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Mona de Pracontal (Traducteur)
EAN : 9782070776108
504 pages
Éditeur : Gallimard (25/09/2008)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 359 notes)
Résumé :
Lagos, début des années soixante. L'avenir paraît sourire aux sœurs jumelles : la ravissante Olanna est amoureuse d'Odenigbo, intellectuel engagé et idéaliste ; quant à Kainene, sarcastique et secrète, elle noue une liaison avec Richard, journaliste britannique fasciné par la culture locale.

Le tout sous le regard intrigué d'Ugwu, treize ans, qui a quitté son village dans la brousse et qui découvre la vie en devenant le boy d'Odenigbo. Quelques année... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
popie21
  11 juin 2019
L'autre moitié du soleil, c'est le soleil de l'est, celui qui annonce l'aube d'une nouvelle vie au sein d'une nouvelle patrie, c'est le drapeau du Biafra.
Ce roman se déroule dans les années 60 dans la région est du Nigéria peuplée aux deux tiers par les Igbos majoritairement chrétiens. On y suit en particulier les jumelles Olanna et Kainene qui se sont éloignées l'une de l'autre. Chacune de son côté vit un quotidien banal, avec son lot de petits bonheurs et de déceptions, mais qui les rend profondément attachantes. le monde de Kainene est encré dans la réalité, elle travaille dans l'entreprise de son père et n'entretient pas beaucoup d'illusions sur la vie. Olanna est une intellectuelle et avec son amant Odenigbo, leurs ami(e)s et relations, ils parlent politique et refont le monde.
Or, depuis l'indépendance en 1960 les tensions entre les Igbos et les autres principales ethnies du pays, les Haoussa-Foulani (nord) et les Yorouba (sud-ouest) à majorité musulmane ne cessent de monter. Cet état de fait va entraîner un bouleversement majeur dans la vie des deux soeurs igbos car après moult bouleversements politiques, un coup d'État militaire installe Yakubu Gawon au pouvoir et pousse la région du Nigéria oriental à faire sécession.
Ainsi le 30 mai 1967, son gouverneur militaire Odumegwu Ojukwu, proclame la "République indépendante du Biafra".
Malheureusement pour le Biafra, c'est la région du Nigéria la plus riche en ressources agricoles, minières et avant tout pétrolières puisqu'il recèle les deux tiers des réserves de pétrole du pays. Cette sécession ne sera donc pas tolérée et Gowon lance les hostilités pour récupérer son territoire : blocus alimentaire, offensives armées et bombardements aériens vont devenir le quotidien de nos personnages. Ils vont subir de plein fouet les conséquences de cette guerre soutenue par la Grande-Bretagne et l'Union Soviétique et leur vie vire alors du banal au tragique.
Ce roman est pour moi une réelle prouesse car Chimamanda Ngozie Adichie nous "attrape" avec des personnages qui n'aspirent qu'à une vie simple et tranquille comme nous tous et qui vont être confrontés à ce qu'il y a de pire en ce monde, la guerre.
On les aime Olanna, Kainene, Ugwu, Richard, Odenigbo, Madu et tous les autres, on a envie de savoir ce qui va leur arriver, on a peur pour eux, on pleure avec eux, on est heureux avec eux. Ainsi, tout le génie de l'auteure se révèle, car sans qu'on s'en aperçoive, on lit une page d'Histoire, celle de la Guerre du Biafra (1967-1970).
Une guerre qui n'a pas concerné grand monde. Nous regardions au journal télévisé ces enfants au ventre gonflé, ces os saillants et, au mieux, on versait une larme. On se dépêchait de "finir notre assiette" avant de sortir de table et on oubliait bien vite. Et pourtant cette guerre a fait plus d'un million de mort et rayé le Biafra de la carte. Ainsi, pour la citer, "le monde s'est tu pendant que nous mourrions", or, Chimamanda Ngozie Adichie ne serait pas là si ses parents Igbos n'avaient pas survécus et nous serions privés de cet excellent roman et de sa brillante auteure.
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litolff
  05 novembre 2013
Il y a quarante ans, la guerre du Biafra…
Le 30 mai 1967, le Biafra déclare son indépendance. Cette sécession du Nigeria entraîne une guerre de trois ans, marquée par la famine des populations civiles.
C'est ce conflit et le drame humanitaire qui l'accompagne que nous raconte Chimamanda Ngozi Adichie, dans un « Autant en emporte le vent » nigerian.
Ugwu, à 13 ans, a quitté la brousse et sa famille pour servir comme boy chez Odenigbo, universitaire engagé avec enthousiasme pour le Biafra, à Nsukka au sud-est du Nigéria.
Le personnage d'Ugwu, omniprésent tout au long du roman, et ses relations avec sa famille, illustre parfaitement les contrastes d'un pays où cohabitent une bourgeoisie aisée et cultivée et la brousse ancestrale qui garde ses traditions et ses superstitions.
La belle Olanna et la forte Kainene, filles jumelles choyées d'un magnat nigerian assez répugnant, assistent à la naissance du Biafra, Olanna aux cotés d'Odenigbo, et Kainene aux cotés de Richard, un journaliste Britannique tombé amoureux de Kainene et du Biafra.
Ils seront tous emportés dans un conflit meurtrier et verront leur destin bouleversé.
Le conflit du Biafra avec un million de morts et fait partie d'un des tous premiers conflits très médiatisés et soutenus par la France. Les télévisions du monde montrèrent alors les enfants squelettiques au ventre énorme à cause de la malnutrition et il n'était alors pas question de ne pas finir son assiette sans « penser aux petits biafrais qui mouraient de faim ».
Triste souvenir, et pourtant… ce roman est porté tout du long par un immense espoir et une certitude, celle que le Biafra va gagner et que la moitié du soleil arborée par son drapeau s'imposera au monde.
Après l'Hibiscus pourpre, encore un très beau roman captivant d'une grande auteure africaine.
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nadiouchka
  01 décembre 2019
Dès le début de l'ouvrage "L'autre moitié du soleil" de Chimanda Ngozi Adichie, j'ai compris que ce roman allait être passionnant car, avec cet auteure, originaire du Nigeria, ce livre nous raconte la guerre qui va confronter deux pays d'Afrique. : le Biafra et le Nigéria.
Elle nous montre comment L Histoire peut bouleverser des vies.
Lagos, début des années soixante. L'avenir paraît sourire à des soeurs jumelles mais la guerre éclate entre le Biafra et le Nigéria.
L'auteure nous apporte un témoignage sur une guerre oubliée et c'est un véritable chant d'amour et d'espoir que l'on possède - tellement émouvant qu'il serait superflu (voire dommage) d'en raconter plus et de donner des détails.
Un ouvrage à découvrir de cette écrivaine qui n'a pas peur de dénoncer les tourments subis par les personnages.
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Woland
  25 juillet 2010
II - le récit que nous fait la romancière africaine court de l'indépendance du Nigéria, en 1960, aux mois qui suivent la fin du conflit, en 1970. Tout commence de façon assez banale, par l'arrivée d'un jeune paysan, Ugwu, à qui sa tante a procuré une place de domestique chez Odenigbo, un brillant universitaire, grand amateur de livres et de discussions. Socialiste, et même un peu plus, anti-colonialiste enragé, Odenigbo attend beaucoup de cette indépendance nationale toute neuve. Igbo par la naissance, il ne doute pas de pouvoir, un jour ou l'autre, tenir dans la réussite de son pays le rôle qui lui est dû.
Dans sa maison de Nsukka, la ville où il enseigne, Odenigbo reçoit une micro-société qu'Ugwu, âgé de treize ans au début du roman, prend peu à peu l'habitude d'observer en ses moments de loisirs. Il y a Olanna, bien sûr, celle dont Odenigbo est amoureux et qui deviendra la "madame" d'Ugwu ; Okéoma, le poète, secrètement amoureux de la jeune femme ; Melle Adebayo qui, elle, est secrètement amoureuse d'Odenigbo ; le docteur Patel, d'origine indienne ; l'arrogant docteur Ezéka ... et bientôt, Richard Churchill, seul Blanc du roman, qui épousera Kainene, la jumelle d'Olanna et se déclarera lui-même "Biafrais."
Autour d'eux, tout un grouillement de personnages : la mère d'Ugwu, à qui l'odeur du dentifrice utilisé par Odenigbo donne la nausée, Anulika, sa soeur, qui sera violée par cinq envahisseurs haoussas, Nnesinachi, la jeune fille dont rêve Ugwu et qui se mettra en ménage avec un Haoussa, mais aussi le père et la mère d'Olanna et de Kainene, deux exemples-types de Noirs vivant à l'occidentale et qui, dès les premières défaites de l'armée biafraise, s'enfuient à Londres, et enfin toutes ces figures, terrorisées, indifférentes, désespérées, frappées par la folie ou cherchant à survivre au prix de la vie du voisin, qu'Olanna croisera dans son repli vers le village natal d'Odenigbo.
Difficile de les oublier. Difficile d'oublier la façon dont Ngozi Adichie nous remet en mémoire la terrible famine qui s'abattit sur le Biafra et qui, avec les combats et les pogroms, fit entre un à deux millions de morts. Difficile de ne pas "voir" ces enfants qui, avec leurs os saillants, leurs ventres bombés comme des melons, et leurs grands yeux creux, nous évoquent les camps de concentration créés par les Britanniques lors de la guerre des Boers et remis au goût du jour par les Nazis avec le succès que l'on sait. Difficile ...
Difficile aussi de ne pas établir le lien entre la disparition de Kainene, Kainene la Cynique, Kainene la Forte, la "moitié" d'Olanna, et cette moitié du soleil qui s'est éteinte le jour où le Biafra est mort.
"L'Autre Moitié du Soleil", un roman qui coule comme le Fleuve de la Nostalgie et du Regret - la nostalgie, le regret de ce qui aurait pu, de ce qui aurait dû être, et qui ne fut jamais. Un roman à la mémoire de Ceux Qui Ne Sont Plus. Un roman pour nous rappeler le Biafra et ce qu'il représenta pour tout un peuple. A lire, c'est sûr. ;o)
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5Arabella
  18 juillet 2016
Je me décide à faire ce commentaire, même si je ne suis pas sûre qu'il ne vaudrait pas mieux que j'attende un petit moment pour essayer d'être un petit peu plus objective pour parler de ce livre, car il a éveillé en moi des réactions négatives, qui dépassent en réalité uniquement ce roman, mais concernent une certaine façon d'écrire, de concevoir la littérature, qui ne me convient pas vraiment.
Le livre de Chimamanda Ngozi Adichie raconte la guerre civile au Nigeria dans les années soixante, marquée par la tentative de sécession du Biafra, la riposte militaire très violente, la famine dans la population civile. Nous suivons une série de personnages, en particulier des jumelles (fausses) Kainene et Olanna, ainsi que leurs familles et proches. Elles sont issues d'une famille très riche, ont suivi leurs études en Grande-Bretagne, Kainene devient femme d'affaires à qui tout réussi, et Olanna universitaire. Et les événements arrivent et tout leur monde bascule.
C'est un roman très habilement fabriqué, j'ai trouvé le début très prenant, l'auteur nous décrit ses personnages d'une façon qui fait que l'on a envie de les suivre, de voir ce qu'ils deviennent. L'écriture est très efficace, sans rien de superflu ni d'enflé. Mais au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture, une lassitude s'installait de plus en plus forte, et un méchant génie que m'envahit régulièrement, me glissait des choses de plus en plus méchantes à l'oreille.
Déjà en ce qui concerne les personnages principaux, après un début prometteur, je trouve que l'auteur ne les développe pas suffisament. Olanna et son mari sont les seuls qui ont vraiment du relief, Kainene est une sorte de sphinx impénétrable, ce qu'elle pense, ce qu'elle veut, demeure parfaitement inconnu. le personnage d'Ugwu, le boy, après un début très prometteur, n'évolue plus, il reste toujours le gamin impressionné et admiratif devant son Master, et en adoration devant Olanna, sa maîtresse.
Mais c'est surtout la façon dont le livre est fabriqué qui me pose question. La construction et l'écriture sont très efficaces. D'une efficacité qui sent terriblement les ateliers d'écriture tels qu'on les pratique aux USA, pays dans lequel l'auteur d'après ce que j'ai lu a fait ses études, elle y a obtenu entre autres un master en création littéraire. Et cette façon aseptisée et somme toute impersonnelle de produire un roman me gêne terriblement. Pour celui-ci comme pour d'autres. Il n'y a finalement pas grand-chose de très personnel dans ce livre, rien de vraiment inspiré. Je trouve que compte tenu du sujet, c'est vraiment dommage. Là je vais peut être aller très loin, mais j'ai eu la sensation que l'auteur nous débitait un peu les passages obligés lorsqu'on parle de guerre civile. Ainsi à un moment donné nous faisons connaissance avec un voisin de la famille d'Olanna. Lorsque ce passage est arrivé, il m'a fait me poser des questions, je ne comprenais pas très bien pourquoi ce passage que je trouvais artificiel et un peu maladroit se trouvait là. Et puis la réponse arrivait plus tard. Parce que le gentil voisin se transformait en assassin sanguinaire et participait au massacre de ses voisins. Je ne veux pas paraître dure et cynique, mais ce genre de récits, on les entend systématiquement dans les récits de différentes victimes de guerres civiles, le choc de voir les gens avec qui on vit et que l'on considère comme des amis se transformer en tueur. Et j'ai eu la sensation que voilà, c'était un truc obligé à mettre dans le roman, et le terrible c'est que l'horreur se transformait en cliché par manque d'inspiration véritable pour en parler. de même que les enfants soldats, réalité terrible, mais en parler uniquement parce qu'il faut en parler, parce que le lecteur attend ces passages, sans arriver à trouver le ton juste et vraiment personnel, m'a mis mal à l'aise.
J'ai eu la sensation d'un livre fabriqué par une universitaire anglo-saxonne, avec un indéniable savoir faire, pour un public international, et en premier lieu anglo-saxon, un truc un peu comme la bouffe internationale dans les hôtels. Pas de mauvaise surprise, mais rien de vraiment excitant. Un peu comme certains de romans indiens récents, fabriqué visiblement pour l'export, selon les règles standard, avec la petite touche d'exotisme, mais surtout pas trop forte pour ne pas déranger le lecteur.
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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
popie21popie21   02 juin 2019
Richard eut l'impression que son corps s'apprêtait à faire quelque chose, à frissonner, à s'effondrer.
" Tu es au courant de ce qui se passe là-bas, alors ?
-- Bien sûr. J'espère seulement que ça ne va pas gagner Lagos. On ne peut vraiment pas prédire ce genre de choses." Susan vida son verre d'un trait. Il remarqua son teint livide, les minuscules gouttes de transpiration au-dessus de sa lèvre. "Il y a des tas et des tas d'Ibos ici -- enfin, ils sont partout, en fait, hein ? On ne peut pas dire qu'ils ne l'aient pas cherché, quand on y pense, avec leur esprit de clan, leur arrogance et leur mainmise sur les marchés. Très juif, en fait. Et quand tu penses qu'ils sont relativement peu civilisés ; on ne peut pas les comparer aux Yoroubas, par exemple, qui ont des contacts avec des Européens sur la côte depuis des années. Je me souviens que quand je suis arrivée ici, quelqu'un m'a dit de faire attention à ne pas engager un boy ibo parce qu'en un rien de temps, il serait propriétaire de ma maison et du terrain sur lequel elle est construite. Encore un petit whisky ?"
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popie21popie21   05 juin 2019
La famine était une arme de guerre nigériane. La famine a brisé le Biafra, a rendu le Biafra célèbre, a permis au Biafra de tenir si longtemps. La famine a attiré l'attention des gens dans le monde et suscité des protestations et des manifestations à Londres, à Moscou et en Tchécoslovaquie. La famine a poussé la Zambie, la Tanzanie, la Côte d'Ivoire et le Gabon à reconnaître le Biafra, la famine a introduit l'Afrique dans la campagne américaine de Nixon et fait dire à tous les parents du monde qu'il fallait finir son assiette.
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caro64caro64   25 mars 2015
La seule véritable identité authentique pour l'Africain, c'est la tribu. Je suis nigerian parce que l'homme blanc a crée le Nigeria et m'a donné cette identité. Je suis noir parce que l'homme blanc a construit la notion de noir pour la rendre la plus différente possible de son blanc à lui. Mais j'étais ibo avant l'arrivée de l'homme blanc.
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popie21popie21   08 juin 2019
Les armes et les conseils que la Grande-Bretagne donnait au Nigéria déterminaient la position des autres pays. Le Biafra appartenait à la "sphère d'intérêt de la Grande-Bretagne". Au Canada, le Premier ministre lança ironiquement : "Où est le Biafra ?" L'Union Soviétique envoyait des techniciens et des avions au Nigéria, ravie de cette occasion d'influencer l'Afrique sans offenser l'Amérique ni la Grande-Bretagne. Et l'Afrique du Sud et la Rhodésie, fortes de leurs politiques de suprématie blanche, jubilaient de cette preuve supplémentaire que les gouvernements dirigés par des Noirs sont voués à l'échec.
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popie21popie21   04 juin 2019
-- David Hunt pense que nous sommes tous des enfants attardés." C'était Okeoma qui parlait. "Il devrait rentrer chez lui. Pourquoi vient-il nous dire comment éteindre le feu alors que c'est lui-même et ses compatriotes britanniques qui ont ramassé le petit bois ?

N.D.L. : David Hunt a occupé la fonction de haut-commissaire de la Grande-Bretagne auprès de la République Fédérale du Nigéria de 1967 à 1969.
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