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Susy Borello (Traducteur)Gérard Meudal (Traducteur)
ISBN : 2259209424
Éditeur : Plon (08/12/2009)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 64 notes)
Résumé :
" J'ai sept ans et je parle tout seul parce que je suis effrayé et parce que je suis le seul qui veuille bien m'écouter. Je murmure entre mes dents. Abandonne, André, laisse tomber. Pose ta raquette et va-t'en de ce court, immédiatement. (...) Est-ce que ce ne serait pas une bonne idée ? Est-ce que ça ne ressemblerait pas au paradis, André ? De laisser tomber? De ne plus jamais jouer au tennis? " André Agassi déteste le tennis. Il a joué pendant vingt ans, poussé pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  10 février 2012
les mémoires du célèbre tennisman André Agassi, sportif que je n'appréciais pas forcément outre mesure du temps de sa superbe. Mais plutôt devrais-je dire que je n'appréciais pas l'image qu'il renvoyait, tant on s'aperçoit au fil du récit que cette image était en totale dichotomie avec sa personnalité réelle.
Cette ambivalence est parfaitement retranscrite dans Open avec une acuité rare, car ce livre a pour atout premier d'avoir été écrit en collaboration avec le journaliste J. R. Moehringer, vainqueur d'un prix Pulitzer.
J'apporte cette précision, car dès le premier chapitre, on perçoit fortement la qualité littéraire du texte, et le souffle épique traversé par l'ouvrage : le livre commence sur l'avant dernier match professionnel une bataille extraordinaire qu'il livre à 36 ans lors de l'US Open 2006, son dernier tournoi. Et après son combat acharné dont il ressortira vainqueur, Agassi tombe exténué, et commence à se remémorer toute sa vie, et notamment son enfance, où il a été programmé par son tyran de père pour devenir un champion d'un sport qu'il déteste pourtant plus que tout, et ce,depuis son plus jeune âge.
Magnifique idée de construction qui donne à Agassi l'occasion pour Agassi de revenir sur son étonnante trajectoire, celle d'un recalé du système scolaire américain devenu une idole incomprise, mais célèbre. Ainsi, le tennisman avoue notamment dans cet ouvrage (ce qui avait fait grand bruit lors de la parution du livre en 2009) avoir été, durant l'année 1997, un consommateur régulier d'une drogue dure, la méthamphétamine, et même avoir subi un contrôle antidopage positif, qu'il avait su garder secret grâce à un mensonge plutôt grossier.
Mais ce scoop n'est pas forcément ce qui m'a le plus intéressé dans ce livre. Car Agassi ose renvoyer une image de lui même pas toujours trés sympathique ( il tape sans ménagement sur ses conccurents de l'époque, détestant par exemple Jimmy Connors ou Boris Becker), et fait son mea culpa en reconnaissant certaines de ses erreurs et de ses failles, avec un regard jamais dépourvu d'autodérision à laquelle je ne m'attendais pas.
A l'aube de la quarantaine, l'ancien champion, qui, dès 1998 était revenu au sommet de son art avec cinq titres à la clé, a éprouvé le besoin d'exhorter ses démons. Ses confessions dévoilées sur papier glacé, tout au long de ces 500 pages toujours passionnantes à lire (bon, il faut dire que le tennis est mon sport préféré, donc ca aide un peu partout) viennent renforcer la fragilité d'un homme adoré partout. Et forcément un homme qui avoue sa fragilité, ca nous le rend plus humain, et donc encore plus aimable. le pari, risqué au départ, a donc tout d'un pari gagnant.
Car à la fin de cet ouvrage, on ne peut qu'applaudir des deux mains et dire à André que sa partie a été remportée à plats de couture!!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Bookycooky
  02 novembre 2014
Une autobiographie superbement écrite par le grand joueur de tennis américain André Agassi avec l'aide du prix Pulitzer J.R.Moehringer.Le livre commence avec le dernier tournoi de sa carrière à 36 ans au US Open,un combat acharné,dont il ressortira vainqueur.De là il se remémore toute sa vie et notamment son enfance,où il a été programmé par son tyran de père pour devenir un champion d'un sport qu'il déteste.Tout au long du livre,386 pages(version anglaise)toujours passionnantes à lire ,il ouvre son coeur,sa vie,exhorte ses démons,avoue sa fragilité et nous montre qu'il est le plus commun des mortels.Je le conseille vivement,encore plus si vous aimez le tennis ou autres sports de compétition.
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LecturesdeWicket
  20 septembre 2017
André Agassi demeurera « ad vitam » une grande figure du tennis mondial, et une grande figure du sport individuel dans son ensemble. Au regard de son parcours, il a toujours été clair que ce « révolté » était beaucoup plus profond qu'une simple figure de mode aux cheveux longs et aux vêtements fluo. Grâce à Open, il nous livre enfin les sources de son déséquilibre intérieur, les origines de son traumatisme. Rien de très original somme toute, on y rencontre des relations familiales délicates, de l'oedipe, des traumas d'enfance, du désamour etc…Sans surprise donc, mais avec une sincérité touchante et prenante.
En parallèle, son parcours est détaillé et on prend un plaisir rare à découvrir les dessous des relations d'Agassi avec ses concurrents, ceux qu'il apprécie, ceux qu'il admire, et ceux qu'il déteste. On replonge avec délectation dans les grands matchs qu'il a remporté, parfois, ou qu'il a perdu, souvent, mais avec une explication de texte claire comme de l'eau de roche. C'est une chose d'observer un match avec nos yeux de spectateurs, c'en est une autre de les revoir avec une idée précise de ce qui se passe dans la tête de ce grand champion.
Bien entendu, quelques scoops (largement éventés depuis) viendront surprendre le lecteur, mais là n'est pas l'essence de cette autobiographie. C'est un témoignage d'homme, le témoignage d'une époque aussi, et sans oublier une accusation d'un système marketing terrible et abject. D'une empathie rare mais sincère, « Open » aurait pu sombrer dans le pathos dès les premières pages, mais la plume de J. R. Moehringer, journaliste titulaire d'un Pulitzer, imprime un rythme soutenu digne d'un film d'actions. On ne s'ennuie pas, les chapitres et les saisons s'enchainent avec fluidité.
On y trouve beaucoup de bons sentiments, de la mauvaise foi aussi, mais on retiendra le témoignage d'un homme touché, mais sans rancune non plus ! Une bien jolie lecture.
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Pris
  13 juillet 2014
Cette autobiographie est un intéressant témoignage vu de l'intérieur de la carrière d'Andre Agassi. On ne peut qu'être étonné du décalage entre le souvenir que l'on peut avoir de cette période (pour peu que l'on se soit intéressé au tennis à ce moment-là) et ce qu'Andre Agassi en décrit: ce qu'il vivait était extrêmement différent de l'image qu'il projetait. le Kid de Las Vegas est à cent lieues de la boule d'angoisse et de mal de vivre que l'on voyait sur les courts. On prend vraiment conscience du décalage entre ce que les media nous renvoient et ce que vivent réellement les people.
Néanmoins, ce qui m'a génée est l'absence de place laissée aux autres dans ce livre. le seul être réel est lui, dans une moindre mesure son entraîneur. Les autres: proches, amis, adversaires ne semblent qu'être des silhouettes qui se sont agitées autour de lui. Même ses épouses successives ne prennent pas corps dans cette autobiographie.
L'égocentrisme qui se dégage est-il dû au caractère très fort du champion ou à la forme intrinsèque de l'ouvrage, à savoir l'autobiographie?
Conclusion: Les lecteurs qui l'apprécieront le plus sont ceux qui ont vibré au cours des matches de tennis d'Agassi, de Sampras, de Graff et ceux qui aiment voir l'envers du décor.
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jg69
  10 avril 2015
«Open», l'autobiographie du champion est poignante et révélatrice d'une pratique dangereuse pour les enfants champions.
Ces mémoires, si remarquablement retracées, sont le roman vrai et détaillé de l'existence d'un champion qui se livre ici crûment. Libéré peut-être par plusieurs années d'analyse, Agassi ne se ménage pas et ne ménage pas non plus le lecteur, parfois déstabilisé par certaines révélations, mais, à la fin du récit, absolument convaincu par l'honnêteté de la démarche.
Dans Open, il n'est plus question du mythe Agassi, de la star, mais d'un homme, blessé et fragile, qui ne s'est jamais vraiment remis d'une enfance volée par un père obsessionnel et violent.
A sept ans, Agassi n'aimait pas le tennis et il ne l'aimait pas davantage à 36 parce que cette carrière lui a davantage coûté humainement que rapporté matériellement. Les pages consacrées à son enfance sont évidemment les plus poignantes, les plus choquantes aussi, bien plus que celles relatant sa prise de drogue. On l'imagine à sept ans, confronté au démon du Dragon, comme il appelle cette machine lance-balles infernale fabriquée par son père.
Il ne cache rien de ses errements et de ses échecs jusqu'à cette rencontre qui le fait enfin basculer vers l'épanouissement quand il rencontre Steffi Graf, son double, cette joueuse à l'enfance également volée capable de le comprendre.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
julienraynaudjulienraynaud   25 octobre 2014
Je hais le tennis plus que jamais, mais je me hais encore plus. Je me dis : tu détestes le tennis, et alors? Tout le monde s'en fout. Tous ces gens, ces millions de personnes qui détestent leur boulot, ils le font quand même.
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irenapirenap   22 février 2016
Now I wear [denim shorts] at all my matches, as do countless fans. Sportswriters murder me for it. They say I'm trying to stand out. In fact - as with my mohawk - I'm trying to hide. They say I'm trying to change the game. In fact I'm trying to prevent the game from changing me. They call me a rebel, but I have no interest in being a rebel, I'm only conducting an everyday, run-of-the-mill teenage rebellion. Subtle distinctions, but important. At heart, I'm doing nothing more than being myself, and since I don't know who that is, my attempts to figure it out are scattershot and awkward - and, of course, contradictory.
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saomalgarsaomalgar   22 mai 2016
Pour la première fois depuis des années, je suis pleinement conscient de mon manque d'éducation. Je sens le poids de ce manque, le handicap qu'il représente. C'est un crime dont je me suis rendu complice.
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jg69jg69   10 avril 2015
Je pense dire à mon père que je n'aime pas le tennis... Mais de mauvaises choses arrivent quand mon père est en colère. S'il dit que je vais jouer au tennis, devenir n°1 mondial et que c'est ma destinée, tout ce que j'ai à faire est d'acquiescer et d'obéir.
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julienraynaudjulienraynaud   19 juillet 2014
j'annonce à Perry que je vais battre ce type (Connors) en trois sets et que je ne le laisserai pas marquer plus de neuf points.
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