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Anne Guitton (Traducteur)
ISBN : 2081217074
Éditeur : Flammarion (22/04/2009)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Djeddah, fin des années 80. Naser est un jeune Erythréen de vingt ans que les troubles politiques dans sa terre natale ont forcé à émigrer en Arabie saoudite où, pour gagner sa vie, il lave les voitures. Là-bas, les femmes sont cachées sous leurs voiles et les hommes ont les pleins pouvoirs. Seule prévaut la justice des riches et des puissants. Naser grandit dans un climat brutal et ses moindres faits et gestes sont épiés par la police religieuse tandis que sa vie e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  28 avril 2016
Les amants de la mer rouge surfe sur la vague des romans d'amour impossible, de deux êtres qui s'aiment mais qui ne peuvent pas être ensemble. Mais là où est l'originalité, c'est qu'ici, c'est la religion et l'état totalitaire qui les en empêche.
Nasser a quitté Érythrée quand il était enfant et s'est installé en Arabie Saoudite, chez son oncle. Il découvre un pays plein de richesses, mais où il n'y a aucune liberté.
La religion domine tout et les hommes n'ont aucune liberté : interdiction de fumer, boire de l'alcool, d'écouter de la musique, de jouer au foot.... Ils doivent lire le Coran et prier. Vous imaginez bien que dans une société comme celle-ci, forcement les femmes ont encore moins de droits. Elles doivent sortir voilées entièrement, ne doivent fréquenter ou parler aucun homme, utilise d'autres entrées dans les bâtiments.....
Un peu par hasard, Nasser va recevoir un petit billet doux d'une jeune femme, premier échange d'une longue série. Difficile de s'aimer dans un pays comme celui-ci et pourtant, au péril de leur vie, ils vont y parvenir. C'est une jolie histoire, parfois difficile, et pourtant on est forcement touché. C'est aussi un témoignage sur la vie des gens sous une tyrannie religieuse.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Luniver
  19 avril 2013
Nasser est un jeune Érythréen, envoyé par sa mère en Arabie Saoudite pour lui éviter les affres de la guerre civile. Recueilli par un oncle, il est ensuite chassé par celui-ci pour son manque de foi. Il sera hébergé par Jassim, en échange de travailler un peu dans son restaurant, et d'accepter de temps à autre les avances des clients, qui se rabattent sur les jeunes garçons quand l'abstinence forcée se révèle trop dure à vivre.
La vie de Nasser change quand il reçoit un billet d'une jeune fille, acte dangereux dans un pays qui tient à une séparation stricte des hommes et des femmes. Nasser a peu d'informations sur son admiratrice : son écriture, et la couleur rose de ses chaussures, seul trait distinctif qui lui permet de la reconnaître parmi toutes ces femmes voilées de pied en cap. Il décide pourtant de tout sacrifier pour vivre cet amour, brave la police religieuse, les menaces de délation permanente, accepte le risque des coups de bâton, de fouet, ou même de la décapitation.
La vie en Arabie Saoudite a de quoi surprendre. Pour les hommes, rien ne change réellement : travail, habillé en jean/t-shirt, on boit du parfum à la place de l'alcool, même les amours homosexuelles se vivent presque ouvertement dans l'indifférence générale. Les femmes, par contre, sont totalement coupées du monde : le corps est totalement couvert, les regards ne se croisent pas, même le son de la voix ne doit pas être entendue par les étrangers à la famille. Dans un tel univers, le moindre geste prend une importance démesurée.
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zorazur
  06 janvier 2012
Un jour où je cherchais une lecture facile, je suis tombée sur Les amants de la mer Rouge. Aussi bien le titre, l'illustration de couverture, la quatrième de couverture, semblaient correspondre à mon attente plage-détente-repos. Je confirme donc que c'est une lecture facile. Mais... ce n'est pas que cela. On est à des années lumière du roman rose de base, de l'histoire d'amour impossible et sucrée, des paroles mièvres et désespérées qu'échangent deux amants séparés par un sort contraire (différence de condition et d'éducation, murs de béton, méchants parents, méchants religieux pour qui le seul fait d'être née femme est un péché impardonnable... : au choix).
On n'est pas non plus dans le pamphlet sur l'Islam ni l'étude de la condition de la femme au sein de la dictature religieuse la plus obtuse et la plus obscure du monde. Ce genre d'étude existe, je l'ai lu et ce n'est pas là qu'il faut la chercher.
On est dans une histoire d'amour, une vraie bien que pas ordinaire. Et si on a l'impression d'être dans un roman rose c'est parce que les chaussures de l'héroïne sont roses et qu'elle ne pourra jamais rien se permettre d'autre. Ce pourrait être si banal, des chaussures roses. Mais dans ce roman, tout est dit à travers la place qu'occupe une paire d'escarpins : une femme pas comme les autres parce qu'elle ose les chaussures roses, la passion brûlante, deux solitudes qui se croisent et deux êtres que la vie n'en finit pas de maltraiter, la volonté et le courage qu'il faut pour s'extraire d'un destin tracé, la vigilance au quotidien pour préserver la petite parcelle de bonheur et d'espoir qu'on réussit à arracher alors qu'on a contre soi le monde entier. L'amour, encore et toujours, l'amour dans l'abnégation totale et jusqu'au plus inouï des sacrifices. Et au-delà, mais à quand, la vie en rose ?
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Drych
  08 mai 2013
Je ne connais pas l'Arabie Saoudite ni l'auteur, mais ce que ce roman décrit de ce pays dans les années 80 est consternant. J'ose espérer que les choses ont changé depuis, même si je doute de l'ampleur des progrès, à l'écoute des dernières informations sur le droit des femmes à conduire ne serait ce qu'une bicyclette. du coup, la belle histoire d'amour qui constitue pourtant l'essentiel du récit m'a semblé presque accessoire.
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Bunee
  30 avril 2009
Très intéressante découverte effectuée grâce à l'intermédiaire des lectures de chez les filles ainsi qu'aux éditions Flammarion. Intéressante, d'abord car c'est typiquement un ouvrage que je ne me serais jamais procuré si on ne me l'avait pas proposé il y a déjà quelques temps de celà. Je tiens d'ailleurs à m'excuser auprès de l'équipe pour les délais de parution plutôt longs, lié à des soucis d'organisation sur lesquels je ne m'attarderais pas.
Donc.
Ce livre est un cycle, une boucle Narrative. Il commence par une séparation entre le Héros et une femme, et s'achève par une autre séparation (que l'on se surprend à espérer provisoire – interrogation sous tendue à la fin qui frôlerait presque l'arnaque, si on n'avait pas été séduit par l'ouvrage). Il débute avec un exil, et se termine sur un autre exil – tant physique qu'intellectuel.
Erythrée, années 80. Une femme en larmes confie à un passeur ses deux enfants, Nasser – le narrateur – et Ibrahim, son petit frère. Les garçon trouveront refuge chez leur oncle à Djeddah. Mais pour les émigrés qu'ils sont, l'Arabie est loin d'être la terre de richesse tant espérée – du moins si, mais pas pour eux. Leur condition est très dure.
L'oncle est un homme pieux à l'extrême, il gagne très peu d'argent et doit en dépenser beaucoup pour pouvoir rester au pays. Il élève ses neveux avec sévérité et rigueur, dans la pratique d'un islam orthodoxe. Mais Nasser, qui est littéralement vendu au Kafil afin que ce dernier renouvelle les titres de séjour, supporte mal cette éducation. Son oncle le chasse mais garde Ibrahim, plus docile, à ses cotés.
Nasser ne les reverra plus. Il se trouve un emploi, d'abord de serveur dans un bar où affluent les clients homosexuels qui le pourchassent, puis de laveur de voiture. Tant bien que mal il survit à cette pénible existence lorsqu'un jour…
Une silhouette noire et impie, anonyme parmi les ombres, laisse tomber à son intention un message, une lettre d'amour. Nasser ne la connaît pas, ne sait comment la retrouver. Dans cette ville en noir et blanc, il se met à guetter … l'éclair rose des chaussures de cette inconnue. Déjouant la police religieuse et le redoutable Imam, ils vont élaborer tout un stratagème afin de pouvoir faire vivre cette relation épistolaire. On en arrive à des situations parfois cocasses, souvent dangereuses.
C'est une très belle écriture, très sensible, qui emporte réellement le lecteur et l'emmène au travers des dédales de ruelles poussiéreuses de Djeddah ; on vibre avec les personnages et du coup ce roman se boit d'un trait, goulument, comme une eau vive en plein soleil. C'est un moment de lecture que j'ai trouvé réellement agréable.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   28 avril 2016
Quand j'ai conduit l'imam à la mosquée, il haletait. J'avais l'impression de mener un taureau enragé vers l’arène. J'ai levé les yeux vers l'immeuble de Fiore. Je ne savais toujours pas à quel étage elle vivait, mais j’espérais que le discours de l'imam ne l’atteindrait pas. Jassim m'avait dit un jour : « Tu peux te protéger de la pluie en te réfugiant sous un arbre, ou attendre la fin d'une tempête à l’intérieur d'une maison, mais la voix de l'imam est si puissante que personne où qu'il soit ne peut échapper à ses sermons.»
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LuniverLuniver   15 avril 2013
« Oh, ya Allah, nous implorons ton pardon. Celui-là va me donner du fil à retordre. Écoute, Nasser, garçons et filles ne doivent pas se mélanger.
— Pourquoi ?
— C'est haram, mon garçon.
— Pourquoi est-ce haram ?
— Accorde-moi ta patience, ya Allah. Parce que... » Il s'est interrompu et a détourné le regard. Après quelques secondes, il a continué. « Parce que nous sommes comme le feu et l'huile, et si les deux se rencontraient, il se produirait une grande flamme et ce serait l'enfer sur terre et dans l'au-delà. Alors, vois-tu, mon garçon, Allah tente de nous protéger pour notre bien. D'accord ?
— D'accord. » Je me suis appuyé contre la fenêtre. Je n'avais rien compris.
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LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
"Quand deux amants sont surpris, l'homme reçoit des coups de fouet mais peut continuer à vivre. s'il s'excuse et demande pardon à Allah, il peut mener une vie heureuse et normale. Mais la femme, après la douleur des coups de fouet, se retrouve confrontée à une douleur bien plus terrible : elle a perdu son honneur. Plus aucun homme ne la touchera, plus aucun homme ne voudra l'épouser, on la fuira comme un chien enragé, et si un coup de feu ne la tue pas, la solitude et l'abandon s'en chargeront."
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MyrinnaMyrinna   23 août 2017
Habibi, s'il te plaît, pardonne ma colère, mais j'espère que tu comprends ma frustration. Bien qu'elle soit née, il y a plus de mille ans, Khadija, qu' Allah ait son âme, avait plus de droits que les jeunes filles du vingtième siècle.
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missmolko1missmolko1   01 mai 2016
Doucement, j'ai caressé son épaule comme s'il s’agissait de l'unique rose dans le désert. J'ai embrassé son cou avec la soif du musulman qui a renoncé à l'alcool et découvre les rivières de vin du paradis d'Allah.
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Video de Sulaman Addonia (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sulaman Addonia
Sulaiman Addonia parle de son livre "Les Amants de la mer Rouge" (en anglais)
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