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EAN : 9782246809012
368 pages
Éditeur : Grasset (02/09/2013)

Note moyenne : 2.73/5 (sur 37 notes)
Résumé :
« Florence, Suzanne, Judith. Elles forment une sarabande dans ma tête. Leur amitié m'a construite et m'a rendu différente. Avec elles, j'ai ressenti ce à quoi nous ne pensions jamais, ce que vivre signifiait. »Une nuit d'été, la narratrice se réveille, submergée par une vague de souvenirs qu'elle croyait enfouis dans l'oubli. Sous ses yeux défilent les vies de trois amies avec qui elle a grandi, trois femmes aux destins poignants, trois parties d'elle qu'elle rassem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Jean-Daniel
  03 décembre 2018
Journaliste, historienne et écrivain, Laure Adler est l'auteur de divers essais ainsi que de plusieurs biographies sur des femmes célèbres (Duras, Arendt, Weil...). Surtout connue dans le domaine littéraire pour ses biographies - celle très controversée de Marguerite Duras a été critiquée en raison de nombreux « emprunts » - elle aborde dans « Immortelles », son premier roman, un thème qui lui est cher, l'amitié féminine, à travers les portraits croisés de trois femmes qui ont compté dans sa vie. Trois femmes, trois personnalités et parcours différents, leur point commun, c'est qu'elles ont disparu.
Le lecteur fait petit à petit connaissance avec ces trois femmes dont il suit la trajectoire depuis leur enfance mouvementée. Passant d'une amie à l'autre, le lecteur peut se sentir parfois désorienté car les situations sont quelquefois confuses, pour certains les histoires peuvent paraître sans grand intérêt, mais c'est surtout passablement écrit.
Le sentiment de bienveillance de la part de la narratrice est omniprésent dans cet hommage à l'amitié qui a fait de ses amies, à ses yeux, des « immortelles ». Ce roman sur l'amitié féminine est davantage destiné à un public féminin, est-ce la raison pour laquelle j'ai dû me forcer à finir ce livre ?
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mollymon
  30 avril 2019
Les immortelles sont trois femmes dont l'auteur fait le portrait depuis leur enfance jusqu'à leur disparition. Elles ne se connaissent pas mais ont en commun d'avoir été amie avec la narratrice.
Florence, Suzanne et Judith auraient pu faire l'objet d'une nouvelle mais l'auteur a choisi de les présenter chacune leur tour dans des chapitres consacrés à une période de la vie. Le sentiment de l'innocence, la perception de l'existence, le sentiment sexuel, le surgissement du réel et l'apprentissage de la désillusion, fragmentent le récit de leurs destinées.
Ce procédé, bien qu'original, donne une impression fort brouillonne qui m'a empêchée de m'attacher à aucune de ces femmes. Ma faible faculté de concentration n'a pas résisté à ces allers-retours où à peine entrée dans l'intimité de l'une, il faut déjà la quitter pour passer à l'autre. J'ai fini par tout mélanger...
A mi-lecture, j'ai décidé d'abandonner en me faisant la promesse de m'y remettre plus tard mais en lisant ces histoires différemment, en ne suivant pas le fil imposé par l'auteur. C'est à dire de sauter les paragraphes pour ne suivre qu'une seule femme à la fois. Parce qu'elles le valent bien ! ☺
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nathalia1307
  10 septembre 2013
Quand je cherche à me rappeler ce qui c'est passé à ce moment là, cela vient par fragments, puis ça repart sans que je sache pourquoi. C'est chaotique, discontinu, comme ces feux d'artifice à l'intérieur de la rétine qui surgissent en plein jour alors qu'on ne s'y attend. Avec le temps, les souvenirs se disloquent et les quelques images et sensations que je crois garder sont peut être des reconstitutions de ma mémoire, qui me fait le plus défaut.

Je connais fort mal Laure Adler, la journaliste et jusqu'à présent je n'ai lu que le livre "Les femmes qui aiment sont dangereuses."

Laure Adler évoque dans ce roman quatre femmes, la narratrice dépeint trois de ses amies, Florence, Judith et Suzanne qu'elle a eu l'occasion de connaître dès sa jeunesse. Ici, il n'est pas question de portraits, ni d'hommages, ni d'éternel féminin.

La narratrice dépeint à merveille ses trois femmes, de l'enfance jusqu'à leur disparition, à chaque âge de la vie, permettant une évocation sommaire de la condition féminine, dans les années 60,70.

Les années 60 relate l'enfance de chacune d'entre elle, un passage du roman que j'ai jugé "retro" , sans jugement de ma part; je l'ai lu avec la curiosité d'une fille sur l'époque de sa maman.
Chacune grandit dans des milieux et des foyers différents, le contraste est cuisant entre elles. Suzanne, vivant avec sa mère célibataire, situation sociale difficilement acceptable et montrée du doigt. Suzanne ne croise sa mère qu'au petit déjeuner et au repas du soir. Cette dernière contrainte à accepter les horaires de nuit de son métier d'infirmière, les horaires de jour étant confiés aux "mères de famille" avec un vrai foyer.
Le foyer de Judith, dont les parents Juifs ont fui pour l'Argentine durant la dernière guerre, reste marqué par les injustices faites aux Juifs; elle grandit loin de sa culture originelle, tout en s'épanouissant dans une autre culture.
Florence voit sa mère, dépérir dans sa situation de femme d'intérieur, qui jour après jour voit la folie la gagner, jusqu'à l'inévitable.
Pourtant, ces jeunes filles entretiennent des relations mère-fille uniques et fortes, conditionnant leur devenir.

Puis, les années 70 laissent s'épanouir ses trois femmes, l'époque est propice à la libération et la narratrice sublime chaque rencontre avec chacune d' elle, elle n'oublie aucun détails, leur charme, leur défaut, leur existence, et les relations d'amitié se tissent, s'épanouissent. Lors du festival d'Avignon en 1968 Florence croise la narratrice au camping de l'île de la Barthelasse.
Puis sur les bancs de la Sorbonne, c'est Judith et la narratrice étudiantes en psychologie, ne loupant pas un cours de Deleuze.
L'amitié avec Suzanne est plus ancrée, la narratrice l'a aidé à échapper à ses mauvais choix, Suzanne va devenir psychiatre.

Laure Adler a construit chaque histoire indépendamment, ce n'est pas une histoire d'amitié entre copines, j'aurai presque envie d'ajouter que j'aurai aimé en savoir plus sur chacune d'elles.

Et puis, non, ces trois femmes n'existent que dans le moment de cette lecture, elles s'oublient et il faudra à nouveau ouvrir ses pages pour les retrouver. Une démonstration d'amitié.

Un roman, que j'ai hâte de partager avec ma mère et quelques collègues, histoires de discuter entre femmes.
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TRIEB
  07 septembre 2013
L'amitié, ce sentiment si précieux, peut nous conduire à un peu d'éternité. C'est à cette célébration que souhaite nous faire assister Laure Adler dans son roman Eternelles. C'est le récit des parcours de trois femmes, Judith, Suzanne, et Florence qui ont toutes, à différents moments de leurs vies respectives, rencontré la narratrice, l'ont marquée, influencée, façonnée dans ses choix de vie, affectifs, sociétaux.
Judith, a passé son enfance en Argentine, issue d'une famille d'origine juive polonaise. Sa mère, Ethel, connaîtra la France durant la seconde guerre mondiale .Suzanne, marquée dès l'enfance par l'absence d'un père parti, dit-il, installer des filiales pour le compte d'une grande entreprise au Brésil, éprouve très tôt l'impératif de la recherche de la liberté ; elle se compare à Albertine, personnage de la recherche du temps perdu. Elle est devenue « une fille murée »
Florence, pour sa part, cherche son salut dans les spectacles, dans le théâtre, art dont elle est éprise .Elle fréquente assidûment le festival d'Avignon, assiste aux débordements du Living Theater, à la mise en cause de Jean Vilar par des contestataires.
Ce qui lie la narratrice à ces trois femmes, ce sont des dettes culturelles, des influences : ainsi Suzanne fait-elle découvrir Les nourritures terrestres de Gide au cours de séance de lecture commune.
Bien plus tard, c'est Judith qui assiste avec la narratrice au séminaire de Lacan. Elles découvrent les cours de Julia Kristeva, de Benveniste tandis que Suzanne, qui a intégré l'univers médical, se passionne pour les patients de la clinique de la Borde, dirigée alors par le psychiatre Félix Guattari.
Ces femmes, chacune dans leur parcours, s'apprennent à vivre, à aimer, à avorter, pour ce qui concerne Judith. Elles rayonnent de leurs passions, telle l'implication dans les actions humanitaires pour Suzanne.
La fin du récit est amère ; l'auteure avoue : « La faucheuse n'a pas été tendre avec notre génération. Pas de plan de vie, pas de désir particulier de rester en vie .Nous n'y pensions même pas .Nous nous sentions immortelles. »
On retiendra de ce roman cet hymne à l'amitié, à la rencontre des autres, cet appel à « dormir le coeur ouvert, comme le chantait Gilles Vigneault .Ce roman célèbre aussi l'utopie, le pouvoir des idées et des personnes sur nos vies. Précieux rappel s'il en fût.
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claudeparis
  14 mai 2014
Les années 60-70 furent des années difficiles, surtout pour les jeunes. Mai 68 ne fut pas un hasard. La Guerre était encore présente dans les esprits, d'autant que cette jeunesse était née pendant ces années terribles. Il y avait un fossé entre les parents qui voulaient imposer à leurs enfants la discipline qu'ils avaient reçue et qui était devenue obsolète, et ces jeunes qui voulaient "vivre et être libres". Dès lors le sentiment d'amitié est devenu très fort : la famille, c'était désormais les amis.
Roman autobiographique ? Sûrement car sur certains points il faut avoir vécu soi-même avec force ce besoin d'amitié qui reliaient ces trois filles à la narratrice.
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critiques presse (2)
Culturebox   11 septembre 2013
Gageons que ce roman largement autobiographique parlera davantage à la frange de lecteurs (trices) nostalgiques des golden sixties ou des utopies seventies qu'aux plus jeunes. Mais il a la vertu de rappeler le cauchemar que fut l'avortement dans les années 60 et de ressusciter la ferveur qui a pu entourer des psychiatres voulant faire tomber les murs des asiles, en un temps de crise moins généreux.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox   09 septembre 2013
Roman sur la force de la jeunesse, ses espérances, et les accidents de la vie, "Immortelles" est une plongée dans les années 60 et 70 qui chante l'amitié féminine.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
TRIEBTRIEB   07 septembre 2013
La faucheuse n’a pas été tendre avec notre génération. Pas de plan de vie, pas de désir particulier de rester en vie .Nous n’y pensions même pas .Nous nous sentions immortelles.
Commenter  J’apprécie          60
JaquotteJaquotte   04 février 2014
Vouloir comprendre son enfance, le rôle de sa mère,le poids des préjugés,est une recherche à haut risque qui me fait penser à la descente dans une grotte dont on ne sait si on pourra remonter.
Commenter  J’apprécie          50
nathalia1307nathalia1307   10 septembre 2013
Quand je cherche à me rappeler ce qui c'est passé à ce moment là, cela vient par fragments, puis ça repart sans que je sache pourquoi. C'est chaotique, discontinu, comme ces feux d'artifice à l'intérieur de la rétine qui surgissent en plein jour alors qu'on ne s'y attend. Avec le temps, les souvenirs se disloquent et les quelques images et sensations que je crois garder sont peut être des reconstitutions de ma mémoire, qui me fait le plus défaut.

+ Lire la suite
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claudeparisclaudeparis   14 mai 2014
Peut-être un jour... Je garde l'espoir de nous retrouver.
Aujourd'hui, je vis mes mortes dans une sorte d'attention flottante. Elles me rendent visite. Surtout la nuit. Elles peuvent même revêtir l'apparence de doubles dans la lumière du jour.
Pour moi, elles sont immortelles.
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lulu8723lulu8723   27 août 2020
Florence s'abandonnait à la maladie. La bête prédatrice l'avait emmenée dans sa tanière et l'avait griffée si fort qu'elle ne pouvait plus en sortir. Elle parlait de moins en moins. Elle répondait par onomatopées. Venir la voir signifiait pouvoir capter son regard et parler avec les yeux. Après elle se rendormait.
Page 344-345
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