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ISBN : 2823843930
Éditeur : 12-21 (25/08/2016)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Jouir pour se reproduire. Un jeu d'enfant.Un garçon, une fille, dix ans de vie commune. De cette équation parfaite naît le désir d'enfant. Puis les difficultés arrivent. Le désir se transforme. Le garçon et la fille aussi. Un couple sur cinq connaît des difficultés pour avoir un enfant. Derrière cette proportion, combien d'autres statistiques ? De formules intrusives ? De conseils " bienveillants " ? De boîtes de tampons ? De pieds dans les étriers ? D'amis auxquels... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  30 mai 2016
Stéphanie et Guillaume sont en couple depuis dix ans. C'est un amour de vacances qui a tenu le choc, qui a résisté au temps qui passe, aux études et à l'entrée dans la vie adulte. Mais résistera-t-il au désir d'enfant ? « La faim dans ma tête. le manque qu'aucune nourriture terrestre ne peut combler. » (p. 17) Alors que les copines de Stéphanie tombent enceintes les unes après les autres, elle reste nullipare. Pas nulle, mais sans enfant. « Trinquons au bonheur des autres ! En se regardant dans les yeux, dans les yeux surtout, sinon ça ne compte pas. » (p. 191) À 28 ans, ce n'est pas si grave, mais tout de même, elle se questionne. A-t-elle fait quelque chose qui a mis en danger ses chances d'avoir un bébé ? Est-ce Guillaume qui a un problème ? Il est pourtant parfait sous tous les rapports, pendant tous les rapports. Commencent les consultations chez le gynéco, chez les spécialistes. S'enchaînent les conseils plus ou moins bienveillants de la part des proches : tout de même, si elle n'arrive pas tomber enceinte, ça doit bien être de sa faute. Entre la désinvolture du personnel médical et les reproches qu'elle s'adresse à elle-même, entre les piqûres d'hormones et les relations sexuelles programmées, Stéphanie sent bien qu'elle se fait plus de mal que de bien au nom d'un désir qui a viré à l'obsession. Il est temps de dire stop au traumatisme des examens sur le corps, sur le sexe et sur le désir, temps de se libérer de ce qui semblait figé, éternel. Pour Stéphanie, il est temps de commencer, de recommencer à vivre, d'abord pour elle avant de penser à un enfant. C'est en lâchant prise, en se rendant disponible pour elle-même qu'elle sera vraiment disponible pour le petit être qu'elle attend tellement.
Ce roman m'est entré en pleine face. Collision violente et bienfaisante. La narratrice a mis les mots sur ce qui m'obsède depuis quelque temps, la maternité. Dans une sorte de journal qui saisit des instantanés de pensée, des paroles lancées au vol, des extraits de carnet rose et des citations d'oeuvres en tout genre, Stéphanie compile le pire comme le meilleur de ce qui peut entourer l'arrivée ou l'attente d'un enfant. À grand renfort de pensées magiques, comme « J'aurais un bébé dans le ventre avant la fin de la boîte de tampons, je l'ai décidé. » (p. 42), elle conjure le mauvais sort et les difficultés. Il paraît qu'un couple sur cinq rencontre des difficultés au moment de fonder une famille : Stéphanie et Guillaume seront-ils ce couple ? Entre souvenir et quotidien, Stéphanie doit surtout définir si elle sera cette femme qui se laisse dicter son exigence au nom des conventions sociales. Avec une plume moderne, efficace et directe, Sophie Adriansen parle très bien de cette grande question contemporaine : pour être femme, faut-il être mère ? Et comment faut-il être mère ? Ou plutôt, comment être femme ? C'est un très beau texte qui n'assène pas de réponses.
De cette auteure, lisez aussi Quand nous serons frère et soeur, Louis de Funès - Regardez-moi là, vous ! ou encore Grace Kelly - D'Hollywood à Monaco, le roman d'une légende.
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petitsoleil
  20 septembre 2016
Un roman moderne, à la construction efficace, sur le désir d'enfant qui tourne à l'obsession, jusqu'à tout dévaster.
Des thèmes "choc", sur la pression de la société, de la famille, de la belle-famille, mais aussi sur la souffrance morale du couple, notamment à chaque annonce de grossesse dans l'entourage, à chaque "baby-shower" de copine, la souffrance physique de la femme, le couple qui se délite ... Moderne, contemporain et si triste.
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lolomito
  27 octobre 2016
"Le syndrome de la vitre étoilée", un coup de coeur de la rentrée 2016 sorti tout droit de chez Fleuve.
Stéphanie et Guillaume vivent ensemble depuis 10 ans et le désir d'enfant commence à se faire sentir sérieusement.
Autour d'eux, les amies de Stéphanie affichent déjà une joyeuse marmaille ou des ventres arrondis.
Stéphanie et Guillaume espèrent faire très vite à leur tour partie de cette sphère de jeunes parents mais leurs ébats amoureux restent inlassablement infructueux.
Commence alors pour eux toute une série d'examens et de tests.
De remarques désagréables en gestes techniques invasifs, Stéphanie se soumettra au corps médical censé l'aider dans cette quête de maternité qui, dés lors, tourne à l'obsession.
Désormais , ils ne font l'amour que dans le but de "se reproduire".
Très vite viennent les questions de l'entourage qui s'insurge, qui conseille, qui trouve des explications au pourquoi du comment.
Et puis tous ces livres ou magazines qui n'affichent que des mères en devenir.
L'épanouissement de la femme passe obligatoirement par la conception, disent-ils...
Concevoir étant l'aboutissement en soi d'un couple heureux...
Mais si certaines tombent enceintes sitôt la culotte baissée, d'autres en revanches parcourent un véritable chemin de croix pour espérer pouvoir sentir un jour des petits pieds dans leur bidou.
Un chemin semé d'embûches qui, peu à peu, fragilise le ciment du couple et fait naître le désamour.
Stéphanie et Guillaume se séparent.
Mais les aléas de la vie parfois, permettent de se recentrer sur soi-même.
Un mal pour un bien.
Sophie Adriansen nous sert ce roman comme un journal de soi.
On pourrait presque le penser autobiographique.
Si joliment romancé, il surpasse le simple témoignage.
L'écriture est d'une sensibilité rare et nous fait pénétrer l'âme de Stéphanie.
C'est un roman lucide qui nous éclaire sur ce que peut être ce désir de maternité non assouvi.
La construction est telle que l'on ne s'ennuie jamais.
Par alternance de chapitres, nous lisons tour à tour des souvenirs, le moment présent, les résultats d'examens, les remarques des proches, des extraits de livres ou de chansons.
C'est le roman d'une renaissance, d'une liberté retrouvée.
Un roman vraiment tout en pudeur et très émouvant dans lequel beaucoup de femmes se retrouveront, qu'elles soient mères ou pas.
Un roman à faire lire aux hommes aussi qui apprendront ainsi à mieux connaître les femmes.
Un roman à la fois grave et humoristique qui se lit comme on picore la vie.
J'ai adoré !
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Audreyaufildespages
  20 mars 2017
Ça vous ai déjà arrivé à vous de ressentir l'appel d'un livre? Je parle pas d'entendre une petite voix qui vous dirait « lisez moi, lisez moi ». Non. Plutôt quelque chose qui tiendrait plus d'une espèce d'attraction irrésistible.
Parce que je crois que c'est ce qui m'est arrivé avec « Le syndrome de la vitre étoilée ».  Avant de l'ouvrir, je n'avais pas lu un seul avis, pas un résumé, pas même la quatrième de couverture. Pourtant, il m'apparaissait sans arrêt au détour d'une page web, dans les librairies ou à la médiathèque de ma ville. C'est donc sans a priori mais avec la certitude d'aimer que j'ai débuté ma lecture.
 Première surprise : il ne s'agit pas à proprement parler d'un roman mais plutôt d'une sorte de journal intime alternant les réflexions rapportées d'une amie, de la gynécologue, de la propre mère de la narratrice avec des citations de livre, des paroles de chansons, des carnets roses « people », et de temps en temps, Stéphanie, l'héroïne de cette histoire qui nous parle d'elle, ses sentiments, ses propres réflexions.
Deuxième surprise : Sophie Adriansen ne serait elle pas venue faire un tour dans ma tête? Ce que vit Stéphanie, c'est ce que j'ai ressenti entre 19 et 29 ans. A ceci près que moi j'étais seule avec mon désir d'enfant et je ne parvenais pas à trouver la moitié qui réaliserait ce rêve avec moi. Tout ce que subit Stéphanie me touche donc de plein fouet : les réflexions maladroites, malvenues ou carrément malveillantes des uns ou des autres, toutes ces femmes enceintes partout où l'on regarde, l'isolement et l'angoisse de ne pas être « comme les autres ». L'analyse de la femme nullipare, qui n'a jamais accouché, est d'une grande justesse.
Dernière surprise : le yoga. Cette pratique qui entretient autant le corps que l'esprit possède des vertus admirables et surprenantes. C'est une vraie révélation pour Stéphanie a un moment de sa vie où elle souhaite arrêter de faire souffrir son être. Voilà encore un aspect du livre qui me touche beaucoup. Pourtant je n'ai jamais pratiqué, Mais j'ai la conviction incroyable que le yoga peut être le remède a beaucoup de mes maux. Pour la jeune femme, le yoga est en quelque sorte le catalyseur nécessaire à sa transformation. D'elle en mieux.
J'en viens presque à croire que j'ai été guidée jusqu'à ce livre, comme si un message m'y attendait, une voie à suivre peut être…
Inspirant…


Lien : http://audreyaufildespages.u..
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DOMS
  26 août 2016
Un roman épistolaire n'est généralement pas ce que je préfère car je m'y ennuie assez vite… mais là point d'ennui, j'ai suivi avec bonheur les pensées et les obsessions, les malheurs et les sentiments de Stephanie, jeune trentenaire qui rêve d'un enfant et panique à l'idée de voir tourner son horloge biologique…
Après moult examens, le problème ce n'est pas elle mais bien son amoureux, celui avec qui elle a décidé de vivre malgré les avis contraires de la famille, malgré les dix ans d'écart, malgré la différence sociale sont elle n'a rien à faire mais qui inquiète ses proches. Et si le problème c'est lui, l'envie d'enfant se construit à deux. Elle va donc passer toutes les étapes de la procréation assistée, subir et souffrir, pour rien, échec, souffrance, déprime. Tout en voyant autour d'elle ses amies procréer, élever les enfants dont elle rêve, sa famille faire des réflexions idiotes, de celles qui vous donnent mal au ventre et mauvaise conscience et qui vous font dire « pourquoi moi et pas les autres ? » alors que vous n'y êtes pour rien.
Désir d'enfant qui tourne à l'obsession et qui détruit tout, l'amour, le vrai, car maintenant le seul but de la relation est de procréer, l'amitié, pourquoi elles et pas moi, la confiance en soi, en l'avenir, le couple, si solide jusque-là. Obsession qui est celle de nombreuses jeunes femmes puisqu'il est souvent dit qu'un couple sur cinq n'arrive pas à procréer. Interrogations actuelles,
C'est écrit avec beaucoup d'humour, de justesse et même de tendresse. J'ai aimé la forme du roman en courts chapitres d'une page parfois, intitulés « Dans un livre, « maintenant », « un souvenir », etc., et qui expriment des sentiments, une page de journal, quelques pensées, des extraits de livres, des phrases et quelques poncifs de donneurs de leçon qu'on croise immanquablement autour de soi. Alors on les tourne ces pages-là, vite même, et on a envie de savoir si Stéphanie va réussir à se sortir de cette impasse… Et comment elle va se retrouver après avoir subi ce syndrome de « La vitre étoilée, c'est celle du flipper qui, sous les coups des joueurs frustrés d'avoir laissé échapper la bille, se brise sans se disloquer. Les fissures lui confèrent un aspect céleste. C'est quand tout est brisé à l'intérieur alors qu'à l'extérieur tout semble tenir. On peut même trouver ça joli. Après généralement, ça fait tilt. »…

Lien : https://domiclire.wordpress...
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   30 mai 2016
« J’aurais un bébé dans le ventre avant la fin de la boîte de tampons, je l’ai décidé. » (p. 42)
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PikobooksPikobooks   11 septembre 2016
Guillaume me passe la main sur le front, puis me caresse les cheveux.
– Arrête.
Je ne veux plus qu’il me touche.
Introduction d’un spéculum, nettoyage, cathéter, injection. Je sens à peine les deux dernières étapes, celles que pourtant je redoutais. Je ravale mes larmes, Guillaume dépose un rapide baiser sur mes lèvres.
– Eh bien voilà, vous voyez qu’il n’y avait aucune raison de paniquer comme ça.
A quel âge le corps médical cessera-t-il de me parler comme à une enfant que l’on vouvoie ?
Pour maximiser les chances, je demeure quelques minutes dans l’avilissante position tandis que Guillaume règle l’acte, bien plus coûteux qu’une consultation classique.
Stresser n’est pas donné à tout le monde
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BibaliceBibalice   29 août 2016
– Alors, cette soirée ?
Je n’ose pas regarder Guillaume.
– Maeva est enceinte.

Mon ventre à moi n’est gonflé que de bière. Fausse, de surcroît.
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LiliGalipetteLiliGalipette   30 mai 2016
« Trinquons au bonheur des autres ! En se regardant dans les yeux, dans les yeux surtout, sinon ça ne compte pas. » (p. 191)
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LiliGalipetteLiliGalipette   29 mai 2016
"La faim dans ma tête". Le manque qu'aucune nourriture terrestre ne peut combler." (p. 17)
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