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Tokyo Vice tome 2 sur 2
EAN : 9791041413805
408 pages
Points (05/04/2024)
4.03/5   46 notes
Résumé :
Après avoir fait tomber un des plus grands parrains de la mafia japonaise, l'ancien journaliste d'investigation Jake Adelstein s'est reconverti en détective privé, traquant les yakuzas devenus hommes d'affaires. Mais lorsqu'en 2011 la catastrophe de Fukushima s'abat sur le Japon, elle vient ébranler ses convictions les plus profondes : le mal est tombé là où il ne s'attendait pas et touche ses amis les plus proches.
Le justicier est assailli de doutes : la vé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Vous connaissez surement déjà Jake Adelstein ? Mais si c'est le journaliste qui a écrit Tokyo Vice, qui est devenu une série pour la télévision. l'histoire d'une jeune journaliste, lui, qui va faire tomber un gros poison de la mafia japonaise.
Ici, de ce nouveau roman, Adelstein a troqué sa carte de presse pour celle de détective privé.
Mais pas m'importe quel détective, non un détective spécialisé en « diligence raisonnable », un détective qui enquête sur la respectabilité et les risques d'une société, d'une firme, d'une holding pour s'assurer notamment qu'elles ne soient pas une société écran des Yakuzas. Car les yakuzas sont partout dans la société japonaise, ils infiltrent toutes les couches de la société et pour se rendre respectable, ils joue la carte « chef d'entreprise » et ils se retrouvent ainsi parfaitement impliqués dans la vie économique du pays du soleil levant.
Ses investigation le mèneront à enquêter sur la TEPCO « Tokyo Electric Power Company », la multinationale, qui avant sa privatisation après la catastrophe de Fukushima, était le plus grand producteur privé mondial d'électricité. Et on va voire ici comment la corruption, le lobbysme, la collusion va mener au terrible accident nucléaire de Fukushima. Mais aussi et surtout sur la manière lamentable dont l'accident de la centrale a été traité par la firme qui a manqué a nombreux de ses engagements. Il ont minimisé les risques privilégiant les équipements afin de les préserver plutôt que de prendre en compte du risque pour les populations.
Une nouvelle fois, il nous prouve que la société japonaise est dévoyée, la collusion entre la pègre, les politiciens et magistrats est devenu le sport national.
Mais ici notre ancien journaliste d'investigation nous fait part des ses doutes, de ses hésitations. Sa précédente enquête ayant laisser des traces dans sa vie privée. Tout cela donne du sens et apporte une émotion particulière à la lecture de ce livre.
J'ai aussi aimé le ton parfois ironique de l'auteur. Lui, qui connait si bien les us et coutumes du Japon, puisse dans la culture cinématographique occidentale et particulièrement américaine pour tenter de nous faire comprendre toute la complexité de cette société nipponne. Et cela crée un décalage bien venu compte tenu des horreurs commises sous couvert de profits par les hommes de la pègre. Mais les yakusas maintenant savent qu'Adelstein n'est pas près de lâcher !
Ces nouvelles enquêtes de Jake se lissent comme un bon polar ! Et Tokyo detective : enquêtes, crimes et rédemption au pays du soleil-levant porte vraiment bien son titre et son sous titre.
Ah oui et inutile d'avoir lu Tokyo Vice avant celui-ci, Tokyo Detective est indiscutablement un one-shot et pas une suite logique du précédent titre.
Lien : https://collectifpolar.blog/..
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On ne présente plus Jake Adelstein.

Celui qui est devenu le premier journaliste étranger à avoir intégré la rédaction d'un quotidien japonais, le natif du Missouri est devenu à travers ses enquêtes et ses scoops une référence du Japon underground.

Fin connaisseur de la pègre, le plus japonais des journalistes américains approché par les yakuzas, a été leur interlocuteur pendant des années, tout en restant un informateur pour la police. Tokyo Vice, la série produite par Michael Mann, qu'on a pu voir récemment sur CANAL:

Après Tokyo Vice et sa descente dans les bas-fonds tokyoïtes du côté des journalistes et de la police, Jake Adelstein s'est reconverti en détective privé, traquant les yakuzas devenus hommes d'affaires.

Mais lorsqu'en 2011 la catastrophe de Fukushima s'abat sur le Japon, elle vient ébranler ses convictions les plus profondes : le mal est tombé là où il ne s'attendait pas et touche ses amis les plus proches.

Le justicier est assailli de doutes : la vérité doit-elle être recherchée à tout prix ? Après le succès international de Tokyo Vice, Jake Adelstein poursuit son exploration des bas-fonds de la société japonaise.

Si la corruption s'est déplacée, elle est toujours bien présente, et Jake Adelstein doit décupler ses forces et faire montre d'ingéniosité pour la combattre et la révéler au grand jour.

Jake Adelstein plonge son lecteur au coeur du Japon, de ses zones d'ombre, de ses failles et à travers les arcanes de cette économie souterraine que l'on retrouve à tous les niveaux de la société japonaise.

Assurément, nous sommes en présence d'un très solide polar thriller documentaire au sein de la société nippone .
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Vous voulez en savoir plus sur le monde du crime au Japon ? sur les Yakuzas ?
Ne regardez pas un « film de Yakusas », ni une série (quoique…), ni un roman … romancé.
Lisez Jake Adelstein.

Avant de lire ce livre il faut avoir lu « Tokyo Vice ».
C'est impératif et c'est excellent. Vraiment !
Jake y raconte ses débuts de jeune journaliste étranger travaillant dans un grand journal japonais.
On lui confie des faits-divers et de fil en aiguille souvent au culot, il va entrer en contact avec le syndicat du crime.
Ce qu'il va écrire ne plaira pas à tout le monde.
Il recevra des menaces de mort sérieuses.
Il sera obligé de quitter le Japon un moment.

Dans le « Dernier des Yakuzas », Jake revenu au Japon pose sur papier la vie de son garde du corps.
Son garde du corps ex-yakuza (et oui autant prendre un spécialiste non ?)
Il est presque aussi bon que « Tokyo vice » car moins personnel.
Moins personnel car Jake n'y raconte que très peu sa vie mais celle de son garde du corps.
Jake est plus passionnant, touchant, intriguant, édifiant quand il parle de sa propre vie.

Et cela tombe bien : Dans « Tokyo Détective » il parle de sa nouvelle vie de détective.
Il n'est plus journaliste mais réalise des études rémunérées par des entreprises qui veulent faire affaire.
Jake doit répondre à la question : « Puis-je faire affaire avec cette entreprise dont je ne connais pas tous les liens ? »
Au Japon, des lois ont été promulguées.
Des lois qui interdisent de faire affaire avec les Yakuzas.
C'est cela le paradoxe, le crime organisé a pignon sur rue avec ses entreprises, ses cartes de visites et même ses magazines. Mais au travers de prêtes-nom, de société écrans, de silences achetés la pègre en perte de vitesse opère encore.

Le livre laisse en grande part aux rencontres de Jake.
Des hommes de mains, des journalistes, des policiers, un remarquable ancien procureur, des collègues et plus.

C'est un juste mélange d'investigations et de vie personnelle.

La violence n'est jamais loin. Un boss qu'il a démasqué précédemment (lisez « Tokyo Vice ») sort lui aussi un livre.
Un livre plein de sous-entendus et de menaces à peines voilées envers Jake.

On est avec l'auteur dans sa vie, dans ses doutes, dans ces rencontres.
C'est le meilleur des trois livres de Jake sur les Yakuzas, car il atteint un juste équilibre entre découverte des Yakuzas, de leurs liens avec la société et vie personnelle de Jake.

Sur mon blog des liens d'interviews, des articles de Jake pour aller plus loin
Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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Si je connaissais de nom Jake Adelstein pour son premier livre "Tokyo Vice", je n'avais pourtant pas lu ce dernier. Pas plus d'ailleurs que je n'avais vu la série qui en est dérivée.

Je rassure donc quiconque voudrait se lancer dans la lecture de "Tokyo Detective", malgré la mention faite sur le bandeau, ce n'est en rien gênant.

Dans ce volume, Jake se confie à nous sur l'après "Tokyo Vice". Il abandonne dans un premier temps sa carrière journalistique et se met à mener des enquêtes privées sur des entreprises. On découvre par ce biais tout un pan d'une économie parallèle faite de sociétés écrans ainsi que la législation et le contexte social qui tendent à inciter à cette pratique.

Les yakusas semblent encore avoir de beaux jours devant eux d'une manière ou d'une autre. Et si Jake n'a de cesse de dénoncer cette réalité avec l'honnêteté qui le caractérise, il va être ébranlé de bien d'autres manières au cours de ce nouveau chapitre de sa vie.

Tour à tour pugnace, courageux, fébrile, touchant et surprenant, on s'attache à l'auteur, à son implication et à ce qu'il dévoile de sa personne et de son intimité alors même qu'il pourrait s'en tenir à de la simple documentation. On apprend beaucoup sur l'organisation réelle de la société japonaise, sur ses codes et sur son évolution. À ce titre le volet sur la catastrophe de Fukushima m'a particulièrement intéressée. Nous devrions certainement garder ce chapitre à l'esprit plus souvent.

C'est un livre pluriel qui n'a pas du être le plus simple du monde à structurer, mais qui sait renouveler l'intérêt du lecteur.
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Dans l'image trop souvent répandue que l'on fait du Japon, il en ressort plutôt une forme de paradis de la sécurité. Pas un pas de côté, pas un papier par terre, pas d'altercations sur la place publique. le pays du soleil levant préserve cette image lisse et bien propre sur elle. Mais quand de l'intérieur certains investigateurs grattent le vernis de cet emblème jour et blanc, ils parviennent à exhiber la crasse sous-jacente qui salit toute la société japonaise , orchestrée par toute une organisation ancestralement implantée sur l'archipel. A leur tête se trouve une escouade de dignitaires du crime, les fameux yakuzas. Jake Adelstein nous en parle dans Tokyo détective, son dernier livre paru aux éditions Marchialy.

Jake Adelstein n'est plus journaliste d'investigation. Après que ses articles aient fait tomber Tadamesa Goto, chef du clan Yamaguchi-Gumi, il glisse vers le job de détective. Fort de son réseau d'informateurs et de contacts au sein de la justice japonaise, il mène des "diligences raisonnables" pour le compte de sociétés, afin de vérifier si la gangrène yakuza est plus ou moins forte. Car l'occident n'imagine pas comment la mafia japonaise est ancrée dans la société en contrôlant via des sociétés écrans l'industrie du jeu, du sexe ou encore la finance. Et les révélations de Jake Adelstein dépassent l'entendement...

Après le précédent livre "Tokyo vice" où il revêtait l'habit de journaliste, il endosse ici celui d'enquêteur privé et ce qu'il met en lumière est profondément désarçonnant. Grâce à cette nouvelle fonction, Adelstein peut se frotter à des groupes comme Tepco ou encore tout le cartel qui a la main mise sur le pachinko, ces flippers verticaux japonais où l'on doit tenter de viser juste pour mettre les billes dans des trous et empocher d'hypothétiques gains. Dans ce livre, Jake Adelstein se confie aussi sur sa chimiothérapie, sa complicité avec son amie Michiel et l'accompagnement qui lui accordera presque jusqu'à l'échéance finale, son rapport avec Igari et leur quête commune pour tenter de réduire le pouvoir des yakuzas sur la société civile japonaise. A travers la fissure, la fusion et enfin la reconstruction, Jake Adelstein nous livre un portrait du Japon qui dénote, détonne et enivre.
Lien : http://www.rcv99fm.org
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critiques presse (4)
LesInrocks
10 avril 2024
Un récit qui met au jour, comme chez le Philip Marlowe de Raymond Chandler, le goût de la réflexion existentielle, par-delà les règles du métier.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Culturebox
15 mai 2023
Ce nouveau roman Tokyo Detective formera en partie la trame de la deuxième saison de Tokyo Vice, actuellement en cours de tournage.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique
10 mai 2023
Le journaliste américain publie “Tokyo Detective”. La suite du best-seller "Tokyo Vice", adapté en série qui l’a rendu célèbre.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress
17 avril 2023
Présent au festival Quais du polar*, le journaliste américain revient avec un nouvel opus, "Tokyo Detective", qui entremêle enquêtes décapantes sur la pègre japonaise et cheminement spirituel.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
La précédente adresse connue de la société apparaît elle aussi sur les registres, si celle-ci a déménagé avant d’occuper son adresse actuelle. Si son nom a été modifié, il suffit généralement de demander les « enregistrements terminés » pour connaître son nom précédent. Sur la copie la plus récente des documents d’enregistrement, un texte souligné vous indiquera qu’il s’agit d’informations anciennes et obsolètes, ce qui vous permet de retracer l’histoire d’une entreprise jusqu’à ses origines.
Ainsi, la paperasse laisse souvent des traces, qui dessinent une sorte de piste. Suivre cette piste peut s’avérer très long et très coûteux, si on souhaite la remonter jusqu’au propriétaire originel de la société, jusqu’à sa localisation initiale et à sa première dénomination. Une besogne laborieuse, mais qui en général en vaut la peine. Souvent, les sociétés douteuses commettent des erreurs au début de leur activité et, par la suite, il leur faut couvrir leurs traces. Je suis toujours stupéfait de voir tout ce que l’on peut apprendre à partir de simples documents commerciaux.
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J’arrivai en avance et attendis un moment dans le lobby. Je reconnus Igari avant même d’avoir vu son visage, parce qu’il avait une présence particulière et l’allure d’un chef yakuza, avec son costume noir. Il y avait quelque chose dans ses expressions et même dans toute son attitude qui me faisait penser à un bouledogue, oui, à un bouledogue vraiment très malin. Du coin de l’œil, je le regardai approcher tout en parcourant les journaux à sensation. Il me repéra très vite (…) Cet homme m’impressionnait depuis le début de notre relation. Il n’est pas rare au Japon de voir les anciens procureurs se mettre au service d’entités douteuses, tout spécialement les yakuzas, une fois qu’ils ont pris leur retraite. Les mots yameken bengoshi ne sonnent pas trop bien en japonais. Littéralement, ça signifie « un avocat qui a abandonné le métier de procureur » et cette expression reflète le mépris généralisé qui entache tous les ex-procureurs passés dans la sphère privée. C’est presque un synonyme d’« avocat marron ». Igari, lui, faisait partie d’une espèce rare, de ceux qui, après avoir quitté le ministère public, choisissent leur honneur à la place de l’argent et décident de combattre les yakuzas plutôt que de se mettre à leur service. C’était l’un des nombreux aspects de sa personnalité qui m’inspiraient le respect. Igari-san était une légende dans l’univers de la lutte contre la criminalité ; il avait écrit plusieurs livres sur les moyens de combattre le crime organisé et d’empêcher son intrusion dans les milieux d’affaires. Une fois assis à table, nous échangeâmes les traditionnelles phrases de courtoisie, puis il en vint droit au but.
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Parfois, des gens fondamentalement mauvais font de bonnes actions ; ça ne signifie pas pour autant qu’ils sont tout à coup devenus des gens bien. Et parfois, il y a des gens gentils qui se comportent comme des salauds, mais ça ne signifie pas pour autant qu’ils ont basculé du mauvais côté ni que c’étaient des ordures dès le début. L’adversité a le don de faire ressortir le meilleur et le pire chez les humains.
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À titre personnel, je vois plutôt les yakuzas comme des gaki, les fantômes affamés, les esprits de ceux qui sont pris entre la mort et la vie, piégés par leur propre avidité insatiable et leurs attaches. En général, ces fantômes affamés sont représentés avec des estomacs énormes et des gorges minuscules, car ils sont condamnés à vivre dans la douleur sans jamais pouvoir assouvir leurs désirs. Voilà ce que sont les yakuzas. Peut-être que la plupart des gens sont comme ça aussi, malheureusement.
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Cet homme m’impressionnait depuis le début de notre relation. Il n’est pas rare au Japon de voir les anciens procureurs se mettre au service d’entités douteuses, tout spécialement les yakuzas, une fois qu’ils ont pris leur retraite. Les mots yameken bengoshi ne sonnent pas trop bien en japonais. Littéralement, ça signifie « un avocat qui a abandonné le métier de procureur » et cette expression reflète le mépris généralisé qui entache tous les ex-procureurs passés dans la sphère privée. C’est presque un synonyme d’« avocat marron ». Igari, lui, faisait partie d’une espèce rare, de ceux qui, après avoir quitté le ministère public, choisissent leur honneur à la place de l’argent et décident de combattre les yakuzas plutôt que de se mettre à leur service. C’était l’un des nombreux aspects de sa personnalité qui m’inspiraient le respect.
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« Tokyo Detective » de Jake Adelstein lu par Benjamin Jungers l Livre audio
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