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ISBN : 2072721989
Éditeur : Gallimard (02/03/2017)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 57 notes)
Résumé :
"Je suis convaincue de l'urgence morale qu'il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l'égard des femmes et des hommes." À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l'art du féminisme la petite fille qu'elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d'une missive enjouée, non dénuée d'ironie, qui prend vite la tournure d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Under_The_Moon
27 juillet 2017
Second essai de la nigériane Chimamanda Ngozi Adichie sur le féminisme. J'avais beaucoup aimé le précédent - Nous sommes tous féministes.
Dans cet essai-là, on retrouve beaucoup d'idées qu'elle avait déjà développées dans son précédent essai. La différence cette fois-ci est que son propos est plus structuré puisqu'il est "classé" en 15 suggestions dans une lettre à son amie Ijeawele.
Certains points étaient plus convaincants que d'autres, mais dans tous les cas cela m'a fait réfléchir sur mes pratiques et
c'est ce qu'on attend d'un essai.
Quelque soit notre vision des choses sur ce sujet, il me semble qu'il et toujours important de parler de féminisme et d'éducation des filles car malgré les droits acquis, certains clichés ont la vie dure. Et pas sûr que l'image de la femme (objet) moderne soit tellement plus enviable que la femme au foyer des décennies précédentes.
A lire pour se faire sa propre opinion !


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IreneAdler
29 mai 2017
Je crois que j'ai trouvé mon nouveau livre de chevet. Cette longue lettre de l'auteure à une amie ayant accouché d'une fille devrait être distribuée dans toutes les maternités (comment ça, j'exagère ?). Il y a une universalité qui devrait faire réfléchir tous les parents (oui, même ceux qui n'ont que des garçons) sur l'éducation donnée aux filles, notamment sur la reproduction des stéréotypes de genre. Mais surtout, les exemples, pourtant issus de situations nigérianes, sont parfaitement transposables en France... (il semblerait que la condition féminine française ne soit pas entrée dans l'histoire non plus...)
Ce ne sont pas des recettes toutes faites, ce sont des conseils et une mise en garde : peut-être que ça ne fonctionnera pas. Comme tous les principes éducatifs ; mais ne rien faire est une garantie d'échec.
Ce qu'il faudrait en retenir : TOUS les enfants ont besoin de la même chose pour grandir, à savoir être respecté dans ses choix, pouvoir jouer librement et apprendre le plus possible. Être respecté et apprendre le respect envers autrui, peu importe le sexe de la personne en face. Mais aussi que le respect, ça se mérite. Et que les filles comptent autant que les garçons.
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Solittletime
04 juillet 2017
Comment résumer ce qui n'est pas résumable ?
Comment définir ce qui est indéfinissable ?
Comment expliquer l'émotion provoquée par un livre sans trouver les mots adéquats ?
Voilà ce que m'a procuré ce livre.
Ce court ouvrage commence par une simple lettre d'une amie à une autre amie après que cette dernière lui ait demandé conseils concernant l'éducation de sa fille. Le but est de s'assurer qu'elle soit élevée avec des des valeurs féministes, valeur du respect de l'être sans distinction de genre.
Etonnamment, j'ai mis du temps pour le lire. J'éprouvais le besoin de savourer chaque page. Je ne saurai pas lire ce genre d'ouvrage comme un roman et ensuite, passer au suivant.
Les mots sont tellement forts, simples et percutants qu'on ne peut faire autrement que de réfléchir aux questions posées, mettre en relation avec le quotidien, se demander ce qu'on pourrait changer, ce qu'on devrait conserver. Savourer est vraiment le mot.
A de nombreuses reprises, je me suis dit qu'on devrait distribuer cela à tous les parents (Papa comme Maman), peut-être carrément dans toutes les maternités. Par « tous les parents », j'entends aussi bien les parents de filles comme de garçons. Ce roman se veut avant tout humaniste, le respect du genre et cela, que l'on soit fille ou garçon.
Mon monde utopique, les stéréotypes de genres se balaierait pour laisser place à l'être humain, simplement. Comment cela je rêve ? P-e mais ce n'est pas interdit !
Bien sûr, l'auteur accentue cela sur son pays mais cela pourrait être transposé n'importe où. Qu'on le veuille ou non, la liberté du genre est brimée par tout, à différents niveaux et de manières différentes. Mais brimée quand même.
Les conseils ne sont pas donnés pour acquis, aucun ordre n'est donné. On pousse juste à la réflexion. L'auteur met souvent en garde sur le fait que cela ne fonctionnera peut-être pas. On peut essayer, échouer, encore essayer et réussir. Ne rien faire et tolérer la manière dont est traité est un échec assuré.
Cet ouvrage m'a émue sur la condition des humains notamment des enfants… A mon humble avis, les enfants doivent etre elevé de la même manière, fille ou garcon. Ils ont besoin, pour grandir, d'être respecté dans leurs choix, dans leur manière d'être, de penser. Que ce soit un garçon ou une fille !
WAOUH ! Dommage qu'il n'y ait pas plus d'étoiles à mettre
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de
02 mai 2017
« Pourtant, je suis convaincue de l'urgence morale qu'il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l'égard des femmes et des hommes »
Lettre à une amie, autour des possibles pour Chilzalum, pour une éducation féministe.
Chimamanda Ngozi Adichie développe quinze suggestions, en refus de l'assignation des filles à certains comportements ou tâches. Elle manie le verbe et les mots avec plein d'humour. Un livre qui met en évidence le talent de l'écrivaine nigériane.
« Je compte », non pas « à condition que », non pas « tant que », je compte en tant qu'être humain, je compte autant que, « Un point c'est tout ». Etre une personne « pleine et entière »…
L'auteure souligne que les « traditions » sont utilisées comme arrangement, comme justification de n'importe quoi, que personne ne sait tout, « Superwoman n'existe pas », qu'une personne mère d'un enfant n'est pas qu'une mère, « Accorde-toi du temps pour toi. Satisfais tes propres besoins », que les tâches domestiques ne sont pas des domaines exclusivement féminins…
Chimamanda Ngozi Adichie parle, entre autres, du « sens socialement conditionné du devoir », de l'égalité réelle, du vocabulaire de l'aide pour masquer le non-partage des tâches, du non-sens des « rôles de genre », des tests de mariabilité, « Savoir cuisiner n'est pas une compétence préinstallée dans le vagin », de distinction binaire, de bleu et de rose, des nourrissons aux corps semblables, du façonnage des représentations, du carcan – et de son refus – d'imposer des rôles de genre, d'apprentissage de l'autonomie, de la misogynie subtile ou odieuse, des conditions de l'égalité entre hommes et femmes, « le bien-être des femmes ne doit jamais dépendre de la bienveillance des hommes », de la permission comme rapport de pouvoir, du sexisme et de sa colère…
L'auteure aborde les livres, « Apprends-lui à aimer les livres », les livres qui aideront à comprendre ou à questionner, les ouvrages qui aideront à s'exprimer. Les livres et les mots à questionner, le mariage, « Parce que je ne crois pas que le mariage soit quelque chose que l'on doit apprendre aux jeunes filles à désirer », le mariage n'est pas un accomplissement…
Etre traitée comme un être humain, garder son nom, refuser que les femmes soient réduites au rôle d'épouse et de mère, « Mme Nom du mari ». Je souligne les paragraphes sur le statut des femmes dans le mariage.
Chimamanda Ngozi Adichie analyse la construction du souci de plaire. Elle insiste sur l'importance de revendiquer « ce qui lui appartient », l'être sujet « qui peut aimer ou ne pas aimer », le tri dans la culture – ici ibgo – « apprends-lui à adopter les beaux aspects de la culture igbo, et à rejeter ceux qui ne le sont pas », la fierté de l'histoire des Africain-e-s et de la diaspora noire, le corps et le sport, l'image du corps renvoyé par la société ou la publicité, « Ne fais jamais de lien entre l'apparence physique de Chizalum et la morale ».
L'auteure souligne aussi que « les vêtements n'ont strictement rien à voir avec la morale ». Elle aborde les coiffures, les modèles et leur variété à proposer, « La puissance des modèles alternatifs ne pourra jamais être exagérée », l'utilisation de la biologie pour justifier des normes sociales, « il n'y a pas de norme sociale qu'on ne puisse changer », le sexe, « Parle-lui de sexe, et commence tôt », l'appellation des organes sexuels par leur nom – vagin et pénis, la honte associée à la sexualité féminine dans toutes les cultures, la honte et le contrôle du corps des femmes, la réduction des femmes « à de simples accessoires servant à gérer l'appétit sexuel des hommes », la virginité, « Ne fais jamais de la « virginité » une question centrale », les règles et le refus de la honte, l'amour, « aimer ce n'est pas seulement donner, c'est aussi recevoir », les outils féministes et le « féministe light »…
« le vrai pouvoir appartient à la personne qui demande », l'autonomie, « Apprends-lui que ce n'est PAS le rôle d'un homme de subvenir à ses besoins », la question de la propriété de la terre, la différence comme « une chose ordinaire », les gays et les enfants qui ont deux papas ou deux mamans…
Un petit livre contre le sexisme et la misogynie, pour l'éducation égale des filles et des garçons, la force du féminisme.
Lien : https://entreleslignesentrel..
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montmartin
02 août 2017
Chimamanda Ngozi Adichie reprend son combat féministe dans ce cours essai présenté sous la forme d'une longue lettre adressée à une amie qui vient d'avoir une fille et qui s'interroge sur la meilleur façon de l'élever. L'auteur lui donne quinze suggestions dont le postulat de base est que féminisme et féminité ne sont pas incompatibles.
Une femme compte autant qu'un homme, il est absurde d'exiger moins des hommes. Les femmes n'ont pas besoin qu'on défende leur cause, qu'on les vénère, elles ont juste besoin qu'on les traite en égale de l'homme. Il est facile d'utiliser la tradition pour justifier ce qui nous arrange, par exemple qu'une mère doit rester à la maison. Une mère doit accepter qu'un père ne soit pas aussi perfectionniste qu'elle quand il s'occupe de son enfant ou de la maison, l'essentiel c'est qu'il participe aux tâches
Il faut dire à sa fille que ce qui compte c'est ce qu'elle souhaite faire et non pas ce que les autres souhaitent qu'elle fasse. Il faut lui apprendre l'autonomie, lui apprendre à essayer. Savoir exprimer son avis, parler vrai, garder un esprit éclairé savoir défendre une opinion impopulaire, si c'est ce que tu penses vraiment mais ne jamais généraliser ses propres principes. Il faut lui dire que son corps lui appartient, et à elle seule, il ne faut pas associer la sexualité à la honte, savoir lui donner les mots pour parler de sexe et d'amour.
Apprendre à sa fille à aimer les livres, pas les livres scolaires, mais les romans, les biographies, les livres historiques. L'éduquer à la différence, faire de la différence une chose normale, car nous vivons dans un monde de diversité.
Soixante dix huit pages seulement, mais d'une telle richesse, un combat porté par la voix d'une femme africaine ce qui rend le message encore plus fort. "Nous sommes tous des féministes": cette affirmation de l'écrivaine nigériane a fait le tour du monde et est devenu le titre d'un livre. Mais surtout, son discours est depuis distribué en Suède à tous les étudiants de 16 ans pour lancer dans le pays une discussion sur l'égalité de genre et le féminisme. Hommes ou femmes prenez le temps de lire ce petit texte, vous en sortirez grandis.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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Les critiques presse (2)
LaCroix21 avril 2017
Chimamanda Ngozi Adichie, d’une lettre adressée à son amie devenue mère, fait un manifeste d’éducation féministe. Humble, courageux et pragmatique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaLibreBelgique09 mars 2017
Au-delà de sa visée - modeler une éducation différente à l’intention des enfants, ce texte est à mettre entre toutes les mains. Toutes.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
TombetoileTombetoile22 septembre 2017
Je me souviens d’un homme qui m’a dit un jour que les règles ressemblaient à de la merde. De la merde sacrée alors, lui ai-je répondu, parce que sans les règles tu ne serais pas là.
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TombetoileTombetoile22 septembre 2017
Nous sommes si profondément conditionnés aux rôles de genre que nous leur obéissons souvent même quand ils contrarient nos désirs véritables, nos besoins, notre bien-être. C’est très difficile de les désapprendre, et c’est pour cela qu’il importe de faire que Chizalum les refuse dès le départ.
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TombetoileTombetoile22 septembre 2017
Dans toutes les cultures du monde, la sexualité féminine est associée à la honte.
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LaCalebasseaLivresLaCalebasseaLivres13 septembre 2017
Dis-lui que la bienveillance compte. Félicite-la quand elle en témoigne aux autres. Mais apprends-lui que la bienveillance ne devrait jamais être considérée comme allant de soi. Dis-lui qu’elle aussi mérite la bienveillance des autres. Apprends-lui à revendiquer ce qui lui appartient. 
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LaCalebasseaLivresLaCalebasseaLivres13 septembre 2017
Montre-lui qu’elle n’a pas besoin de plaire à qui que ce soit. Dis-lui que si quelqu’un ne l’apprécie pas, quelqu’un d’autre le fera. Dis-lui qu’elle n’est pas seulement un objet qu’on aime ou qu’on n’aime pas, elle est également un sujet qui peut aimer ou ne pas aimer.
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Videos de Chimamanda Ngozi Adichie (73) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chimamanda Ngozi Adichie
Recommandation #9 L'autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie
Littérature étrangère (Nigéria) - 4,37/5
Le regard de la jeunesse sur un conflit bien trop oublié, un avant/après sur le déchirement de cette région nigérienne.
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