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ISBN : 2804022234
Éditeur : Espace Nord (05/12/2005)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Le Château rouge est une grotte souterraine qui vient d'être ouverte au public.
Lors d'une visite, un séisme violent emporte les passerelles et les galeries s'effondrent. Seules deux personnes survivent à la catastrophe : Anton Malek, un spécialiste du comportement animalier, et Marie, une vieille dame venue de Bruges. Les rescapés attendent en vain du secours, mais aucun signe de vie ne parvient de la surface.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
latina
  27 juillet 2018
Vol.
Préjugés. Ségrégation.
Viol.
Meurtre.
Cannibalisme.

La nuit après l'explosion nucléaire.
La grande nuit de l'humanité.

Adamek, cette fois, n'a pas fait de quartiers. Il nous a tout balancé. Et c'est dur.

C'est dur pour les survivants, c'est dur pour Anton Malek, qui a été sauvé par la grotte-même qu'il visitait lors de vacances dans les Ardennes belges.
Trouver le chemin de la sortie, cela a été dur. Et encore plus trouver son propre chemin.
Car les quelques personnes qu'il rencontre sont elles-mêmes si déboussolées, si désorientées, qu'elles ont perdu, pour la plupart, leur capital d'espoir et par là-même leur capital humain.

Et la nature...Mon dieu, la nature... Les cendres, le gris, la désolation. L'absence de vent. Ah si, il y a encore des poissons. le salut viendrait-il de la mer ?

A coups de faits bruts et parfois insoutenables, avec une froideur toute apparente, Adamek nous fait avancer, comme il fait avancer Malek.
Sur la route ? Mais quelle route ? Cormac McCarthy m'avait désespérée. Adamek, s'il ne me permet pas d'avoir beaucoup de foi en l'humanité, insuffle quand même un petit espoir. Mince. Mais de l'espoir.

La nuit pourrait-elle avoir une fin ?
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M_a_r_c
  02 novembre 2017
Après un fort séisme, Anton et Marie se retrouvent prisonniers sous terre, seuls survivants d'un groupe de touristes qui visitait le Château Rouge, une grotte des Ardennes belges.
Les secours n'arrivant pas, les deux rescapés s'organisent pour tenter de s'échapper de leur prison de roche. Abandonnant Marie, physiquement et psychologiquement à bout de force, Anton parvient à sortir du Château Rouge. A la surface, nulle trace des secours, mais seulement un paysage ravagé, témoignage de la survenance d'un cataclysme sans précédent.
Fuyant la catastrophe, Anton se dirige vers le nord-ouest de la France. Commence alors pour lui un long et éprouvant périple à la recherche d'éventuels autres survivants. Il croisera sur sa route Méduse, seule survivante de l'unité de soldats qu'elle dirigeait, avant de rejoindre, sur la côte française un petit groupe d'hommes et de femmes ayant réussi à s'organiser pour survivre au milieu des décombres.
Le monde post-apocalyptique d'Adamek est un monde de survivants. Des survivants qui semblent avoir réussi, tant bien que mal, à recréer un semblant de vie en société.
Par cette approche, La Grande Nuit diffère d'autres ouvrages du même genre. Comme par exemple La Route, de Cormac MacCarthy, où un père et son fils errent dans un monde en ruine et ne croisent la route que de rares survivants pour la plupart hostiles. Ou encore le Mariage de Dominique Hardenne, de Vincent Engel, où le lecteur suit la trace de celui qui semble être le seul survivant de l'apocalypse.
La Grande Nuit n'est pas un roman « survivaliste », pas plus qu'une interrogation sur la capacité de l'individu à affronter l'extinction de son espèce. Malgré les réactions instinctives parfois blâmables de certains personnages, La Grande Nuit est a priori un roman porteur d'espoir ; l'accent est mis sur la capacité des survivants à s'organiser, à repartir de zéro et, semblerait-il, à éviter les erreurs du passé. le choix de Laury au sein de la petite communauté du bord de mer en est une illustration parfaite.
Mais Adamek ne tarde pas à étouffer ce fragile espoir de renouveau. Ses héros retombent peu à peu dans leurs anciens travers, au premier rang desquels la stigmatisation da la différence et la peur de l'autre. Des travers qui, à l'échelle du microcosme des survivants de la probable apocalypse nucléaire, conduisent aux mêmes drames que ceux auxquels mena le régime nazi…
Un horizon sombre donc, où le seul espoir, comme le comprend Anton à la fin du roman, est apparemment de fuir ses semblables et l'éternel recommencement qu'ils n'ont de cesse de vouloir imposer à L Histoire.

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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Gwenaweb
  20 décembre 2012
Merveilleux livre. le sujet m'intéresse alors je ne m'attendais pas à être déçue. Mais je confirme ! Absolument pas déçue ! J'ai adoré suivre les péripéties du début du livre pour ensuite découvrir que leurs causes sont beaucoup plus graves (mondiales). Certains évènements sont choquants, mais c'est ce qui rend le livre si marquant. J'aime le côté "trash" qui nous fait ressentir un aperçu de la vie post-apocalyptique. Lecture scolaire imposée qui s'est finalement transformée en belle découverte !
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luis1952
  01 octobre 2013
Premier roman que j'ai lu de cet auteur.
L'histoire raconte l'après d'une guerre nucléaire. Les vagues survivants s'organisent comme ils peuvent, sont à la recherche de nourriture et d'eau, et essaieront de créer un monde meilleur.
Ce roman fait penser au film "Mad Max" et aux romans "La route" de Cormac Mc Carthy et "Moi, qui n'ai pas connu les hommes" de Jacqueline Harpman.
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CathLej
  05 février 2015
Anton Malek, prisonnier d'une grotte ardennaise suite à un éboulement, parvient à en sortir après plusieurs jours. Il découvre un monde apocalyptique : les gens sont morts, les bâtiments sont détruits, tout a été carbonisé. Il prend la route pour tenter de trouver des survivants et découvrir jusqu'où cette explosion -nucléaire, tout est irradié- s'étend. Sur son chemin il va brièvement croiser Mélanie Molaix, alias Méduse, avant de tomber sur un groupe de survivants au bord de la mer, à l'emplacement de l'ancienne Côte d'Opale.
La grande nuit est un récit vraiment atypique. Il s'agit en réalité d'un fable, une histoire complètement imaginaire, mais qui expose une morale et qui est ancrée dans le réel. C'est la nature animale de l'homme qui est mise en avant, ses instincts les plus primaires, sa barbarie. L'entraide qui peut se créer après un événement particulièrement grave ne dure que peu de temps. Elle laisse sa place à la haine et à l'individualisme. Ce qu'Adamek nous raconte, c'est ce qui se passe immédiatementaprès une catastrophe planétaire. La confusion, la peur, la tristesse d'avoir tout perdu, l'impossibilité de voir un avenir dans ce monde brisé. Ce pessimisme ambiant, je l'ai gardé longtemps à l'esprit. Certains passages sont particulièrement durs, mais en même temps ils prennent tout leur sens. Pourquoi essayer de maintenir un semblant de civilité alors que le futur n'existe pas ?
Lien : http://leslecturesdecat.cana..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
luis1952luis1952   01 octobre 2013
Tinou ne retrouvait un peu d'entrain que les jours où elle accompagnait son père à la plage d'Audresselles. Et même si elle pouvait enlever ses chaussures pour enfoncer ses orteils, comme elle le faisait jadis, dans le sable humide et les débrits de coquillages, elle aimait voir la barque tirée par une cordée d'hommes Avec un pincement au cœur elle attendait l'instant où l'on déchargeait les produits de la pêche. Alors, pieds nus, elle tendait son sac en plastique à celui qui distribuait les parts. Le poisson vivait encore et elle sentait contre sa jambe nue le sac secoué par les frémissements des nageoires
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LekarrLekarr   11 novembre 2016
L'homme n'aurait jamais dû penser qu'en terme de plaisir. Il aurait vécu moins longtemps mais il aurait évité l'apocalypse. Un homme qui jouit ne déclenche pas une guerre.
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Videos de André-Marcel Adamek (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André-Marcel Adamek
André Marcel Adamek est mort en 2011. Christian Libens, qui l'a bien connu, évoque la personnalité et l'oeuvre de ce romancier hors normes, dans la grande tradition du réalisme magique. Une tradition brillamment servie avec "La fête interdite", l'histoire envoûtante de ces saltimbanques que tout le village attend, et qui n'arrivent pas...
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