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Pierre Clinquart (Traducteur)Mélanie Amaral (Illustrateur)
ISBN : 9791090724273
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture (15/09/2016)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 328 notes)
Résumé :
C’est dans les fourrés de collines verdoyantes et idylliques que se terrent parfois les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante odyssée de courage, de loyauté et de survie.

Menés par le valeureux Hazel et le surprenant Fyveer, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, malices et légendes vont guider ces héros face aux mille ennemis qui les guettent, et leur permettr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  28 décembre 2016
Il était une fois deux frères lapins, Hazel et Fyveer, qui, accompagnés d'une bande de congénères, décident un jour de fuir leur paisible garenne de la campagne anglaise suite aux prémonitions inquiétantes de Fyveer. Débute alors une odyssée captivante dans le double but de trouver à la fois un endroit propice à la construction d'une nouvelle garenne et des hases pour la peupler.
Rebondissements multiples, suspense permanent et addictif, écriture et trame narrative efficaces, personnages attachants ou franchement détestables, émotions, frayeur, réconfort : ce bouquin est une vraie réussite selon moi. Pourtant, j'ai débuté cette épopée un brin dubitative - une histoire de lapins ? Allez, pourquoi pas en période de fêtes de fin d'année.
Puis, progressivement, on se laisse prendre par l'histoire, on tremble avec les héros, on découvre leurs légendes, leur courage, leurs limites aussi. Bref, on tourne les pages pour connaître la suite de leurs aventures, et on finit par vivre dans la peau d'un…lapin. Surprenant !
Il faut dire qu'ils font preuve d'une sacrée humanité ces lapins avec leur langage particulier, leurs réflexions, et même leur héros légendaire Shraavilshâ. Un régal d'imagination !
Je viens de lire que Richard Adams, âgé de 96 ans, est décédé la veille de Noël. Coïncidence peut-être…mais ne dit-on pas que c'est la nuit pendant laquelle les animaux parlent ?
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berni_29
  06 avril 2018
Je vous assure, il n'est pas facile d'évoquer un livre qui parle d'une histoire de lapins. Et encore moins lorsqu'on l'a aimé. Car j'ai aimé Watership Down, écrit par un auteur dont j'ignorais jusqu'au nom - Richard Adams - avant d'avoir effleuré la couverture du livre que mettait en avant sur un présentoir la bibliothèque communale que je fréquente régulièrement. J'ai été aussi encouragé à saisir ce livre lorsque j'ai découvert de quelle maison d'édition il s'agissait : Monsieur Toussaint Louverture. Si vous ne connaissez pas encore cet éditeur, courrez-y vite, gambadez vers lui, traversez champs et prairies pour découvrir son étonnant et merveilleux catalogue.
Lorsque vous arriverez à la fin de cette chronique, vous n'aurez plus aucun doute sur mes choix éclectiques de lecture.
Si j'osais un raccourci, je pourrais dire que Watership Down, c'est un peu l'Art de la Guerre façon Bugs Bunny. Mais bien entendu, timide depuis mon terrier, je n'ose pas vous l'exprimer comme cela...
Au départ l'histoire est toute simple : c'est une prairie avec des lapins. Le temps ressemble au bonheur, à l'éternité, à un champ de verdure et de carottes. A l'entrée de la prairie, un panneau va déclencher une épopée lapine : « Ce domaine idéalement situé - trois hectares d'excellent terrain à bâtir – va être loti par une société immobilière pour y construire des résidences modernes de grand standing ».
À l'initiative de deux frangins lapins, Hazel et Fyver, ceux-ci entraînent toute une communauté à quitter leur garenne menacée par cette destruction imminente, et tant qu'à faire, autant partir, tout quitter pour aller chercher la terre promise. Forcément, quand on va chez les autres, ça coince, ça frotte. C'est bien comme cela que les guerres commencent, n'est-ce pas ? Quand on commence à regarder du côté du voisin, de l'autre côté de la barrière, celle que nous n'avons pas le droit de franchir.
Je vous avoue, cette histoire de lapins m'a un peu dérouté au premier abord. En découvrant les premières pages, je me suis demandé : où suis-je ? où vais-je ? dans quel terrier j'erre ? Mais, après les 541 pages dévorées comme des carottes, je gambadais, alerte, dans la prairie...
Au fond, plus qu'un art de la guerre, je vois aussi dans ce roman foisonnant un art de l'entraide, de la solidarité et aussi de la survie. C'est avant tout un roman d'aventures. D'ailleurs, faut-il y voir autre chose ? À qui appartient l'imaginaire qui sort d'un récit ? À son auteur ou bien au lecteur ? Bien sûr, il ne faut sans doute pas y voir autre chose qu'un roman d'aventures, d'ailleurs l'auteur semble nous l'avoir recommandé à d'autres endroits et nous garder d'y voir tout anthropomorphisme, mais comment ne pas voir dans cette histoire de lapins : nos gestes, nos limites, nos horizons au-delà de nos propres prairies ? Notre façon de parvenir de l'autre côté ou de pas y parvenir ? Ensemble, pas ensemble, l'entraide quoi...
Malgré l'épaisseur du livre, on ne s'ennuie jamais. Le rythme est toujours soutenu, haletant. Parfois, je me suis retrouvé bêtement à attendre, espérer, imaginer, bref me prendre à cette histoire de lapins, à être dedans, parmi eux, dans les garennes, courir presque comme eux dans les herbes sauvages et mouillées. Il y a une forme de suspense puisque l'élan de solidarité nous prend aussi, nous avons envie d'être avec eux, de les aider, mais pour le coup pas en tant qu'être humain, seulement en tant que lapin. Et c'est là que l'imaginaire de Richard Adams opère puisque brusquement la métamorphose se fait et nous sommes bien transformé en lapin au milieu d'une garenne. Ce qui rassure lorsque nous devenons lapin, c'est que nous ne sommes jamais seul. Des amis surviennent de manière inattendue, parfois fragiles, parfois maladroits, mais toujours là et c'est bien là la définition d'un ami. Et puis nous apprenons ici les mots propres aux lapins : Farfaler, c'est aller se promener dans les herbes... Faire raka, je ne vous fais pas un dessin ?
Pour avoir expérimenté différentes métamorphoses durant des lectures animales, il vaut mieux entrer dans la peau d'un lapin que dans celle d'un loup ou d'un renard. Vous serez moins seuls et sans doute plus à l'abri du danger, quoi que...
Dans le roman de Watership Down, il y a des héros (comment retenir Bigwig jusqu'à nous), des anti-héros, des méchants (le général Stachys, sinistre), un héros légendaire (Shraavilshâ), des Dieux (par le grand Krik !), des faux-culs, des traites, des hases aussi, objets de convoitise par la tribu des lapins en fuite, en guerre, en désir aussi. Parfois la guerre se fait pour elles aussi ou bien à cause d'elles... Tiens, la Guerre de Troie n'est guère loin... Elles sont très effacées... Certaines meurent. Elles n'ont pas le beau rôle. On ne leur demande pas leur avis. Richard Adams n'était sans doute pas un grand féministe, doux euphémisme, c'est là le seul reproche qu'on peut lui faire. À moins justement de n'y voir qu'une unique histoire d'aventures et de lapins. Car dès qu'on se met à interpréter cette histoire à l'aune d'une lecture passionnante, forcément le risque est de ramener cela à nos propres vies intimes et collectives... À l'époque où de nombreux migrants fuient leur terre natale pour tenter de trouver un quelconque eldorado au prix de nombreuses vies, nous voyons ici et là des actes de solidarité, des marins pêcheurs dans des barques qui tendent leurs bras pour sauver des enfants qui se noient... Watership Down est cela aussi. Je vous le dis, prenez un temps pour venir farfaler dans la garenne...
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Josephine2
  26 octobre 2016
Ceci est un précieux bien. « Lorsque j'étais petite, mes parents en avaient acheté 3 exemplaires, car à la maison on se l'arrachait, on se battait pour le lire… » dixit ma libraire.
Comment ?! Vous ne connaissez pas ce chef-d'oeuvre écrit en 1920 par Richard Down ! Et bien non, je n'en avais jamais entendu parler. Pourtant, moi férue de livres pour la jeunesse, je suis passée à côté. Mais ce n'est que partie remise, car en moins de deux, je l'ai dévoré. C'est une réédition remaniée, grâce à Monsieur Toussaint Louverture, qui vient de sortir.
Si vous voulez connaître l'histoire des lapins de garenne de la montagne Watership Down, vivre leurs péripéties, trembler pour eux, et enfin « peloter » en toute tranquilité, immergez-vous dans cette histoire. Vous retomberez en enfance et ça fait fichtrement du bien.
Une belle idée de cadeau de Noël pour nos chères têtes blondes ! Il y a tout pour les séduire.
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Franckync
  25 août 2017
Titre : Watership down
Auteur : Richard Adams
Editeur : Monsieur Toussaint Louverture
Année : 1972
Résumé : Hazel et Fyveer sont deux frères lapins vivant dans une garenne au beau milieu de la campagne anglaise. L'un est valeureux et inventif, tandis que l'autre est frêle et parfois victime de visions prémonitoires. Lorsque Fyveer prédit la destruction prochaine de leur garenne par les êtres humains, les deux frères, accompagnés d'autres lapins aventureux, décident de fuir leur habitat afin d'échapper à la catastrophe imminente. S'en suit une périlleuse odyssée pour cette petite troupe, fuyant les renards et autres prédateurs afin de tenter de trouver un nouvel habitat sûr pour la nouvelle colonie.
Mon humble avis : Watership Down ou Les Garennes de Watership Down est un roman culte écoulé à plus de 50 millions d'exemplaires à travers le monde depuis sa parution en 1972. J'en ai souvent entendu parler mais je vous avouerais que la lecture d'un roman de plus de 500 pages avec pour protagonistes une troupe de lapins en goguette ne me paraissait pas particulièrement motivante. Puis, au détour d'un blog ou d'un article, des critiques vraiment dithyrambiques m'ont poussé à faire l'acquisition de ce roman malgré ce petit à-priori négatif. J'attaquai donc cette lecture avec curiosité mais aussi un brin de scepticisme. Au bout de quelques pages force était de constater que le style d'Adams et le caractère sympathique de ces petits lapins en perdition feraient de ce pavé un plaisir de lecture évident. Je ne crierais pas au chef d'oeuvre, comme d'autres l'ont fait, mais je dois avouer que j'ai souvent frémi aux aventures d'Hazel et me suis pris d'affection pour Bigwig le lapin costaud au grand coeur. Si ce roman est une fable valorisant les notions de liberté, d'utopie et d'espoir, Adams propose à son lecteur plusieurs niveaux de lecture. Si certains se régaleront simplement aux aventures de ces petits lapins tentant d'échapper aux affres de la nature, d'autres verront dans les différentes organisations des garennes rencontrées, un parallèle avec les sociétés humaines et une critique acerbe des sociétés dictatoriales. A la recherche de la terre promise, cette troupe de léporidés (pas facile de trouver un synonyme de lapin, vous m'excuserez donc pour ce terme scientifique) a parfois des réactions primitives étonnantes voire illogiques pour les humains que nous sommes. Tout le talent d'Adams réside dans ces détails et dans le fait qu'on finit par oublier que les protagonistes de ce roman ne sont que des animaux et qu'ils réagissent donc suivant leur condition et surtout leur instinct. Si, à mon humble avis, certains passages sont longuets (il se trouve que les lapins ont visiblement du mal à se déplacer et se fatiguent plutôt rapidement), et si les contes et autres légendes « lapinesques » m'ont laissé de marbre, je retiendrai surtout de ce roman une épopée épique, une aventure aux multiples rebondissements et des personnages hyper-attachants. Adams réussit son pari haut la main et, à l'image d'Orwell et de sa Ferme aux Animaux, parvient à faire de ces petits êtres inoffensifs les protagonistes d'une comédie presque humaine pleine de fureur, de bons sentiments mais aussi d'espoir et de résilience.
J'achète ? : Si tu as gardé ton âme d'enfant, si tu es prêt à te lancer dans la lecture d'une fable pleine de charme et si tu crois encore à l'utopie d'une société meilleure, ce bouquin est fait pour toi et tu vas te régaler de cette écriture fluide et addictive.
Lien : http://francksbooks.wordpres..
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LiliGalipette
  18 août 2012
Hazel et Fiver sont deux frères lapins dont la seule préoccupation est de chercher à manger en compagnie de leurs amis. Leur vie aurait pu se poursuivre sur ce mode idyllique, mais Fiver est doté d'un don de prémonition : « If I start feeling there's anything dangerous, I'll tell you. » (p. 18) le jeune lapin est en quelque sorte les yeux et les oreilles de la garenne, et son frère Hazel a toute confiance en ses capacités. « He can often tell when there's anything bad about, and I've found him right again and again. » (p. 23) Et voilà qu'un projet immobilier est prévu sur la garenne. Chief Rabbit, grand maître de la communauté des lapins, ne prête pas foi aux avertissements de Fiver et refuse de quitter la garenne. Mais Hazel et Fiver ne comptent pas attendre l'arrivée du danger et décident de trouver un nouveau lieu où s'installer. Ils sont suivis de nombreux lapins pour qui ce voyage sera la plus extraordinaire des aventures.
Ce fut un vrai plaisir de suivre les péripéties de ces adorables petits mammifères dont les prénoms originaux résonnent très joliment sur la garenne : Hazel, Fiver, Dandelion, Bigwig, Hawkbit, Silver, Buckthorn, Toadflax, Cowslip, etc. Cette longue odyssée pour atteindre les garennes de Watership Down est pleine de dangers et de difficultés. Pour ces petits mammifères, traverser une route ou franchir une rivière sont de grandes épreuves. « To rabbits, everything unknown is dangerous. The first reaction is to startle, the second to bolt. » (p. 34) Oui, les lapins sont peureux. Non, ils ne sont pas des héros sans peur et sans reproche. Mais, peu à peu, ils vont surmonter leurs terreurs, éprouver leur courage et oser l'incroyable.
Ce roman n'est pas simplement un texte de littérature jeunesse. Richard Adams développe un univers riche et complet dans lequel les lapins ont un langage propre avec des idiomes originaux. Les lapins ont également une religion particulière et une mythologie riche de légendes dont le lapin El-Ahrairah est le fabuleux héros. Entre roman d'aventures et conte philosophique, Watership Down est un texte frais, pétillant, drôle et émouvant. Les jeunes lecteurs ne bouderont pas leur plaisir, mais les adultes y trouveront aussi de quoi se régaler.
Cette lecture m'a rappelé un dessin animé que j'ai regardé des dizaines de fois avec mon frère et mes soeurs. Si vous ne connaissez pas Les animaux du bois de Quatre-Sous, je vous le conseille ! Et je savais que j'avais déjà entendu parler du roman de Richard Adams. Grâce à Internet, bingo ! le livre est cité dans le film Donnie Darko où un grand lapin maléfique fait des siennes auprès d'un adolescent. Encore un chef-d'oeuvre que je vous conseille !
Voici un billet avec peu de citations, mais j'ai été bien prise par la lecture et par mon dictionnaire franco-anglais. Et puis on me reproche de donner des citations non traduites, alors je m'abstiens ! J'ai vu que le roman a été adapté plusieurs fois, mais je n'arrive pas à mettre la souris sur une version sous-titrée ou traduite. Alors, appel aux bonnes âmes : je ne suis jamais rassasiée de lapins, en tout bien, tout honneur !
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critiques presse (2)
Elbakin.net   07 décembre 2016
Un livre à lire, alors que quand on y réfléchit, beaucoup s’avèrent superflus…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
LeJournaldeQuebec   18 octobre 2016
Un truculent roman dépassant le cadre de la littérature jeunesse que certains n’hésitent pas à comparer au Seigneur des anneaux.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   16 juillet 2018
Les hommes n'ont pas conscience que le jour n'est pas celui qui chasse la nuit. Pour eux, même lorsqu'elle est voilée de nuages, la présence du soleil est l'état naturel de la terre et du ciel. Quand ils pensent aux collines, ils ne les imaginent pas dans l'obscurité, de même qu'ils ne se représentent jamais un lapin sans fourrure. Ils oublient le squelette sous la chair, ils oublient le clair de lune et prennent le jour pour acquis, alors que celui-ci ne fait pas partie des collines. Le clair de lune est inconstant, il décroît puis croît à nouveau. Les nuages peuvent l'obscurcir bien plus qu'ils n'obscurcissent le soleil. On ne peut vivre sans eau, mais on peut se passer de cascades. Elles sont jolies, elles sont un luxe. On a besoin du jour, il est donc utile, mais pas du clair de lune. Quand il descend, il ne satisfait aucun besoin. Il transforme. Il se pose dans les vallons et sur les prairies, et distingue la longue tige de la voisine ; d'un seul monceau de feuilles couvertes de givre, il fait une myriade d'éclats étincelants ; il file son trait tremblant le long des branches humides comme si la lumière elle-même était malléable.
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PiatkaPiatka   18 décembre 2016
Les créatures qui n'ont ni heure ni minute sont aussi sensibles aux secrets du temps qui passe qu'à ceux du temps qu'il fait ; elles savent également parfaitement s'orienter, comme en témoignent leurs extraordinaires migrations. Un lapin est capable de percevoir les changements de température et d'humidité du sol, la baisse d'intensité de la lumière, les variations du mouvement des feuilles dans la brise, ainsi que la direction et la force des courants d'air au ras du sol.
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PiatkaPiatka   19 décembre 2016
La troupe était devenue plus méfiante, plus maligne ; les lapins savaient ce qu'ils voulaient, se comprenaient et travaillaient dans un esprit de solidarité. Plus de disputes. Ils s'étaient rapprochés les uns des autres, s'appréciant désormais avec moins de retenue, et comptaient davantage sur les compétences de chacun. Ils avaient conscience que leur survie dépendait entièrement de leur cohésion, et ils étaient bien décidés à ne rien gâcher de leurs atouts.
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PiatkaPiatka   20 décembre 2016
Ils n'entendirent que le murmure incessant des ormes. Si au pied de la montée l'air était calme, ici le souffle de la brise venant du sud était amplifié par les arbres aux myriades de petites feuilles tremblantes, de même que les rayons du soleil tombant sur une pelouse se voient multipliés par la rosée.
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PiatkaPiatka   27 décembre 2016
Comme la plupart des créatures qui ont connu l'adversité et affronté le danger, il savait reconnaître et respecter la douleur. Il était habitué à jauger les autres et à estimer de quoi ils étaient capables au premier coup d'œil. Il comprit que ces hases avaient atteint une limite. L'animal qui n'a plus de raison de vivre finit quelquefois par employer ce qui lui reste d'énergie pour mourir.
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Videos de Richard Adams (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Adams
C'est parti pour un récit initiatique, un voyage où les dangers seront bien présents mais avec des lapins !
Watership Down de Richard Adams chez Monsieur Toussaint Louverture : http://amzn.to/2jXmQes
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