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Éditeur : Liana Lévi (01/09/2017)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Les faits. Juste les faits. C'est à ça que la narratrice, jeune étudiante, voudrait s'en tenir à travers les allées et venues des voisins de l'immeuble où elle vit à Cagliari. Un immeuble bi-face. Côté port, les beaux appartements résidentiels. Côté rue, les appartements modestes. Tout en haut les Johnson, qui occupent la totalité du dernier étage, surnommé Buckingam Palace par certains. Un lieu qui fait rêver, d'autant que le propriétaire, monsieur Johnson, y joue ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Archie
  24 juin 2016
Sens dessus dessous est le troisième ouvrage de Milena Agus que je lis. J'avais découvert cette écrivaine sarde il y a quelques années avec Mal de pierre, un court roman, surprenant, attachant, empreint d'une poésie trouble, à la limite de l'ensorcelant.
Même ressenti avec Battement d'ailes, quelque temps plus tard. Un livre qui m'avait d'autant plus séduit que l'histoire se situe dans le sud de la Sardaigne, à proximité immédiate d'un endroit où je me rends régulièrement l'été ; un site sublime où « le ciel est transparent, la mer couleur saphir et lapis-lazuli, les falaises de granit or et argent... ».
Dans Sens dessus dessous, on reste en Sardaigne, mais en ville, à Cagliari. Un quartier pauvre, un immeuble ancien, cossu. Au premier étage, réside une jeune femme ; elle vit seule et c'est elle qui raconte. En haut, Mr. Johnson, « le monsieur du dessus », un violoniste américain renommé, d'un certain âge ; il se pourrait qu'il soit riche... ou peut-être pas... En tout cas, son appartement est superbe, immense, lumineux ; plafonds élevés, vue sur la mer... En bas, Anna, la « dame du dessous », une femme plus toute jeune, de santé fragile. Elle tire le diable par la queue, vit de ménages et d'autres emplois précaires et fatigants. Son logement est étroit, sombre, la lumière du jour parvenant par une porte-fenêtre unique donnant sur l'entrée de service.
Tout ceci donne sens au titre, bien sûr, ainsi qu'aux chassés-croisés des personnages et à ce qui agite leurs esprits tourmentés. Que peut-il bien se passer entre la dame du dessous et le monsieur du dessus ? La narratrice voudrait bien le savoir, de même que Natasha, la fille d'Anna, et les ineffables membres de la famille Johnson...
Sont bien présents les ingrédients qui donnent leur saveur aux romans de Milena Agus. Des fantasmes et des obsessions, le sexe, la prostitution, le mariage sans amour, la dèche, les cauchemars, la fuite, le suicide... Quelques engouements, la mer, le ciel, les fleurs, les couleurs. La musique, aussi. « Avec la musique, l'âme s'envole ! » s'exclame Anna, sous le charme du violon de Mr Johnson... Des personnages dissonants, qui vivent en marge du monde réel, en quête du bonheur, mais découvrant benoîtement qu'on peut être « malheureux avec une personne seulement parce qu'elle est malheureuse avec vous ».
Personnage central du roman, la narratrice est une jeune femme immature, plus que naïve, restée marquée par un drame familial survenu dans son enfance. Selon elle, toute femme est fatalement abandonnée un jour ou l'autre par son mari, pour une plus jeune, offrant des prestations de « machine de guerre sexuelle ». Seule alternative, être soi-même une machine de guerre sexuelle... Alors avant de trouver un mari, elle s'entraîne !...
A temps perdu, elle compose un peu de poésie. Ses amis du dessus et du dessous la verraient plutôt romancière. Écrire « une histoire qui n'est pas vraie mais qui pourrait l'être »...
« Avec le roman, l'âme s'envole !... » Et où s'envole-t-elle ? Au pays des merveilles, voyons. Pourquoi croyez-vous qu'on découvre à la fin que la narratrice se prénomme Alice ? Et le pays des merveilles, c'est tout simplement la vie...

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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ManouB
  05 mars 2018
L'histoire se passe en Sardaigne dans la petite ville de Cagliari.
Là, dans un immeuble apparemment comme les autres, des voisins très différents se côtoient...
Alice, la narratrice est étudiante et vit seule dans l'appartement de sa grand-mère. Elle a vécu des drames terribles dans sa vie : son père s'est suicidé, et sa mère qui n'a pas supporté son acte, en est devenue "folle".
C'est une jeune femme assez solitaire mais observatrice, et son rêve est de devenir écrivain. Elle nous présente ses différents voisins avec humour et réalisme et nous montre que leur vie qui était déjà un peu "sens dessus dessous", va le devenir encore plus au fil du temps et du roman.
Mais au début du roman, tout va bien pour eux et les liens d'amitié et d'amour qui les unissent sont très forts, malgré leurs origines sociales et leurs personnalités différentes.
Il y a d'abord, le vieux Mr Johnson, le voisin du dessus.
C'est un rêveur ! Il est souvent distrait et se promène alors avec des chaussettes dépareillées. Il faut dire que c'est un ancien violoniste, qui a connu ses heures de gloire mais préfère désormais jouer sur des bateaux de croisières. D'origine américaine, il s'est très bien intégré dans ce quartier pauvre de la ville, ce qui est surprenant car il aurait les moyens de vivre ailleurs.
Anna, la voisine du dessous vit dans un petit appartement sans fenêtres. Elle fait des ménages et s'en est toujours sortie pour élever seule sa fille Natasha. Toute sa vie, elle a recherché l'amour avec un grand A, et ce n'est pas maintenant qu'elle a 65 ans qu'elle va renoncer à ses rêves !
Tous deux ne vont pas pouvoir éviter de se croiser dans l'escalier. En fait, ils étaient fait pour se rencontrer et vivre leurs rêves.
Anna va devenir très vite, une sorte de gouvernante pour Mr. Johnson puis davantage encore, puisque affinités !
Elle est encore belle et ne fait pas son âge. Elle se met à porter des dessous chics et lui, qui est encore en forme, découvre avec elle des plaisirs qu'il n'avait jamais connus avec sa femme...
Elle finit par s'installer chez lui, au-dessus, quittant alors son appartement étroit et sombre, pour la lumière et le luxe du dernier étage, avec vue sur la mer.
Tous ensemble, dans l'immeuble, ils forment une sorte de famille pas comme les autres, originale et déjantée. Lorsque Mr.Johnson junior vient s'installer provisoirement chez son père, avec son fils Giovannino, la famille s'agrandit tout naturellement.
Si cette famille hétéroclite a le mérite d'exister, et tous en ont bien besoin, elle a néanmoins ses défauts, ses crises et ses discussions sans fin car, la narratrice ne peut pas nous le cacher, ils ont tous des problèmes à résoudre et s'affrontent au quotidien.
Alice est une angoissée et a toujours peur que quelqu'un autour d'elle se suicide. Elle finit par être très attirée par Mr. Johnson junior.
Natasha est tellement jalouse qu'elle ne veut pas que son fiancé croise Alice, qu'elle trouve trop belle.
Mr Johnson senior cache des revues érotiques dans l'étui de son violon et découvre les plaisirs du sexe, sur le tard, mais en secret, tandis que son fils, lui, désire montrer au grand jour son homosexualité...Pauvre Alice, elle n'a aucune chance mais ne le comprend pas.
Que d'histoires !
Tout se complique lorsque Mrs Johnson revient s'installer auprès de son mari et oblige Anna à redescendre chez elle.
C'est alors que dans une seconde partie du roman, Alice interpelle le lecteur car elle se décide à réécrire l'histoire avec une fin différente...
"Dépêche-toi d'écrire ton merveilleux roman" lui avait dit Anna, "un roman où la fin serait plus heureuse que dans la vraie vie" !
La vie rocambolesque de cette micro-société, devenue une famille, ressemble à une pièce de théâtre. Tout est poussé à l'excès qu'il s'agisse d'amour, de sexualité, de rêves, de fantasmes, de jalousies, de drames familiaux...C'est ce qui est drôle !
Le tout donne au roman un style unique car loufoque et totalement déjanté.
Néanmoins ne vous y trompez pas, l'auteur étudie la psychologie de ses personnages avec une finesse remarquable. Et d'ailleurs, ils sont tous intéressants qu'on les aime ou pas.
Le livre est court et se lit très vite.
J'ai retrouvé avec plaisir l'auteur de "Mal de pierres" et de "La comtesse de Ricotta", deux romans que j'avais beaucoup aimés.
A noter : J'ai trouvé ce roman beaucoup plus léger que ces deux derniers titres...
Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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gavarneur
  28 mai 2017
Mon troisième Milena Agus, et un peu de lassitude.
C'est charmant, plein de grands sentiments, avec juste ce qu'il faut d'invraisemblance, beaucoup de candeur souriante et le malheur qui regarde, caché derrière le rideau. Toujours des personnages intéressants, toujours la Sardaigne, et j'aime bien les livres dont le héros est un immeuble. Ça se lit très bien, mais c'est presque sans surprise. Bref, j'ai passé un moment assez agréable avec Sens dessus dessous, mais je vais attendre avant de reprendre un roman de cette auteure.
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Khallysta
  15 avril 2016
N'ayant pas lu d'autres livres écrits par cette dame, je ne peux pas me prononcer quant à la qualité de ce roman par rapport aux autres.
Dans Sens dessus dessous, on découvre Alice et ses voisins, leur passé, leurs névroses et aussi leurs désirs.
Le seul élément qui sort du lot est que l'action se déroule dans un petit village sarde. Sinon on a les ingrédients classiques du roman contemporain plan plan qui sévit de nos jours : des personnages un peu fades, des névroses et du sexe.
Bref pas vraiment un coup de coeur surtout parce que j'ai eu du mal à comprendre où elle voulait en venir.
J'admets être assez sévère dans ma critique et avoir peut-être raté quelque chose, je serai donc ravie de lire d'autres avis ;)
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kazupanda
  21 juin 2016
Milena Agus fait partie de ces auteurs dont je ne cherche même plus à me renseigner avant de me procurer un de ces livres. Depuis que je l'ai découverte avec Mal de pierres (dont l'adaptation sort au cinéma en octobre), je les ai quasiment tous dévorés et j'ai rarement été déçue. Sur mes 4 lectures, une petite déception et 3 coups de coeur! Pour ce qui est de Sens dessus dessous, j'ai encore une fois trouvé ce que j'aime le plus chez l'auteur : la Sardaigne et des personnages gentiment farfelus... sur des thèmes plus graves. L'histoire principale tourne autour de la relation qui se crée entre le monsieur du dessus, violoniste rêveur et débraillé, et la dame du dessous, naïve et candide qui rêve toujours au prince charmant. Il ne faudrait pas oublier sa fille, Natasha, jalouse maladive, ainsi que la femme et le fils du monsieur, peut-être le personnage le plus normal de tous avec son fils Giovannino. Tout ce beau monde vit dans un immeuble qui semble habité par une douce folie qui s'écoule au rythme des vagues de la plage du Poetto à Cagliari. Car encore une fois, c'est l'île natale de Milena Agus qui est au coeur du roman. Et une fois encore, j'ai envie d'aller y passer mes vacances.
La narratrice est, elle aussi, un peu perchée : persuadée que la seule façon de garder fidèle la personne qu'on aime, c'est d'être une machine de guerre sexuelle. On retrouve ici encore cette dualité de personnages chère à l'auteur car Gribouille, surnom affectueux donné à la jeune femme, apparaît comme douce et naïve mais n'hésite pas à feuilleter des revues pornographiques pour comprendre comment devenir cette machine de guerre sexuelle que sa mère n'a pas su être... À travers le récit de ces vies entremêlées se superposent des thèmes graves tels que le suicide, la maladie, l'homosexualité ou encore l'homoparentalité.

J'ai donc passé un très agréable moment en compagnie de ces personnages vraiment attachants et dans la lignée de ceux déjà imaginés par Milena Agus. Pourtant, je n'ai pas eu le coup de coeur pour ce roman, il m'a manqué un petit quelque chose que je ne saurais pas expliquer. Et je suis aussi restée sur ma faim car j'attendais quelques détails supplémentaires sur ce qui arrivent aux personnages dans la dernière partie qui se conclue en une demi-page.
Lien : http://kazupanda.blogspot.fr..
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critiques presse (3)
Actualitte   27 février 2017
Quelles leçons de tolérance tout autant que de lucidité et de pragmatisme ! Prendre la vie ! La vivre au jour le jour et sans retenue.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama   08 juin 2016
Passions imaginaires, amours ancillaires, rêveries sentimentales ou réalité sexuelle, on en est tourneboulé, comme « sens dessus dessous », dans ce récit plein de jolies extravagances.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   03 juin 2016
Oui, la vie d'un immeuble en Sardaigne peut faire un roman lumineux. La preuve.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
BibliotekanaBibliotekana   06 juin 2016
Johnson junior disait de ma tante qu'elle était un être divin. Dans le sens où elle était l'Esprit Crétin fait femme. Pas une simple conne, donc, mais l'incarnation même de la Connerie. Devant un tel miracle, il ne nous restait plus qu'à nous incliner et même, à nous rendre chez elle en pèlerinage pour l'implorer de nous céder quelque relique.
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sophroniesophronie   18 août 2016
- Mais qu'est ce que c'est, une vie normale ?
- C'est celle de la plupart des gens ! Etre normal, c'est ressembler à tous les autres.
- Non, un fou dans un hôpital psychiatrique ressemble aux autres fous, il n'est pas normal pour autant !
- Les choses normales sont les choses naturelles !
- Il y a de tout dans la nature.
- Celles qui respectent l'ordre des choses !
- Mais ça n'a pas de sens. Tout dépend de la façon dont on les prend, les choses, normales ou pas.
- C'est vrai, ça peut être une malédiction mais aussi un bienfait, regarde-le courir mon petit-fils Giovaninno, tout heureux ! tu sais que j'adore venir ici, sur cette plage ?
- En vérité, j'ai l'impression que devant la mer, tout paraît plus léger, chaque problème arrive avec les vagues, qui le remportent en se retirant.
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isabrootisabroot   22 mai 2017
- (...) Elle étudiait le violon, mais à cause de l'occupation nazie, elle fut envoyée en Amérique chez des cousins, des Juifs émigrés longtemps auparavant. Quand j'ai fait sa connaissance, elle avait perdu beaucoup de son élégance, bien sûr, mais on voyait qu'elle avait eu de l'éducation. En ce qui me concerne, j'aurais préféré les chambres à gaz aux bouses des vaches de l'Oklahoma. Mais elle avait l'air heureuse, elle semblait ne rien regretter.
- Regretter les chambres à gaz ?
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BibliotekanaBibliotekana   02 juin 2016
Moi aussi je veux devenir une nymphomane. Je me regarde dans le miroir et ce n'est pas mon image que je vois, pâlichonne et maigrelette, je vois la machine de guerre sexuelle que je voudrais être, provocante et mamelue, sans serre-tête, avec une mèche de cheveux sur l’œil et une robe toute en lacets de cuir que l'on peut dénouer pour libérer les parties érotiques du corps.
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Bellisa55Bellisa55   02 novembre 2017
En vérité, j'ai l'impression que devant la mer, tout paraît plus léger, chaque problème arrive avec les vagues, qui le remportent en se retirant.
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