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Les chroniques d'Edward Holmes e... tome 1 sur 8
EAN : 9782264065490
504 pages
10-18 (05/02/2015)
  Existe en édition audio
3.88/5   76 notes
Résumé :
Le 21 mai 1420, Isabeau de Bavière, reine de France, signait, au nom de son mari Charles VI, fou et incapable, un traité par lequel le roi reconnaissait Henri V de Lancastre, son gendre, héritier de la couronne de France. Quelques mois plus tard, Edward Holmes, clerc et demi-frère du baron de Roos tué à la bataille de Baugé, était chassé de l’hôtel parisien de son seigneur. Ne pouvant rentrer en Angleterre, maître Holmes trouva logis chez le bonnetier Bonacieux, sis... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Après avoir terminé le premier tome, ma première réaction a été : Chapeau bas à Jean d'Aillon !

Réussir le tour de force de relater au travers d'une enquête l'histoire de France avec une telle précision, une telle connaissance… BRAVO !

La plupart des romans policiers historiques utilisent l'histoire pour planter le décor de leur intrigue, mais Jean d'Aillon, lui il fait l'inverse : il utilise l'enquête pour nous relater l'histoire de France.

Lors des premiers chapitres, déstabilisation totale avec un vocabulaire de l'époque donc dictionnaire de la liseuse en action . Mais une fois le rythme pris, plus besoin.

La période historique relatée, à savoir le XVème siècle où le trône de France était disputé et les conflits entre Armagnacs et Bourguignons ne sont pas évidents et j'avoue que mes connaissances sur cette période sont trop générales et infimes.

Par contre, Jean d'Aillon prend le temps de distiller dans son récit des éléments historiques, de retracer les raisons des conflits et la lectrice que je suis se sent moins perdue .

Sérieusement, contente de ne pas vivre à cette époque ! Paris meurt sous la famine, la maladie en raison des guerres ; les meurtres sont monnaie courante… sans la moindre pitié pour les victimes (femmes, enfants... Tout y passent et avec boucherie).

Étrangement dans ce livre, je n'ai pas été entraînée par l'enquête mystérieuse, mais par le contexte historique. On sent que l'auteur maîtrise le sujet et sait nous rendre ce qui semblerait rébarbatif… attrayant. J'ai énormément apprécié la scène où les différents protagonistes des différents complots se rendent à la maison Mélusine : une vraie pièce de théâtre à elles seule !

Côté enquête : un Holmes et un Watson atypiques quand on connaît l'oeuvre de Conan Doyle. Enfin un auteur qui ne se contente pas de copier-coller le personnage, mais décide de le réécrire, de le redessiner à sa manière ! Rien que pour cela : MERCI ! Sans compter que le Watson de cette série est un personnage qui a plus de présence dans l'enquête en y participant activement. Cela change du rôle de faire-valoir.

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Jean d'Aillon propose avec Les exploits d'Edward Holmes et de Gower Watson une série de romans et nouvelles qui peuvent prétendre à une inscription dans la longue pléiade des écrits apocryphes de Sherlock Holmes et John Watson. Il ne s'agit pourtant que d'une apparence qui ne résiste guère à la lecture qui démontre clairement une identité propre…

Concrètement, il s'agit davantage d'un roman historique se déroulant au cours de la Guerre de Cent Ans. le duo de personnages va être confronté à un événement historique fictif, inventé par Jean d'Aillon, qui s'inscrit dans un contexte et qui fait intervenir des figures historiques et des personnages inventés. Hélas la quatrième de couverture en dit trop… tout en étant imprécise.

Les deux compères ressemblent un peu au duo original et les premiers chapitres permettent à l'auteur de tenter de placer son écrit dans la pléiade. Nous pouvons d'ailleurs noter l'effort produit pour y arriver. La comparaison s'arrêtera là. Certes Edward observe, déduit supporte mal l'inactivité tandis que Gower reste l'amateur d'action et de bonne chère, joli et grand coeur, mais nous sommes très loin des écrits apocryphes. A plusieurs reprises, la parole sera donnée à plusieurs personnages, laissant au lecteur le privilège de tout savoir… ce qui en devient presque frustrant. Inutile donc d'essayer de résoudre un mystère insoluble mais plutôt de suivre les événements.

Il faudra ici composer avec un narrateur omniscient. Même s'il laisse la place à d'habiles références (les écrits de Holmes, les sources de l'époque…) la différence avec le Canon est importante. Gower Watson ne prendra pas la plume ici…

L'auteur parvient à un autre exploit : celui de laisser la belle place à deux Anglais, dans une intrigue se déroulant en « France », dans un conflit et à une époque ou Bourguignons et Anglais ne jouent pas le meilleur rôle. le dénouement sera à cet égard particulièrement réussi. Jean d'Aillon tente évidemment de faire plaisir au lectorat français et cela se perçoit notamment à certaines références littéraires.

Outre la narration, le style est ici très descriptif et il faudra composer avec. Les premiers chapitres, ceux qui placent le contexte, sont assez long et peuvent paraitre rébarbatifs pour les lecteurs moins à l'aise avec l'Histoire. A plusieurs reprises, l'auteur composera des ellipses explicatives qui ralentiront le rythme. En revanche, les explications laissées en fin d'ouvrage sont bien vues. Dommage que la chronologie ne soit pas placée en introduction.

En résumé, Une étude en écarlate reste davantage un polar et un roman historique qu'un apocryphe. le récit est agréable et permet de s'attacher facilement aux personnages. Affaire à suivre donc…

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♫ C'était au temps où Paris s'anglicisait, ♫ C'était au temps où l'roi des Anglais vous gouvernait ♪ (Pardon, Jacques).

Hé oui, les gars, un jour, il y a 600 ans, vous fûtes sous l'autorité d'un roi Anglais ! Charles VI a signé le traité qui stipulait que la couronne de France serait cédée à Henri V d'Angleterre. Mais ce con de numéro 5 meurt et c'est son fils, Henri VI d'Angleterre, qui est reconnu roi de France par les Anglais et les Bourguignons, maîtres de Paris et de la partie nord du royaume de France. Ben mon vieux !

Un pastiche de Sherlock Holmes qui n'en est pas tout à fait un, ça ne pouvait qu'éveiller ma curiosité ! Pensez bien, un clerc nommé Edward Holmes qui résout des petites énigmes après avoir croisé un dénommé Gower Watson et qui se balade dans les rues de Paris en 1420, je ne pouvais passer à côté.

Bien entendu, j'ai cherché toutes les petites références canoniques mais je n'en ai pas vu beaucoup (la viole au lieu du violon – Mortimer=Moriarty ?), le clerc Holmes étant tout de même assez éloigné de son modèle officiel, tout comme Watson, archer dans cette aventure.

Sherlock Holmes savait se battre et notre Edward Holmes est parfois un peu pusillanime quand il s'agit de monter au front, bien qu'il ne manquasse pas de courage lorsqu'il faut montrer qu'on en a "sous la toge" afin de sauver son ami Gower.

Malgré ces petites choses, j'ai souri, car ce pastiche est bien fichu et les personnages aussi. J'ai bien aimé l'introduction qui nous changeait de la vieille malle en fer blanc…

Rien de trépidant, le roman n'étant pas un thriller, mais le récit a du rythme, il est plaisant à lire à condition que l'on ne soit pas allergique à l'Histoire. Parce que oui, de l'Histoire de France, vous allez en bouffer ! Moi, j'ai apprécié, mais il n'en aurait pas fallu plus.

On sent de suite que l'auteur maîtrise l'Histoire et dans le récit, elle a son importance, vu les complots qui se trament dans les arrière-cour ! Ils avaient déjà dû lire "Game of thrones" en 1420 parce que niveau complotages (néologisme) et assassinats, ça se défend bien.

Les descriptions des rues de Paris, de la vie des habitants, du prix des denrées, sont légions et je n'aurais pas aimé vivre à cette époque là.

Les dialogues sont en V.O, c'est-à-dire avec des mots de l'époque et les notes explicatives en fin d'ouvrage sont à consulter souvent, ainsi qu'un dictionnaire, afin de ne pas laisser passer des mots inusités et dont on ne connait pas la signification. Avec l'inconvénient de ralentir la lecture.

Plusieurs petites affaires à dénouer, des intrigues de Cour, des autres mystères que Holmes devra déjouer pendant que vous, peinard, les pieds au chaud (et pas dans les rues boueuses de Paris), vous suivrez la manière dont il va résoudre les énigmes, parce que Vous, Lecteur, vous savez déjà tout puisque vous avez aussi accompagné les conspirateurs dans leur périple.

Un roman policier historique qui se laisse lire, à condition qu'on ne soit pas sujet à attraper pas des boutons en lisant des récits remplis de faits historiques. Des personnages bien campés, le tout dans un Paris qui crève de faim, dans un Paris écartelé, dans un Paris qui fut massacré, un Paris où les vides-gousset sont légion, dans un Paris sale mais un Paris arpenté par Holmes !

Un pastiche holmésien qui n'en est pas un, mais qui s'inspire des personnages de Conan Doyle, pour mon plus grand plaisir. Si l'auteur continue, je le lirai avec grand plaisir.


Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Une nouvelle série de maître Jean d'aillon , avec en héros holmes et Watson, mais dans les années 1420...Holmes est un clerc Anglais au service d'un baron ( mais seulement demi frère) qui est décédé dans la bataille de Baugé . Watson lui est un archer Anglais au service de maître Bonacieux .

Et tout se passe à Paris dans une période trouble où la France n'est plus dirigée par son roi Charles VI dit le fol.

Le fameux Holmes se retrouve sans ressource après la mort de son demi frère et il se voit confier plusieures affaires à résoudre qui vont toutes être reliées à démêler un complot , avec son ami Watson, empêcher l'assassinat du roi d'Angleterre Henri V . Car selon le traité de Troyes Charles VI déshérite le dauphin, son propre fils , pour Henri V qui deviendrait roi de France et d'Angleterre .

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Il fût un temps où j'ai lu tout un paquet de pastiches, plus ou moins respectueux, plus ou moins réussi de Sherlock Holmes mais celui-ci m'avait échappé, et ce alors même que j'apprécie les romans policiers historiques. Mais voici qui est réparé, et si je n'irais pas prétendre que c'est de la grande littérature, c'est de la littérature diablement efficace, ça se dévore avec plaisir.

Le récit en lui-même est l'introduction par Jean d'Aillon de ses héros repris de ceux de Conan Doyle. Nous voici en plein règne du pauvre roi fol, et Bourguignons, Armagnacs et Anglais se déchirent, et déchirent le royaume. Les Anglais règnent à Paris, le Dauphin a dû fuir et les grands s'entrassassinent joyeusement tandis que les petits meurent de faim. Sympa, l'ambiance !

Ici, notre détective est clerc, notre bon docteur est archer, blessé à Azincourt, et si le titre rappelle vous-savez-quoi, l'intrigue en est à vrai dire fort éloignée. Pas grave, j'aime les romans historiques, et le tout est mené tambour battant.

Fort distrayant .

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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation

Je ne prends pas parti entre Armagnacs et Bourguignons , messire , déclara Edward . Nous avons été mêlés à cette intrigue par hasard et découvert qu'on voulait tuer notre roi

Ce crime n'aura pas lieu . Si vous me jurez sur la très Sainte Vierge Marie que vous ne poursuivrez pas votre sinistre dessein , je vous laisserai partir . P. 460

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Bien sûr , cette ruelle n'était pas pavée . L'égout s'écoulait au milieu et les trous puants étaient nombreux . Avec la neige et le gel recouvrant ces cloaques , grand était le risque d'enfoncer son pied dans un fossé plein de déjections . P. 24

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Les rares habitants qu'il restait , fous de misère et de désespoir , vivaient dans les bois comme des bêtes , disputant leur nourriture aux hordes de loups . Ceux qui se faisaient prendre par les routiers leur servaient d'amusement . Les plus chanceux étaient éventrés , les autres étaient écorchés vifs et pendus aux arbres .

Les voyageurs en comptèrent des dizaines , la chair à vif dévorée par les corbeaux . P.176

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Un colosse au visage balafré se tenait devant le portail . Mufle de dogue , des bras comme des cuisses de taureau , il portait une longue cuirasse feuille-morte , des chausses rembourrées et des brodequins de cuir . Une lourde épée pendait à sa taille .Paupières mi-closes , regard irrité , il les considéra avec aménité . P. 227

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Maintenant , il avait hâte que l'aventure se termine et il songeait à ce qu'il en raconterait dans ses Mémoires . Il avait déjà trouvé un titre : " Une étude en écarlate " , à cause de tout le sang versé. P. 468

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Vidéo de Jean d` Aillon
Jean d' Aillon - Les chroniques d'Edward Holmes et Gower Watson .Jean d' Aillon vous présente "Les chroniques d'Edward Holmes et Gower Watson : Une étude en écarlate" aux éditions 10-18. Retrouvez le livre http://www.mollat.com/livres/aillon-jean-une-etude-ecarlate-9782264065490.html www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : https://www.facebook.com/Librairie.mo... https://twitter.com/LibrairieMollat http://www.dailymotion.com/user/Libra... https://vimeo.com/mollat https://instagram.com/librairie_mollat/ https://www.pinterest.com/librairiemo... http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ https://soundcloud.com/librairie-mollat http://blogs.mollat.com/
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