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Critique de cmpf


cmpf
  29 janvier 2018

Je suis particulièrement contente d'avoir reçu ce livre dans le cadre de Masse critique, et j'en remercie les éditions le temps des cerises pour ce cadeau et leur célérité ainsi que Babelio.
Je découvre avec ce recueil de nouvelles l'écrivain Tchinguiz Aïtmatov qui doit être le premier auteur kirghize que je lis.
La première nouvelle s'intitule Mon petit peuplier. Il y a d'abord la découverte de ce pays de montagnes tout près de la Chine, à travers les missions de routiers qui livrent les kolkhozes isolés, par des routes difficiles presque impraticables en hiver. C'est aussi celle des traditions encore vivaces dans les années soixante en particulier concernant le mariage des jeunes filles. Car il s'agit d'une histoire d'amour, racontée en trois récits qui se complètent.
Le héros Ilias n'est pas un homme particulièrement sympathique, il est impétueux, assez irréfléchi et pourtant on compatit à ses malheurs lorsqu'il perd “son petit peuplier”.
J'ai aimé cette présentation sous forme de deux confessions à un homme qui fait le lien.
Dans la seconde, L'oeil de chameau, un jeune instruit se retrouve porteur d'eau sur “les terres vierges” une steppe d'absinthe qu'il faut labourer et semer. L'entente est difficile avec l'un des travailleurs.
La troisième donne son titre au recueil. C'est l'histoire bouleversante d'un jeune homme presque analphabète qui entreprend dans le village que son père avait quitté d'ouvrir une école. Bien qu'il soit envoyé par le gouvernement russe, il fait face au mieux à l'indifférence mais souvent à l'opposition des paysans incapables d'en comprendre l'utilité. La plus grande de ses élèves est particulièrement douée mais orpheline elle vit chez une tante qui la bat et l'humilie. Pourtant grâce à Diouïchène, son instituteur, elle partira à la ville et deviendra quelqu'un sans jamais oublier son premier maître qu' elle ne reverra pourtant pas.
C'est l'amour de la beauté de son pays de steppes et de montagnes que l'on retrouve dans chacune de ses histoires. J'ai trouvé cette plongée dans un univers qui m'est totalement inconnu très dépaysant, il s'en dégage une certaine poésie malgré la misère matérielle, et intellectuelle dans la dernière.
J'ajoute que la couverture choisie par le temps des cerises, une peinture de Kazimir Malevitch est plus engageante que celle de la précédente édition.
Je crois qu'il ne se passera pas trop de temps avant que je lise Djamilia.
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