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Critiques sur Le retour de la Bondrée (15)
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Crossroads
  02 juin 2016
Dans la série mec traversant une généreuse période de merde, je demande Simon.
Jeune libraire au bord de la faillite, il n'a de cesse de repousser les avances d'une grande enseigne, et ce malgré l'avis contraire de sa chère et tendre, Laura, qui pour le coup traverse également une généreuse...
Son seul havre de paix, une vieille grange, léguée par son père et paumée au fond des bois, qui fait désormais office d'entrepôt pour ses innombrables livres.
Alors qu'il s'en revenait, un soir, et pour pimenter un peu plus un quotidien déjà bien plombé, quoi de plus épanouissant que d'assister au suicide d'une femme ayant décidé de prendre le train...de plein fouet.
De ce traumatisme rejailliront moult images d'un passé qu'il croyait à jamais enfoui.
Simon, sache que nous sommes de tout coeur z'avec que toi.

Calquant astucieusement le parcours de Simon sur celui de la Bondrée -le bonhomme se rêvait ornithologue-, Aimée de Jongh bâtit un récit solide, soutenu par un trait bicolore précis desservant à merveille la dramatique d'une telle histoire jouant sur divers tableaux temporels.
Une tragédie actuelle comme catharsis à des faits antérieurs tout aussi marquants, le procédé est habile et accentue, si besoin était, le déprimant quotidien de notre candidat à même de tirer 6 fois sur 5 la boule noire à mo-mo-motus.

A découvrir en période d'euphorie maximale ou à proximité d'une douzaine de boîtes de Lexomil, c'est selon.
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marina53
  22 avril 2016
Un panneau affiche "Liquidation totale" devant la librairie Antonisse. Simon a hérité du magasin de son père qui l'a lui-même hérité de son propre père. La proposition de rachat alléchante d'un grand groupe pourrait éviter le pire à Simon et sa femme, qui se retrouveraient alors sans travail, mais il ne tient pas à laisser sa boutique à quiconque. Il aurait alors l'impression de trahir son père. Au grand désespoir de sa femme. Un soir, il se rend dans la cabane, en pleine forêt, dans laquelle il vient récupérer de vieux livres qu'il ramène à la librairie. Au retour, en pleine nuit, il attend patiemment le passage du train et la levée de la barrière du passage à niveaux. Soudain, une femme jaillit de derrière un arbre et se plante là, au milieu de la voie ferrée, les bras en croix et les cheveux au vent. Incapable de réagir et encore moins de se lancer vers elle, il assiste, impuissant, au suicide de cette femme. Se sentant coupable de ne pas être intervenu, ce terrible drame va faire ressurgir des souvenirs de son enfance...

Une scène traumatisante pour Simon et c'est tout un pan de son passé qui refait surface. Que s'est-il passé au cours de son enfance pour que remonte ainsi un fort sentiment de culpabilité? Pour qu'il se replie ainsi sur lui-même? Alternant présent et passé, cet album retrace habilement et avec justesse la vie de Simon et dépeint les faits tragiques qui l'ont jalonné. À l'instar de la bondrée qui repart de zéro pour recommencer sa vie, le jeune homme devra faire table rase du passé s'il veut se construire. Aimée de Jongh nous offre un album riche et émouvant, ponctué de magnifiques silences. Un portrait attachant d'un homme bousculé, en proie à ses doutes et ses regrets. Graphiquement, ce noir et blanc profond et expressif et ce trait hachuré magnifient ce scénario.
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Ladydede
  05 février 2016
Oh ! Regardez, une bondrée ! C'est ce rapace qui revient de migration et qui ne mange que des insectes...
Simon connait bien la bondrée. Depuis tout petit, il rêve de devenir ornithologue. Mais lors de la mort de son père, il reprend le commercial familial : la Librairie Antonisse. En ces temps de crise, cette librairie va mal et va devoir fermer. Et pour couronner le tout, Simon assiste un soir à un suicide. Traumatisé, ce drame lui fait resurgir de mauvais souvenirs...

Aimée de Jongh, auteure néerlandaise, crée un one-shot émouvant entre tristesse, amour et espoir. Simon est un personnage extrêmement attachant et est mis en valeur par sa ressemblance avec la bondrée. C'est un rapace qui recommence sa vie à zéro à chaque printemps... Les illustrations en noir et blanc accentuent également le désespoir et l'espoir du protagoniste.
Avec talent, Aimée de Jongh nous offre un roman graphique simple mais fort sur l'humanité...
Une très belle découverte !
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kathel
  25 janvier 2017
Simon est libraire, mais rien ne va plus pour lui, les ventes vont en diminuant et son épouse souhaite céder la librairie à un grand groupe plutôt que de mettre la clef sous le paillasson. Simon qui avait repris sans grand enthousiasme la librairie familiale ne souhaite pourtant pas lui voir perdre son âme.
Cet homme est un rêveur, passionné d'ornithologie, mais qui dissimule de sombres remords remontant à son adolescence. Un accident auquel il assiste passivement vient décupler sa culpabilité. Une rencontre va peut-être toutefois lui permettre de ne pas sombrer dans la déprime. Tout ce que je résume ici sommairement est amené petit à petit dans le récit, par petites touches, par subtils retours en arrière, comme un portrait qui apparaît progressivement sur une toile.
Plusieurs moments et plusieurs histoires sont entremêlées dans ce texte : la fin d'une librairie, une histoire de couple qui tangue un peu, la culpabilité du personnage liée à un épisode dans sa jeunesse et la culpabilité nouvelle à la suite d'un autre événement, sa passion pour les oiseaux, notamment la bondrée, sa rencontre avec une jeune femme… Cela fait peut-être un peu beaucoup pour un seul livre, mais c'est un mince reproche pour une très belle construction, tout en délicatesse, qui se termine sur une étrange interrogation finale…
Les dessins sont vraiment le point fort de cette BD, superbes, avec des échappées sur la nature absolument magnifiques, sans oublier la vieille grange remplie de livres, et les oiseaux, bien entendu. Un joli trait et une mise en page comme je les aime…
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Vexiana
  18 avril 2017
Voici une très belle histoire, émouvante et bien construite.
Sur base de la vie édifiante de la bondée apicole, nous suivons la vie et le renouveau d'un homme dont on peut dire que les derniers temps sont des plus riches en émotions.
Le rythme est bon, bien tempéré. le petit retournement est assez prévisible à mon sens mais ça n'ôte rien à sa richesse.
Nous suivons plusieurs lignes temporelles qui se croisent sans jamais se porter ombrage l'une à l'autre.
La réflexion sur la culpabilité est intelligente et fait même un peu froid dans le dos...Dieu nous en garde!
Le dessin est bon, très bon, avec une savante maitrise du noir et du blanc et des expressions.
A lire!
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jamiK
  16 mai 2019
Le sujet de ce roman graphique tourne autour du remord, de la culpabilité et des sentiments qui sclérosent notre progression dans la vie. Simon Antonisse aurait voulu être ornithologue, il est devenu libraire comme son père, mais aujourd'hui, sa petite librairie bat de l'aile. Les retours en flashbacks sur des moments douloureux de son enfance vont rythmer cette introspection forcée par les évènements, le ton est juste tout en pudeur, comme le graphisme en noir et blanc, la bondrée est représentée de façon minutieuse et quasi scientifique, avec un trait naturaliste, elle suit l'histoire comme une allégorie, elle a le peut repartir à zéro si les circonstance l'y oblige, comme Simon devra sans doute le faire. C'est vite lu, simple et élégant, mais presque trop, je reste un peu sur ma faim, l'impression d'être passé trop vite sur les choses, j'aurais aimé que ce passage sur le réalisme magique aille plus loin, que les personnages féminins de l'histoire aient un peu plus d'envergure. C'est une lecture belle et agréable, mais au final légèrement frustrante.
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alouett
  10 février 2016
« Simon Antonisse est libraire. En ces temps de crise, ses chiffres de ventes désastreux le forcent à fermer boutique. Et pour couronner le tout, le sort a voulu qu'au cours d'un trajet en voiture, il soit témoin d'un suicide. Ce drame fait ressurgir de douloureux souvenirs de sa jeunesse, et peu à peu, la vie de Simon se transforme en cauchemar éveillé. Seule Regina, une jeune fille qu'il a rencontrée par hasard, peut lui apporter le calme et l'amour dont il a besoin » (quatrième de couverture).



Je ne suis pas allée écouter la conférence « Trait masculin – Trait féminin » (joli rattrapage de la « bévue » pré-FIBD ?) mais à coup sûr, si l'on m'avait posé la question avant lecture, j'aurai juré que l'auteur du « Retour de la Bondrée » était un homme. le trait anguleux et sec, l'utilisation des contrastes entre noir et blanc, les jeux de hachures, le fait que le lecteur est immédiatement projeté dans le vif du sujet… l'ensemble me fait croire – à tort – à une oeuvre masculine. Aimée de Jongh sort du style japonisant qu'elle développait jusque-là pour proposer un roman graphique troublant.

Le scénario s'ouvre sur une scène de vive altercation entre le personnage principal et son interlocuteur. L'échange se passe au téléphone, l'objet du désaccord a visiblement déjà été abordé et Simon (le héros) est excédé. Une fois l'appel terminé, il rumine dans l'habitacle avant de reprendre la route. Bien que ne connaissant pas encore l'homme qu'il va devoir côtoyer durant sa lecture, le lecteur perçoit aisément son humeur électrique. Pourtant, on s'installe à ses côtés… on prend la place du passager qui est inoccupée. On se tait, on se laisse emporter par la voiture qui dévale les routes de campagnes, jusqu'à l'orée d'une forêt où le moteur s'arrête. Comme la bondrée, le personnage principal revient là où il se sent en sécurité. Sitôt entré, il caresse les livres d'une bibliothèque. Sa main s'arrête sur l'un d'eux, l'extrait du rayonnage… l'ouvrage s'ouvre et fait ressurgir des souvenirs enfouis. La fragilité de l'homme apparaît soudain. Seul, perdu, cherchant à retrouver des repères réconfortants. L'homme qui jusque-là nous était austère quitte son costume de prédateur, fait tomber sa carapace et libère ses émotions, son trouble… sa peur.

De page en page, Aimée de Jongh construit des passerelles narratives qui vont relier le passé et le présent. Témoin d'un suicide, le personnage principal va enfouir ce traumatisme au fond de lui. Pourtant, cette vision de la mort le pousse à se remettre profondément en question et la voie qu'il prend pour faire ce travail de reconstruction peut surprendre. Quoi qu'il en soit, l'auteure travaille le rythme de la narration et bouscule son lecteur, le laissant in fine face à des interrogations inattendues.
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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trust_me
  03 février 2016
Simon va mal. Croulant sous les dettes, il refuse de vendre la librairie héritée de son père, au grand dam de sa femme. Son existence bascule le jour où il assiste au suicide d'une inconnue sur une voie ferrée. Son impuissance face à ce geste le bouleverse et fait resurgir un drame de son enfance. Peu à peu Simon s'enfonce dans les souvenirs et la dépression. Sa rencontre avec une lycéenne va l'aider à remonter la pente et retourner lentement vers la lumière…

Surprenant roman graphique venu des Pays-Bas, à la fois touchant, sensible, intime et d'une incroyable justesse. Un voyage métaphysique entre rêve et réalité dominé dans un premier temps par la culpabilité et le repli sur soi. Un voyage teinté de réalisme magique où les fantômes du passé permettent de surmonter les traumatismes du présent pour parvenir à une forme de résilience. J'ai trouvé énormément de symboles dans cette histoire qui, quelque part, touche à l'universel. Un album fascinant, plein de silences, de moments contemplatifs, de séquences muettes extrêmement évocatrices où les images se suffisent à elles-mêmes.

Aimée de Jongh possède un trait vif et spontané, épuré, allant à l'essentiel. Son découpage empruntant parfois au manga donne dans l'efficacité et offre une parfaite fluidité de lecture. Et puis en grand fan du genre, inutile de vous dire que ce noir et blanc me convient parfaitement.

Le retour de la bondrée est une histoire de résurrection. le titre est inspiré par un oiseau qui a toujours fasciné Simon. Un oiseau qui survie en recommençant sa vie à zéro. « Et c'est ce que nous ferons aussi », déclare-t-il en serrant sa femme contre lui dans les toutes dernières pages. Encore un symbole pour cet album d'une profondeur absolument stupéfiante.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Stemilou
  25 septembre 2016
C'est l'histoire de Simon, Libraire dont la boutique est en mauvaise posture; la mention "liquidation totale" affichée en grand sur la vitrine rappel à Simon qu'il a échoué. Cette librairie qu'il tenait de son père hérité lui-même de son père a reçu une proposition de rachat d'une grande chaine de librairie mais il est hors de question de vendre malgré l'insistance de sa femme et l'espoir de se sortir de ce malheur.

Un soir de retour de sa cabane en forêt où Simon était allé récupérer quelques livres à vendre, il fait nuit mais repère à un passage à niveaux une femme postée sur les rails, n'arrivant pas à réagir elle se fait percuter par un train. Un drame qu'il va le traumatiser et dont il se sent terriblement coupable, le suicide de cette femme va réveiller des souvenirs de son enfance.

L'album alterne ainsi passé et présent racontant l'enfance de Simon et son état dépressif actuel, une rencontre va toutefois l'aider à remonter à la surface, une lycéenne va le soutenir et l'aider à s'alléger de ses soucis, tenter d'oublier ce drame qu'il l'a profondément marqué et reprendre vie. C'est ainsi que le lecteur comprend le choix du titre, le retour de la bondrée, cet oiseau qui forme un couple et si toutefois l'un vient à disparaitre repart de zéro pour recommencer sa vie.
Fait de petits dialogues et de grands silences ce roman graphique touche par son côté intime, cet homme qui se sent coupable fera un grand voyage en lui-même pour retrouver pour trouver ce grain d'espoir et de vie qu'il avait bien enfoui à l'intérieur. le choix du noir et blanc comme un manga permet d'aller à l'essentiel.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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mesechappeeslivresques
  13 juillet 2017
La librairie dont s'occupe Simon fait faillite. Allant contre l'avis de sa femme, il décide de ne pas vendre cet héritage familial. Un soir, sur la route, Simon se retrouve témoin d'un suicide. Un événement traumatisant qui va faire resurgir les démons du passé.

J'ai beaucoup aimé cette BD qui se lit d'une traite. le texte est peu présent au profit de superbes dessins en noir et blanc qui transmettent parfaitement le cheminement intérieur de Simon.

En effet, celui-ci, à la suite du drame, est rongé par la culpabilité. Son passé le hante chaque nuit et une rencontre va peut-être lui permettre de repartir à zéro et d'avancer.

L'intrigue mêle habilement le passé au présent et l'auteur nous dépeint le traumatisme de Simon avec beaucoup de justesse. Parviendra-t-il à tourner la page?

Une belle surprise avec ce roman graphique qui évoque le parcours intime d'un homme essayant de faire face à son passé. Une histoire sombre et touchante.
Lien : https://mesechappeeslivresqu..
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