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EAN : 9782070459322
128 pages
Éditeur : Gallimard (28/08/2014)
3.68/5   11 notes
Résumé :

«De mes souvenirs d’enfance, je ne garde qu’un arbre penché sur une rivière. La fraîcheur de l’eau, le soleil l’après-midi, les noyaux d'abricots, et c’est tout.

Oubliés les prénoms de mes amis. Les noms de famille de mes voisins. Les parfums et les jeux. La faute à un choc : à neuf ans et demi, je quittais un pays pour un autre.

Deux ou trois heures de voyage, ça peut vous tuer une mémoire, et faire sauter les plus beaux souv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
oran
  11 novembre 2019

Mohammed Aïssaoui né à Alger en 1964 , écrivain français, journaliste au Figaro littéraire, nous livre un petit essai poétique bien sympathique en s'inspirant de George Perec : quelques souvenirs résiduels ,toute en délicatesse de son enfance algérienne , autant de repères, de traces du passé , d'étais d'une personnalité, frêle éternité de la mémoire, qui charpentent une vie, qui font encore et toujours rêver, quelques empreintes encore bien vives qui aident à vivre. Et puis un bel hommage sous forme d'anthologie à Albert Camus, Colette Fellous, Christian Giudicelli, Gilles Lapouge, Alain Mabanckou, Patrick Modiano, Marcel Pagnol, Jean Rouaud, Olivier Sacks, Delphine de Vigan.
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Noctenbule
  08 août 2016
Mohammed Aïssaoui propose dans ce petit éloge de partir en quête de ces souvenirs qui nous ont permis de devenir nous. On oublie beaucoup de chose mais c'est important de cultiver son jardin de la mémoire. Se rappeler son premier coup de coeur, son premier baiser, son premier gâteau… des petites choses qui peuvent faire de grande personne.
Le livre se structure en trois parties. La première La boîte à outil du souvenir où Mohammed Aïssaoui partage des moments qui l'ont marqué où qu'il aurait aimé se remémorer. Il adore les mots, leur sens alors c'est normal qu'il débute le verbe et le mot autour du souvenir, qu'est-ce que cela veut dire, comment est-il défini, quel sens peut-il avoir ? Puis il vient à l'album de famille. D'ailleurs, ce sujet est récurrent dans tous les livres. L'album qui permet d'avoir des traces de sa famille et de ces amis. Il en parle aussi à travers des romans qui parlent de quête d'identité et de quête de soi. le souvenir serait ce qui reste de soi avec les interactions avec les autres. Il développe surtout cela dans la première partie qui se termine avec une nouvelle en lien avec Copains d'avant.
La deuxième partie, l'auteur parle de ces auteurs préférés, ce que leurs livres lui ont apporté, de ce qui font leur force avec une grosse préférence pour Patrick Modiano. D'ailleurs, il m'a donné envie de découvrir cet auteur que je ne connais que de nom. Cela m'a rappelé un coup de coeur à cet auteur dans « La femme au carnet rouge » d'Antoine Laurain, où le personnage principal découvre le prénom de la femme à qui appartient le sac grâce à dédicace de cet auteur dans un de ces livres. Un auteur timide et très discret nous raconte le libraire. Apparemment, c'est un auteur qui a touché plus d'une personne pour qu'on parle de lui en des termes si élogieux. L'auteur parle aussi avec beaucoup de tendresse d'Albert Camus ou de Marcel Pagnol. Il parle de l'apport de la littérature de 10 auteurs même si pense que le choix a dû être difficile à faire.
Et pour terminer ce petit livre, un petit questionnaire qui a pour nom Souvenez-vous de… ??? Je vous avoue n'avoir pu répondre à aucune question car soit je n'étais pas née ou soit j'étais trop petite pour me souvenir. Alors non, je ne me souviens pas de l'actrice qui jouait dans Diabolo menthe, car je n'ai jamais vu ce film. Je ne me souviens pas dans quel James Bond, le méchant était interprété par Michaël Lonsdale, car je ne regarde que les derniers 007. Je ne me souviens pas de la règle du jeu des osselets car je n'y ai jamais joué. Je crois d'ailleurs que cela ne se faisait plus. Je ne peux pas non plus me remémorer un calembour de Bruno Massure, je ne me souviens même pas l'avoir vu à la télévision. Il devrait y avoir un âge indiqué pour pouvoir répondre aux questions. En tout cas, j'ai lu les réponses et j'ai appris des choses. Cela m'a apporté quelque chose d'autant plus que les réponses étaient commentées par l'auteur.
Dans la collection des petits éloges chez Folio, j'avoue que celui-là est mon préféré. Cette déambulation à la rencontre d'un homme qui parle avec délicatesse et pudeur de ces souvenirs, de la tristesse de la perte de beaucoup suite à l'arrachement à sa terre natale à quelque chose de touchant. Les mots sont posés avec une grande élégance qui fait que les pages se tournent avec plaisir pour aller à la rencontre de petits moments qui sont partagés.
Un petit livre sympathique à lire et à offrir pour inciter chacun à se rappeler de ce qui a fait de lui une personne plus forte.
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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pgremaud
  16 février 2015
J'aime bien cette collection « Petit éloge ». D'abord parce qu'elle n'est pas chère et ensuite – surtout – parce qu'elle offre des textes de qualité. Mohammed Aïssaoui nous fait partager sa quête des souvenirs. Elle est liée à un traumatisme qui l'a privé des souvenirs de sa petite enfance quand il a été brutalement arraché à son pays d'origine.
Comme il considère que la mémoire est un muscle qu'il faut exercer, dans la première partie, il nous propose une « boîte à outils » pour cette gymnastique. On y trouve pêle-mêle l'album de famille, les photos de classe, les chansons, les poèmes, les archives... un jeu sur « les premières fois » et un questionnaire sur les « souvenirs oubliés ».
Pour terminer cette partie, Mohammed Aïssaoui nous présente ensuite une nouvelle qui s'intitule « Copains d'avant-hier » où il se moque un peu d'un site internet bien connu.
Il nous offre ensuite une anthologie personnelle des écrivains dont l'oeuvre est traversée par ce thème des souvenirs et de leur recherche. Parmi ceux qu'il cite, je retiens particulièrement Albert Camus et Patrick Modiano. Pour Camus, Mohamed Aïssaoui a eu la chance de rencontrer sa fille Catherine qui livre un témoignage à la fois sur l'écrivain et sur son père. En ce qui concerne Modiano, il me donne envie de relire "Rue des Boutiques Obscures" que j'ai lu quand j'étais au lycée, mais qui ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable !
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Lesptitschats
  16 juillet 2015
Un petit livre sympa, où l'auteur fait son éloge des souvenirs au travers d'œuvres qui l'ont marqués. Ça m'a permis d'en découvrir certaines. J'ai beaucoup apprécié le passage sur Pagnol et Modiano. Et ça m'a donné envie de lire Oliver Sacks avec L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau ;-)
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critiques presse (1)
LeFigaro   29 août 2014
Cette déambulation au rayon des souvenirs garde tout au long son élégance discrète, drapée dans les plis de la grande littérature plutôt que dans les évocations communes d'émissions dites cultes ou d'icônes générationnelles. Proust et Pérec plutôt que Casimir et Platini. Dans ce genre d'exercice, la délicatesse d'un auteur se mesure à ces choses-là.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
pgremaudpgremaud   12 février 2015
(Catherine Camus, à propos de son père Albert Camus)
Quels souvenirs ai-je gardés de mon père ? D'un homme qui m'apportait des livres, et notamment tout Dumas(...) Il me laissait lire tout ce que je voulais et ne m'a jamais imposé un ouvrage. Il me demandait simplement ce que j'en pensais. C'était une immense liberté. Ce n'est pas son oeuvre qui m'a aidée. C'est lui. C'est le regard qu'il portait sur moi, il avait l'air content que je sois là. Il m'a appris à penser par moi-même. Et, pour moi, son plus bel héritage reste l'amour de la vie et le fait que la vérité est nuance.
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oranoran   11 novembre 2019
Dans L'Etranger, il y a une phrase qui m'a beaucoup marqué. Comme par hasard, elle fait référence aux souvenirs. Dans la deuxième partie du roman, celle où Meursault est emprisonné et attend son jugement, il dit ceci : "J'ai fini par ne plus m'ennuyer du tout à partir de l'instant où j'ai appris à me souvenir.(...) En gros, il expliquait qu'on pouvait vivre de souvenirs et que - en grossissant e trait- la prison m'empêche pas de vivre.
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pgremaudpgremaud   15 février 2015
Cette tâche, qui consiste à rassembler un puzzle, est l'oeuvre même de Modiano : il est le biographe méticuleux des anonymes, l'agent de recherche de personnes disparues sans laisser de traces, ou si peu. L'écrivain travaille justement sur ce "si peu" : la date et le lieu de naissance, un permis de conduire, un carnet de chèques, "je notais tous ces détails qui sont souvent les seuls à témoigner du passage d'un vivant sur terre", explique le détective, qui livre en même temps le mode d'emploi du romancier. Et ajoute : "Avant tout, déterminer avec le plus d'exactitude possible les itinéraires que suivent les gens, pour mieux les comprendre".
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pgremaudpgremaud   31 janvier 2015
Un jour, sur un plateau de télévision, j'ai rencontré Bernard Pivot. A la fin de l'émission, il me sort de sa poche un marron. Il me dit à peu près ceci : " J'ai toujours un marron dans ma poche, depuis tout petit." Il m'a semblé que c'était à la fois une sorte de porte-bonheur et un élément qui qui le reliait à son enfance. D'ailleurs, il m"a confié qu'il gardait toujours le lien avec ses premiers amis...
C'est extraordinaire, ce jour-là, ce marron me renvoie à... un noyau d'abricot. Comme un flash, je me souviens tout d'un coup que je gardais toujours avec moi des noyaux d'abricot - souvenir qui me renvoyait à l'été et au pays natal. On les gardait précieusement et on en faisait des sifflets en les frottant contre le sol et en en retirant l'intérieur. les meilleurs sifflets naissaient des noyaux qui n'étaient ni trop petits ni trop gros. Toute l'enfance constituait une course au noyau parfait.
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pgremaudpgremaud   05 février 2015
J’ai beaucoup aimé « Quand as-tu vu ton père pour la dernière fois ? », le livre d’Alex Taylor. Lors de la maladie de son père, le journaliste et écrivain retrouve son pays natal. Le fil directeur de son récit est cette question : « A quel lieu j’appartiens ? » Alex Taylor évoque le déracinement, il est né à Luton, petite cité au nord de Londres, il a grandi en Cornouailles, dans le sud de l’Angleterre, et il vit en France depuis plus de trente ans. L’agonie de son père, qui a passé sa vie à réparer des horloges, l’oblige à remonter le temps. Lui reviennent en mémoire des images, des goûts, des parfums et même des souvenirs tactiles. Le disque dur de la mémoire conserve tout. Cela permet aussi, et c’est très touchant, de voir un homme en train d’observer le gamin qu’il a été.
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Videos de Mohammed Aïssaoui (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mohammed Aïssaoui
“Rien ne t'appartient”… « À peu près au milieu du roman, il arrive quelque chose à l'héroïne. Elle est dans un lieu où elle va être enfermée, elle va être domestiquée, et la directrice de ce lieu lui dit ça, la première fois qu'elle la voit. Elle lui dit : « rien ne t'appartient». Tout le monde lui dit « rien ne t'appartient ». En réalité, personne n'arrive à toucher ce qui lui reste de plus cher. Ce qui lui est intact. Son intégrité, son coeur, la manière dont elle pense. La manière dont elle bouge avec son corps. Et ça, ça lui appartiendra toujours. » ***
Découvrez l'entretien de l'autrice, qui répond à nos questions sur son nouveau roman : “Rien ne t'appartient”
« J'aime beaucoup ce moment de bascule quand quelqu'un d'ordinaire mène sa vie, et qu'il lui arrive quelque chose d'extraordinaire. Et souvent mes récits naissent dans ce creuset-là, dans cette brèche-là où l'ordinaire devient extraordinaire. Et j'ai l'impression que souvent ça se passe dans l'enfance. »
*** « Rien ne t'appartient est un roman physique - ses phrases prennent à la gorge, dévorent, hantent. C'est une prose magnifique parce que de ces ombres, de ces fantômes jaillit une lumière, malgré tout. Un tour de force. » Mohammed Aïssaoui, Le Figaro Littéraire
« Ce livre très intime, à la fois physique et secret, parle du mal qu'on fait aux filles. de ce qui leur est interdit. de ce qu'il leur faut taire. de ce qu'elles doivent payer. » Xavier Houssin, le Monde des Livres
« Superbes retrouvailles avec l'écriture sensuelle et engagée, sur la condition des femmes et l'état du monde, de Nathacha Appanah. » Valérie Marin La Meslée, le Point
« D'une grande et violente beauté. » Augustin Trapenard, Boomerang
« Ce roman profond analyse un être au destin déformé par les ondes sismiques d'une violence frontale, ou de biais. Écriture implacable, apte à arracher les masques, à bannir les faux-semblants. » Muriel Steinmetz, L'Humanité
Prix des Libraires de Nancy – «Le Point» 2021
Découvrez le nouveau roman de Nathacha Appanah http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Rien-ne-t-appartient
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