AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur À l'ouest (31)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
MllePeregrine
  06 décembre 2011
Après avoir lu "Je vais bien, ne t'en fais pas", que j'avais vraiment beaucoup aimé, j'ai lu "A l'ouest". A se demander si l'auteur lui-même ne l'était pas, à l'ouest, car j'ai trouvé le style trop confus, ce qui m'a fait totalement décrocher de l'histoire.
Commenter  J’apprécie          160
Renatan
  22 février 2017
« Tout est noir dans la chambre. Les volets sont clos, les rideaux tirés. On ne voit pas le désordre. Les bouteilles, les cendres sur la moquette, les disques éparpillés. le radio-réveil clignote. Les chiffres s'affichent en vert. »
 
Antoine pose son regard dans le miroir. Ce reflet de lui-même ne l'effraie pas, ou du moins ne l'effraie plus, à peine se rend-il compte qu'il n'est plus le même homme. Il revient de loin, d'un ailleurs hors du monde. Avachis sur son canapé, son quotidien se résume à fumer des joints. Allumer, tirer quelques bouffées, boire une gorgée de whisky. One Bourbon, One Scotch, One Beer. Sa quête dure depuis un sacré bout de temps déjà. Regard sur le monde environnant, recherche d'identité. Il s'accroche aux souvenirs d' « avant » - avant la grande dérape – comme pour se cramponner à l'existence. Un décor à son image...
 
« L'herbe est rase. Il a tondu la pelouse hier. Des thuyas malades, jaunis, ferment l'espace. Au milieu du jardin, près de la balançoire rouillée, traîne un ballon crevé. La plaque de bois flotte dans le vide, une corde est coupée, pas nette, tout effilochée. »
 
Où sont passés les secrets de son enfance? L'air doux et les sourires. Tom Sawyer à la lumière d'une lampe de poche, sous les draps. Où sont passés les complots et les espiègleries? Lorette et ses robes à fleurs? Son visage doux et le premier baiser, enlacés dans l'herbe chaude. Envolés dans un nuage de fumée amère. Parce qu'un jour, d'aussi loin qu'il soit, il lui faudra bien revenir. Revenir de loin. Revenir tout court. Même Léa, avec qui il couche de temps en temps, préfère « rester amis ». La phrase qui tue. C'est comme ça quand on ne peut plus faire confiance. Léa est partie.
 
Le récit est parsemé de détails du quotidien qui rendent compte de sa douleur, qui accentuent le drame qui se joue, sous nos yeux de lecteur. Les allers-retours du présent au passé semblent être une façon de se rassurer, enviable ou non, quand tout nous échappe. Serait-ce aussi ce brin de nostalgie qui sommeille au creux de ses tripes? Chez Antoine, le temps s'est un peu arrêté pour tout le monde. Une famille banale, comme bien d'autres, et qui cherche à se retrouver. Mais trop tard. Sa soeur Camille s'isole, fume et sèche ses cours. Elle tente de survivre à une mère dépressive, partie sans donner de nouvelles. Elle se cherche, recherche l'amour. Antoine lui ressemble et en a conscience. Coup de poing au coeur. Tel un boomerang, nos racines nous heurtent parfois en plein visage. C'est comme ça...
 
« Il la regarde et il sait qu'ils sont pareils. À sa démarche, à son regard inquiet, sa réserve et ses ongles rongés, les bouts de peau qu'elle s'arrache. Ils sont pareils. Seuls et pareils dans la nuit des nationales. Sortis sur la pointe des pieds, maladroits… »
 
Olivier Adam m'a offert, une fois encore, une immersion dans un monde où le quotidien est drapé de souvenirs amers. Où l'âme et la mer s'unissent pour rompre la vague meurtrière du temps qui passe. La rumeur des eaux n'est pas loin. Il suffit de tendre le regard, quelque part À l'ouest.
 
« Les vagues s'échouaient sans violence, lourdes et épuisées. »
 
« J'ai fermé les yeux. So long Marianne sur le ressac. »
 
Merci Bison, je deviens complètement accro à ce Adam et ses états d'âme :-* 
Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151
le_Bison
  27 février 2012
« A l'ouest », il pleut (vieil adage breton) et puis il y a la mer, un flux déferlant sur le sable, une musique qui berce les âmes solitaires, et qui en grande marée laisse apparaître une plume simple et concise d'un breton plongé dans le quotidien familier du désespoir, de l'absence et de la solitude. Un livre pour prendre le large, oublier et refaire sa vie…
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
Commenter  J’apprécie          150
Croquignolle
  21 juin 2015
La plume d'Olivier Adam est toujours aussi efficace. En l'espace de quelques minutes, elle m'a plongée au coeur du quart monde émotionnel de cette famille monoparentale. Tout part à la dérive. J'assiste désespérée à la plongée de chacun. Marie, la maman, désemparée, incapable d'aider ses enfants à grandir dans un cadre sécurisant. Antoine, passant ses journées entre alcool et joints, qui tente d'oublier un quotidien trop triste et des dérives amicales et amoureuses trop violentes. Camille, portant à bout de ses bras d'enfant son frère désoeuvré et sa mère fatiguée, qui s'accroche à force de prières à un Dieu qui rassure ses angoisses . L'ambiance est pesante. L'air frais manque. le temps s'arrête.
Heureusement, le roman touche à sa fin, laissant les côtes bretonnes panser les plaies et les douleurs. Un espace de liberté s'ouvre... Dorénavant tout ne sera peut-être plus si sombre...
Commenter  J’apprécie          120
alex23
  08 juillet 2012
Je n'ai vraiment pas apprécié ce livre. Dommage, car la trame de fond me plaisait bien et l'auteur aurait pu exploiter le sujet autrement.
Ce qui m'a vraiment dérangé tout au long de ma lecture, c'est le style totalement décousu et souvent incohérent. Je n'ai pas su m'attaquer aux personnages. A l'ouest, titre assez bien choisi pour définir ce livre...
Commenter  J’apprécie          120
MissAlfie
  26 juillet 2010
"A l'ouest" est le troisième roman d'Olivier Adam que je lis. Toujours le même style littéraire, des phrases courtes, saccadées, très descriptives. le troisième, et toujours le sentiment d'un mal-être au plus profond des personnages. La sensation que les personnages avancent au quotidien par réflexe, mécaniquement, sans oser se demander pourquoi ils sont là, parce que s'ils le font, leurs vies basculent. Et une fois de plus, c'est ce qui se passe dans ce roman. C'est la troisième fois que je lis Olivier Adam, et c'est la troisième fois que je me retrouve face à une famille en déroute, au bord du précipice, prête à sauter dans le vide ou à rester sur la terre ferme, sans que l'on comprenne forcément pourquoi. Sans oser avoir la prétention d'analyser les thème récurrent chez Olivier Adam, on retrouve généralement un femme perdue, vivant dans une banlieue standard, dans un pavillon de classe moyenne, avec une petite vie réglée, encroûtée dans un quotidien.
Lien : http://croqlivres.canalblog...
Commenter  J’apprécie          110
zizanette
  30 janvier 2010
Roman d'Olivier Adam que j'avais remarqué avec "Je vais bien ne t'en fais pas". Il brosse ici le portrait d'une famille à la dérive. Dans cette famille, il y a Marie, la mère; Camille et Antoine les deux adolescents.
En manque de repères, Antoine sèche les cours, il boit, traîne et cherche souvent la bagarre. Camille, elle, trouve un peu d'apaisement dans la prière. Un jour, alors que ses enfants passent le week-end chez leur père dont elle est séparée, Marie quitte la maison sans prévenir qui que ce soit. Elle retourne dans la maison de ses parents aujourd'hui décédés, en Bretagne...
Ce roman très bien écrit mélange les voix ce qui perturbe un peu au début mais donne au final plus de puissance au récit; tantôt c'est un narrateur extérieur qui s'exprime, tantôt Marie, Antoine ou Camille qui livrent leurs pensées, leurs souvenirs ou leurs doutes. On ne sait trop que faire pour eux. Ils manquent de repères, semblent résignés, dénués de désirs. Ils ne trouvent pas de sens à leur vie.
Ce livre m'a beaucoup touchée mais aussi laissée un peu désemparée, car il n'apporte pas de réponse. Que faire lorsqu'on se sent seul au sein de sa propre famille? C'est aussi un peu le reflet malheureusement de notre société d'aujourd'hui où règnent trop souvent l'égoïsme et le chacun pour soi. Que faire alors quand on est trop sensible et que l'on ne trouve pas sa place? Beaucoup d'interrogations subsistent donc à l'issue de cette lecture, qui ne peut pas laisser indifférent...

Lien : http://zizanette.over-blog.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
LisLou
  17 février 2020
Mon premier de Olivier Adam.
J'ai attendu parce que beaucoup disent que ses écrits ne transpirent pas la joie de vivre.
En effet.
Mais le choix des mots, des situations et des personnages fait qu'il nous emmène avec lui dans cette "désolitude"...

Superbe. Je n'ai pas plus de mots.
Commenter  J’apprécie          61
Carmendb
  02 août 2019
Court roman qui se lit très vite. Sombre, déprimant souvent.
Dans un petit lotissement comme tant d'autres, une banale petite maison où vivent trois personnages fragiles, en grande difficulté, la maman, Marie et ses deux enfants, Antoine , 19 ans et sa soeur cadette Camille. Maison banale, rien ne la distingue des autres, si ce n'est que le bonheur s'en est enfui. Pas de joyeux éclats de rire, pas de grands moments de tendresse, malgré l'amour qui les unit.
De leurs portraits, on retient quelques images fortes qui se succèdent : chômage, désordre, joint, déprime, anorexie, prières, obscurité, larmes, angoisse, anémie, douleur, souvenirs heureux, passé à jamais révolu… et pour mieux dessiner ces images Olivier Adam les sculpte dans des successions de phrases très courtes.

A l'ouest. Au propre comme au figuré.
Commenter  J’apprécie          40
luxclau
  21 octobre 2014
Un style plat, minimaliste. Une histoire confuse qui ne me laissera aucun souvenir
Commenter  J’apprécie          40


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Olivier ADAM : cinéma

Quel acteur tient le rôle principal (Paul) dans l'adaptation cinéma "Des vents contraires", qui sortira à la fin de l'année 2011 ?

Romain Duris
Benoît Magimel
Olivier Sitruk
Edouard Baer

8 questions
137 lecteurs ont répondu
Thème : Olivier AdamCréer un quiz sur ce livre
.. ..