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Éditeur : Liana Lévi (01/03/2018)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 56 notes)
Résumé :
La terre promise, tout le monde la cherche. Pour Raffaele, de retour en Sardaigne juste après la guerre, elle se situe sur le Continent. Mais une fois là-bas, Ester, sa jeune épouse, a le mal du pays, elle qui était pourtant si pressée d'en partir... Alors la famille y retourne. Leur fille, Felicita, s'adapte aux humeurs locales et s'initie avec la même conviction au communisme et au sexe. De ses amours naîtra Gregorio, drôle de petit bonhomme qui trouvera sa voie d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  03 avril 2018
Qu'est- ce - que la terre promise?
C'est à cette leçon de philosophie que nous convie ce livre surprenant , pas facile à critiquer.........
Les personnages imaginés par l'auteur, au sein de cette saga familiale décalée, portés par une héroïne Félicita, fille de Rafaele , de retour en Sardaigne juste après la guerre , pour qui la terre promise se situe sur le Continent .
Mais une fois là- bas, sa jeune épouse Esther , la mère de Félicita, a le mal du pays, elle qui était pourtant si pressée d'en partir ........elle ne cessait de dire " Mais comment peut- on vivre dans un endroit pareil ?"
Alors la famille y retourne .
Félicita, elle, s'adapte aux coutumes locales et s'initie avec le même bonheur au sexe, pour elle , c'était une chose magnifique ("elle se disait que , somme toute, ça valait vraiment la peine d'être venue au monde!" ) , et au ......communisme .
De ses amours naîtra Gregorio , drôle de petit bonhomme formidable, décalé, différent qui trouvera son bonheur dans la musique .......
Au fil des ans et de rencontres multiples, tous les personnages avanceront dans leur vie imparfaite , toujours en quête du bonheur, persuadés qu'ailleurs l'herbe est plus verte .........
L'un rêve d'une princesse, l'autre épouse une fille qui ne lui convient pas, d'autres tombent en pâmoison devant un inconnu aux yeux tristes.
Sérénité, bienveillance, résistance pacifique, espoir: c'est ce qui anime ces "Béats Pacifiques ", comme la bouleversante Félicita , qui cache son cancer sous des rubans de couleur vive et chantonne en étendant son linge ........
La romancière met en avant des personnes franchement décalées et différentes, elle fait sourire, rêver. du malheur elle parvient à rendre cette chaîne humaine solide et inoubliable , sauf que ces perdants chroniques réussissent à enchanter même si je trouve que les personnages ne sont pas assez travaillés !
Pour l'auteur, "La terre promise n'existe pas, c'est un leurre", il faut savoir faire son bonheur de petites choses et la bienveillance est la meilleure résistance à la bêtise !
Un souffle, une formidable leçon d'optimisme qu'elle appelle " de la stratégie pacifique " .
J'ai eu du mal à démêler la fantaisie et les larmes , la liberté et le côté magique, singulier , merveilleux , de cette fiction , une leçon de vie , une philosophie pratique , un conte ?
Difficile à dire ! Traduit de l'italien par Mariane Faurobert , aux éditions Liana Levi .
J'avais lu "Mal de Pierres " en 20O7.
Bien sûr , ce n'est que mon avis .
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zabeth55
  24 mai 2018
Il y a la grand-mère
Ester la mère
Felicita la petite-fille
Gregorio l'arrière petit-fils.
Chaque génération rêve à la terre promise.
D'un village de Sardaigne à Cagliari
De la Sardaigne au continent
Du continent revenir en Sardaigne
Du continent à l'Amérique.
Mais où est –elle la terre promise ? Existe-t-elle ? N'est-ce pas celle où l'on s'affirme, où l'on s'équilibre ? N'est-elle pas tout simplement au bout de la rue ?
Il y a bien longtemps que je n'avais plus lu Milena Agus, et bien c'est toujours aussi beau.
On sent les odeurs, on voit les couleurs, on entend les gens…..
Tout est vivant, tout est Italie, tout est Sardaigne.
J'ai accompagné avec plaisir ces quatre générations où les uns semblent se plaindre de tout et ne se plaire nulle part, et les autres nés pour être heureux partout.
Felicite est vraiment une personne formidable, optimiste comme l'était son père Raffaele.
J'adore ces voyages littéraires
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montmartin
  05 mai 2018
Raffaele est pauvre, sa mère s'est retrouvée veuve très tôt. Il est parti à la guerre ,car il n'avait rien à manger. Emprisonné dans un camp, il a été libéré par les Américains et le voilà de retour, dans son village, en Sardaigne. Il va retrouver Ester, sa fiancée, qui l'a attendu pendant cinq ans.
Ester, une seule chose l'intéresse, partir sur le continent, oublier, son village, sa maison, les vivants et les morts. Comment peut-on vivre dans un endroit pareil.
Aux premières lueurs de l'aube, Raffaele et Ester aperçoivent Gènes, la terre promise. Un quartier sinistre, un immeuble misérable,des voisins horribles, juste un petit carré de ciel bleu par-dessus les toits gris. Même par un buffet pour ranger la vaisselle. Ester est tout de suite malheureuse. Ester fond en larmes après chaque appel au pays.Heureusement avec la naissance de leur fille Félicia la vie va devenir plus gaie.
D'un petit village sarde et jusqu'à New York en passant par Gênes, Milan, Cagliari. Milena Agus nous parle de trois générations d'une famille sarde qui rêvent d'une terre promise. Histoires de départs et de retours, de jazz, d'amours déçus,de désillusions une quête perpétuelle pour trouver un endroit où se poser, un endroit pour le bonheur. L'auteur sait parfaitement décrire les douleurs intérieures, les souffrances, les émotions fortes.
Ce roman est le premier de Milena Argus que je lis, et j'ai été agréablement surpris par la qualité de son écriture et sa capacité à analyser les sentiments.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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musemania
  22 juin 2018
Voilà le second livre de la sélection d'avril concourant pour le Grand Prix des Lecteurs de l'Actualité Littéraire (anciennement, Grand Livre du Mois), que je remercie.
Je dois vous avouer que lorsque j'ai découvert la quatrième de couverture, j'ai un peu « frémi » mais je vous explique pourquoi. Quand j'ai lu les termes « saga familiale », j'ai directement pensé : un grand nombre de personnages, évoqués dans des lieux par centaines et au fil de très longues années. Et bien, je me suis trompée de chez trompée mais alors, sur toute la ligne.
L'auteure, Milena Agus a su me transporter dans l'Italie de l'après-guerre au départ dotée de son écriture subtile et très agréable. J'ai eu l'impression de voyager entre la Sardaigne, le Continent (Gênes) et New York - comme l'ont fait les personnages - en sentant les odeurs méridionales éblouie par les couleurs de feu si particulières du sud de l'Europe.
On part du couple formé par Ester et Raffaele au lendemain de la guerre pour ensuite les découvrir au travers de leur filiation sans s'égarer dans de multiples personnages. La famille ici est intimiste mais tout le monde poursuit un seul et même but : atteindre son bonheur qui s'articule différemment selon chacun.
Très court en nombre de pages (174 pages) mais intense dans ses émotions, j'ai essayé d'en savourer chacune des pages (j'ai d'ailleurs repris plusieurs citations dans un carnet pour éviter de les oublier). On s'attache facilement aux personnages, tellement réalistes de par leurs failles pas si éloignées des nôtres finalement.
Pour terminer, je reprendrai l'une des citations, tirée d'un dialogue : « (…) puisque personne ne la trouve jamais, cette terre promise, pourquoi ne pas s'arrêter en route, dès qu'on arrive quelque part où on se sent bien. ».
Lien : http://musemaniasbooks.blogs..
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fbalestas
  08 avril 2018
Vaut-il mieux être « gentil » ou comme Milena Agus les nomme, faire partie des « béats-optimistes », qu'être méchant avec son entourage, ses voisins, sa famille, pour s'en sortir contre le malheur de la vie ?
C'est à cette question que Milena Agus s'adonne dans « Terres promises ».
La plupart des personnages, des femmes en majorité, ont choisi la deuxième voie : il y a la Grand-mère, toujours bougonne (jusqu'au jour où ce qu'elle découvre la mer à Cagliari) , il y a Marina, sa logeuse, qui déteste tout le monde, sauf peut-être le bébé à venir, il y a Esther, sa mère, perpétuelle insatisfaite de vivre avec cet homme qui lui promet une vie heureuse dans cette ville du Nord qu'elle va très vite détester … En face il n'y a que le personnage principal, Félicita, pour opposer son optimisme béat en toute circonstance. Elle qui hésite entre communisme et bonté naturelle, qui refuse que le père de son enfant l'épouse pour seule raison qu'il l'a mise enceinte (elle rêvera toute sa vie qu'il tombe enfin amoureux d'elle, mais elle préférera sa franchise à un semblant de bonheur de femme mariée, au grand désespoir de sa mère).
Félicita, c'est aussi « celle qui dit des choses si dramatiques de manière si comique » - un aphorisme qu'on pourrait appliquer à son auteur peut-être ?
Il y a aussi le Sud et le Nord : la Sardaigne, d'où vient Milena Agus, et ses paysans exploités, le beau-frère de Rafaele, le père, qui revient en Sardaigne par amour pour sa femme qui a le mal du pays, et puis il y a l'Italie du Nord, celui de Gènes d'abord, puis de Milan, que sa mère Esther va détester dès son arrivée, mais qui va lier Félicita et son père Rafaele dans un attrait commun pour la montagne … et on pense alors à Erri de Luca ou au très beau roman de Paolo Cognetti « les huit montagnes ».
Il y a pourtant des choses qui rattrapent le malheur qui frappe la famille, comme la musique par exemple incarnée par ce fils, Gregorio, qui aime le piano plus que tout, comme son père qui rêvait d'en faire, mais qui lui va vivre sa passion du jazz à New York où sa mère ira le voir, pour le consoler de son premier amour disparu.
Trois générations, les mêmes heurs et malheurs de la vie qui recommencent, l'incompréhension des proches, le goût pour ce qu'on ne pourra jamais obtenir (la musique pour Rafale père de Gregorio, un beau mariage pour sa fille pour Ester) à quoi Félicita oppose cette « optimisme béat » quel que soit le sort qui la frappe : et si c'était elle qui avait raison ?
Si ce récit n'a pas la force de « Mal de pierre », un roman superbe, il réussit à nous faire vivre ces drames intemporels au travers du sourire de Félicita – un bel exploit qui nous donne envie de prendre le parti de ces « gentils » qui ont finalement peut-être choisi la meilleure part.

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critiques presse (5)
Actualitte   23 août 2018
J’adore cette façon anodine de tout évoquer, même les futurs les plus sordides, sans en avoir l’air, mais avec des convictions profondes à faire partager, tout le long de trois générations qui, dans cette fin de XXe siècle, début du XXIe, ont vu tant de choses bouger sans laisser aucune certitude s’installer. A lire sans tarder.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaLibreBelgique   05 juin 2018
"Terres promises", un délicieux petit roman de Milena Agus. L’auteure y raconte une saga familiale où chacun cherche son bonheur.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   11 avril 2018
Le nouveau roman de Milena Agus est l'histoire d'une femme qui enlumine sa vie. Une saga familiale savoureuse entre Cagliari, Gênes et New York.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   26 mars 2018
Célébrée pour son « Mal de pierres », la star des lettres italiennes revient avec « Terres promises », un conte pour hier et aujourd'hui.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde   09 mars 2018
Dans le subtil « Terres promises », la romancière sarde lance ses personnages à la poursuite de chimères destructrices.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   14 mars 2018
Ester arriva hors d’haleine et en même temps que le train. Mais elle ne s’approcha pas du groupe car au lieu de Raffaele, son fiancé, ce fut un homme bouffi, presque chauve et vêtu d’une grotesque salopette verte qui descendit du wagon. Raffaele était pauvre. Son père avait été ouvrier agricole et, enfant, il travaillait à ses côtés, avec un petit bonnet de laine sur la tête l’hiver, et l’été, un mouchoir mouillé, noué aux quatre coins. Engagé volontaire, il était parti à la guerre parce qu’il était fasciste, disaiton au village. En réalité, il avait tout simplement lu et relu les romans de Salgari, de Melville, de London et de Conrad, et il avait rejoint la Marine pour voir la mer. Ou bien, parce qu’il ne voulait pas rester toute sa vie ouvrier, berger, ou paysan. Il avait dit à sa mère qu’il ne rentrait au village que pour la saluer, après quoi, il remettrait son uniforme de marin et repartirait. Sa mère s’était retrouvée veuve très tôt. Dans leur rue, elle était la seule à savoir lire et écrire, et pour une lettre, on la payait d’un œuf. Elle le donnait à son fils cadet, de santé fragile, et Raffaele, son robuste aîné, n’avait presque jamais rien à manger. C’est aussi pour cela qu’il était parti à la guerre, pas parce qu’il était fasciste.
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Annette55Annette55   03 avril 2018
"Mais Gênes était si belle.
Venteuse, altière, longue, fine, dessinée à la pointe sèche.
Toute sa vie , elle resterait son remords, mais aussi sa nostalgie.
Voilà ce qu'était une terre promise, pensa-t- il ."
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montmartinmontmartin   05 mai 2018
Qui n'a jamais vécu avec un musicien ignore que quand il joue, le plus misérable des logis se transforme et se soulève de terre comme un astronef pour voyager vers un monde parfait.
Commenter  J’apprécie          150
Lexx54000Lexx54000   14 mars 2018
Qui n'a jamais vécu avec un musicien ignore que quand il joue, le plus misérable des logis se transforme et se soulève de terre comme un astronef pour voyager vers un monde parfait.
Commenter  J’apprécie          80
musemaniamusemania   21 juin 2018
(…) Puisque personne ne la trouve jamais, cette terre promise, pourquoi ne pas s’arrêter en route, dès qu’on arrive quelque part où on se sent bien.
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Milena Agus (32) Voir plusAjouter une vidéo
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