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José Saramago (Traducteur)
EAN : 9782864246015
288 pages
Editions Métailié (08/02/2007)
3.88/5   4 notes
Résumé :
Les morros et les favelas de Rio sont en flammes, la police, sous couvert de répression du trafic de drogue, a mitraillé une procession religieuse et tué des enfants.
Le jour approche où cette guerre va descendre sur la ville et les beaux quartiers du bord de mer.

Francisco, un ancien colonel de la sécurité en Angola, installé au Brésil pour fuir les pièges d’un amour féroce et les tourments de sa mémoire, prépare ce jour en vendant des armes.<... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
BenjaminDP
  30 juillet 2013
J'avais hâte de lire La guerre des anges de José Eduardo Agualusa car si le thème est quelque peu d'actualité en Amérique latine. L'auteur angolais évoque dans ce roman, des révoltes qui auraient eues lieu dans les favelas de Rio de Janeiro. On est donc loin de l'Afrique, néanmoins on reste dans le monde lusophone et l'histoire se fait aussi à travers quelques personnages angolais. Au final de Luanda à Rio, il n'y a qu'un pas et des deux villes à Lisbonne, il n'en faut pas beaucoup plus.
À travers ce roman, c'est une réflexion sur la condition du Brésil qui est menée et elle est assez intéressante. de manière plus générale, c'est aussi une réflexion sur la condition noire, au Brésil mais pas uniquement si l'on se penche sur la décolonisation… Seul bémol, il est parfois un peu difficile d'entrer dans le roman, surtout au début où de nombreux éléments nous échappent.
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Polars_urbains
  29 mai 2019
La guerre des Anges est un très grand roman, et peut-être aussi un polar, une fresque politique, sociale et humaine entre Rio de Janeiro et Luanda, Lisbonne et l'Europe centrale. Alors que les favelas de Rio et particulièrement le morro da barriga, s'embrasent et que les délaissés et les déclassés qui les peuplent ont pris les armes sous les ordres d'un trafiquant de drogue charismatique, des personnages aussi divers que hauts en couleur se croisent et se côtoient : des vétérans de la révolution angolaise, un journaliste de petite taille, une artiste de la bourgeoisie passée à la révolution, un rappeur rendu fou par la drogue... Au centre de ces destins, le colonel Francisco Palmares, passé de la guérilla au trafic d'armes, combattant de toutes les batailles, surtout de celles « qu'il vaut mieux perdre ».
Inspiré de la première grande révolte d'esclaves noirs dans la région du Nordeste à la fin du dix-septième siècle, dirigée par un lointain descendant du Roi du Congo, Zumbi (le titre original du roman, O Ano em que Zumbi Tomou o Rio, littéralement « L'année où Zumbi prit la ville de Rio » y fait référence), La guerre des anges est un récit baroque qui laisse libre place à l'exagération, à la surcharge émotionnelle, à la tension et à l'exubérance des sentiments ; un roman foisonnant à la structure rigoureuse dans lequel chaque chapitre est présenté à la manière de l'acte d'une pièce de théâtre. Au rythme des raps de Jacaré et des réparties d'Ernesto, le chauffeur de taxi, il évoque la révolte - Agualusa rapproche celle des morros de la lutte des communistes angolais contre le colonisateur portugais -, les relations sociales dans une ville à la population divisée où les favelas, rebaptisés communidades, commencent à deux pas des quartiers chics et les relations raciales : « Certains d'entre nous se sont découverts noirs parce que on ne les a pas laissés être brésiliens».
Balançant entre un pessimisme radical - « A chaque instant de l'histoire révolutionnaire, les peuples se trouvent bernés et les idéaux balayés ». - et un relatif optimisme - « Il n'y a pas de fins heureuses, mais il y a des fins qui annoncent des temps meilleurs. » conclut un des protagonistes -, La guerre des anges rend hommage aux luttes sociales et politiques, au Brésil comme en Angola, qui laissent entrevoir la possibilité de sociétés futures meilleures. Soit une « espérance désillusionnée » pour reprendre le titre de l'article d'Ann Begenat-Neuschaefer paru en 2017 dans Etudes littéraires africaines.

Lien : http://www.polars-africains...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   15 février 2014
J’aimerais être simple comme les grenouilles dans les mares/regarder de loin les bateaux prendre le large/un beau matin./Mon Dieu, laisse-moi me reposer un peu./Je veux inexister sans sursauter,/me diluer dans l’air liquide distillé par l’aube./Mon Dieu, laisse-moi être la brise qui agite en cet instant/le feuillage des palmiers,/la brise qui a soufflé/et qui déjà ne souffle plus.
Eu queria ser simples como as rãs nos charcos/ver de longe partirem os barcos/numa manhã qualquer./Meu Deus, deixa-me repousar um pouco./Quero inexistir-me sem sobressalto,/diluir-me no ar líquido que a manhã destila./Meu Deus, deixa-me ser a brisa que agita neste instante/as folhas das palmeiras,/a brisa que houve/e já não há.
Lidia do Carmo Ferreira
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BenjaminDPBenjaminDP   27 juillet 2013
Nous revenons toujours dans les endroits où nous avons aimé la vie. Et ce n'est qu'alors que nous comprenons que tout ce que nous avons aimé ne reviendra jamais plus. L'amour est simple, et le temps dévore les choses simples.
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Polars_urbainsPolars_urbains   29 mai 2019
Vous savez quelle est la différence entre l’Angola et le Brésil ? Tous deux sont des pays indépendants, certes, mais au contraire de l’Angola, le Brésil n’a jamais été décolonisé. Un prince portugais a proclamé l’indépendance su Brésil et depuis les blancs n’ont jamais abandonné le pouvoir. Où sont les noirs ? Où sont les Indiens ? Regardez bien : sur plus de cinq cents députés, onze à peine ne sont pas blancs.
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BenjaminDPBenjaminDP   27 juillet 2013
Il est des batailles qu'il ne sert à rien de gagner et d'autres qu'il vaut mieux perdre.
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Polars_urbainsPolars_urbains   29 mai 2019
Allons-y ! crie-t-il à l’oreille de Jorge Velho. La mort est une belle aventure
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