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EAN : 9782266182232
441 pages
Éditeur : Pocket (07/05/2009)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Ce matin de 1874, le général George Armstrong Custer sait qu'il va livrer une bataille décisive. L'armée indienne s'est établie près de la rivière Little Bighorn et Custer compte sur l'effet de surprise pour l'anéantir. A ses côtés, le soldat Lorcan Iarlaith O'Neill doute pour la première fois de la stratégie de son supérieur qu'il sert depuis huit ans. Dès son arrivée d'Irlande il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sauveterre
  13 novembre 2018
Magnifique roman historique, "Little Bighorn", de Jean-Georges Aguer, romancier français prématurément disparu, revisite de façon documentée, impartiale et épique l'époque et le personnage du général Custer.
Historiquement impeccable, mais bien plus que cela : de vrais personnages, une tension qui va crescendo, une profonde empathie pour le peuple indien, et surtout un amour passionné de ce monde disparu : l'Ouest, le vrai...
A qui comparer Jean-Georges Aguer ? Allez, je me lance : la rencontre de Jean Anglade et de Michel Peyramaure + le grand souffle des plaines de l'Ouest !
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mathilde50
  10 mai 2012
Lorcan Iarlaith O'Neil dit le « Lion », jeune orphelin irlandais de 15 ans débarque aux États-Unis et s'enrôle dans la 7e de cavalerie, commandé par le, ô combien célèbre, commandant Custer. Sur les bords de la rivière Little Bighorn, la bataille fait rage entre les soldats américains et les Sioux.
Premier roman de Jean-Georges Aguer, auteur de chansons, Little Bighorn nous entraîne dans un western palpitant et bien documenté, où l'on chevauche aux côtés du commandant Custer, de Sitting Bull et Crazy Horse, où l'ennemi n'est pas seulement le « Peau-rouge » mais aussi le Ku Klux Klan, et où l'on croise l'amour, l'amitié, la perte de l'innocence et …la déception qui nous mènera vers le tome 2 de cette très belle saga.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   20 janvier 2019
Ce matin-là, je me suis réveillé vers quatre heures. Je ne dors jamais plus de quelques heures par nuit. C’est dans ma nature. Il y a deux jours que je suis soldat. Cavalier. Dans le 7e de cavalerie, une unité qui vient d’être constituée, ce mois de juillet 1866. J’ai gagné, avec le droit de porter l’uniforme bleu, celui appréciable de pouvoir me dire citoyen américain. La citoyenneté faisait en quelque sorte partie du paquetage. Après la ponction en hommes de la Guerre civile, les États-Unis ont besoin de citoyens et de soldats. Les autorités ne sont pas regardantes sur la qualité des nouveaux bras qu’elles engagent. Heureusement pour moi car je ne sais rien faire ! Je me souviens de l’interminable voyage que je viens d’effectuer en train, dans un wagon à bestiaux, depuis New York, avec une dizaine d’autres jeunes garçons séduits comme moi par le boniment d’un sergent recruteur. Le régiment de mon affectation est sous les ordres du général George Armstrong Custer, un héros de la Guerre civile américaine, m’a-t-on dit. Tous les officiers et les hommes de troupes sont très fiers de leur chef et lui vouent une admiration sans bornes. Ils se montrent aussi pleins d’orgueil d’être des cavaliers et manifestent à l’encontre des autres militaires une sorte de condescendance, sinon un certain mépris. Je l’ai ressenti tout de suite, mais je ne saurais trop dire pourquoi ils pensent ainsi. Je n’ai pas eu encore l’occasion de voir ce fameux Custer dont ils font l’éloge à tout bout de champ. Il est parti à la chasse il y a plusieurs jours et certains sont inquiets de ne pas le voir revenir. D’autres, qui semblent le connaître mieux, sont rigolards et disent qu’il ne peut rien lui arriver et qu’il va se pointer, comme toujours, au moment où personne ne l’attend
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CielvariableCielvariable   20 janvier 2019
Tout le monde se met à rire de bon cœur. Erin a fini d’étancher sa soif et je remonte la berge avec elle vers le sol plat où pousse une herbe rare. Il fait chaud et j’attache ma jument à un arbuste rabougri. Les autres font de même. Ils se laissent tous tomber sur le sol et se mettent à bavarder, à chiquer, à fumer qui la pipe, qui le cigare, et à grignoter des biscuits. Je regarde le soleil et je me dis qu’il doit être dix heures ou pas loin. Je suis en sueur et je sais que la chaleur va empirer. Brusquement, l’eau me tente et je descends vers le Joshua Creek. J’ôte ma chemise et, après avoir fait glisser mes larges bretelles blanches, je me laisse tomber sur le bord de la rivière. Je me plonge dans l’eau, la tête et la poitrine, et je commence à me laver, à me frotter énergiquement. Je déteste par-dessus tout sentir la transpiration mais ce n’est pas l’opinion de la majorité de mes compagnons, qui préfèrent fumer et bavarder plutôt que de risquer de s’user le cuir en se décrassant un peu. Au bout de quelques minutes, je me sens beaucoup mieux. Je me redresse en m’ébrouant comme un chiot et je remonte vers ma monture, le soleil dans les yeux. À travers les gouttes d’eau et les rayons qui m’éblouissent, je distingue vaguement une silhouette qui se dresse devant moi, à trente pieds environ.
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CielvariableCielvariable   20 janvier 2019
Ma jument est la propriété de l’armée des États-Unis d’Amérique. Ils l’ont même marquée sur la croupe, au fer rouge. De plus, on me l’a répété au moins une bonne dizaine de fois et, donc, je me dis que ça doit être important. Mais, malgré cette recommandation précise, je la considère comme la mienne. C’est plus fort que moi. Le sergent m’a dit, comme je n’y connais rien, qu’elle est baie. Elle a des poils fauves et roussâtres avec les extrémités et les crins noirs. Le sergent a précisé aussi qu’elle avait les yeux vairons, parce qu’ils sont de couleurs différentes. Il a ricané en disant que ce n’était pas un pur-sang mais que j’en étais tout de même responsable. Et moi, ça me va. C’est ma jument et je la trouve très bien comme elle est.
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CielvariableCielvariable   20 janvier 2019
– Où en étions-nous, O’Neill ? Ah oui, je disais qu’il est très important de soigner son cheval et de l’aimer. C’est une sorte d’investissement en quelque sorte... Un jour, ton cheval, soldat, peut te sauver la vie... Un soldat doit soigner son cheval, nettoyer son arme et obéir aux ordres. Et ne jamais s’excuser... C’est un signe de faiblesse... Tout le reste est foutaise. N’est-ce pas, O’Neill... M’as-tu bien compris ?

Il me regarde, les yeux ronds brillants, la moustache en avant, attendant ma réponse. J’approuve en silence et il continue en marchant de droite à gauche, trois pas chaque fois.
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CielvariableCielvariable   20 janvier 2019
Une voix grave venant de derrière moi me fait sursauter :

– Mais non, soldat, tu n’es pas stupide... Tu as raison, il faut parler à son cheval...

Je me retourne et, dans la lueur blafarde de la lanterne la plus proche, je distingue un grand type vêtu d’une chemise blanche ouverte sur une poitrine glabre et d’un pantalon sombre.

Il me dit :

– Sors de là, soldat, et montre-toi donc un peu..., avec quelque chose de sec et d’autoritaire dans la voix.
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