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ISBN : 2811212817
Éditeur : Milady (19/09/2014)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Paris, 1884, Rose de Saulnay est une jeune femme en avance sur son temps et a un goût immodéré pour la mode, ce que ne manque pas de lui reprocher son mari violent. C’est grâce à sa rencontre avec Alexander Wright, le couturier le plus en vue de la capitale, que Rose trouve le courage de réaliser son rêve : elle ouvre une boutique de confection. C’est le début d’une période à la fois difficile et grisante. Mais la passion qui lie Rose et Alexander se transforme peu ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  12 octobre 2014
Après deux ou trois ouvrages assez denses, j'avais envie de quelque chose de léger, aussi bien dans le fond que dans la forme. Et quoi de mieux qu'une petite romance historique pour se vider la tête tout en passant un agréable moment ? Attention, certaines romances historiques sont parfois tellement niaises (et pas du tout historiques) qu'au lieu de me détendre, elles m'agacent et me crispent.
Je suis un minimum exigeante avec le genre et aime y trouver un contexte assez riche et des héros crédibles ; ce en quoi je suis malheureusement souvent déçue… mais ce n'est pas le cas ici ! L'intrigue est certes cousue de fil flanc et donc sans grande surprise, mais l'héroïne a su me convaincre sur la durée et Camille Adler a réussi à apporter un petit truc en plus qui fait la différence.
Paris, dernier quart du XIXe siècle. Les femmes sont toujours sous le joug des hommes, passant de la main/protection du père à celle du mari. Pour beaucoup d'entre elles, un semblant de liberté commence avec le mariage, encore faut-il bien choisir l'époux en question. Malheureusement, le choix ne concorde alors pas forcément avec l'amour, surtout lorsqu'une fortune est en jeu.
C'est ainsi que Rose, la vingtaine, se laisse passer la bague au doigt, flattée d'être courtisée par un homme riche et à la bonne réputation. Trois ans après avoir convolé en justes noces, elle le regrette amèrement et dépérit de son côté, brisant sa solitude à l'aide de sa première femme de chambre avec laquelle elle confectionne toute sa garde-robe. Les rendez-vous du vendredi avec d'autres femmes de sa condition ne la divertissent plus, elle ne peut soulager sa peine et avouer la violence de son époux à celles qui la jalousent, persuadées que Rose mène une vie de rêve. Dans cette triste monotonie, la jeune femme va faire la connaissance d'Alexander Wright, un anglais, couturier très en vogue dans la capitale. Elle doit lui commander une robe pour le prochain bal costumé, son mari estimant que confectionner ses tenues n'est pas digne de son rang et apporte la honte sur leur couple.
Evidemment, coup de foudre (ou presque) entre les deux passionnés de mode mais, en 1884, si l'on fermait facilement les yeux sur les infidélités des hommes mariés, il n'en était évidemment pas de même pour les femmes. La situation est donc difficile pour Rose, voire inextricable. Heureusement, et on s'en doute, tout est bien qui finit bien grâce au concours de plusieurs personnages secondaires qui sont d'un immense soutien pour la demoiselle.
Dans le genre, on nous vend souvent des héroïnes fortes et indépendantes qui perdent pourtant tout intérêt (et intelligence) dès qu'un Apollon (parce qu'elles ne sont forcément entourées que de beaux mâles très virils, généralement écossais) entre dans leur champ de vision (ce qui, il n'est plus nécessaire de le répéter, m'agace plus que franchement lorsque je lis des romances, historiques ou non d'ailleurs). Rose soie évite heureusement cet écueil… merci à Camille Adler pour cette héroïne qui m'a convaincue de la première à la dernière page ! Au début plutôt discrète, Rose va s'avérer finalement très courageuse pour son époque. Je l'ai beaucoup appréciée et ne doute pas qu'elle touchera un grand nombre de lectrices.
Alexander Wright, beau célibataire très convoité, difficile à approcher et pas toujours très causant de prime abord, est sans doute possible un petit clin d'oeil au célèbre Fitzwilliam Darcy d'Orgueil et préjugés. le parallèle est encore plus présent dans la déclaration finale : « Vous n'étiez pas comme toutes ces autres femmes, qui ne cessent de me poursuivre, qui se comportent avec moi comme si j'étais un chien qui leur devait tout, et vous m'avez intrigué tout d'abord pour cela. J'ai aimé que vous me teniez tête, et que vous me considériez comme votre égal ». Wright ne possède pas le charisme et la richesse de Darcy mais la référence est très plaisante !
Le couple s'entoure de personnages secondaires marquants et particulièrement indispensables à la bonne marche de l'intrigue. C'est notamment le cas de Louise, la première femme de chambre qui évolue dans l'ombre de Rose, figure sympathique dont la présence pas si discrète est rassurante et apporte un vent de fraicheur dans les moments difficiles.
Camille Adler se passionne pour les costumes historiques et de films et voue un culte au personnage de Rose (Kate Winslet) dans Titanic (ce que j'approuve). Elle reproduit de nombreuses tenues de ses mains et maîtrise donc particulièrement le sujet.
C'est ainsi que vous pourrez profiter de nombreux détails et d'un vocabulaire généreux consacrés à la mode : noms des différentes robes et leurs coupes, tissus, accessoires, coiffures… voilà qui apporte de la matière au texte, le rend beaucoup plus riche et palpable. Même s'il n'est pas toujours évident de se représenter parfaitement la tenue décrite par l'auteure, notre imaginaire fait ce qu'il faut et les scènes apparaissent facilement sous nos yeux. A côté des romances historiques faibles et peu garnies en détails, voilà qui change… et ça fait plaisir !
En ce qui concerne les dialogues et par extension les agissements des personnages, j'ai l'impression que l'époque est plutôt bien respectée (mais je ne suis pas une experte, loin de là !). On ne se retrouve pas avec un niveau de langue familier ou trop oral (mais ça reste très fluide à lire) et les figures semblent tenir compte des règles de bienséance de cette fin de XIXe siècle français. Si ce n'est peut-être pas parfait pour les puristes, au moins, ça ne détone pas et pour le coup, ça me suffit !
Alors qu'il m'arrive fréquemment d'être tatillonne avec les romances que je peux lire (surtout lorsqu'elles sont qualifiées d'historiques), j'ai passé un excellent moment avec Rose soie. L'héroïne courageuse et attachante évolue dans un Paris en pleine transformation où la mode commence à s'installer dans les magasins. J'ai aimé le contexte, tous les détails liés aux costumes et la jolie relation, crédible, qui se met en place entre Rose et le grand couturier. On connait le dénouement dès la lecture de la première ligne mais on aime tourner les pages pour y arriver. Une romance historique qui donne le sourire aux lèvres !
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afleurdemots
  07 novembre 2014
Inscrivant son intrigue sous le signe de la romance, c'est au coeur de la Belle Epoque que Camille Adler a choisi de situer l'action de son premier roman. Avec « Rose soie », la jeune auteure s'essaie ainsi à un des genres les plus difficiles de la littérature : le récit historique. Un exercice particulièrement périlleux puisque nécessitant, par définition, une parfaite maîtrise du sujet et une connaissance approfondie de l'époque où est censée se dérouler l'intrigue.
Face à cette double difficulté, la jeune romancière laisse pourtant rapidement entrevoir un réel potentiel. Grâce à un style agréablement fouillé, Camille Adler immerge en effet, très vite et sans difficulté, le lecteur dans l'ambiance du Paris de la fin du XIXème siècle. Combinant élégance et raffinement (et s'inspirant probablement de la plume de certains auteurs de l'époque), son écriture semble ainsi témoigner d'un souci évident d'authenticité et d'une quête d'excellence très appréciable !
Pourtant, en dépit du soin tout particulier que Camille Adler semble avoir porté à l'écriture, la romance concoctée par l'auteure ne parvient malheureusement pas à éviter les écueils du genre. En effet, plombée par une construction trop académique et convenue, qui laisse dès lors peu de place aux effets de surprise, l'intrigue de « Rose soie », cousue de fil blanc de bout en bout, peine à faire mouche ! Ainsi, malgré un effort évident sur la forme, le fond du récit manque donc d'aboutissement et d'un soupçon de génie pour véritablement éblouir le lecteur qui ne tarde pas à deviner la tournure des évènements et l'issue parfaitement prévisible du récit. Les rouages de l'intrigue nous deviennent en effet rapidement évidents, et l'on repère bientôt les (nombreuses) coïncidences trop flagrantes pour être réellement plausibles, tout en anticipant sans grande difficulté le rôle clé que vont être amenés à jouer certains protagonistes.
Par ailleurs, ne prenant pas suffisamment le temps d'installer les situations porteuses de sens et propices à l'instauration d'une véritable tension dramatique, l'auteure peine à faire émerger des enjeux assez forts pour tenir le lecteur en haleine et, face à une succession de difficultés trop facilement surmontées par l'héroïne, la légèreté de l'intrigue prend bientôt le pas sur des thématiques et des axes de réflexion plus consistants. Ainsi, si à travers le combat de son héroïne, Camille Adler nourrit l'intention louable d'explorer le thème (bien qu'archi-rebattu) de l'émancipation de la femme, le traitement du sujet se révèle un peu trop attendu et superficiel pour marquer les esprits. Dans un souci davantage esthétique que de réflexion, la romancière semble en effet concentrer ses efforts sur les aspects plus anecdotiques du récit (en particulier la description des tenues vestimentaires) au détriment d'un travail plus appuyé sur la psychologie de ses personnages ou d'une meilleure exploitation du contexte historique. Un parti-pris qui aboutit à diluer peu à peu les thématiques fortes de l'histoire dans des sujets de moindre consistance, contribuant à amputer l'intrigue d'une grande part de son potentiel tout en lui faisant perdre en puissance et en profondeur.
De même, si certaines phrases semblent parfois revêtir des accents de Zola, la beauté du style demeure globalement inconstante, laissant en fin de compte peu de doutes au lecteur quant à l'époque à laquelle a été écrit le roman. Les constructions recherchées et poétiques laissent ainsi parfois la place à des dialogues sonnant faux, car dépouillés et artificiels, qui contrastent lourdement avec le raffinement et la subtilité d'autres passages. Un sentiment d'autant plus marqué que l'écriture sombre parfois dans la lourdeur et la pédagogie dès lors que l'auteure tente de glisser (mais de façon assez maladroite) certaines informations relatives aux moeurs de l'époque.
A noter, pour finir, les multiples allusions à diverses oeuvres littéraires et cinématographique dont l'auteure imprègne son intrigue. Car en dehors du contexte historique qui évoque immanquablement Zola, Camille Adler mâtine en outre son récit d'autres références à des oeuvres célèbres. Ainsi, le britannique et mystérieux Alexander Wright n'est pas sans rappeler le personnage de Darcy imaginé par Jane Austen, tandis que certaines répliques semblent tout droit tirées du film Titanic (sans parler du prénom parfaitement évocateur de l'héroïne ;) !). Ce soupçon de Zola dans le style, cette pointe de Jane Austen dans les personnages et ce zeste de Titanic dans les dialogues, apparaissent comme autant d'ingrédients de choix dans l'élaboration d'une intrigue de qualité, mais paradoxalement, leur mélange ne parvient jamais à complètement prendre au cours du récit. Car si les clins d'oeil sont plutôt bien pensés et les intentions louables, il manque définitivement à l'ensemble une touche de personnalité et un brin d'originalité pour que l'alchimie puisse opérer. de fait, bien que sympathiques, cette surenchère de références s'empilant les unes sur les autres finit à terme par desservir l'intrigue, allant même jusqu'à lui faire perdre de son identité propre. Un constat d'autant plus dommageable que l'idée initiale était pourtant alléchante et le désir d'hommage tout à fait louable…
* * *
Avec « Rose soie », Camille Adler nous livre une romance historique sans prétention, qui séduira à coup sûr les amateurs du genre en quête d'une lecture légère, tout en laissant probablement sur leur faim ceux désireux d'un récit historiquement plus abouti. Si l'auteure semble donc embrasser pleinement le parti-pris du divertissement, la construction trop sage du récit combinée à la prévisibilité désarmante de l'intrigue laissent malheureusement peu de place à de grands moments d'émotion pour le lecteur qui ne tarde pas à mettre à jour tous les tenants et aboutissants de l'histoire. En dépit d'un style luxuriant et raffiné, évoquant par moments les auteurs du XIXème siècle, l'intrigue cousue de fil blanc et le contexte historique relativement peu exploité ne permettent cependant pas d'offrir de véritable bijou de réflexion quant au thème de l'émancipation de la femme à cette époque.
Si « Rose soie » manque donc encore d'originalité et de caractère pour pleinement convaincre, Camille Adler laisse déjà entrevoir, avec ce premier roman, des qualités d'écriture indéniables et un potentiel certain ! Une jeune auteure prometteuse et à suivre de près !
Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Milady pour leur confiance !
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Elamia
  26 juillet 2015
Encore une fois, Milady sait choisir ses auteurs lorsqu'il s'agit de romance historique.
C'est une jolie leçon de courage et d'émancipation que nous offre Camille Adler dans ce roman assez court mais réussi. Effectivement en très peu de pages, et à travers un récit qui se lit en quelques heures, elle bâtit une histoire riche et pleine de détails qui la rendent encore plus réaliste.
Nous découvrons l'histoire de Rose, jeune fille de la noblesse anglaise mariée à un homme complètement détestable, violent, égoïste, paranoïaque et jaloux. de ce mariage de convenance, Rose ne tire aucune satisfaction, et très vite, l'on a pitié de cette jeune femme, qui est enfermée autant moralement que physiquement par cette homme manipulateur. Bien heureusement, Rose nourrit une passion débordante et un talent inné pour la couture, et c'est sans nul doute ce qui lui permet de libérer son esprit et de tenir le coup dans cette existence sans saveur.
L'abondance de détails,sur les décors, les costumes, la psychologie des personnages, est vraiment surprenante. Tout cela est tellement bien pensé et amené, que l'on a vraiment l'impression d'évoluer à cette époque. On imagine très bien les boutiques de vêtements aux multiples couleurs et textures, les boudoirs de l'époque, où les jeunes femmes affichent des toilettes aussi raffinées et somptueuses les unes que les autres.
La couture et la mode sont des thèmes finalement assez peu abordés en littérature historique, et ici c'est vraiment ce qui fait l'originalité du livre. On a une héroïne malheureuse, qui contrairement aux héroïnes habituelles ne cherche pas l'amour. Elle est déjà mariée, et cache la véritable nature de son mari à ses dames de compagnie. Sa vie est régie par les codes de la bienséance, surtout qu'à Paris, les rumeurs vont bon train et que dans cette société, les réputations se font et se défont en un tour de main.
Ne souhaitant pas créer de scandale, Rose se réfugie dans sa passion et même si vous vous en doutez, l'amour va la surprendre, elle va rester indépendante et poursuivre son but malgré les difficultés. C'est vraiment ce que j'ai apprécié dans ce roman, le côté romantique ne prend pas le pas sur tout le reste. Et l'on a finalement deux intrigues parallèles au coeur d'une même histoire.
Que dire sur les personnages ? Ils ont tous une place définie et jouent un rôle déterminant dans l'histoire. du charmant couturier anglais Wright, figure principale du récit, en passant par les amies de Rose et jusqu'aux domestiques eux-mêmes, chacun a une botte secrète, et va se révéler utile en temps voulu.
Un roman savoureux, au léger goût d'interdit, qui nous ouvre les portes d'un monde fait de soie brodée et de robes somptueuses. Entrez dans la danse, et découvrez à votre tour les secrets de Rose soie.

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AllieVanTassel
  09 juin 2017
J'ai passé un très bon moment de lecture avec Rose Soie, qui dépeint l'ambition d'une jeune femme alors que sa condition féminine du XIXe ne lui permet que difficilement. Rose de Saulnay est passionnée de couture et possède un très grand talent dans ce domaine, ce que ne manquent pas de lui faire remarquer ses proches, excepté son mari, Charles, violent et calculateur. le couple souffre d'une différence de centres d'intérêts, et ne possède que de moments rapprochés lors des repas, des soirées mondaines ou encore lors des devoirs conjugaux. Cette relation sans passion et sans amour tout simplement ne convient pas à Rose, qui rêve de s'épanouir dans sa vie sentimentale autant que dans la couture. C'est lorsqu'elle va faire la rencontre du couturier Alexander Wright que tout va se bousculer dans la tête de notre héroïne. Elle qui était jusque-là soumise à son mari, comme ce que lui dictait la société de l'époque, va se sentir pousser des ailes, qui vont l'amener progressivement à reprendre sa vie en mains. La société évolue avec elle et par conséquent la loi du divorce se remet en place, ce qui non sans peine et sans crainte, va permettre à Rose de s'émanciper de son malheur. Dans ce roman se dégage une force émanant de la femme, qui souhaite sortir de son statut de femme au foyer bonne à engendrer des rejetons afin de pouvoir, au même titre que les hommes, avoir une situation professionnelle et une place dans la société. J'ai aimé rencontrer cette femme forte, qui, soutenue par ses véritables amies, constitue à cette époque une belle vision du féminisme au sens où on l'entend aujourd'hui. Certains passages peuvent paraître parfois un peu trop "optimistes" pour l'époque, mais l'auteur ne cesse de faire comprendre au lecteur que la société de cette époque est en constant mouvement, ce qui rend plausibles tous ces changements révolutionnaires pour cette héroïne, notamment à la fin du siècle. J'ai aimé que les difficultés que Rose a pu rencontrées soient détaillées, à commencer par le fait de vivre avec un mari qui la dégoûte (notamment les scènes de soumissions sexuelles, qui m'a fait penser à celle rencontrée dans Une Vie de Maupassant), le fait qu'elle soit profondément chrétienne, ce qui l'empêche de ne pas éprouver de remords face à ses sentiments naissants pour le célèbre couturier (ce qui permet à l'auteur de mettre en place une dualité interne assez intéressante, puisque souvent vécue par les femmes de l'époque, nous le savons bien) et le fait qu'elle doit se constituer une contenance face à une société, avide de rumeurs et de colportages en tous genres. Dans ce roman, j'ai également aimé retrouver la passion de l'auteur pour la couture, qui est très bien retranscrite ici et qui donne envie de nous y intéresser à notre tour. En plus d'avoir été profondément immersif, ce roman possède différentes allusions à tout un imaginaire collectif, tel qu'Au Bonheur des Dames de Zola ou encore plus récemment l'histoire d'amour entre Jack et Rose de Titanic, et permet au lecteur de s'imaginer très facilement les personnages et de comprendre plus avant leur psychologie. Je conseille ce livre à tous les amoureux du XIXe siècle, car même s'il ne s'agit pas là d'un écrit du siècle en question, il s'agit d'un texte écrit par une passionnée, ce qui est très communicatif et plaisant.
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gwenleen
  27 octobre 2014
Parfois j'ai des coups de coeur, parfois des cruelles déceptions, et parfois ben c'est juste entre les deux .. et c'est le cas avec "Rose soie".
Des petits airs de "Entre mes mains le bonheur se faufile" (pour le coté création chiffon et réalisation de ses rêves) pour cette romance se passant dans un autre siècle et qui se veut comme étant une ode à l'émancipation de la femme. Sauf que ... elle met deux tiers du roman à se faire rabaisser par sa "tendre" moitié et il faut donc attendre tout ça pour entrer dans le vif du sujet. Qu'importe, cela reste plaisant tout de même malgré le manque de "petits jeux de séduction" (ben oui une romance historique où ça se courtise très peu ... bof quoi), de froufous et dentelle (ah bah oui à la vue du pitch je m'imaginais plus d'action et de création dans le milieu abordé), et de cohérence du personnage (elle se fait tout de même humilier durant deux tiers du bouquin pour soudainement nous chanter "me voici je vis ma vie je sais qui je suis ...." dans le dernier tiers ... les initiés comprendront).
Bref cette romance bien sympathique est à comparer à une téléfilm des grandes chaines de distribution que nous ne citerons pas (de celles qui font que les livre se suicident ;) ), c'est gentil , ça se lit sans devoir réfléchir, et il faut avouer en rougissant un peu que l'on passe toute de même un bon moment. J'ai apprécié cette petite récréation pour laquelle j'aurais voulu plus de passion, mais bon on ne peut pas tout avoir à la fois (même si moi je veux tout et tout de suite, après tout je ne demande pas tant que ça ... là aussi les initiés comprendront).
C'était sucré, tout légèrement acidulé, oui mais c'est déjà mangé et la page est tournée !
Lien : http://desmotssurdespages.ov..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
SamuelMorgensternSamuelMorgenstern   29 octobre 2014
— Dans ce cas, renchérit Mrs Redfern, bien décidée à dire du mal, elle ne tardera pas à se flétrir, et elle comprendra alors, comme nous toutes, ce que c’est de vieillir et de voir tout le monde se détourner de soi. Ils ne resteront pas longtemps à l’aduler, tous ces jolis adorateurs.
Laure ne répondit rien, soudain grave. Mrs Redfern ajouta :
— Et regardez-moi cette prétention dans sa mise. Elle est si mal fagotée dans sa faille de soie qu’elle semble un gros tournesol. C’est ridicule.
Alexander Wright ne put s’empêcher de s’immiscer dans la conversation.
— Je vous saurai gré de ne pas faire une remarque de plus. Mon travail est parfait.
Mrs Redfern ouvrit une bouche toute tremblante, et loucha presque sous le doigt que pointait le couturier entre ses deux yeux.
— Bien, monsieur, répondit-elle, comme une enfant à qui l’on fait la leçon.
— Surtout quand cette remarque, ajouta-t-il en faisant un geste vague de son index pour la désigner, émane d’une vieille rombière qui ne sait pas que cette forme de bustier ne convient pas à sa silhouette, et lui donne juste l’air d’une vache laitière !
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shousounshousoun   23 septembre 2014
Ce n’est pas dans les habitudes de madame de ne porter qu’une fois ses tenues.
-Je sais bien, mais elle ne me va pas. Ces tailles standardisées quelle aberration … Comme si les femmes étaient toutes bâties sur le même modèle.
Elle soupira, repensant à la remarque de Mr Wright.
Il avait tout à fait raison, un vêtement n’était parfait que si il avait été exécuté spécialement pour la personne. Si les choses continuaient ainsi, alors, dans quelques années, tous les hommes se vêtiraient de la même manière, ne mettant pas plus d’âme dans leur tenue que dans un uniforme. p. 69
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shousounshousoun   23 septembre 2014
Ne vaut-il pas mieux voir des femmes porter de beaux habits ? C’est ce qui compte après tout pour moi. Là, mon modèle sera vu dans tout Paris, dans toute la France, voire dans le monde entier ! Rose, rappelez-vous que, si l’on vous copie, c’est que vous avez du talent ! C’est que l’on aime ce que vous faites ! p.74
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shousounshousoun   22 septembre 2014
« Les seules fois où il ne l’assaillait pas de récriminations, c’était lorsqu’elle se présentait à son bras lors des soirées. Tout simplement parce que son éclat se reportait sur lui… Elle n’était qu’un trophée, une jolie poupée que l’on présente pour montrer que l’on a réussi. » p.36
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mickaelinecunymickaelinecuny   10 avril 2015
_ (...) Mais d'abord, aide-moi à enlever cela. (Louise s'exécuta.) La laine me gratte. Tu peux le reprendre à ta taille si tu le souhaites, proposa-t-elle une fois déshabillée. Je ne le mettrais plus.
_ Mais je vous l'ai acheté mardi ! s'étonna Louise en pliant le vêtement. Ce n'est pas dans les habitudes de madames de ne porter qu'une fois ses tenues.
_ Je sais bien, mais elle ne me va pas. Ces tailles standardisées, quelle aberration...Comme si les femmes étaient toutes bâties sur le même modèle.
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