plaisir les descriptions savoureuses de l'auteur, son humour, et les caractères des personnages. Une bonne lecture, un peu surannée, empreinte de nostalgie.
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mariech
  27 septembre 2011
Ah ' Ces dames aux chapeaux verts ' , voilà que j'avais oublié que je l'avais lu (il y a très très longtemps ) et voilà qu'il me revient en mémoire grâce à Babélio . je ne saurai pas en faire une critique car j'en ai un trop vague souvenir , mais quel souvenir agréable , une véritable madeleine de Proust . Merci à toutes les lectrices de ce tendre roman pour cette façon bien agréable de retourner dans le passé .
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madameduberry
  24 octobre 2013
Alors moi, j'ai gardé de déménagement en déménagement ce volume de la bibliothèque verte qui a tellement diverti mes neuf ans! Puis mes dix, onze douze…etc ... jusqu'à présent.
J'y ai glané une certaine science du badinage amoureux (Arlette et Jacques de Fleurville); le mot local de "nochère" pour la gouttière, le prénom si original de Telcide (si vous avez une fille…), le choc des cultures entre la "province" comme on disait encore, et Paris, la jeunesse et l'âge de discrétion, le désir de vivre et le célibat subi plus que choisi (la guerre de quatorze a fait des veuves et des fiancées éternelles)
Je me souviens de la scène du jeu du cadavre exquis, auquel j'ai d'ailleurs beaucoup joué dans mon enfance.
Je me souviens de l'humour, de la critique sociale, et de la tendresse timide des deux vieux fiancés, M.Hyacinthe et Marie.
Un de mes meilleurs souvenirs de lecture, toutes années confondues.
N'est-ce pas ce qu'on appelle un bon livre?
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Grecie
  03 mai 2015
C'est avec une émotion particulière que j'ai lu ce roman. L'histoire se déroule à Saint-Omer, la ville de mon adolescence ; et le libre-objet a appartenu à ma grand-mère, qui l'a lu lorsqu'elle avait vingt ans... Une belle plongée, en somme, dans un passé nostalgique plein de charme.
Arlette, vingt ans, est ruinée ; elle doit se réfugier loin de Paris, chez des cousines vieilles filles, les Davernis. Légère et joyeuse, doté d'un vif et bel esprit, Arlette craint de dépérir dans cet environnement bigot et suranné. le charme de la province ne se laisse pas découvrir si aisément... Mais voilà qu'elle tombe sur un journal intime qui dévoile le premier amour d'une de ses cousines. Laquelle ? Et y a-t-il encore moyen d'éviter à celle-ci le statut si terrible de "vieille fille" ? Voilà Arlette lancée dans une quête qui, comme de bien entendu, lui fera aussi découvrir les joies et les affres de l'amour...
C'est une perle que cette romance-là. Quand amour et humour se marient, l'on s'ennuie rarement : et, ici, le ton enjoué et délicieusement sarcastique d'Arlette et de l'auteur elle-même donne au récit énormément de saveur. On s'attache certes à décrire le malheur à cette époque de la condition de "vieille demoiselle" et le personnage de la plus âgée des quatre cousines, Telcide, est à cet égard merveilleusement humain, mais rien ne plombe le récit.
Et puis, ainsi que le dit finalement Arlette, la Parisienne, "comme elle est jolie, notre petite gare !" Les charmes de la province valent bien ceux de la capitale...
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critiques presse (1)
Actualitte   18 février 2019
Au-delà de la caricature et des moqueries douteuses, ce roman est l’occasion de se remémorer que de nombreux célibats furent subis plus que choisis.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   04 octobre 2015
Faites ici, mon enfant, votre éducation ménagère… vous voyez, nous profitons des beaux jours de l’été. Le linge doit sécher rapidement pour ne pas s’abîmer et assez lentement pour ne pas durcir. Il faut savoir apprécier le juste milieu… À Paris, on n’a pas de linge. On a des chemises en toiles d’araignée ; des draps qui sont des mouchoirs de poche ; des mouchoirs de poche qui sont des dessous de carafes… On a douze serviettes, trois nappes… Tandis qu’en province… Ah ! En province, c’est autre chose… Nous pourrions rester vingt-quatre mois sans faire aucune lessive. Nous n’avons que des pures toiles inusables. À chaque génération, avec chaque héritage, notre lingerie s’augmente…
+ Lire la suite
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GrecieGrecie   03 mai 2015
Vieilles filles ? c'est certain que nous le sommes, vieilles filles ! mais pourquoi le sommes-nous, est-ce qu'on s'en inquiète ? (...) Il y a les femmes d'un seul amour, qui ont attendu d'un homme, qui ne leur a pas donné, l'aveu qu'une autre a reçu... Il y a les femmes de devoir, qui ont consacré leur jeunesse à des parents malades, à des enfants abandonnés, et qui se sont trouvées trop âgées pour en profiter, lorsque la liberté leur a été rendue... Il y a des femmes pauvres, dont le seul crime était de n'avoir pas de dot... Il y a... il y en a des quantités d'autres... mais surtout il y a le troupeau lamentable des femmes qui n'ont jamais été jolies. Peu importe qu'elles aient eu la bonté, l'éducation, l'intelligence, tout ce que la volonté personnelle peut acquérir ou développer. Les hommes sont passés, les dédaignant et ne disant : "Je vous aime" qu'aux créatures quelquefois sèches de coeur, mais riches d'une beauté qui n'a jamais dépendu d'elles... Vieilles filles ! on ne sait pas ce que cet état peut représenter de rancoeurs et de désillusions. On nous voit modestes et tranquilles. On ne cherche pas plus loin. Et pourtant nos coeurs ressemblent aux grands lacs au lendemain des tempêtes. Les eaux sont redevenues sereines, mais les berges sont ravagées...
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genougenou   04 octobre 2015
– C’est du savon vert…
– Qu’à Paris on appelle du savon noir…
– Sans doute parce qu’il est jaune.. »
Des deux pavillons en brique qui sont dans la cour et que ces demoiselles Davernis appellent « leurs dépendances », des ballons de vapeur sortent. Une odeur se répand, faite de cent odeurs, de linge battu, de savon trempé, de sueur… Quatre femmes, le cou et les bras gonflés par la chaleur et l’effort, gesticulent dans cette atmosphère de buanderie en travail. Elles ont, pour jeter en monceau les toiles mouillées, le même geste que les pêcheurs lorsqu’ils jettent, avec un bruit de ventouse, les limandes, les soles et les grosses raies sur le carreau des halles.
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genougenou   07 septembre 2013
Faites ici, mon enfant, votre éducation ménagère… vous voyez, nous profitons des beaux jours de l’été. Le linge doit sécher rapidement pour ne pas s’abîmer et assez lentement pour ne pas durcir. Il faut savoir apprécier le juste milieu… À Paris, on n’a pas de linge. On a des chemises en toiles d’araignée ; des draps qui sont des mouchoirs de poche ; des mouchoirs de poche qui sont des dessous de carafes… On a douze serviettes, trois nappes… Tandis qu’en province… Ah ! En province, c’est autre chose… Nous pourrions rester vingt-quatre mois sans faire aucune lessive. Nous n’avons que des pures toiles inusables. À chaque génération, avec chaque héritage, notre lingerie s’augmente…
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   27 mars 2013
Un samedi jour de marché.

La grande et la petite place sont bruyantes et
tumultueuses. Les appels des marchandes, les discus-
sions des ménagères se mêlent aux cris des canards,
aux gloussements des poules, aux hennissements des
chevaux. Des charlatans installent., aux carrefours,
des voitures coloriées et, montés sur le siège comme
dans une chaire, entreprennent de démontrer aux
foules que la pâte « Triplepâte » est capable à la fois
de combattre la migraine, de chasser les cors aux
pieds et de faire briller les métaux.
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Prologue Ces dames aux chapeaux verts
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