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ISBN : 207046458X
Éditeur : Gallimard (26/02/2015)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 155 notes)
Résumé :


«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j'aimerais aujourd'hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes.

Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  11 février 2018
Chimamanda Ngozi Achidie - Nous sommes tous des féministes - Folio inédit - 2 euros - 87 pages - lu en février 2018.
Un essai suivi d'une nouvelle "Les marieuses" tirée de son recueil de nouvelles "Autour de ton cou". Son oeuvre à ce jour a été traduite en 30 langues.
"Nous sommes tous des féministes" est une version modifiée d'une conférence donnée par Chimamanda en 2012, lors d'un colloque annuel consacré à l'Afrique.
Chimamanda nous explique que le terme de Féminisme - que le concept même de féminise - est limité par les stéréotypes.
Son livre nous raconte sa jeunesse, les différences de traitement entre les filles/femmes et garçons/hommes.
Elle décide d'être : "Une Féministe Africaine Heureuse" qui ne déteste pas les hommes, qui aime se maquiller, porter des talons hauts, non pas pour s'attirer le regard des hommes, mais pour son propre plaisir.
Elle nous raconte les pressions exercées sur les filles/femmes, déjà à l'école
où les filles n'ont pas le droit d'être chef de classe. Les filles sont reléguées au second plan.
Chimamanda nous présente ainsi quantité d'exemples de la vie quotidienne où les femmes passent pour des êtres inférieurs, voire transparentes.
Et tout cela sans aucune rancoeur, avec même beaucoup d'humour.
La nouvelle "Les marieuses", c'est dur, c'est l'histoire d'une jeune femme Chinaza, mariée contre son gré à un homme choisi par sa famille.
Pour moi, le féminisme, ce n'est pas être "contre les hommes", c'est oeuvrer pour que les femmes soient acceptées partout dans le monde comme ayant les mêmes droits, être l'égale des hommes, nos seules différences sont physiques mais complémentaires.
C'est au travers de ses livres, ses conférences que Chimamanda travaille à faire changer les mentalités, lentement mais sûrement. Bravo Madame, continuez à défendre la cause des femmes de cette manière, non violente, mais tellement parlante. A lire, aussi bien par les hommes que par les femmes.
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Under_The_Moon
  27 juin 2015
Tout simplement éblouissant.
Ce petit essai est un condensé de toute l'intelligence de Chimamanda Ngozi Adichie, cette belle nigériane qui fait partie de ces femmes qui affirment qu'une apparence féminine et un intellect de haut vol ne sont pas incompatibles.
L'auteur part non seulement de ses connaissances mais aussi de son expérience personnelle au Nigéria et aux Etats-Unis pour parler de ces petits "riens" qui font qu'il est parfois difficile d'être une femme dans nos société moderne. le tout servi par une écriture très fluide ; et cela donne la sensation que l'auteur est en pleine conversation 'amicale' avec nous.
Inutile de faire un développement sur les arguments qu'elle avance - à chacun de le lire ! -, ce qui me paraît le plus important, c'est qu'elle met en avant la responsabilité de chacun dans ce résultat. Notre société à beaucoup changée ces 100 dernières années, par contre l'éducation et les représentations que nous ne faisons de ce qu'est un homme et de ce qu'est une femme... beaucoup moins !
Alors oui, nous avons tous notre responsabilité. Et notre responsabilité de lecteur intelligent consiste à se précipiter sur ce livre !
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Myriam3
  07 octobre 2016
Moins d'une centaine de pages en tout pour un essai et une nouvelle: je dois dire que cette lecture me laisse sur ma faim. Chimamanda a une écriture si claire qu'on entre tout de suite dans ses mots et qu'on la suit sans problème. Dans le premier essai, elle revendique ces idées féministes qu'on lui reproche, ses amis pour commencer. Elle prend pour cadre le Nigeria comme exemple d'une société où la femme doit montrer patte blanche pour être acceptée, mais l'Europe n'est pas en reste quand il s'agit de remettre la femme à sa place. Même si la plupart de ses propos ne proposent rien de novateur, ça mérite d'être rappelé; mais j'aurais aimé que ça aille un peu plus loin.
Quant à la nouvelle Les Marieuses, on retrouve le thème des différences culturelles entre les Etats-Unis et l'Afrique, la tradition du mariage arrangé, l'adaptation. Cette écriture, si directe, donne envie d'en lire plus.
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dedanso
  02 février 2018
Ce tout petit livre regroupe un discours prononcé par l'auteur lors d'un colloque consacré à l'Afrique et une nouvelle, tous les deux ayant pour thème la condition féminine dans le monde.
Le discours est des plus intéressants même si je trouve que Chimamanda Ngozi Adichie n'énonce que des évidences (en même temps je suis déjà convaincue donc je ne suis pas sûre que ce discours me soit destiné).
Après avoir contré les différents arguments selon lesquelles la femme se porte bien aujourd'hui, ou que les féministes n'aiment pas les hommes, l'auteur nigériane insiste sur le fait que c'est par une meilleure éducation de nos enfants, filles et garçons, que l'injustice du déterminisme des genres disparaîtra.
Elle base ses affirmations sur son vécu personnel, à la fois au Nigéria et aux Etats-Unis, ce qui les rend plus personnelles et donc plus universelles.
Dans la nouvelle "Les Marieuses", Chimamanda Ngozi Adichie évoque là encore la condition féminine, de manière très brutale car très réaliste, à travers deux personnages féminins : la narratrice, mariée par son oncle à un nigérian vivant (vivotant) aux Etats-Unis et Nia, voisine afro-américaine.
Ce qui m'a frappée dans cette nouvelle, au-delà de l'horreur du mariage arrangé, c'est cette "obligation" ressentie par les immigrés d'abandonner leur propre culture, et par là non seulement leurs habitudes, leurs plaisirs, leurs envies mais surtout ce qui fait qu'ils sont ce qu'ils sont.
Les marieuses éclaire en peu de pages à la fois sur la culture nigériane, la culture américaine, l'immigration et la place de la femme dans la société ou au sein du couple.
Chimamanda Ngozi Adichie - mais je le savais déjà grâce à ma lecture d'Americanah - écrit avec beaucoup d'humour, et d'amour, sur la réalité du quotidien. Elle est d'un optimisme qui ne se crie pas mais qui fait son bonhomme de chemin, avec grâce et naturel, comme son écriture.
"Outre la colère, je ressens de l'espoir parce que je crois profondément en la perfectibilité de l'être humain."
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Aelinel
  09 septembre 2017
Nous sommes tous des féministes est divisé en deux parties : la première (qui a donné son nom à l'essai) est un texte tiré d'un discours prononcé par l'auteure lors de la conférence TED (Technology Entertainment Design) sur l'Afrique, en décembre 2012. La seconde intitulée Les marieuses, est l'histoire de Chinaza, une jeune nigériane mariée par son oncle et sa tante à un homme qu'elle ne connaît pas, émigré aux Etats-Unis.
Dans Nous sommes tous féministes, Chimamanda Ngozi Adichie revient sur le sens du mot « féministe ». Elle l'a entendu pour la première fois lorsqu'elle avait quatorze ans par la bouche de son cousin. À l'époque, se faire traiter de « féministe » était peu flatteur dans son pays, le Nigéria. Il désignait une femme fauteuse de trouble, refusant le mariage et irrémédiablement contre les hommes de manière violente. L'auteure a parfois même été choquée d'entendre dire à son sujet qu'elle faisait peur aux hommes et que certaines femmes auraient pu être influencée de mauvaise manière par elle. Alors dans ce discours, Chimamanda a souhaité redéfinir le féminisme et expliquer qu'être féministe ne signifie pas être contre les hommes mais se positionner en tant que son égal. D'ailleurs, le féminisme disparaîtra de lui-même lorsque cette égalité sera atteinte. Et il y a encore beaucoup de travail à faire! Elle cite ainsi plusieurs exemples : lorsqu'un couple arrive dans un restaurant, au Nigeria, la femme est copieusement ignorée par le serveur ou lorsque cette dernière donne un pourboire, c'est l'homme qui l'accompagne qui est remercié. Il est en effet inconcevable qu'une femme possède elle-même ses propres économies… Pour remédier à cet état, l'auteure propose alors d'éduquer les jeunes générations en ce sens et de traiter les garçons comme les filles. le changement sera long et se fera sur plusieurs générations mais les choses peuvent évoluer.
Pour en revenir sur la situation en France, avant les années 70, nous n'étions pas loin de ce qu'il se passe au Nigéria. N'oublions pas que les femmes étaient assujetties à un homme (son père puis son mari), ne pouvaient pas avoir leur propre compte et qu'il était préférable pour elle de se marier et d'avoir des enfants plutôt que de suivre des études… Les femmes ne pouvaient pas non plus disposer de leur propre corps en utilisant des moyens contraceptifs (La loi le permettant date de 1967) ou en ayant recours librement à l'avortement (autorisé à partir de 1975 par la Loi Weil). Et quand je vois aujourd'hui que ces droits acquis depuis sont constamment remis en question que ce soit en Europe comme en Pologne ou en Espagne et Outre Atlantique, aux Etats-Unis…
Juste un petit mot sur Les Marieuses avant de conclure : j'ai beaucoup aimé ce court récit d'une cinquantaine de pages. Je trouve l'écriture de Chimamanda très percutante. Elle n'hésite pas à dénoncer des sujets qui lui tiennent à coeur comme les mariages arrangés, l'intégration des immigrés aux Etats-Unis ou le problème de l'égalité Homme/Femme. En effet, Chinaza n'a pas eu d'autres choix que d'épouser Ofodile (son oncle et sa tante qui ont organisé son mariage, l'ont recueilli à la mort de ses parents et elle avait une soi-disante dette envers eux). En arrivant aux Etats-Unis, il s'avère que son mari rejette complètement ses origines nigérianes dans le seul but de s'intégrer (à un tel point, qu'il change son nom en Dave Bell) et elle qui rêvait à son indépendance en travaillant, s'ennuye chez elle en attendant que son mari fasse la demande de la fameuse Green Card.
En conclusion, Nous sommes tous des féministes est une invitation à la réflexion sur les conditions de la femme : loin des clichés de la féministe arracheuse de soutiens-gorge et émasculatrice d'hommes, au contraire, Chimamanda Ngozi Adichie apporte un éclairage pas forcément neuf mais qui prête néanmoins à réfléchir. Pour la petite anecdote, son slogan « We should all be feminists » a été repris par Rihanna pour une ligne de ses vêtements ou Beyoncé dans sa chanson Flawless.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
babounettebabounette   11 février 2018
Nous sommes tous des féministes
Nous apprenons la honte à nos filles.
Croise les jambes. Couvre-toi. Nous les persuadons qu'elles sont coupables simplement parce qu'elles sont de sexe féminin. Aussi, en grandissant, deviennent-elles des femmes incapables d'exprimer leur désir. Qui s'imposent le silence. Qui ne peuvent dire ce qu'elles pensent. Qui ont élevé la simulation au rang d'une forme d'art.
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Pirouette0001Pirouette0001   20 mars 2015
D'après un journaliste, (il fallait) éviter à tout prix de me présenter de la sorte (comme féministe) car les féministes sont malheureuses, faute de trouver un mari.
Cela m'a incitée à me présenter comme une Féministe Heureuse.
Puis une universitaire nigériane m'a expliqué que le féminisme ne faisait pas partie de notre culture, que le féminisme n'était pas africain, et que c'était sous l'influence des livres occidentaux que je me présentais comme féministe.
(...) puisque le féminisme n'était pas africain, j'ai décidé de me présenter comme une Féministe Africaine Heureuse.
C'est alors qu'un de mes proches amis m'a fait remarquer que me présenter comme féministe était synonyme de haine des hommes. J'ai donc décidé d'être désormais une Féministe Africaine Heureuse qui ne déteste pas les hommes, qui aime mettre du brillant à lèvres et des talons hauts pour son plaisir, non pour séduire les hommes.
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Under_The_MoonUnder_The_Moon   28 juin 2015
We teach girls to shrink themselves, to make themselves smaller.
We say to giirls, 'You can have ambition, but not too much. You should aim to be successful but not too successful, otherwise you will threaten the man. If you are the breadwinner in your relationship with a man, pretend that you are not, especially in public, otherwise you will emasculate him.'


(en VF : Nous apprenons aux filles à se diminuer, à se sous-estimer.
Nous leur disons : Tu peux être ambitieuse, mais pas trop. Tu dois viser la réussite, mais pas trop. Tu dois viser la réussite sans qu'elle soit trop spectaculaire, sinon tu seras une menace pour les hommes. Si tu es le soutien de famille dans ton couple, feins de ne pas l'être, notamment en public, faute de quoi tu l'émasculeras. )
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penemavpenemav   12 mars 2015
Certains me demandent : "Pourquoi employer le mot féministe? Pourquoi ne pas vous contenter de dire que vous croyez profondément aux droits de l'homme, ou quelque chose comme ça?" Parce que ce serait malhonnête. Le féminisme fait à l'évidence partie des droits de l'homme, mais se limiter à cette vague expression des droits de l'homme serait nier le problème particulier du genre. Ce serait une manière d'affirmer que les femmes n'ont pas souffert d'exclusion pendant des siècles. Ce serait mettre en doute le fait que ce problème ne concerne que les femmes. Qu'il ne s'agit pas de la condition humaine mais de la condition féminine. Durant des siècles, on a séparé des êtres humains en deux groupes, dont l'un a subi l'exclusion et l'oppression. La solution à ce problème doit en tenir compte, ce n'est que justice.
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MaldororMaldoror   05 avril 2016
"Qu'est-ce que nous n'avons pas fait pour toi ? Nous t'élevons comme notre propre enfant et ensuite nous te trouvons un 'ezigbo di' ! Un docteur en Amérique ! C'est comme si on t'avait décroché le gros lot !" dit tantie Ada. Elle avait quelques poils au menton et tirait sur l'un d'eux en parlant.
Je les avais remerciés tous les deux pour tout - m'avoir trouvé un mari, m'avoir prise chez eux acheté une paire de chaussures neuves un an sur deux. C'était la seule façon de ne pas me faire traiter d'ingrate. Je ne leur ai pas rappelé que j'aurais voulu repasser l'examen du JAMB et me présenter à l'université, que pendant des années de secondaire, j'avais vendu plus de pain à la boulangerie de tantie Ada que toutes les boulangeries d'Enugu, que les meubles et les sols de la maison brillaient grâce à moi.
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Entretien avec Chimamanda Ngozi Adichie.
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