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ISBN : 2072750717
Éditeur : Gallimard (03/01/2019)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Au cœur d’une vallée, aux confins de la France, un homme tient là seul par sa foi. Au plus près des vies minuscules les bergers et les bêtes, les paumés et les vagabonds célestes, il accueille les histoires murmurées, les hommes en perdition. Les croyants et ceux qui ne croient pas. Parce qu'” on ne peut plus faire comme si les gens avaient la foi. ” Pour lui, cela importe peu. Jour et nuit, son portable sonne. Il accourt.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  29 janvier 2019
Dans la haute vallée de l'Aspe, un homme tient là, seul par sa foi. « Parfois la lumière vient d'un seul homme qui parle de miséricorde ». le narrateur est venu rencontrer un prêtre, Pierre, qui s'emploie à maintenir la vie dans un monastère perdu.
Pierre Adrian raconte l'histoire d'un jeune homme parti s'installer au monastère de Sarrance, dans les Pyrénées françaises ainsi sa rencontre avec ce curé de la vallée qui se dépense pour les humiliés de la vie, parcourant des kilomètres, non pas pour prêcher la bonne parole ou enrôler, mais pour apaiser les hommes en perdition et autres âmes tourmentées .
Jolie et profonde réflexion pleine de contemplation, s'appuyant souvent sur vocabulaire riche et simple à la fois, sur la foi replis de beaux portraits des hommes et de la nature, avec ces «paysages à l'abandon», sublimes de beauté mais aussi de froideur et d'indifférence.
Cette réflexion triste et lucide sur la foi et sur des êtres un peu en perdition laisse quand même beaucoup d'espoir en l'humanité et surtout un net sentiment de sérénité, une paix qui s'installe et remet les valeurs de l'amour et la bienveillance à leurs vraies place.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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kuroineko
  15 janvier 2018
Une bien belle découverte que ce texte de Pierre Adrian. Quelle maturité et profondeur chez cet auteur si jeune!
Il narre dans Des âmes simples les vies rencontrées lors d'un séjour au monastère de Sarrance, dans une vallée reculée des Pyrénées, entre Béarn et Pays Basque. Un monde à part sous sa plume même s'il n'est pas exempt des maux sociétaux qui parcourent notre contemporanéité. On y fait ainsi connaissance de Pierre, le prêtre moine prémontré du monastère, gardien bienveillant et vigilant de ce coin depuis cinquante ans. Sans théologie, sans phraséologie, cet homme simple vit et partage sa foi, sans l'imposer, essayant de ramener ces "âmes simples et perdues" dans la lumière et vers la vie. Tels ces deux camés clochardisés qu'il s'efforce d'aider en dépit de la trop forte dépendance à l'héroïne. Pierre n'est pas un surhomme ni un super héros. Juste un homme qui croit et qui agit selon ses préceptes et ses principes de bonté. Pas dans le genre "Fais comme je prie, pas comme je fais" qu'on retrouve souvent sur nombre de bancs d'église, de tapis de mosquée et autres lieux et formes de culte.
Et il y a les proches qui viennent filer un coup de main dans un monastère où les réparations sont sans fin, avant de repartir. Les pèlerins en étape vers Compostelle. Et bien sûr, les gens de la vallée que Pierre connaît intimement même s'ils ne viennent pas à l'église.
Ce récit peut peut-être déranger les rebutés de la religion. J'y ai pourtant trouvé une belle intériorité. Également une désespérance prégnante que Pierre Adrian place sous l'égide du tout matérialiste qui sévit dans nos sociétés globalisées. Il donne ainsi à réfléchir sur notre rapport à cette réalité et à nos contemporains.
Et quelle écriture! Qu'il s'agisse des descriptions des paysages pyrénéens ou des personnes rencontrées, la langue est riche, subtile et imagée. Pierre Adrian a passé les semaines de l'Avent en cet endroit si particulier. Sa peinture de la cérémonie de Noël touche par ses évocations dépassant les repas pléthoriques et les masses mercantiles rassemblées sous un sapin.
Un jeune auteur à suivre très attentivement!
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spleen
  22 mars 2019
Il y a d'abord eu pour moi l'évocation de cette Vallée d'Aspe, et que l'auteur célèbre parfaitement , col de la Marie Blanque, aiguilles d'Ansabère ou Table des trois Rois , présences majestueuses , parfois envahissantes quand le soleil est bas et dont les noms résonnent dans ma mémoire de randonneuse ainsi que la gare de Canfranc , immense vaisseau vide, propice au rêves de voyages incertains .
Pierre Adrian nous fait partager sa rencontre avec le frère Pierre, religieux de l'ordre des Prémontrés après avoir été le curé des communes de la vallée depuis quarante ans . Il accueille dans le monastère de Sarrance des pèlerins en route pour Compostelle mais surtout tous ceux qui ont besoin d'une étape apaisante dans une vie cabossée . Pas de prosélytisme religieux , simplement une oreille attentive, une parole de paix et un bol de café .
Une région reculée de France entre Béarn et Pays Basque mais qui n'est pas un havre de tranquillité , refuge de marginaux et de drogués , passage des camions vers l'Espagne et dont les habitants, survivants d'une époque de pastoralisme et d'une agriculture à l'ancienne racontent leurs souvenirs sans la nostalgie que l'on pourrait en attendre, un pays de montagne dur , sans l'angélisme du retour au passé mais éclairé par certains hommes d'exception comme Pierre .
De belles pages sur la foi , sur les hommes et leur recherche de la lumière ou simplement d'une raison d'exister et sur ce pays avec un fond de tristesse et une lucidité étonnante chez un écrivain si jeune .
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fuji
  16 février 2017
L'incipit de ce livre, « Il y a des vies qu'il faut savoir finir » nous plonge directement dans un drame survenu et que Frère Pierre doit gérer, car il s'emploie à conserver la vie de ce monastère dans la vallée de Lescun et surtout d'être un lien entre les habitants qu'ils soient croyants ou non.
Le drame de ce père divorcé et qui n'accepte pas cette vie qui est comme une chape de plomb sur sa tête ne voit aucune autre solution que de mettre fin à ses jours mais avec ses deux jeunes enfants.
Le lecteur pénètre ce monde une fin d'après-midi d'hiver où l'obscurité s'installe bien avant la fin du jour et où chacun n'a qu'une hâte c'est de rejoindre la chaleur de son foyer. La solitude est omniprésente dans un paysage grandiose.
Frère Pierre veut être le lien entre ceux qui vivent là et ceux qui ne font que passer, des pèlerins de Compostelle ou les oubliés de la vie.
De beaux portraits des hommes et de la nature, aussi époustouflants et profonds que cette vallée.
Vous n'oublierez pas Alain, Etienne, Albert, Marie et bien d'autres…
L'auteur a le sens du mot juste, celui qui dit mais qui entraîne son lecteur plus loin, car chaque mot a un écho, et l'écho dans la vallée va loin et revient.
Ce récit est construit comme une contemplation, avec des mots simples mais un vocabulaire riche et varié, Pierre Adrian offre au lecteur cette réflexion, non pas la sienne, mais celle que chacun trouvera au fond de lui-même, croyant ou non, c'est une méditation qui se fait au rythme de la marche dans cette vallée. le lecteur comme le marcheur va s'arrêter pour vivre l'instant présent, il va se poser comme rarement il le fait.
De cette démarche qui lui est personnelle, ce jeune homme va vers l'universel, il s'adresse à tous comme le ferait un sage.
Une rencontre exceptionnelle avec ces deux Pierre se forge, comme autrefois le forgeron travaillait son ouvrage pour le rendre indestructible et unique.
C'est autant par la forme que par le contenu de ce récit que mon coup de coeur se forge, car je crois profondément qu'il nous montre que l'être humain est un tout et qu'il faut avoir l'intelligence du coeur celle qui ne s'apprend pas sur les bancs de l'école, celle qui émerge quand on pratique la bienveillance.
Une merveilleuse maturité de Pierre Adrian alliée à un humanisme qui manque cruellement dans notre société de consommation.
J'ai vécu ce livre et je laisse le mot de la fin à Pierre Adrian « il faut simplement savoir se taire. Laisser le silence travailler. »
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 16 février 2017
Merci Masse Critique Babelio et les éditions des Equateurs pour ce cadeau.
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DOMS
  08 janvier 2017
Dans « Des âmes simples » Pierre Adrian va suivre Pierre, moine de son état, qui a en charge les âmes en vallée d'Aspe, dans les Pyrénées. A Sarrance ne vivent plus que deux ou trois vieux prêtres, et quelques pèlerins qui s'arrêtent là presque par hasard, afin de retrouver la paix intérieure que la vie trépidante des villes leur a fait perdre de vue depuis longtemps. Et Pierre accompagne les vivants pour un instant, pour une retraite silencieuse et apaisante, et les morts pour leur dernier voyage.
Dans ses pas nous allons découvrir les légendes et l'histoire de cette vallée. Mais également les morts, tous ceux que Pierre accompagne en terre, croyants mais si peu, qui ont vécu là toute une vie proche de la nature si belle et parfois dangereuse comme sait l'être la montagne en hiver.
Il y a beaucoup de tristesse dans ces lignes, cette vallée sous la pluie, la brume et le froid, ces hommes vieillissants et solitaires, mais il y a aussi une grande sérénité, une paix qui s'installe et remet les valeurs à leur véritable place, celle du cœur et des sentiments.
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critiques presse (5)
LaCroix   20 octobre 2017
Récit de «vies minuscules» autour de la figure d’un prêtre dans une haute vallée des Pyrénées, a-t-on appris auprès de son éditeur.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   10 juillet 2017
Un livre magnifique qui parle de la foi et des montagnes. Et qui bouscule l’indifférence. Lumineux.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   28 mars 2017
Un livre magnifique sur l’engagement en des temps incertains.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   20 février 2017
A travers le récit d'une retraite au fin fond des Pyrénées, le jeune Pierre Adrian raconte un monde oublié. Eclairant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   25 janvier 2017
Ni un poème ni un guide spirituel, mais un court récit bouleversant et ciselé. En compagnie du frère Pierre, on y prend le temps de cheminer par les sentiers, on y prend goût au silence.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   13 janvier 2018
Ces personnes qui n'élèvent pas la voix, préfèrent se taire plutôt que de se faire entendre à tout prix. Les hâbleurs de comptoir et procureurs d'autobus y voient des "soumis" et des "trop sages". Des gentils qui tout acceptent. Car aujourd'hui, ne pas ouvrir sa gueule pour aboyer est un aveu de faiblesse. Certains ont pourtant choisi le silence, et leur parole est précieuse.
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SonielleSonielle   24 mars 2017
Moi, j'imagine volontiers qu'il faudrait avoir tout vécu avant de connaître la vocation de Pierre. Mais la vocation, justement, est un appel qui ne surgit jamais quand on est prêt. Pierre n'a pas tout vécu. Au contraire. L'homme a trop de vices pour qu'un prête les connaisse tous. Il y a certains de mes faux pas auxquels Pierre ne saura jamais répondre. Il garde en lui cette innocence qu'on travestit trop souvent en naïveté. Elle m'éloigne de lui. C'est pourtant un luxe d'être passé à côté de certaines choses. La connaissance vaut aussi par l'expérience des actes manqués. Il faut avoir toute sa vie ignoré certaines faiblesses pour approcher la pureté. Mais je suis bien décidé à fouiller davantage, à ne pas lâcher Pierre en route. Je veux comprendre. Dans un monde du soi, pourquoi se met-on, justement, à vivre pour autre chose que pour soi? Pour un Autre qu'on ne voit pas? Je veux comprendre, car, moi aussi, j'ai cherché. Si Dieu existe, pourquoi ne le révèle-t-Il pas aussi à ceux qui Le guettent? Quelle iniquité... J'ai cherché, mais je ne L'ai pas trouvé. Alors, ils doivent dire, ceux qui savent, et devinent cette présence à leur côtés. Où L'ont-ils rencontré? Ils ne connaissent pas leur chance.
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DOMSDOMS   07 janvier 2017
A quatre-vingt-dix ans, chaque mot chez Albert est devenu une barrière à franchir. Mais sa présence seule suffit, qui répand la paix sans le savoir. La générosité de certains hommes dépasse leur propre volonté. Elle donne une idée du bonheur.
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GeraldineBGeraldineB   20 février 2017
Je verse dans la seule confidence qui vaille, celle d'un inconnu pour un autre. Car on ne devrait dire de soi qu'à ceux qu'on ne connait pas. Alors rien n'est faussé, les intérêts ne sont pas en jeu. D'une certaine manière, se confier à un étranger, c'est ne rien dire à personne. Une complainte de rue aussitôt balayée. Oui, c'est sûr maintenant. On ne devrait vivre hors de soi qu'avec les inconnus. Et puis garder le reste. Accepter de se taire avec ceux qu'on aime.
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BazartBazart   29 janvier 2019
Pierre me parle un peu du sanctuaire. D'une voix lente appuyée et forteLa légende du taureau agenouillée auprès du gave devant une statue de la vierge, bousculée par le tumulte de l'eau. Alors les hommes ont bati. Et l'histoire est gravée autour d'une chapelle latérale de l'église autour de la Vierge.
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Videos de Pierre Adrian (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Adrian
Pierre Adrian et Philibert Humm interviewés par Patricia Martin lors de la 22ème Fête du Livre à AUTUN en 2019 le tour de France par deux enfants d'aujourd'hui,
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