AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Pierre Clinquart (Traducteur)Mélanie Amaral (Illustrateur)
EAN : 9791090724273
544 pages
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture (15/09/2016)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 508 notes)
Résumé :
C’est dans les fourrés de collines verdoyantes et idylliques que se terrent parfois les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante odyssée de courage, de loyauté et de survie.

Menés par le valeureux Hazel et le surprenant Fyveer, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, malices et légendes vont guider ces héros face aux mille ennemis qui les guettent, et leur permettr... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (153) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  28 décembre 2016
Il était une fois deux frères lapins, Hazel et Fyveer, qui, accompagnés d'une bande de congénères, décident un jour de fuir leur paisible garenne de la campagne anglaise suite aux prémonitions inquiétantes de Fyveer. Débute alors une odyssée captivante dans le double but de trouver à la fois un endroit propice à la construction d'une nouvelle garenne et des hases pour la peupler.
Rebondissements multiples, suspense permanent et addictif, écriture et trame narrative efficaces, personnages attachants ou franchement détestables, émotions, frayeur, réconfort : ce bouquin est une vraie réussite selon moi. Pourtant, j'ai débuté cette épopée un brin dubitative - une histoire de lapins ? Allez, pourquoi pas en période de fêtes de fin d'année.
Puis, progressivement, on se laisse prendre par l'histoire, on tremble avec les héros, on découvre leurs légendes, leur courage, leurs limites aussi. Bref, on tourne les pages pour connaître la suite de leurs aventures, et on finit par vivre dans la peau d'un…lapin. Surprenant !
Il faut dire qu'ils font preuve d'une sacrée humanité ces lapins avec leur langage particulier, leurs réflexions, et même leur héros légendaire Shraavilshâ. Un régal d'imagination !
Je viens de lire que Richard Adams, âgé de 96 ans, est décédé la veille de Noël. Coïncidence peut-être…mais ne dit-on pas que c'est la nuit pendant laquelle les animaux parlent ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          780
berni_29
  06 avril 2018
Je vous assure, il n'est pas facile d'évoquer un livre qui parle d'une histoire de lapins. Et encore moins lorsqu'on l'a aimé. Car j'ai aimé Watership Down, écrit par un auteur dont j'ignorais jusqu'au nom - Richard Adams - avant d'avoir effleuré la couverture du livre que mettait en avant sur un présentoir la bibliothèque communale que je fréquente régulièrement. J'ai été aussi encouragé à saisir ce livre lorsque j'ai découvert de quelle maison d'édition il s'agissait : Monsieur Toussaint Louverture. Si vous ne connaissez pas encore cet éditeur, courrez-y vite, gambadez vers lui, traversez champs et prairies pour découvrir son étonnant et merveilleux catalogue.
Lorsque vous arriverez à la fin de cette chronique, vous n'aurez plus aucun doute sur mes choix éclectiques de lecture.
Si j'osais un raccourci, je pourrais dire que Watership Down, c'est un peu l'Art de la Guerre façon Bugs Bunny. Mais bien entendu, timide depuis mon terrier, je n'ose pas vous l'exprimer comme cela...
Au départ l'histoire est toute simple : c'est une prairie avec des lapins. Le temps ressemble au bonheur, à l'éternité, à un champ de verdure et de carottes. A l'entrée de la prairie, un panneau va déclencher une épopée lapine : « Ce domaine idéalement situé - trois hectares d'excellent terrain à bâtir – va être loti par une société immobilière pour y construire des résidences modernes de grand standing ».
À l'initiative de deux frangins lapins, Hazel et Fyver, ceux-ci entraînent toute une communauté à quitter leur garenne menacée par cette destruction imminente, et tant qu'à faire, autant partir, tout quitter pour aller chercher la terre promise. Forcément, quand on va chez les autres, ça coince, ça frotte. C'est bien comme cela que les guerres commencent, n'est-ce pas ? Quand on commence à regarder du côté du voisin, de l'autre côté de la barrière, celle que nous n'avons pas le droit de franchir.
Je vous avoue, cette histoire de lapins m'a un peu dérouté au premier abord. En découvrant les premières pages, je me suis demandé : où suis-je ? où vais-je ? dans quel terrier j'erre ? Mais, après les 541 pages dévorées comme des carottes, je gambadais, alerte, dans la prairie...
Au fond, plus qu'un art de la guerre, je vois aussi dans ce roman foisonnant un art de l'entraide, de la solidarité et aussi de la survie. C'est avant tout un roman d'aventures. D'ailleurs, faut-il y voir autre chose ? À qui appartient l'imaginaire qui sort d'un récit ? À son auteur ou bien au lecteur ? Bien sûr, il ne faut sans doute pas y voir autre chose qu'un roman d'aventures, d'ailleurs l'auteur semble nous l'avoir recommandé à d'autres endroits et nous garder d'y voir tout anthropomorphisme, mais comment ne pas voir dans cette histoire de lapins : nos gestes, nos limites, nos horizons au-delà de nos propres prairies ? Notre façon de parvenir de l'autre côté ou de pas y parvenir ? Ensemble, pas ensemble, l'entraide quoi...
Malgré l'épaisseur du livre, on ne s'ennuie jamais. Le rythme est toujours soutenu, haletant. Parfois, je me suis retrouvé bêtement à attendre, espérer, imaginer, bref me prendre à cette histoire de lapins, à être dedans, parmi eux, dans les garennes, courir presque comme eux dans les herbes sauvages et mouillées. Il y a une forme de suspense puisque l'élan de solidarité nous prend aussi, nous avons envie d'être avec eux, de les aider, mais pour le coup pas en tant qu'être humain, seulement en tant que lapin. Et c'est là que l'imaginaire de Richard Adams opère puisque brusquement la métamorphose se fait et nous sommes bien transformé en lapin au milieu d'une garenne. Ce qui rassure lorsque nous devenons lapin, c'est que nous ne sommes jamais seul. Des amis surviennent de manière inattendue, parfois fragiles, parfois maladroits, mais toujours là et c'est bien là la définition d'un ami. Et puis nous apprenons ici les mots propres aux lapins : Farfaler, c'est aller se promener dans les herbes... Faire raka, je ne vous fais pas un dessin ?
Pour avoir expérimenté différentes métamorphoses durant des lectures animales, il vaut mieux entrer dans la peau d'un lapin que dans celle d'un loup ou d'un renard. Vous serez moins seuls et sans doute plus à l'abri du danger, quoi que...
Dans le roman de Watership Down, il y a des héros (comment retenir Bigwig jusqu'à nous), des anti-héros, des méchants (le général Stachys, sinistre), un héros légendaire (Shraavilshâ), des Dieux (par le grand Krik !), des faux-culs, des traites, des hases aussi, objets de convoitise par la tribu des lapins en fuite, en guerre, en désir aussi. Parfois la guerre se fait pour elles aussi ou bien à cause d'elles... Tiens, la Guerre de Troie n'est guère loin... Elles sont très effacées... Certaines meurent. Elles n'ont pas le beau rôle. On ne leur demande pas leur avis. Richard Adams n'était sans doute pas un grand féministe, doux euphémisme, c'est là le seul reproche qu'on peut lui faire. À moins justement de n'y voir qu'une unique histoire d'aventures et de lapins. Car dès qu'on se met à interpréter cette histoire à l'aune d'une lecture passionnante, forcément le risque est de ramener cela à nos propres vies intimes et collectives... À l'époque où de nombreux migrants fuient leur terre natale pour tenter de trouver un quelconque eldorado au prix de nombreuses vies, nous voyons ici et là des actes de solidarité, des marins pêcheurs dans des barques qui tendent leurs bras pour sauver des enfants qui se noient... Watership Down est cela aussi. Je vous le dis, prenez un temps pour venir farfaler dans la garenne...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5711
Josephine2
  26 octobre 2016
Ceci est un précieux bien. « Lorsque j'étais petite, mes parents en avaient acheté 3 exemplaires, car à la maison on se l'arrachait, on se battait pour le lire… » dixit ma libraire.
Comment ?! Vous ne connaissez pas ce chef-d'oeuvre écrit en 1920 par Richard Down ! Et bien non, je n'en avais jamais entendu parler. Pourtant, moi férue de livres pour la jeunesse, je suis passée à côté. Mais ce n'est que partie remise, car en moins de deux, je l'ai dévoré. C'est une réédition remaniée, grâce à Monsieur Toussaint Louverture, qui vient de sortir.
Si vous voulez connaître l'histoire des lapins de garenne de la montagne Watership Down, vivre leurs péripéties, trembler pour eux, et enfin « peloter » en toute tranquilité, immergez-vous dans cette histoire. Vous retomberez en enfance et ça fait fichtrement du bien.
Une belle idée de cadeau de Noël pour nos chères têtes blondes ! Il y a tout pour les séduire.
Commenter  J’apprécie          6210
LiliGalipette
  18 août 2012
Hazel et Fiver sont deux frères lapins dont la seule préoccupation est de chercher à manger en compagnie de leurs amis. Leur vie aurait pu se poursuivre sur ce mode idyllique, mais Fiver est doté d'un don de prémonition : « If I start feeling there's anything dangerous, I'll tell you. » (p. 18) le jeune lapin est en quelque sorte les yeux et les oreilles de la garenne, et son frère Hazel a toute confiance en ses capacités. « He can often tell when there's anything bad about, and I've found him right again and again. » (p. 23) Et voilà qu'un projet immobilier est prévu sur la garenne. Chief Rabbit, grand maître de la communauté des lapins, ne prête pas foi aux avertissements de Fiver et refuse de quitter la garenne. Mais Hazel et Fiver ne comptent pas attendre l'arrivée du danger et décident de trouver un nouveau lieu où s'installer. Ils sont suivis de nombreux lapins pour qui ce voyage sera la plus extraordinaire des aventures.
Ce fut un vrai plaisir de suivre les péripéties de ces adorables petits mammifères dont les prénoms originaux résonnent très joliment sur la garenne : Hazel, Fiver, Dandelion, Bigwig, Hawkbit, Silver, Buckthorn, Toadflax, Cowslip, etc. Cette longue odyssée pour atteindre les garennes de Watership Down est pleine de dangers et de difficultés. Pour ces petits mammifères, traverser une route ou franchir une rivière sont de grandes épreuves. « To rabbits, everything unknown is dangerous. The first reaction is to startle, the second to bolt. » (p. 34) Oui, les lapins sont peureux. Non, ils ne sont pas des héros sans peur et sans reproche. Mais, peu à peu, ils vont surmonter leurs terreurs, éprouver leur courage et oser l'incroyable.
Ce roman n'est pas simplement un texte de littérature jeunesse. Richard Adams développe un univers riche et complet dans lequel les lapins ont un langage propre avec des idiomes originaux. Les lapins ont également une religion particulière et une mythologie riche de légendes dont le lapin El-Ahrairah est le fabuleux héros. Entre roman d'aventures et conte philosophique, Watership Down est un texte frais, pétillant, drôle et émouvant. Les jeunes lecteurs ne bouderont pas leur plaisir, mais les adultes y trouveront aussi de quoi se régaler.
Cette lecture m'a rappelé un dessin animé que j'ai regardé des dizaines de fois avec mon frère et mes soeurs. Si vous ne connaissez pas Les animaux du bois de Quatre-Sous, je vous le conseille ! Et je savais que j'avais déjà entendu parler du roman de Richard Adams. Grâce à Internet, bingo ! le livre est cité dans le film Donnie Darko où un grand lapin maléfique fait des siennes auprès d'un adolescent. Encore un chef-d'oeuvre que je vous conseille !
Voici un billet avec peu de citations, mais j'ai été bien prise par la lecture et par mon dictionnaire franco-anglais. Et puis on me reproche de donner des citations non traduites, alors je m'abstiens ! J'ai vu que le roman a été adapté plusieurs fois, mais je n'arrive pas à mettre la souris sur une version sous-titrée ou traduite. Alors, appel aux bonnes âmes : je ne suis jamais rassasiée de lapins, en tout bien, tout honneur !
******
RELECTURE DE NOVEMBRE 2018
Dans la garenne de Sandleferd, au cœur du Hampshire, les lapins mènent une vie paisible. Mais le jeune Fyveer a le pressentiment terrible d'une catastrophe. « Mais la chose arrive... On n'y échappera pas. Je t'assure, l'herbe est pleine de sang... » (p. 17) Hélas, Cassandre aux longues oreilles, il n'est pas pris au sérieux par le Maître de la garenne. Seul son frère, Hazel, croit en ses visions et accepte de quitter au plus vite les lieux. Suivis de Rubus, Rahmnus, Bigwig, Dandelion, Pipkyn, Léondan, Spidwil, Akraan et Silvère, Hazel et Fyveer se lancent dans l'aventure de leur vie, à la recherche de la garenne qui saura les abriter. Cette courageuse petite troupe traverse des rivières, affronte de nombreux ennemis, creuse des terriers, s'allie à d'autres animaux, combat des garennes perverties, affronte mille dangers et souffre mille blessures. « L'insupportable et terrifiant voyage reprit son cours, interrompu seulement par de nouvelles alertes. » (p. 74) Guidés par les visions de Fyveer et entraînés par le courage d'Hazel, les lapins atteignent la colline de Watership Down, mais leurs aventures ne s'achèvent pas là. L'épisode le plus épique est sans doute celui où les lapins convainquent les hases d'une autre garenne à les rejoindre. Cet enlèvement des Sabines – pardon, des lapines – a tout d'un exploit mythologique. Les épreuves rapprochent les membres de la nouvelle garenne. Chaque personnage a des qualités propres : loyauté, courage, obéissance, sagesse, etc. Certes, ces animaux n'échappent pas à leur nature profonde de proie. « Pour les lapins, tout ce qui est inconnu est dangereux. Leur premier réflexe est de sursauter, le second de déguerpir. » (p. 36) Mais les petits animaux à longues oreilles ne sont pas peureux et ils savent se battre avec une férocité étonnante pour leur survie et la protection de leur garenne.
Quel plaisir d'avoir relu ce livre dans la nouvelle traduction des éditions Monsieur Toussaint L'Ouverture. Ma première lecture était en version originale et j'avais manqué bien des merveilles dans ce roman incontournable. Il y a de magnifiques descriptions de la campagne anglaise qui ont largement élargi mon lexique botanique. J'ai également pu saisir toute la beauté et toute la subtilité les légendes qui parlent de Shraavilshâ, le héros mythique des lapins qui s'oppose sans cesse au roi Darzine ou au prince Arc-en-Ciel, mais qui ne perd jamais le soutien bienveillant de Krik, seigneur absolu qui brille dans le ciel. En français, il est également plus facile de comprendre la langue des lapins : vous aussi, vous comprendrez rapidement ce qu'est un kataklop ou un vilou ou ce que signifie faire raka et farfaler.
Ce que j'apprécie particulièrement dans ce roman, outre le fait qu'il met les lapins à l'honneur, est que tout est vu à hauteur de moustaches. Ainsi, un développement immobilier qui retourne le sol de la garenne est vu comme un cataclysme divin, et la terrible scène de massacre des lapins par les hommes en a toute la triste envergure. À plusieurs reprises, le narrateur omniscient pointe les différences entre les humains et les animaux, toujours au désavantage des premiers. « Il y a tant d'horreurs sur la terre... / Et elles viennent des hommes. [...] Les autres vilou se contentent de suivre leur instinct, et Krik les inspire autant qu'il nous inspire. Ils vivent ici-bas et doivent bien se nourrir. Les hommes, eux, ne s'arrêteront pas avant d'avoir détruit la Terre et éradiqué les animaux. » (p. 186) Plaidoyer pour la vie, voire manifeste antispéciste avant l'heure, Watership Down célèbre la nature et ses habitants et ne manque pas d'accuser les bipèdes convaincus de leur supériorité. « Les bêtes [...] ne se comportent pas comme les hommes. S'il faut se battre, elles se battent ; s'il faut tuer, elles tuent. Elles ne passent pas leur temps à inventer des moyens d'empoisonner l'existence des autres créatures ou de leur faire du mal. Elles sont pétries de bestialité et de dignité. » (p. 279)
Bref, cette relecture m'a enchantée et elle ne sera pas la dernière. En dépit de sa violence, ce roman a quelque chose du texte-doudou. Il est plaisant d'y revenir pour retrouver des personnages que l'on aime et une histoire qui réchauffe le cœur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          345
Gwen21
  19 août 2020
Il y a assurément du Tolkien dans "Watership Down" et c'est peut-être l'une des raisons - si ce n'est la principale ! - pour lesquelles les Britanniques ont fait de ce roman un véritable best-seller en 1972. En effet, plus de 50 millions d'exemplaires écoulés pour ce récit d'aventures mettant en scène non pas des hommes ni même des créatures imaginaires mais... des lapins.
Ce succès colossal s'est pourtant faiblement répercuté en France où le roman reste plutôt méconnu. A tort car il offre aventures, amitiés et messages forts dans lesquels se reconnaîtront un grand nombre de lecteurs.
Hazel et Fyveer sont deux frères lapins qui vivent dans une garenne en compagnie de leurs innombrables congénères. Fyveer est medium à ses heures et il prédit à Hazel une catastrophe imminente. Les deux frères décident alors d'entreprendre une quête vers l'inconnu en compagnie de quelques camarades avec pour objectif de découvrir la garenne de leurs rêves à l'abri de tout danger.
A l'instar de Frodon Sacquet et ses potes du "Seigneur des Anneaux", quitter les lieux connus de son enfance pour se frotter à la sauvagerie mystérieuse des terres inconnues ne s'entreprend pas sans réticences. Et pour cause, nos braves héros devront faire face à des embûches et à des aventures en cascade avec la survie pour seul mot d'ordre.
Amis "cuniphiles", vous allez être charmés par ce récit plein de rebonds au sens propre comme au figuré. Cette bande de lapins est bien sympathique même si, pour ma part, je considère que la narration souffre de vraies longueurs même si les chapitres courts sont efficaces ; j'aurais bien écourté l'aventure d'une centaine de pages. Ce qui est particulièrement habile de la part de Richard Adams, c'est d'avoir construit son récit comme une véritable épopée, allant jusqu'à créer une mythologie du peuple lapin et entrecoupant la narration de nombreux contes, charmants de facétie et de ruse. L'adjonction d'un lexique propre aux lapins est également à la fois drôle et pertinent pour une immersion en profondeur dans les terriers !

Challenge MULTI-DÉFIS 2020
Challenge XXème siècle 2020
Challenge BBC
Challenge PAVES 2020
Pioche dans ma PAL juillet 2020
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          435


critiques presse (2)
Elbakin.net   07 décembre 2016
Un livre à lire, alors que quand on y réfléchit, beaucoup s’avèrent superflus…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
LeJournaldeQuebec   18 octobre 2016
Un truculent roman dépassant le cadre de la littérature jeunesse que certains n’hésitent pas à comparer au Seigneur des anneaux.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   16 juillet 2018
Les hommes n'ont pas conscience que le jour n'est pas celui qui chasse la nuit. Pour eux, même lorsqu'elle est voilée de nuages, la présence du soleil est l'état naturel de la terre et du ciel. Quand ils pensent aux collines, ils ne les imaginent pas dans l'obscurité, de même qu'ils ne se représentent jamais un lapin sans fourrure. Ils oublient le squelette sous la chair, ils oublient le clair de lune et prennent le jour pour acquis, alors que celui-ci ne fait pas partie des collines. Le clair de lune est inconstant, il décroît puis croît à nouveau. Les nuages peuvent l'obscurcir bien plus qu'ils n'obscurcissent le soleil. On ne peut vivre sans eau, mais on peut se passer de cascades. Elles sont jolies, elles sont un luxe. On a besoin du jour, il est donc utile, mais pas du clair de lune. Quand il descend, il ne satisfait aucun besoin. Il transforme. Il se pose dans les vallons et sur les prairies, et distingue la longue tige de la voisine ; d'un seul monceau de feuilles couvertes de givre, il fait une myriade d'éclats étincelants ; il file son trait tremblant le long des branches humides comme si la lumière elle-même était malléable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
PiatkaPiatka   18 décembre 2016
Les créatures qui n'ont ni heure ni minute sont aussi sensibles aux secrets du temps qui passe qu'à ceux du temps qu'il fait ; elles savent également parfaitement s'orienter, comme en témoignent leurs extraordinaires migrations. Un lapin est capable de percevoir les changements de température et d'humidité du sol, la baisse d'intensité de la lumière, les variations du mouvement des feuilles dans la brise, ainsi que la direction et la force des courants d'air au ras du sol.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
LutopieLutopie   24 avril 2019
Le vent souffle ... souffle sur l'herbe des champs.
Le vent agite les chatons des saules ; les feuilles brillent d'argent.
Vent, où vas-tu ? Très loin, si loin,
Par-delà les collines, par-delà les lisières du monde.
Emporte-moi, ô vent, bien plus haut que le ciel,
Je t'accompagne, je serai lapin-du-vent
Au ciel, ciel de plume et lapin ensemble.
Le fleuve coule, coule sur les cailloux
Traverse le cresson bleu, les têtes-d'or, le bleu et l'or de mai
Fleuve, où vas-tu ? Très loin, si loin,
Par-delà les bruyères, toute la nuit durant.
Emporte-moi, ô fleuve, là-haut sous les étoiles.
Je t'accompagne, je serai lapin-du-fleuve
Au fil de l'eau, eau verte et lapin ensemble.
En automne volent les feuilles jaunes et brunes.
Elles se froissent dans les fossés et se débattent sur les haies.
Feuilles, où fuyez-vous ? Très loin, si loin,
En terre nous allons, où vont les fruits et la pluie.
Emportez-moi, ô feuilles où vous emporte votre course noire.
Je vous accompagne, je serai lapin-des-feuilles.
Au fin fond de la terre, terre et lapin ensemble.
Krik repose dans le ciel du soir. Les nuages sont rouges autour de lui.
Je suis ici, Seigneur, je cours dans l'herbe longue.
Emporte-moi, toi qui descends derrière les bois,
Très loin, jusqu'aux entrailles du jour, vers le silence.
Car je suis prêt à te donner mon souffle et ma vie,
Cercle lumineux, soleil et lapin ensemble.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          92
PiatkaPiatka   19 décembre 2016
La troupe était devenue plus méfiante, plus maligne ; les lapins savaient ce qu'ils voulaient, se comprenaient et travaillaient dans un esprit de solidarité. Plus de disputes. Ils s'étaient rapprochés les uns des autres, s'appréciant désormais avec moins de retenue, et comptaient davantage sur les compétences de chacun. Ils avaient conscience que leur survie dépendait entièrement de leur cohésion, et ils étaient bien décidés à ne rien gâcher de leurs atouts.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
PiatkaPiatka   20 décembre 2016
Ils n'entendirent que le murmure incessant des ormes. Si au pied de la montée l'air était calme, ici le souffle de la brise venant du sud était amplifié par les arbres aux myriades de petites feuilles tremblantes, de même que les rayons du soleil tombant sur une pelouse se voient multipliés par la rosée.
Commenter  J’apprécie          240

Videos de Richard Adams (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Adams
Le choix des libraires vous invite à la rencontre de Fanny Héquet, la propriétaire de la librairie « le Détour » de Granville dans la Manche. Avec elle, partagez ses coups de c?ur et ses auteurs favoris comme Richard Adams, David Fauquemberg ou encore Michel Jullien.
autres livres classés : lapinsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Littérature jeunesse

Comment s'appelle le héros créé par Neil Gailman ?

Somebody Owens
Dead Owens
Nobody Owens
Baby Owens

10 questions
1144 lecteurs ont répondu
Thèmes : jeunesse , littérature jeunesse , enfantsCréer un quiz sur ce livre

.. ..