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Susy Borello (Traducteur)Gérard Meudal (Traducteur)
EAN : 9782259209427
504 pages
Plon (08/12/2009)
4.14/5   108 notes
Résumé :
André Agassi est l'un des athlètes les plus populaires de notre époque, l'un des tennismen les plus doués de sa génération - pourtant, depuis sa plus tendre enfance, il déteste le tennis. Forcé dès la maternelle à s'entraîner encore et encore, il apprend à haïr le tennis alors même qu'il devient un prodige. C'est cette contradiction profonde qui l'a construit, entre insatisfaction et perfectionnisme et mené au plus haut niveau.

Des courts de son enfan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Bazart
  10 février 2012
les mémoires du célèbre tennisman André Agassi, sportif que je n'appréciais pas forcément outre mesure du temps de sa superbe. Mais plutôt devrais-je dire que je n'appréciais pas l'image qu'il renvoyait, tant on s'aperçoit au fil du récit que cette image était en totale dichotomie avec sa personnalité réelle.
Cette ambivalence est parfaitement retranscrite dans Open avec une acuité rare, car ce livre a pour atout premier d'avoir été écrit en collaboration avec le journaliste J. R. Moehringer, vainqueur d'un prix Pulitzer.
J'apporte cette précision, car dès le premier chapitre, on perçoit fortement la qualité littéraire du texte, et le souffle épique traversé par l'ouvrage : le livre commence sur l'avant dernier match professionnel une bataille extraordinaire qu'il livre à 36 ans lors de l'US Open 2006, son dernier tournoi. Et après son combat acharné dont il ressortira vainqueur, Agassi tombe exténué, et commence à se remémorer toute sa vie, et notamment son enfance, où il a été programmé par son tyran de père pour devenir un champion d'un sport qu'il déteste pourtant plus que tout, et ce,depuis son plus jeune âge.
Magnifique idée de construction qui donne à Agassi l'occasion pour Agassi de revenir sur son étonnante trajectoire, celle d'un recalé du système scolaire américain devenu une idole incomprise, mais célèbre. Ainsi, le tennisman avoue notamment dans cet ouvrage (ce qui avait fait grand bruit lors de la parution du livre en 2009) avoir été, durant l'année 1997, un consommateur régulier d'une drogue dure, la méthamphétamine, et même avoir subi un contrôle antidopage positif, qu'il avait su garder secret grâce à un mensonge plutôt grossier.
Mais ce scoop n'est pas forcément ce qui m'a le plus intéressé dans ce livre. Car Agassi ose renvoyer une image de lui même pas toujours trés sympathique ( il tape sans ménagement sur ses conccurents de l'époque, détestant par exemple Jimmy Connors ou Boris Becker), et fait son mea culpa en reconnaissant certaines de ses erreurs et de ses failles, avec un regard jamais dépourvu d'autodérision à laquelle je ne m'attendais pas.
A l'aube de la quarantaine, l'ancien champion, qui, dès 1998 était revenu au sommet de son art avec cinq titres à la clé, a éprouvé le besoin d'exhorter ses démons. Ses confessions dévoilées sur papier glacé, tout au long de ces 500 pages toujours passionnantes à lire (bon, il faut dire que le tennis est mon sport préféré, donc ca aide un peu partout) viennent renforcer la fragilité d'un homme adoré partout. Et forcément un homme qui avoue sa fragilité, ca nous le rend plus humain, et donc encore plus aimable. le pari, risqué au départ, a donc tout d'un pari gagnant.
Car à la fin de cet ouvrage, on ne peut qu'applaudir des deux mains et dire à André que sa partie a été remportée à plats de couture!!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Bookycooky
  02 novembre 2014
Une autobiographie superbement écrite par le grand joueur de tennis américain André Agassi avec l'aide du prix Pulitzer J.R.Moehringer.Le livre commence avec le dernier tournoi de sa carrière à 36 ans au US Open,un combat acharné,dont il ressortira vainqueur.De là il se remémore toute sa vie et notamment son enfance,où il a été programmé par son tyran de père pour devenir un champion d'un sport qu'il déteste.Tout au long du livre,386 pages(version anglaise)toujours passionnantes à lire ,il ouvre son coeur,sa vie,exhorte ses démons,avoue sa fragilité et nous montre qu'il est le plus commun des mortels.Je le conseille vivement,encore plus si vous aimez le tennis ou autres sports de compétition.
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Thomas_Harnois
  01 octobre 2020
« Open » est un livre passionnant sur le destin exceptionnel d'un champion hors norme qui a quasiment tout connu dans sa vie.
Sans fard, Agassi se dévoile au risque parfois d'écorner son image lorsqu'il avoue avoir par exemple pris de la drogue.
Un doute toutefois subsiste sur l'usage de dopage, notamment la fameuse « eau magique » que lui fait boire son préparateur plusieurs heures avant les matchs.
J'ai adoré les histoires de rivalités entre champions à forte personnalité comme Becker, Connors ou Nastase qui passent ici pour de bien sales types.
J'ai surtout été frappé par les souffrances physiques qu'il a du supporter lors de sa carrière de tennisman, usant parfois d'injection de cortisone entre ses multiples opérations et ses duels titanesques déroulés dans des chaleurs accablantes.
L'aspect préparation mentale dont Agassi livre quelques clés et qui permet de faire tourner un match favorablement ou défavorablement est également des plus passionnants.
Difficile donc de rester insensible à cette personnalité si attachante, à cet être humain sensible, généreux, souffrant et doutant comme tout un chacun.
« Open » permet de sentir la fragilité mentale du champion et l'importance de l'entourage, coach, préparateur, soigneur, épouse qui sont des éléments indispensables à sa réussite.
Un livre captivant donc pour tout ceux qui aiment ou ont aimé le sport.
Lien : https://lediscoursdharnois.b..
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LecturesdeWicket
  20 septembre 2017
André Agassi demeurera « ad vitam » une grande figure du tennis mondial, et une grande figure du sport individuel dans son ensemble. Au regard de son parcours, il a toujours été clair que ce « révolté » était beaucoup plus profond qu'une simple figure de mode aux cheveux longs et aux vêtements fluo. Grâce à Open, il nous livre enfin les sources de son déséquilibre intérieur, les origines de son traumatisme. Rien de très original somme toute, on y rencontre des relations familiales délicates, de l'oedipe, des traumas d'enfance, du désamour etc…Sans surprise donc, mais avec une sincérité touchante et prenante.
En parallèle, son parcours est détaillé et on prend un plaisir rare à découvrir les dessous des relations d'Agassi avec ses concurrents, ceux qu'il apprécie, ceux qu'il admire, et ceux qu'il déteste. On replonge avec délectation dans les grands matchs qu'il a remporté, parfois, ou qu'il a perdu, souvent, mais avec une explication de texte claire comme de l'eau de roche. C'est une chose d'observer un match avec nos yeux de spectateurs, c'en est une autre de les revoir avec une idée précise de ce qui se passe dans la tête de ce grand champion.
Bien entendu, quelques scoops (largement éventés depuis) viendront surprendre le lecteur, mais là n'est pas l'essence de cette autobiographie. C'est un témoignage d'homme, le témoignage d'une époque aussi, et sans oublier une accusation d'un système marketing terrible et abject. D'une empathie rare mais sincère, « Open » aurait pu sombrer dans le pathos dès les premières pages, mais la plume de J. R. Moehringer, journaliste titulaire d'un Pulitzer, imprime un rythme soutenu digne d'un film d'actions. On ne s'ennuie pas, les chapitres et les saisons s'enchainent avec fluidité.
On y trouve beaucoup de bons sentiments, de la mauvaise foi aussi, mais on retiendra le témoignage d'un homme touché, mais sans rancune non plus ! Une bien jolie lecture.
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Pris
  13 juillet 2014
Cette autobiographie est un intéressant témoignage vu de l'intérieur de la carrière d'Andre Agassi. On ne peut qu'être étonné du décalage entre le souvenir que l'on peut avoir de cette période (pour peu que l'on se soit intéressé au tennis à ce moment-là) et ce qu'Andre Agassi en décrit: ce qu'il vivait était extrêmement différent de l'image qu'il projetait. le Kid de Las Vegas est à cent lieues de la boule d'angoisse et de mal de vivre que l'on voyait sur les courts. On prend vraiment conscience du décalage entre ce que les media nous renvoient et ce que vivent réellement les people.
Néanmoins, ce qui m'a génée est l'absence de place laissée aux autres dans ce livre. le seul être réel est lui, dans une moindre mesure son entraîneur. Les autres: proches, amis, adversaires ne semblent qu'être des silhouettes qui se sont agitées autour de lui. Même ses épouses successives ne prennent pas corps dans cette autobiographie.
L'égocentrisme qui se dégage est-il dû au caractère très fort du champion ou à la forme intrinsèque de l'ouvrage, à savoir l'autobiographie?
Conclusion: Les lecteurs qui l'apprécieront le plus sont ceux qui ont vibré au cours des matches de tennis d'Agassi, de Sampras, de Graff et ceux qui aiment voir l'envers du décor.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
julienraynaudjulienraynaud   25 octobre 2014
Je hais le tennis plus que jamais, mais je me hais encore plus. Je me dis : tu détestes le tennis, et alors? Tout le monde s'en fout. Tous ces gens, ces millions de personnes qui détestent leur boulot, ils le font quand même.
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irenapirenap   22 février 2016
Now I wear [denim shorts] at all my matches, as do countless fans. Sportswriters murder me for it. They say I'm trying to stand out. In fact - as with my mohawk - I'm trying to hide. They say I'm trying to change the game. In fact I'm trying to prevent the game from changing me. They call me a rebel, but I have no interest in being a rebel, I'm only conducting an everyday, run-of-the-mill teenage rebellion. Subtle distinctions, but important. At heart, I'm doing nothing more than being myself, and since I don't know who that is, my attempts to figure it out are scattershot and awkward - and, of course, contradictory.
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julienraynaudjulienraynaud   19 juillet 2014
j'annonce à Perry que je vais battre ce type (Connors) en trois sets et que je ne le laisserai pas marquer plus de neuf points.
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saomalgarsaomalgar   22 mai 2016
Pour la première fois depuis des années, je suis pleinement conscient de mon manque d'éducation. Je sens le poids de ce manque, le handicap qu'il représente. C'est un crime dont je me suis rendu complice.
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jg69jg69   10 avril 2015
Je pense dire à mon père que je n'aime pas le tennis... Mais de mauvaises choses arrivent quand mon père est en colère. S'il dit que je vais jouer au tennis, devenir n°1 mondial et que c'est ma destinée, tout ce que j'ai à faire est d'acquiescer et d'obéir.
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