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ISBN : 2709634155
Éditeur : J.-C. Lattès (20/01/2010)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 118 notes)
Résumé :
« Les poissons qui peuplent les océans sont innombrables, même si Pline l’ancien n’en compte que 144 variétés. Mais aucune espèce ne peut s’unir avec une autre, à la différence du cheval avec l’ânesse. Les poissons ne connaissent pas l’adultère. »

Sauter dans un train, un matin. Tout quitter. À l’aube de ses quarante ans, une femme monte dans le Corail pour Toulouse et s’installe dans le premier compartiment venu. Il a suffi d’une séance de relooking,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
frconstant
  02 janvier 2018
Je suis heureusement tombé, en brocante, sur cette version des éditions JCLattès avec une couverture neutre qu'on leur connaît et sans cette jaquette reprise sur la couverture du livre chez Babelio, paires de jambes qui n'ajoutent rien au récit, que du contraire!
"Les poissons ne connaissent pas l'adultère", a été, à lui seul, un titre qui m'a donné envie de tourner les pages tant, comme bien d'autres, il ne signifie rien, pas grand chose, mais il accroche puisqu'on ne sait trop où on va.
Carl ADERHOLD signe ici son second roman (après Mort aux cons -2007). Je trouve cette histoire sans prétention, ce qui, in fine, en fait son intérêt. Julia prend le train... A défaut, pour Toulouse où elle a une cousine, mais, en fait, elle ne va pas à Toulouse, elle quitte sa vie, son petit monde étriqué et sans rêve, son boulot qui ne l'épanouit pas. Elle a la quarantaine, période difficile selon les psy-machin et les auteurs qui en font leurs choux gras. Par un concours de circonstances liées aux copines, à son mari qui boit et râle plus qu'il ne la regarde ('Il ne s'intéresse jamais à elle. Mais quand il ne sait pas où elle est ... Elle n'existe à ses yeux que par ses absences'), elle se met en absence, elle s'en va, se quitte pour tenter de se retrouver. Et tout est dit.
Julia va vivre un voyage peu commun, quasi en huis clos, dans un compartiment des chemins de fer où l'auteur, en quelques traits de plume nous campe les anti-héros de notre monde. Il y a le docte universitaire carriériste et sa femme qui accepte tout, le copain du maître, tout autant chercheur mais beaucoup moins arriviste et plombé par sa timidité et son abnégation. La femme de ce dernier est aussi nunucche que l'autre mais en beaucoup plus inquisitrice. Et puis, ci et là dans le train, il y a Dick et sa chorale, le sourd-muet, ténor de classe, Jean-Pierre le dragueur de service, quelques autres et, finalement, le bon Monsieur Loyal, le chef train qui se départira de son titre de contrôleur pour revendiquer, ô combien à juste titre, l'appellation d'agent de solidarité ferroviaire!
C'est bourré de niaiserie, de tendresse, d'un regard qu'on voudrait pouvoir porter sur le monde des transport en commun et sur les rencontres qu'il ferait bon d'y faire.
Le scénario nage dans le surréalisme fou, la fin, bien que prévisible, est digne d'une dernière image de film guimauve à passer en TV durant la trêve des confiseurs.
Ce livre ne serait qu'un bouquin ... s'il n'y avait, derrière, une critique douce-amère mais assez juste des liens qui trop souvent se tissent au sein des couples, des relations professionnelles et des rencontres fortuites.
Si la vie ne devait être qu'un voyage en train, prendre celui-là ne serait pas pire que bien des destins!
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Lune
  27 janvier 2012
La crise de la quarantaine : « Mais qu'ai-je donc fait de ma vie? Il faut que je pense à moi. Ceux pour qui je me suis sacrifiée passent sans me voir, il n'est pas trop tard, etc... »
La p'tite vieille vaguement anarchiste, totalement libérée, pourvoyeuse de mots guérisseurs...
Les couples mal assortis, un intellectuel faible, peu ambitieux mais bon et délicat, aux études absolument passionnantes (cela donne une telle puissance au récit!), un autre ambitieux, sûr de lui, une femme sèche et revancharde, une autre subissant, etc...
Tout ce petit monde réuni dans un compartiment de train, sous la houlette d'un contrôleur aux revendications sociales et politiques assez folkloriques vont échanger et s'échanger avec la compréhension et la connivence des uns et des autres. La présence du « roumain sourd-muet », la chorale bienfaisante, d'autres personnages ne font qu'ajouter à l'énormité des situations. Il y a certes de l'humour mais qui n'est lui aussi qu'un humour de cliché (cf. le mari entraîné dans les toilettes de la gare...).
Évidemment, un happy-end ne pouvait que clôturer cette bluette.
Une impression de connu, de trop connu avec d'énormes lieux communs fait que je me demande comment l'auteur spirituel de « Mort aux cons » a pu se laisser piéger à écrire un tel ramassis de banalités, à véhiculer toutes ces idées générales et cette psychologie bon marché.
Cet avis ne prétend en aucune façon être une certitude et détenir la vérité. Certains y trouveront plaisir, espoir peut-être... moi pas.
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AnaisValente
  14 avril 2012
J'ai toujours rêvé de vivre un truc incroyable dans un train. Un truc qui bouleverserait ma vie. En bien. le train, pour moi, c'est le lieu de tous les possibles. Je m'y installe et j'attends le départ, entourée d'inconnus. Que pourrait-il se passer ? Une rencontre. Des regards échangés. Des discussions. Des rires. de l'inoubliable.
Mais finalement, à part quelques fous rires, quelques importuns, quelques odeurs, et une très jolie rencontre féminine durant un retour Paris-Namur, rien de transcendant dans mes voyages en train. Pas de rencontre boum-boum. Pas de truc à la sauce Harlequin.
Mais je continue à rêver. « le seul fait de rêver est déjà très important », disait Brel. Alors je rêve.
Et je rêverai encore plus après avoir lu « Les poissons ne connaissent pas l'adultère » (ça fait donc quatre fois que je réécris ce titre, sans songer au copier-coller, pourtant il est long ce titre saugrenu...).
Bon, ben, me direz-vous, Anaïs, tu en viens au fait ?
Ça va ça va, c'est dimanche, cool Raoul.
L'histoire, donc.
Elle s'appelle Valérie. Mais c'est trop banal. Alors, elle décide de devenir Julia, pour une journée. Une journée où tout va changer. Peut-être à cause de ses 40 ans. Peut-être à cause de son mari, qui ne la regarde plus. Et qu'elle ne regarde plus. Peut-être à cause de sa fille qui ne la supporte plus. Peut-être aussi à cause de son job, qui ne la fait plus rêver, pour autant que ce fut un jour le cas. Ce jour-là donc, elle ne va pas bosser. Elle monte dans un train, sans réfléchir. Coup de tête. Coup de folie. Coup de chance ?
Dans ce train, des personnages. Plein. Des rencontres. Plein. Des regards. Plein. Des faux-semblants. Plein. Des envies. Plein.
Tout ce plein, c'est ce que j'ai toujours rêvé de croiser dans un train, en vain.
Mais elle, Valérie, enfin Julia, elle va le croiser. le vivre. Croquer dedans à pleine dents, comme dans une pomme mûre juste comme il faut. le vivre. Et vivre.
Un train emporté dans une folie douce, dont les passagers se révèlent tour à tour surprenants, amusants, décevants ou pétillants. Une folie contagieuse, qui se répand comme une trainée de poudre. Poudre de perlimpinpin ? Poudre d'escampette ? Poudre aux yeux ?
(Tchu, sérieusement, je me relis, et je me dis que ce que j'écris est superbe. Hein, c'est superbe ? Non, franchement, ces adjectifs en -ants, cette référence à la poudre, je m'épate moi-même de savoir écrire aussi beaucoup tellement bien et joliment poétiquement, enfin soit.)
Un livre, un train et une tranche de vie, enfin des tranches de vies, à dévorer sans modération. Il n'y manque rien. Petit coup de coeur pour le contrôleur, totalement extraordinaire, dans tous les sens du terme. Et puis coup de coeur pour Vincent. J'aimerais croiser la route d'un Vincent, un jour. Et puis Colette aussi, j'aimerais être Colette, un jour. Et Julia, ah Julia.
Que vous dire de plus ? Que si ce billet long, décousu, disparate mais tellement spontané et qui vient du fond du coeur de mon coeur, a éveillé quelque chose en vous, il ne vous reste qu'à lire « Les poissons... » enfin je pense que là, à ce stade, vous avez retiendu le titre...
Quant à moi, à l'heure où vous me lirez, je serai dans un train. Puisse mon voyage être aussi incroyablement incroyable que celui de Julia. Maintenant que j'y pense, j'ai prévu de lire un truc de tueur en série (véridique, ça ne s'invente pas, un choix pareil). Puisse vraiment mon voyage n'avoir rien à voir avec le thème de ce nouvel ouvrage...
Lien : http://www.le-celibat-ne-pas..
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Ziliz
  19 janvier 2012
Pour ses quarante ans, les copines de Valérie/Julia lui ont offert un relooking. Nouvelle allure = nouvelle vie ? Ras-le-bol de son poste de caissière, de son blaireau de mari et de leur fille ado ingrate, la jeune quadra met les voiles, prend un train au hasard pour Toulouse.
Le roman prend rapidement des allures de pièce, en huis-clos dans un compartiment entre six personnages principaux et une poignée de 'figurants'. Ne vous fiez pas à la bimbo sur la couverture de l'édition poche. Sous sa légèreté apparente, ce récit foisonnant et acéré nous invite à réfléchir sur le couple, la fidélité et l'adultère, le vieillissement, la séduction, l'usure de la routine. Le tout sur fond de "crise de la quarantaine" féminine - particulièrement bien vue par un auteur masculin - dans cet état d'esprit particulier que peut avoir le voyageur, observateur de la vie des autres... et de la sienne en écho. Un minuscule bémol sur le personnage de Germinal, les choristes et sur la fin qui tourne un peu au ridicule - mais il serait dommage de bouder cette pépite pour si peu !
Un excellent moment de lecture presque non-stop, une réussite qui me donne envie de découvrir 'Mort aux cons' du même auteur.
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leolechat
  21 juin 2011
Il me tardait tout particulièrement de lire "Les poissons ne connaissent pas l'adultère" car j'avais vraiment apprécié le premier roman de Carl Aderhold "Mort aux cons". Au vu des critiques élogieuses glanées un petit peu partout, j'étais persuadée de passer un excellent moment de lecture.
Ce roman relate les péripéties de Julia, caissière de supermarché à la vie de famille terne, soudainement boostée par un relookage offert par ses collègues de travail. Elle décide sur un coup de tête de changer de vie et de prendre le premier train en partance vers Toulouse. Au cours de son voyage, elle va croiser une galerie de personnages hauts en couleur : deux couples aux amours déclinants venus pour un colloque, Germinal le contrôleur zélé qui bascule vers l'anarchie en cours de trajet, Bruno le cruciverbiste, Colette la pétillante septuagénaire aux deux amours ....et l'histoire tourne vite au vaudeville et aux règlements de comptes, sous l'oeil complice d'une chorale d'amateurs friande de chansons populaires !
Conquise par le premier roman de l'auteur, j'avais placé la barre très haute et j'attendais énormément de ce livre...et bien j'avoue avoir été très déçue. Certes il y a quelques passages amusants mais je n'ai pas retrouvé le mordant, l'humour incisif et le cynisme de l'auteur. J'ai eu l'impression de lire du Carl Aderhold en version édulcorée, et j'ai trouvé bien fade le personnage central de ce roman, version moderne et quadragénaire de Cendrillon, insipide et ennuyeuse. Pas de surprises ni de rebondissements pour ce gentil conte de fée dont la fin est vraiment prévisible.
Je classerais ce roman dans les lectures de plage, simples et distrayantes mais vite oubliées à la fin de l'été !
Lien : http://leslecturesdisabello...
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
leolechatleolechat   07 juillet 2011
« Alors elle rebrousse chemin. Elle dépasse le MacDo où elle emmenait Laura petite, le samedi après l'école. Elle sourit aux passants qui ont tous l'air de flâner, aux timides rayons de soleil printanier, aux arbres sans feuilles, aux quelques-uns qui s'activent. Sous le coup de l'émotion, elle allume une cigarette. Elle ne fume pas avant sa pause de 11 heures. Du moins, elle essaie. L'excitation la gagne. Elle va rentrer bien sûr. Mais pas tout de suite. Elle n'a jamais marché comme ça, la tête relevée, bien droite, les épaules redressées, les jambes souples. L'ivresse de se sentir différente, une démarche d'actrice, avec les talons hauts qu'elle a mis ce matin, auxquels elle n'est pas habituée. Elle a l'impression qu'une caméra la suit. Dans sa tête, elle entend une musique, celle de la scène ou l'héroïne se décide enfin à faire ce que tous les spectateurs attendent depuis le début du film. Partir.
Prendre le train».
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El0dieEl0die   14 février 2010
Seule Julia placée en face d’elle remarque la petite lueur espiègle dans les yeux de Colette, derrière ses lunettes aux verres épais. L’ironie passe souvent inaperçue chez les vieux, sans doute parce que, leurs traits affaissés ne manifestant plus que des expressions en demi-teinte, on les pense indifférents. Peut-être aussi parce qu’au fil du temps leur ironie s’est émoussée jusqu’à ‘être plus qu’une tendresse malicieuse - semblables en cela aux spectateurs qui, connaissant la fin de la pièce, se prennent de sympathie pour les personnages.
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chocobogirlchocobogirl   26 février 2010
Le vrai se dévoile presque par hasard. A notre insu. Nous n'avons de cesse, dans l'amour comme dans tout le reste, que de nous créer des habitudes. Notre existence ne repose que sur une chose : la répétition. Le don juan, le globe-trotteur ou même l'érudit cherchent chacun à apprivoiser le désir. Mais, au fond de nous, nous le savons, à la fin, nous ne garderons en mémoire que la première fois, cette première fois où, avec l'unique secours de notre imagination, nous nous sommes jetés à l'eau.
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MaliceMalice   16 février 2010
" Elle était vieille et puis après ? La belle affaire ! Elle avait lutté de toutes ses forces contre le vieillissement des chairs, dépensé des fortunes dans des crèmes, sa seules fantaisie, pour freiner l'apparition des rides ou l'affaissement des traits."
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boubiboubi   14 août 2014
Es gibt drei Arten von Sirenen. Dem Mund der ersten Art entströmt herrlicher Gesang, genau wie der einer Frauenstimme, die zweite ahmt aufs Vollkommenste den Klang der Flöte nach und die dritte den der Kithara. Für die Dauer ihres Gesangs verbergen sie ihre Fischschuppen, indem sie unter Wasser bleiben, denn die Wollust ist aus Feuchtigkeit geboren, und die Seeleute sehen nur ihre Oberkörper, unwiderstehlich schöne Frauenoberkörper. Ihre Brüste sind herrlich geschwungen, ihr Hals und ihre Schulter betörend zart. Eine hat eine perlmuttfarbene Haut, die der zweiten ist Safranfarben, die der dritten wie Ebenholz. Doch sobald die Schiffer in ihre Nähe kommen, zerfetzen sie sie mit ihren Klauen. Wie die Frauen, die ihre Liebe ebenso rasch verschenken, wie sie sie zurücknehmen... (178)
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Videos de Carl Aderhold (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carl Aderhold
Rouge de Carl Aderhold aux éditions Les Escales
Après la mort de son père, alors qu'il doit vider la maison, Carl est assailli par son passé : de vieux numéros de L'Humanité, des portraits de Marx et Lénine et, surtout, un cahier d'enfant. Sur la première page, un titre écrit de sa main : " Histoire de ma famille ", et en dessous : " de Cologne à Paris, quatre générations d'Aderhold ". Ce sont les traces de sa jeunesse, une jeunesse rouge, à la fois exaltante et honteuse. Des brumes de la mémoire surgit alors un monde dans lequel la politique contrôlait tout : les lectures, les jeux, les sentiments, les rêves. La débâcle sera terrible. Mais la remémoration des défaites n'est-elle pas, pour l'écrivain, à la fois consolation et chant d'amour ?
Dans une langue éblouissante, Rouge explore la filiation impossible, les trahisons, les colères d'une génération, et retrace la folle histoire d'une famille française à travers le XXe siècle.
http://www.lagriffenoire.com/31567-romans-rouge.html
Vous pouvez commander Rouge sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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