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Critiques sur Djamilia (44)
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gonewiththegreen
  26 avril 2021
"Oui, pour moi, c'est la plus belle histoire d'amour du monde".
Ce n'est pas de moi, mais d'Aragon , "préfaceur" et "traducteur "de ce livre.
Je serai moins enthousiaste, d'autant plus qu'Aragon n'a pas vu " coup de foudre à Nothing Hill", ce qui pourrait entrainer la révision de son jugement. :)

Nous voilà en Kirghizie, entre montagne et steppe en 1943. Les hommes ont déserté le village où restent les femmes , les enfants, les vieux et les blessés de guerre. le mari de Djamilia , blessé au front, doit rentrer sous peu. Pendant ce temps, elle porte le grain à la gare dans des conditions très dures.

Bon , j'ai quasiment résumé toute l'action de ce court roman. Je m'y suis quand même ennuyé , même si je reconnais toute la finesse de l'auteur dans le rapprochement des personnages mais également dans l'évocation de sa terre , alors soumis au joug des communistes.
Les traditions, le mode de vie, mais bien sur aussi les paysages très bien décrits apportent une touche culturelle indéniable à l'ensemble.
Rudesse des hommes, de l'environnement, de la vie tout simplement , le peuple Kirghize est présenté sobrement dans son milieu , au sein des montagnes et des chevaux et est évoqué comme une entité , une communauté où les limites de la famille sont floues .
Un livre rapide à lire et que je pourrais aussi rapidement oublier.
La préface d'Aragon est pour le coup nécessaire pour situer le livre et l'auteur dans leur contexte.
Enfin , l'algorithme de Babelio présente Danielle Stell et Musso comme des auteurs proches de Aïtmatov , j'ai comme un doute :)
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missmolko1
  05 janvier 2015
La curiosité m'a poussé a lire cette nouvelle, écrite par un auteur du Kirghizstan. Et pour le dépaysement, je dois dire que je n'ai pas été déçu. On découvre ici, une autre culture, d'autres coutumes, d'autres moeurs. le personnage principal se remémore sa jeunesse, pas vraiment facile, tous ces frères sont a la guerre et il doit travailler pour aider sa famille. Heureusement Djamilia, sa belle-soeur (femme de son frère) et la pour égailler ses journées.

Jusque la, tout va bien, au niveau de l'intrigue, je n'ai rien a redire mais c'est l'écriture, le style ou la traduction ? ou bien peut-être les trois..... La vraiment, j'ai eu beaucoup de mal. le style est vraiment très littéraire, les dialogues pas toujours bien signalés , bref j'ai du très souvent relire les phrases plusieurs fois pour bien comprendre qui parlait, pour savoir ou l'auteur voulait en venir.

124 pages de dépaysement, mais 124 pages qui demande de la patience.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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nadejda
  07 janvier 2011
C'est grâce à Moustafette que j'ai eu envie de lire ce petit livre et je ne le regrette pas.
Le personnage de Djamilia est très attachant . Dans cette société où la femme gardienne du foyer doit rester soumise, au moins en apparence, et respectueuse des codes, elle, Djamilia garde sa fantaisie et sa liberté quel que puisse être le prix à payer. Elle a conservé quelque chose de sa spontanéité enfantine et c'est pourquoi elle est très proche de son petit beau-frère qui va découvrir le désir mais surtout la liberté de choisir sa vie que ce désir lui a donné.
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oiseaulire
  30 juin 2019
Cette nouvelle traduite du kirghiz par Aragon et A. Dimitrieva est présentée avec le sous-titre "La plus belle histoire d'amour du monde".
Elle est incontestablement dotée d'un grand charme.
Mais je ne suis pas suffisamment accoutumée au paysage humain qui se trouvait à l'intersection du monde soviétique et des contrées lointaines telles que le Kirghistan, où il étendit son empire, pour m'être sentie à l'aise avec cette lecture.
En effet j'y ai subi l'effet d'une double contrainte : celle de pénétrer dans l'organisation des travaux agricoles des kolkhozes, obligatoirement mixtes, où les travailleurs hommes et femmes ont une égale dignité ; et dans la société extrêmement patriarcale kirghize, non mixte, régie par un code de l'honneur strict, alors que bon nombre d'époux ont quitté le village pour aller combattre.
Ce qui fait que je me suis perdue dans des supputations et des étonnements sur telle et telle attitude de Djamilia, de son beau-frère ou de Daniiar sans pouvoir les interpréter. Que je me sois même demandé comment les interpréter montre sûrement que je ne me suis pas laissée porter par l'histoire.
Sans doute cet amour n'aurait-il pas été concevable si le communisme n'avait pas bouleversé les structures et le fonctionnement de cette société traditionnelle au point de mettre en contact quotidien des jeunes gens des deux sexes ; de dévoiler aux jeunes hommes la fierté des femmes et leur extraordinaire pugnacité au labeur ; de dévoiler aux jeunes femmes la beauté des hommes et leur humanité ; et de rendre perceptible la souffrance des femmes privées de mari.
Il est fort probable que cette situation inédite les ait bouleversés eux-même et privés de repères. Comment comprendre sans cela que, par exemple, Djamilia ait pu se sentir blessée de l'application d'un code traditionnel interdisant au mari de s'adresser à son épouse dans toute correspondance avec la famille ?
Sans doute la perte de points de repères séculaires a-t-elle rendu possible cette formidable transgression : vivre une histoire d'amour adultère.
C'est du frottement entre deux mondes incompatibles que naissent les pires violations de l'ordre établi.
L'amour de Djamilia et de Daniiar porte atteinte, s'il demeure impuni, au noyau même de la société patriarcale qu'il remet en cause dans ses fondements et sa pérennité.
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Croquignolle
  28 novembre 2015
Après avoir dépassé la surprise d'une écriture inhabituelle, j'ai laissé la steppe kirghize me séduire, le galop de ses chevaux m'embarquer, ses paysages saisonniers m'élever et les habitants de l'aïl me séduire. L'invitation au voyage de la quatrième de couverture a tenu toutes ses promesses. Aragon ne s'est pas trompé. Djamilia est un magnifique roman d'amour aux couleurs de l'Asie Centrale. C'est un appel incessant au Vrai, à la liberté, à l'Amour et à la contemplation.
La description du chant de Danïiar a bouleversé le plus profond de mon être, l'inondant de frissons, soufflant sur lui une onde rafraîchissante et bienfaisante, remunant tripes et souvenirs pour faire émerger des larmes sereines et douces.
Quelle beauté ! Quelle force ! Quel calme ! Quelle imensité ! Quels amours ! Quelles couleurs ! Quelle région ! Quel roman !
Embarquez vous aussi, le dépaysement est assuré !
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zellereb
  09 avril 2017
Seit se souvient. Quand il était jeune garçon de treize ans, il fut le témoin privilégié d'une histoire d'amour dont il garda un souvenir intense. Durant la guerre, son frère était parti se battre et il devait veiller sur Djamilia son épouse. Celle-ci tomba amoureuse d'un autre homme, Daniiar, un homme réservé, parlant peu, mais chantant beaucoup...

« Or, les chansons de Daniiar m'avaient mis l'âme à l'envers ».

Non seulement ce livre nous parle de la passion amoureuse, mais il nous instruit aussi sur l'univers peu courant des kholkhozes au Khirghiztan. Peu de personnages dans ce roman. Ce sont des travailleurs, marqués par la guerre. La jeune Djamilia est assez solaire. C'est une jeune femme de tempérament sincère et joyeux, réquisitionnée pour conduire une britchka (un attelage), afin d'assurer le transfert entre la gare et les kholkhozes où vivent beaucoup de femmes et les enfants, en ces temps de guerre. Ensuite, Daniiar n'est pas moins flamboyant grâce à ses chants entêtés. de leur rencontre, émerge beaucoup de sensualité.

Un petit livre poétique préfacé par Aragon, écrit avec un style simple. Quand Daniiar chante pour Djamilia, non seulement sa musique rend son amour plus beau et plus fort, mais elle est pour lui un moyen de s'élever et de s'unir.
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Nadrouge
  31 mars 2021
Au Kirghizistan, dans un petit village (aîl), vivent Seït (le narrateur) et Djamilia, sa jeune belle-soeur, dont le mari a été envoyé au front peu après les noces.
Nous somme pendant la seconde guerre mondiale et tous les hommes sont partis. Suivant les traditions, c'est donc au jeune Seït, alors adolescent, d'assumer les travaux du kolkhoze, et de protéger sa famille.
Tous les jours, avec Djamilia et Daniiar, un invalide de guerre ayant trouver refuge au village, ils emmènent les récoltes à la gare .
Seït va assister aux amours naissantes de Djamilia et Daniiar, subjugué lui-même par cet homme à la voix envoûtante chantant avec toute son âme Il va grâce à lui découvrir la richesse de l'amour que l'on peut porter à sa terre ou à un être. Cet amour immense qu'on a envie de partager. Il lui ouvrira les portes d'un monde magnifique: celui des arts.

La première partie est un peu longue à mon goût, ne laissant que peu de place à l'histoire d'amour. Mais nous ne pouvons que nous laisser emporter dans ces paysages grandioses et nous laisser émouvoir par ces sentiments naissants.
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Marti94
  29 juin 2020
J'ai évidemment été attirée par le bandeau de ce roman (et comment ne pas l'être ?) qui indique "Pour moi, c'est la plus belle histoire d'amour du monde." Signé Aragon.
Il est vrai que "Djamilia" est une très belle histoire d'amour qui se passe dans la steppe de Kirghizie, en Asie centrale et ce qui est certain c'est que ce livre nous fait voyager.
C'est en 1958, alors que Tchinghiz Aïtmatov n'a pas encore 30 ans qu'il publie cette nouvelle en russe. Et c'est le poète Aragon, lecteur de la presse soviétique, qui va en faire la traduction en français. C'est très impressionnant car il y a plein de subtilités de langue qui nécessitent des renvois de bas de pages riches d'informations.
Nous rencontrons ainsi Danïiar et Djamilia durant la guerre, en 1943, quelque part dans la vallée du Kourkouréou avec leurs Britchka, chariots à grains, et l'adolescent Seït qui raconte leur histoire. Car tout le livre est rythmé par les allers et retours entre le village et la gare qui se trouve de l'autre côté du défilé des montagnes, pour porter le grain dont l'armée a tant besoin.
Ils travaillent au kolkhose pendant que les hommes sont à la guerre comme Sadyk le frère de Seït qui vient de se marier avec Djamilia. Danïiar a également pour mission de nourrir les soldats, lui qui a été blessé.
Face au labeur, c'est le chant envoûtant du solitaire Danïiar qui va séduire la jeune femme quand la tradition l'oblige à être nommée en dernier dans les lettres de son mari qui semble se soucier peu d'elle. C'est une musique en hommage à celle qu'il chante, inspirée par l'amour de la terre natale.
Pour Seït le jeune garçon qui, selon l'adat doit veiller sur Djamilia, la femme de son frère, sa djéné, c'est ce chant qui va leur apporter le bonheur et cet amour pourtant interdit va l'inspirer en lui donnant envie de peindre.
C'est donc une belle histoire qui mêle les arts que sont le chant et la peinture à travers la vie quotidienne dans le monde rural d'un pays en guerre.

Lu en juin 2020
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A_fleur_de_mots
  17 novembre 2018
En commençant la lecture de cette histoire, j'ai eu beaucoup d'appréhension. En effet, comment pouvoir aborder un livre proclamé par Aragon comme “la plus belle histoire d'amour au monde”.
Bon, le décors est planté et la barre est très élevée. Au final, qui suis-je pour contre-dire le grand Aragon, certes pas avare de superlatifs, mais bien plus fin connaisseur que moi.
Pourtant, je dois bien avoué qu'un peu beaucoup de raison, il avait notre brave Aragon.
Quelle histoire d'amour! Pas au sens strict du terme “histoire d'amour”, entendue comme une histoire d'amour entre 2 individus. Ici, l'amour est omniprésent, à chaque page, chaque virgule et point. Ce livre déborde de l'Amour universel, dans sa bonté, sa bienveillance, sa poésie et sa beauté.
Amour filiale, familiale, à sa culture,à la liberté individuelle, à la beauté du monde, à l'art comme moyen d'expression universel, à l'amour naissant entre 2 personnes, aux premiers émois sensibles de l'amour adolescent et ceux plus mûrs de l'amour charnel....ce livre est tout cela à la fois, un vrai défi quand on pense qu'il ne fait que 125 pages.

Si vous souhaitez connaître le vertige de cet amour débordant à chaque page, connaître les doux sons harmonieux des chansons inconnues de Daniïiar chantées avec une passion contrôlée sous les paysages de l'Asie Centrale, sous les étoiles d'une douce et mélodieuse nuit chaude d’août dans ces contrées, capables de faire naître l'amour dans tous les coeurs; si vous souhaitez voir les peintures de ces paysages magnifiques dans les yeux de Seït, amoureux transi et témoin involontaire de l'amour naissant entre Danïiar et sa belle-soeur, la belle et libre Djamilia, ce livre est pour vous.
Laissez vous bercer par la douce mélodie du récit, soutenu mais néanmoins d'une poésie rare, et laissez vous porter par cette écriture sensible et délicate, dans cette région éloignée du monde, aux confins de notre civilisation , et laissez vous emporter par les chansons sensuelles de Danïiar.
+ Lire la suite
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AmandineMM
  10 novembre 2012
Merci, mon Dieu à qui je ne crois pas, pour cette nuit d'août à laquelle je crois de toute ma foi dans l'amour. [Aragon]

Cette nuit d'août qui a ébloui Aragon est celle écrite par Tchinghiz Aïtmatov dans ce magnifique roman Djamilia. Celui-ci est, selon son illustre traducteur, « la plus belle histoire d'amour du monde » : il explique son ressenti dans sa préface, sans doute un peu trop d'après moi. Sans être tout à fait d'accord avec lui, je considère moi aussi ce récit comme sublime et comme étant l'une des plus belles histoires d'amour du monde. Bien plus que le mode de vie kirghiz et la mutation de cette société, entre vie nomade et sédentaire, présents en arrière-plan, c'est véritablement cet attachement naissant et le passage de l'enfance à l'âge adulte qui m'a touchée. La narration est prise en charge par un jeune garçon qui découvrira peu à peu l'amour, sans le comprendre tout à fait au début, et qui s'ouvrira ainsi à la création artistique. C'est à travers ses yeux que nous découvrirons Djamilia et Danïiar, leur bonheur, leurs doutes et leur lent rapprochement. C'est aussi à travers son regard que nous nous ouvrirons peu à peu à l'amour de la terre, de la nature, et verrons les magnifiques paysages entre montagnes et steppes qui émaillent le récit. Tel cet enfant, nous restons donc partiellement dans l'ignorance, mais finalement, seule compte la beauté de cet amour et ce qu'elle a produit : les oeuvres picturales du narrateur et ce texte.
Lien : http://minoualu.blogspot.be/..
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