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EAN : 9782253124870
409 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (04/02/2009)
3.09/5   572 notes
Résumé :
Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n'ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sachent que je les surveille et que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (103) Voir plus Ajouter une critique
3,09

sur 572 notes

thedoc
  19 février 2020
Ah, les cons ! Vaste sujet ! Problème ô combien insoluble lorsqu'il s'agit de les catégoriser. Et sujet d'autant plus épineux lorsque l'on se réfère à l'expression «  On est toujours le con de quelqu'un »…
Ce problème des cons qui nous empoisonnent l'existence devient une obsession pour le narrateur de ce roman qui commence tout simplement par dézinguer un chat qui lui cassait les pieds. Après le chat, s'ensuit tous les amis à quatre pattes de son quartier, avant qu'il ne s‘attaque à leurs maîtres. D'une cause altruiste au départ – créer du lien entre les gens autour d'un deuil commun puis débarrasser son voisinage des crétins et imbéciles –, il se rend compte que la tâche est vraiment plus ardue qu'il n'y paraît. Trop de gens l'énervent par leurs incivilités et par leur bêtise. Alors ils les tuent, tout simplement. Mais d'autre resurgissent ! Pourquoi ? Mais parce que ce sont… des cons ! Or, les cons sont partout ! Reste à savoir, pour bien mener sa mission à son terme – débarrasser le monde des cons -, de savoir les reconnaître et les définir. Qui est un con, qui ne l'est pas ?

Alors que nous avons eu récemment droit à la publication très sérieuse d'une « Psychologie de la connerie », puis d'une « Histoire universelle de la connerie », Carl Aberhold s'est attaqué bien avant au problème des cons dans ce premier roman où grince l'humour noir du début à la fin. Sur un ton décalé, l'auteur offre une galerie de cons (cons selon lui, avec des raccourcis fatals pour certains qui l'agacent uniquement) où chaque lecteur pourra je pense retrouver un cas rencontré dans sa vie quotidienne. Toutes les situations que l'on peut vivre au boulot, en famille, entre voisins ou amis, sur la route, en rendez-vous… à chaque scène, son con. Donc forcément, cela nous parle à un moment.
L'idée de départ est originale , le ton est cynique et mordant, l'intrigue tient assez bien la route et on sourit souvent. Par contre, l'auteur pêche par des longueurs inutiles où il théorise et s'égare dans le développement d'une pseudo-philosophie et lorsqu'il répète invariablement sa mission. J'avoue avoir sauter des pages sur la fin.
Ceci étant dit, ce fut une lecture pour le moins amusante et distrayante. Merci à la collègue qui m'a prêté ce livre, c'est sûr que je ne serais pas allée de moi-même vers ce titre pourtant très accrocheur ! Et c'est sûr… « Mort aux cons ! »
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Lune
  12 mars 2009
Voilà un livre qui risque de faire parler de lui dans les chaumières... Des déclinaisons de cons se suivent, pareilles sur le fond, dissemblables sur la forme. Qui n'a jamais croisé un de ces cons et n'a ressenti une envie meurtrière jette la première pierre à Carl Aderhold. Cet auteur doué d'une observation implacable et lucide, pendant 400 pages, nous offre une dissection aigüe, ironique, féroce des travers de toutes les espèces de cons (depuis la concierge jusqu'à l'homme politique en passant par le chauffard, le chef de bureau... exactement cent quarante cons) qui peuvent exister sur terre, que nous côtoyons, sans parler de nous-mêmes en certaines circonstances. C'est un petit bijou à offrir au con qui vous ennuie, vous pourchasse avec ses grands élans de connerie qui vous fatiguent, vous énerve, vous fait entrevoir l'agressivité que vous portez sans oser vous l'avouer et encore moins la montrer. Humour noir corrosif qui entraîne de grands éclats de rire, de la pitié, de l'écoeurement, ce "livre analyse" de la connerie prend un petit air de philosophie. A lire au second, au troisième degré, ce roman défouloir me paraît avoir une centaine de pages en trop, une certaine lassitude se ressent lorsqu'on a compris le mécanisme puis les cent dernières pages relancent l'intérêt. On le referme et sous influence, on regarde les autres différemment, on découvre chaque jour de nouveaux specimens, on pense "Mort aux cons!"... C'est un peu d'humour...
Il m'a fait penser à un autre petit bijou d'humour noir : "Crimes exemplaires" de Max Aub, un chef d'oeuvre de la littérature surréaliste.
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Nowowak
  14 janvier 2021
Je suis un peu con sur les bords. Arrivé page 200, j'ai du mal à mettre le frein et à garder pour moi mes impressions. Une sensation de creux car on a déjà tout dit sur la connerie y compris dans le "Dîner de Cons". Que peut bien apporter ce serial killer qui flingue tous les cons qu'il rencontre. Une tâche insurmontable. Si l'on tuait tous les cons, la planète serait débarrassée de l'humanité moins un.
N'empêche que c'est fortiche et stylé 400 pages qui déciment les abrutis et assimilés. Un peu arbitraire et subjective la démarche mais le concept est intéressant : ne plus accepter que le toxique nous pourrisse et faire payer cash aux cons invétérés leur connerie vertébrée. L'auteur écrit bien et balance du vanneux d'avant-guerre. Tout à fait mon transgenre.
Une telle passion pour l'extermination du vulgum pecus trahit la capacité de nuisance d'un esprit bon pour la camisole ou le panthéon (décousu). Quoique dans ce fatras, l'acuité frôle la vacuité et un tel HP peut signifier aussi bien haut potentiel. Je ne suis pas mécontent de découvrir cet auteur et ce livre qui est son meilleur produit manufacturé d'après le nombre de ses lecteurs. Fait qui indique parfois un haut degré de crétinisme donc ne nous emballons pas. Il me reste 200 pages à lire et le conicide n'est pas fini. On se retrouve dans dix mille morts.
La beaufitude peut-elle être supprimée de la surface du globe ? La relativité des cons n'est-elle qu'apparente ? Dans la mythologie grecque, L'Hydre de Lerne est un serpent gigantesque qui possédait plusieurs têtes. Lorsqu'on coupait une tête, il en repoussait deux. Tel Héraclès notre chasseur de cons entreprend de décimer tous ceux qui troublent son voisinage et soufflent une haleine déplaisante. Hélas, en dépit des bonnes intentions, vous tuez un con, deux autres apparaissent. Si on devait tous les enfermer il n'y aurait plus personne pour fermer les portes. Une bonne conclusion à ce livre savoureux serait cette perle immense diffusée aux deux tiers de l'entreprise colossale (page 270 si vous voulez tout savoir) : "L'immoralité est le seul vaccin efficace contre la connerie. La balle de revolver aussi."

PS : Merci à la Messe Basse Critique qui a jeté ce bouquin dans une boîte à livres où mes doigts farfouilleurs l'ont déniché avec férocité sans qu'un corbac d'Ouzbékistan l'embarque à tire d'ailes dans ses contrées lointaines où il sera condamné à mourir empaillé ou pendu à un porte-manteau.
Nowowak

Lien : https://pasplushautquelebord..
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Patience82
  09 novembre 2019
Le titre est tentant et le résumé aussi. L'humour noir, j'adore. Et quand il est bien dosé, il nous permet d'ignorer la honte que l'on ressent lorsqu'on ri alors qu'on ne devrait pas. Et là, j'avoue, j'ai ri. Bon, pas autant que j'aurais pu y croire au début, mais quand même un peu.
Le début est accrocheur, c'est amusant de voir d'où le personnage principal démarre. Il donne tout son sens à l'expression "L'Enfer est pavé de bonnes intentions". J'y ajouterais "... et d'un agacement certain". Dans sa quête pour rendre le monde meilleur, notre narrateur va aussi chercher à définir ce qu'est un con. Il va élaborer plusieurs théories et adapter ses méthodes en conséquences. Au final, c'est cette "évolution" qui m'a le plus plu dans ce roman. Au-delà du côté morbide, il y a une réflexion sur la nature humaine, et sur notre penchant à vouloir absolument mettre les gens dans des cases.
Mais voilà, au bout de quelques meurtres, l'ennui s'installe. J'ai trouvé que ça ne se renouvelait pas suffisamment pour entretenir mon intérêt, malgré un anti-héros original et un style agréable.
Ce fut une lecture distrayante sur un sujet original, mais je n'ai pas la sensation d'y avoir trouvé tout ce que le résumé m'avait promis.
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Pirouette0001
  26 janvier 2014
L'idée du roman est intéressante. Mon mari m'avait d'ailleurs offert le livre un jour où une fois de plus j'avais pesté sur la conduite agressive et déraisonnable d'autres conducteurs automobiles. Oui, nous avons tous envie de crier un jour "mort aux cons", de voir le protagoniste de l'histoire mettre ce voeu à exécution est amusant. Mais au bout de deux cents pages, on s'essouffle. Cela va-t-il durer véritablement encore ainsi pendant deux cents pages supplémentaires ? Et à nouveau, cette envie de voir supprimer un tiers, voire plus, du livre pour que cela tienne vraiment la route.
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
isajuliaisajulia   05 novembre 2013
Tel un pêcheur repérant les bons coins, je devais, l'expérience aidant, apprendre à connaître les lieux propices à l'épanouissement de la connerie. Outre les transports en commun, qui sont le vivier le plus riche, on peut citer aussi les stades, ou s'épanouissent des véritables bans de cons, les supermarchés, ou l'on trouve du gros, quoiqu'un peu commun, mais avec un brin de patience, on peut débusquer dans les rayons ou dans les queues aux caisses quelques belles pièces, les salles d'attente, ou le con habituellement guère patient se repère aisément, et de manière générale tous les endroits de forte promiscuité.
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isajuliaisajulia   02 novembre 2013
Je n'ai jamais compris l'espèce de nostalgie qu'éprouvent certains à l'égard des concierges. Leur capacité de nuisance n'est plus à prouver tant elles usent et abusent de leur petit pouvoir sur les habitants des immeubles. Quand elles ne sont pas à surveiller ou à médire, elles jalousent, convoitent et, pis encore, mouchardent. C'est bien simple, elles portent en elles le bacille de la dénonciation. D'ailleurs, Vichy ne s'y était pas trompé qui en avait fait une de ses principales sources d'information... Et je ne parle même pas de la cérémonie des étrennes ou, sous couvert de remerciements, elles vous font comprendre que les voisins ont donné plus que vous...
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lilibaliliba   03 février 2013
Nous commençâmes par ceux qui nous paraissaient évident, enfin sur lesquels il n’y avait pas de débat entre nous : le con joint, qui partage la vie de l’autre et finit par la lui pourrir (en moi-même, je pensai à Christine) ; le con sanguin, qui s’énerve pour un oui ou pour un non, surtout quand son interlocuteur est une femme ou fait trois têtes de moins que lui, car le con sanguin est rarement un con fort (là, je plaçai le beauf de la tour) ; le con fraternel, celui qui vous prend en affection et ne vous lâche plus, gentil mais très vite pesant, toujours prêt à se mettre à pleurer et à vous reprocher votre dureté ; le con disciple, celui qui a trouvé un maître, ne jure que par lui, et n’a de cesse de vous convertir à sa vision (« Fabienne », me dis-je) ; assez proche de ce dernier, le con vecteur, qui propage la rumeur et les on-dit (entraient dans cette catégorie Suzanne et les concierges, mais aussi les cafetiers et parfois les journalistes) ; le con citoyen, qui trie ses ordures avec méticulosité, allant jusqu’à laver ses pots de yaourt avant de les jeter ; le con tracté, très répandu celui-là, qui s’énerve au volant (mon chauffard sur l’autoroute en était l’archétype) ; le con casseur, qui sévit surtout dans les banlieues (le fils du beauf au chien et sa bande)… Nous décidâmes aussi, pour plus de justesse et par souci de précision, d’instaurer des degrés dans leur niveau de connerie, entre celui dont c’est héréditaire (le con génital), celui qui reste égal à lui-même quelle que soit la situation (le con stable), celui qui bat tous les records (le con sidérant ou le con primé), et enfin celui qui est guéri (le con vaincu), ce dont moi-même je doutais fortement, pensant qu’il s’agissait d’un trait de caractère tandis que Marie, lui, penchait pour un était pouvant se révéler passager.
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isajuliaisajulia   01 novembre 2013
Le porno intello, c'est l'avenir, reprit-il. Enfin simple. Du genre "je bande donc je suis". La gonzesse en train de lire un classique de la littérature avant de se faire enfiler. Avec les intellos, il suffit juste qu'on leur fasse un petit clin d'oeil. Et hop, ils perdent tout sens critique. Parce que, entre nous, il n'y a que deux choses qui fonctionnent chez eux : le cerveau et la queue. La tête froide et la bite chaude !
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sasmira44sasmira44   02 septembre 2011
Le con joint, qui partage la vie de l'autre et finit par la lui pourrir (...) ; le con sanguin, qui s'énerve pour un oui ou pour un non, surtout quand son interlocuteur est une femme ou fait trois têtes de moins que lui, car le con sanguin est rarement un con fort (...) ; le con fraternel, est celui qui vous prend en affection et ne vous lâche plus, gentil mais très vite pesant (...) ; le con disciple, celui qui a trouvé un maître (...) ; assez proche de ce dernier, le con vecteur, qui propage la rumeur et les on-dit (...) ; le con citoyen, qui trie ses ordures avec méticulosité (...) ; le con tracté, (...) qui s'énerve au volant (...); le con casseur, qui sévi surtout dans les banlieues...
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