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EAN : 9782867468155
160 pages
Éditeur : Liana Lévi (15/04/2016)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 147 notes)
Résumé :
Les faits. Juste les faits. C'est à ça que la narratrice, jeune étudiante, voudrait s'en tenir à travers les allées et venues des voisins de l'immeuble où elle vit à Cagliari. Un immeuble bi-face. Côté port, les beaux appartements résidentiels. Côté rue, les appartements modestes. Tout en haut les Johnson, qui occupent la totalité du dernier étage, surnommé Buckingam Palace par certains. Un lieu qui fait rêver, d'autant que le propriétaire, monsieur Johnson, y joue ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  07 février 2020
Il y a de l'amour à tous les étages chez Milena Agus : pour soigner les misères de l'existence elle a soudain, un remède miracle :
«  Devant la mer, tout paraît plus léger, chaque problème arrive avec les vagues qui le remportent en se retirant . » 
Tout en haut chez les Johnson, comme tout en bas chez la modeste Anna et sa fille, un peu farouche, il est vrai.
Monsieur Johnson, soixante- dix , ans , violoniste célèbre vit dans le plus bel appartement du dessus , avec vue sur la mer et sur le port.
De loin, il porte beau mais de près, lacets défaits, vestes en loques, poches déchirées , il parait vraiment négligé et ne sent pas toujours la rose...
Ces détails font pourtant flancher la belle Anna , facilement amoureuse, du fond de son entresol obscur, privé de lumière .Anna gracieuse et légère malgré ses douleurs aux jambes et son poids ...
Elle tombera amoureuse comme dans les contes de fées, deviendra une fois , chaleureuse cuisinière, une autre femme de ménage ou encore couturière et chanteuse pour son beau musicien : Ah, avec la musique l'âme s'envole », affirme Anna...
Au sujet d'Alice, mère cinglée et père suicidé : elle tient une place discrète au sein de ce monde cul par dessus tête, cette bande d'énergumènes , peu conformistes , malgré les blessures familiales et de coeur, ce livre léger comme une plume nous emporte , aiguillonnés par le petit oeil curieux de l'héroïne, pétri de bienveillance ..
Grain de folie , douceur , poésie , personnages si particuliers, non lisses avec leurs secrets , leurs désirs Cagliari la blanche et bleu outremer , ses odeurs et ses couleurs , son ambiance , l'auteure , dotée d'un ton faussement naïf réussit encore une fois à nous faire vivre une histoire émouvante et sensible .
Le charme opère , au coeur de la Sardaigne , teinté de mélancolie ,d'un brin de folie frondeuse , d'une grande humanité !
Une chronique faite des petits riens de l'existence , un tendre éloge de l'amitié et de la drôlerie !
Un roman fantasque qui fait du bien !
Il m’a fait penser à «  L’Immeuble Yacoubian » version sarde!
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Archie
  24 juin 2016
Sens dessus dessous est le troisième ouvrage de Milena Agus que je lis. J'avais découvert cette écrivaine sarde il y a quelques années avec Mal de pierre, un court roman, surprenant, attachant, empreint d'une poésie trouble, à la limite de l'ensorcelant.
Même ressenti avec Battement d'ailes, quelque temps plus tard. Un livre qui m'avait d'autant plus séduit que l'histoire se situe dans le sud de la Sardaigne, à proximité immédiate d'un endroit où je me rends régulièrement l'été ; un site sublime où « le ciel est transparent, la mer couleur saphir et lapis-lazuli, les falaises de granit or et argent... ».
Dans Sens dessus dessous, on reste en Sardaigne, mais en ville, à Cagliari. Un quartier pauvre, un immeuble ancien, cossu. Au premier étage, réside une jeune femme ; elle vit seule et c'est elle qui raconte. En haut, Mr. Johnson, « le monsieur du dessus », un violoniste américain renommé, d'un certain âge ; il se pourrait qu'il soit riche... ou peut-être pas... En tout cas, son appartement est superbe, immense, lumineux ; plafonds élevés, vue sur la mer... En bas, Anna, la « dame du dessous », une femme plus toute jeune, de santé fragile. Elle tire le diable par la queue, vit de ménages et d'autres emplois précaires et fatigants. Son logement est étroit, sombre, la lumière du jour parvenant par une porte-fenêtre unique donnant sur l'entrée de service.
Tout ceci donne sens au titre, bien sûr, ainsi qu'aux chassés-croisés des personnages et à ce qui agite leurs esprits tourmentés. Que peut-il bien se passer entre la dame du dessous et le monsieur du dessus ? La narratrice voudrait bien le savoir, de même que Natasha, la fille d'Anna, et les ineffables membres de la famille Johnson...
Sont bien présents les ingrédients qui donnent leur saveur aux romans de Milena Agus. Des fantasmes et des obsessions, le sexe, la prostitution, le mariage sans amour, la dèche, les cauchemars, la fuite, le suicide... Quelques engouements, la mer, le ciel, les fleurs, les couleurs. La musique, aussi. « Avec la musique, l'âme s'envole ! » s'exclame Anna, sous le charme du violon de Mr Johnson... Des personnages dissonants, qui vivent en marge du monde réel, en quête du bonheur, mais découvrant benoîtement qu'on peut être « malheureux avec une personne seulement parce qu'elle est malheureuse avec vous ».
Personnage central du roman, la narratrice est une jeune femme immature, plus que naïve, restée marquée par un drame familial survenu dans son enfance. Selon elle, toute femme est fatalement abandonnée un jour ou l'autre par son mari, pour une plus jeune, offrant des prestations de « machine de guerre sexuelle ». Seule alternative, être soi-même une machine de guerre sexuelle... Alors avant de trouver un mari, elle s'entraîne !...
A temps perdu, elle compose un peu de poésie. Ses amis du dessus et du dessous la verraient plutôt romancière. Écrire « une histoire qui n'est pas vraie mais qui pourrait l'être »...
« Avec le roman, l'âme s'envole !... » Et où s'envole-t-elle ? Au pays des merveilles, voyons. Pourquoi croyez-vous qu'on découvre à la fin que la narratrice se prénomme Alice ? Et le pays des merveilles, c'est tout simplement la vie...

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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fertiti65
  12 août 2019
Cela faisait longtemps que ce livre était dans ma liste "Pense-bête". Les ouvrages qui sont dans cette catégorie, sont des livres que j'aimerai lire mais que je n'ai pas acheté ni emprunté dans la médiathèque où je travaille. Je l'ai trouvé dans une autre bibliothèque.
C'est la première fois que je lis cette auteure sarde et j'ai bien aimé son écriture originale. Au début, j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans mais finalement il se lit facilement.
Le récit : Alice vit dans un immeuble composé de trois appartements. Celui du dessus est occupé par M. et Mme Johnson. Ils sont assez aisés, l'appartement est clair et donne sur la mer. Celui du dessous est occupé par Anna et sa fille Natasha, l'appartement est sombre et seule une pièce est éclairée par la lumière du jour. Elles vivent chichement. Anna fait des ménages et Natasha travaille mais gagne peu. Alice quand à elle, est étudiante, et s'apprête à écrire un roman. Alice et Anna sont amies. Monsieur Johnson sonne un jour à la porte d' Alice pour lui demander si elle ne connaîtrait pas une amie de son âge pour s'occuper de l'intendance, du ménage et cuisine car sa femme est partie. Alice pense de suite à Anna qui n'est plus très jeune, est malade du coeur avec ces allers-retours à travers la ville. Au moins elle n'aurait pas loin à aller pour travailler. L'affaire est conclue et tout ce petit monde vont et viennent à travers les étages de cet immeuble.
C'est un véritable microcosme sarde, triste et joyeux à la fois.
L'écriture de Milena Agus est agréable. On passe un bon moment de lecture. Les problèmes de la vie sont présents sans pathos et même en utilisant de l'humour quand il le faut. La description des paysages et l'ambiance de Cagliari donne envie d'y aller.
Un bémol, la fin, la troisième partie se réduit à une demi-page...on reste un peu sur notre faim...mais bon cela ne gâche pas le roman pour autant.
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gavarneur
  28 mai 2017
Mon troisième Milena Agus, et un peu de lassitude.
C'est charmant, plein de grands sentiments, avec juste ce qu'il faut d'invraisemblance, beaucoup de candeur souriante et le malheur qui regarde, caché derrière le rideau. Toujours des personnages intéressants, toujours la Sardaigne, et j'aime bien les livres dont le héros est un immeuble. Ça se lit très bien, mais c'est presque sans surprise. Bref, j'ai passé un moment assez agréable avec Sens dessus dessous, mais je vais attendre avant de reprendre un roman de cette auteure.
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zabeth55
  01 janvier 2020
J'aime bien Milena Agus
J'aime bien la Sardaigne
J'aime bien Cagliari
Alors je ne peux qu'aimer ce roman
Aimer cet immeuble
Aimer ses habitants
Alice, jeune étudiante un peu paumée, maladroite
Anna, la voisine du dessous et sa fille Natasha
La famille Johnson, les voisins du dessus.
Il fait bon dans cet immeuble au milieu des ces gens attachants.
Leurs relations sont savoureuses, leur entente improbable mais réelle et sincère.
Merci à Milena Agus de nous faire partager sa Sardaigne.
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critiques presse (3)
Actualitte   27 février 2017
Quelles leçons de tolérance tout autant que de lucidité et de pragmatisme ! Prendre la vie ! La vivre au jour le jour et sans retenue.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama   08 juin 2016
Passions imaginaires, amours ancillaires, rêveries sentimentales ou réalité sexuelle, on en est tourneboulé, comme « sens dessus dessous », dans ce récit plein de jolies extravagances.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   03 juin 2016
Oui, la vie d'un immeuble en Sardaigne peut faire un roman lumineux. La preuve.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
fertiti65fertiti65   11 août 2019
Le ménage que je fais, elle appelle ça le ménage sale, et ça consiste par exemple à laver le sol de toute la maison avec la même eau, ou à balayer les moutons et les cheveux de-ci de-là sans les ramasser, ou à dépoussiérer autour des objets sans les soulever. Elle m'enseigne les bonnes habitudes, comme de ne pas aller me coucher sans avoir fait la vaisselle et lavé le sol de la cuisine, posé la cafetière prête sur le fourneau et sorti la brique de lait, car je dois trouver au réveil une atmosphère accueillante afin d'être fraîche et reposée pour l'université, et non pas déjà fatiguée par les tâches ménagères.
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Annette55Annette55   07 février 2020
«  Je connaissais toutes les fleurs et les plantes, les mimosas qui retombaient sur le gravier des allées , les massifs de lilas , les plates - bandes de freesias et de renoncules , les rosiers , la glycine avec ses grappes violettes autour du portail d’entrée , le ricin aux fleurs rouges, la vigne, derrière la maison , dont le paysan - jardinier tirait un excellent vin.
Car notre maison était dans une région de Sardaigne où les collines sont douces et, au printemps, offrent d’innombrables nuances de vert ,... »
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sophroniesophronie   18 août 2016
- Mais qu'est ce que c'est, une vie normale ?
- C'est celle de la plupart des gens ! Etre normal, c'est ressembler à tous les autres.
- Non, un fou dans un hôpital psychiatrique ressemble aux autres fous, il n'est pas normal pour autant !
- Les choses normales sont les choses naturelles !
- Il y a de tout dans la nature.
- Celles qui respectent l'ordre des choses !
- Mais ça n'a pas de sens. Tout dépend de la façon dont on les prend, les choses, normales ou pas.
- C'est vrai, ça peut être une malédiction mais aussi un bienfait, regarde-le courir mon petit-fils Giovaninno, tout heureux ! tu sais que j'adore venir ici, sur cette plage ?
- En vérité, j'ai l'impression que devant la mer, tout paraît plus léger, chaque problème arrive avec les vagues, qui le remportent en se retirant.
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BibliotekanaBibliotekana   06 juin 2016
Johnson junior disait de ma tante qu'elle était un être divin. Dans le sens où elle était l'Esprit Crétin fait femme. Pas une simple conne, donc, mais l'incarnation même de la Connerie. Devant un tel miracle, il ne nous restait plus qu'à nous incliner et même, à nous rendre chez elle en pèlerinage pour l'implorer de nous céder quelque relique.
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Annette55Annette55   07 février 2020
«  Il se dénude, se dépouille
Mon cœur fatigué,
Du geste répété
De demander l’amour .
Il s’écorche, mon cœur
À demander l’aumône
Et doucement, se fane.

Maintenant que j’ai vécu ,
Je peux mourir en paix ,
Caressez - moi la tête ,
Elle est blanche désormais ,
Parce que j’ai vécu ,
Je peux mourir en paix » ....
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