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ISBN : 9791095582212
Éditeur : Marchialy (05/10/2017)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Menacé par le Yamaguhi-gumi suite à la parution d'un article sur Tadamasa Goto, le journaliste engage Saigo Kato, un ancien yakusa qui appartenait à la branche ennemie. En échange de sa protection, il doit écrire sa biographie. A partir de la vie de cet homme qui a connu l'âge d'or des yakuzas, il dresse une fresque épique de la mafia des années 1960 à nos jours.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Under_The_Moon
  28 octobre 2017
Certains ont peut-être entendu parler du fameux Tokyo Vice de Jake Adelstein, son premier roman qui l'a fait connaître et a fait grand bruit.
Dans le Dernier Yakuzas, l'écrivain-journaliste nous fait partager le destin de mafiosi qu'il a pu interroger, et même côtoyer au point de gagner leur confiance et des confidences stupéfiantes. Cela donne bien sûr un livre très riche d'un point de vue anthropologique pourrait-on dire.
J'avoue que le style journalistique sur autant de page a rendu ma lecture assez difficile par moments - la preuve s'il en fallait que l'écriture est un art.
Ce qui m'a particulièrement agacée en revanche, ce sont des traductions ou mauvaises relectures.
Je remercie Babelio et les éditions Marchialy pour cette opération Masse Critique qui m'a permis une immersion dans le Japon des yakuzas.
Commenter  J’apprécie          280
Ikebukuro
  26 octobre 2017
Après Tokyo Vice et sa descente dans les bas-fonds tokyoïtes du côté des journalistes et de la police, Jake Adelstein nous entraîne cette fois-ci au sein de la mafia japonaise et de ses familles à travers les yeux et la vie de Saigo qui gravira tout au long de sa vie les échelons de la hiérarchie mafieuse jusqu'à sa chute au sein de l'organisation et le déclin de cette dernière.
Encore une fois, l'auteur plonge son lecteur au coeur du Japon, de ses zones d'ombre, de ses failles et à travers les arcanes de cette économie souterraine que l'on retrouve à tous les niveaux de la société japonaise. Encore une fois, l'auteur nous dévoile de l'intérieur, les codes, les rites, la complexité de ces familles mafieuses, leur présence au sein des plus grandes entreprises et leur implication dans la politique de la société nippone : "Le Japon possède deux gouvernements. L'un est public et l'autre est celui qui donne les ordres aux institutions publiques : c'est le gouvernement de l'ombre." comme l'explique le réalisateur Takeshi Kitano. Encore une fois, j'ai été tenue en haleine du début à la fin par ce livre qui se lit comme un roman policier.
La force de Jake Adelstein, que ce soit dans Tokyo Vice ou dans ce livre, c'est de savoir rendre ses personnages attachants. Bien sûr on sait que ce sont des tueurs, des trafiquants de drogues d'une violence inouïe, mais l'auteur réussit à les humaniser voire à les rendre sympathiques, certains étant plus proches des "Tontons flingeurs" que du "Parrain". J'ai beaucoup aimé le personnage de Saigo, ses contradictions, son code d'honneur. Saigo qui se désole de voir les yakuzas devenir de simples petites frappes sans foi ni loi, n'hésitant plus à agresser des passants contrairement aux règles instituées au sein de la mafia "Vols, braquages, agressions sexuelles ou toute activité s'écartant de la noble voie sont proscrites". J'ai trouvé cette histoire particulièrement intéressante, à travers la vie de Saigo ce sont les 50 dernières années de la société japonaise et de son évolution que l'on découvre. Comment la volonté politique d'essayer de purger l'économie de l'argent des yakuzas a précipité le déclin de ces derniers. En instaurant les lois de 2009 qui sanctionnent et criminalisent les sociétés impliquées avec les yakuzas, le gouvernement japonais a clairement affirmé sa volonté de mettre un frein à la mainmise des familles mafieuses sur l'économie japonaise. Depuis cette date, tous les contrats commerciaux doivent comporter une mention indiquant que leur société n'a aucun lien avec la mafia, cela se répercute à tous niveaux de la vie quotidienne. Pour la location de voiture, d'un appartement, la réservation d'un hôtel, l'achat d'un téléphone… une case mentionne "je n'appartiens pas au crime organisé". Si vous mentez sur ce point, n'importe quel employé peut appeler la police qui vous arrête pour parjure. Autant dire que la vie peut vite devenir très compliquée… Si cette loi a malgré tout ses limites elle a sans doute été l'une des mesures les plus importantes de ces dernières années pour lutter contre le crime organisé et a précipité la chute des familles mafieuses et le déclin du nombre de ses membres. Saigo en est bien conscient et réalise assez vite qu'il va falloir qu'il se trouve une porte de sortie lui permettant de garder la face et de protéger sa famille quitte à y laisser sa vie… Une très bonne lecture qui permet de découvrir de l'intérieur le monde si particulier et étonnant des yakuzas.
Jake Adelstein étant journaliste, son style est concis, précis, dynamique, direct. le livre se découpe en chapitre assez courts qui viennent rythmer et structurer le récit. L'on retrouve régulièrement des phrases et des noms en japonais mais ces derniers s'intègrent parfaitement dans le récit et donnent un côté immersif au texte.
Je conseille vraiment ce livre à tous ceux qui aiment le Japon et qui souhaitent découvrir un autre aspect de ce pays surprenant et plein de contrastes. Je remercie Babelio et les éditions Marchialy pour m'avoir permis de continuer mon voyage au sein d'une société japonaise méconnue. Et puis comme toujours avec cet éditeur, il faut noter le soin particulier apporté au choix du papier, aux typographies, à la mise en page.
A lire sur le blog :
Lien : http://bidules16.canalblog.c..
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ChtiSuisse
  27 novembre 2017
J'avais beaucoup apprécié : "Tokyo Vice". C'est l'auto biographie de l'auteur devenu journaliste au Japon et qui va plonger dans le monde des Yakuzas.
"Le dernier des Yakuzas" est différent. Ce n'est plus une autobiographie, mais la biographie du garde du corps de Jake Adelstein. Oui un garde du corps Yakuza.
Pourquoi ? Comment ? Il faut lire "Tokyo Vice" avant pour comprendre le contexte de ce livre-ci.
Ce livre est une grande fresque des Yakuzas vu par l'entremise d'un jeune qui va peu à peu monter les échelons pour devenir un "boss". C'est donc plus vaste que Tokyo Vice, mais aussi plus distant.
Le panorama est vaste. Les groupes sont nombreux. Les "réorganisations" sont violentes et plus nombreuses. J'ai été parfois un peu paumé au milieu des factions rivales.
J'en ai cependant beaucoup appris sur la vie d'un Yakuza et sur qu'il y a après. C'est parfois la mort, parfois le départ pour une vie sans aucune perspective. Qui voudrait d'un tatoué comme voisin, d'un homme avec des phalanges en moins. Les retraites dorées sont terminées. La sortie est parfois mortelle, mais souvent banale et sordide.
Le roman est lucide. On parle bien de code d'honneur, mais on constate bien que c'est une exception au milieu d'une masse d'opportunistes prêts à tout pour l'argent.
L'argent est vraiment le coeur de la vie d'un Yakuza : on extorque, on magouille, on fait du business et on paye ceux qui sont au-dessus de vous. le code d'honneur est passé d'espèce en danger à espèce disparue.
Un témoignage unique et de première main.
Je répète mon conseil : lire "Tokyo Vice" avant de lire ce livre pour connaître le contexte, le style de l'auteur et lire d'abord un récit plus personnel.
Lien : https://travels-notes.blogsp..
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Idiosyncrazy
  26 octobre 2017
Livre reçu dans le cadre d'une masse critique qui m'a permis de découvrir une maison d'édition (assez récente je suppose). Premières impressions, la couverture est très belle, le papier très agréable, le design des titres bien pensé. Un bel objet en somme !
Pour ce qui est de l'histoire, elle est intéressante, bien écrite, l'écriture est fluide même si j'ai eu tendance à confondre tous les noms d'organisations et des personnes tant le monde des yakuzas est touffu et codifié. Mais, même si je ne retenais pas outre mesure les noms, la narration est telle que cela n'est pas vraiment un problème. L'auteur retrace l'histoire de la mafia japonaise depuis ses débuts à nos jours, avec un fourmillement de détails appréciable. Un livre très intéressant finalement, sur un milieu dont on ne sait finalement pas grand chose.
Le seul bémol, et qui a fait perdre plusieurs points à ma note finale, c'est le problème criant d'un-e relecteur/relectrice au sein des éditions. Il y a de nombreuses fautes et erreurs typographiques (double espace par exemple) tout au long du livre, quand ce n'est pas des tournures de phrase maladroites. Au bout de même pas 10 pages de lecture, deux fautes à la suite dans une même phrase !
" Il a certainement participé a donné une nouvelle orientation aux yakuzas." Rien ne vous choque ? Où est l'accent sur le à ? L'infinitif pour le verbe ? Je ne vais pas lister l'ensemble des fautes, mais pour un livre qui coûte quand même 21€, et pour une maison d'édition qui se veut qualitative, je trouve ça gênant, et cela gâche la lecture de devoir relire des phrases dont le verbe à disparu. Un-e relecteur/relectrice, ce n'est jamais du luxe !
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Meylleen
  28 octobre 2017
Après avoir adoré Tokyo Vice, j'attendais avec beaucoup d'impatience de pouvoir lire le Dernier des Yakusas de Jake Adelstein. Si le premier était autobiographique, ce second livre est quand à lui la biographie d'un yakusa, Saigo dont on suit l'évolution sur plusieurs décennies.
C'est une lecture fort intéressante, ou on plonge à nouveau dans le milieu de la mafia japonaise, son fonctionnement, ses codes. le début est un peu compliqué car il y a beaucoup de nom de personnes ou de groupes et il faut un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. L'histoire se déroule sur plusieurs décennies, permettant d'appréhender les évolutions au sein des yakusas. On y voit également le lien avec la société japonaise et les changements des lois face aux Yakusas. C'est un monde qui me semble si loin, que j'ai apprécié encore une fois de le découvrir.
Après je n'ai pas eu le coup de coeur que j'avais eu avec Tokyo Vice. Peut-être le style. Tokyo Vice était autobiographique, écrit à la première personne et ressemblait plus à un roman. Dans le cas présent, le style est plus journalistique et m'a donné un peu de difficulté à rentrer dans ma lecture. Mais c'est une lecture que je ne regrette pas et que je conseille à toute personne s'intéressant au Japon.

Lien : http://raconte-moi.net/2017/..
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critiques presse (1)
LeMonde   28 décembre 2018
A mi-chemin entre la biographie et l’essai, voici un récit passionnant sur les sombres coulisses de la société nippone
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Under_The_MoonUnder_The_Moon   07 octobre 2017
Saigo commençait à comprendre que pour être un hors-la-loi efficace, il fallait apprendre à composer avec la loi. Un peu comme l'angle mort dans le rétro, il y a toujours un endroit où l'on peut se nicher sans être vu.
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Under_The_MoonUnder_The_Moon   28 septembre 2017
[...] il exist[e] une loi qui ne peut être déjouée : celle du karma.

(«Avertissement»)
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Under_The_MoonUnder_The_Moon   28 septembre 2017
Personne ne veut avoir affaire à un yakuza sur les nerfs ou à un flic en colère.

(«Avertissement»)
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Videos de Jake Adelstein (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jake Adelstein
Rencontre avec Jake Adelstein.
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