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Odette Chevalot (Traducteur)
ISBN : 2258067723
Éditeur : Les Presses De La Cite (30/11/-1)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Mai 1905. Tandis que la flotte russe vient d'essuyer une cinglante défaite à Tsushima face au Japon, le Transsibérien est la cible d'un attentat.
On soupçonne les services secrets japonais d'être à l'origine de cette opération de sabotage qui menace le ravitaillement en armes des troupes du tsar en Extrême-Orient.
L'enquête, dont dépend la survie de l'empire en guerre, est confiée à Eraste Pétrovitch Fandorine, ex-gloire de la police secrète, devenu ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  11 novembre 2015
Boris Akounine est un russe du bord de la Russie, il vient de Géorgie.
Akounine est fier d'être russe et beaucoup de ses compatriotes apprécient ses romans.
L'auteur est nostalgique de l'époque Tsariste, et place son héros Eraste Pétrovitch Fandorine, comme défenseur du système qui est train de s'écrouler, ce qui est une gageure.( Comme Nicolas le Floch qui est le policier français de l'ancien régime ).
Lire les romans d'Akounine, c'est revisité l'Histoire de la Russie, qui est tant décriée par les bonnes raisons occidentales.
L'attrapeur de libellules, est roman d'actions et d'espionnage pendant la Guerre Russo-japonaise de 1905.

Akounine reste aussi nostalgique des traditions japonaises.
Akounine a su donner à son le roman de multiple rebondissements imprévisibles qui le roman rend trépident.
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Cath36
  18 août 2013
Tout à fait d'accord avec Thoxana, un des meilleurs Akounine : intrigue complexe et bien documentée, à la fois historique, politique et policière, personnages bien typés, un zest d'humour qui agrémente le tout sans tomber dans la caricature. Et de surcroît, une belle histoire d'amour, et une grosse surprise à la fin. J'ai préféré la seconde partie qui nous présente le Japon en1878, sorte de flash-back de la première partie où la flotte russe vient de subir une cuisante défaite contre les japonais à Tsushima. Akounine nous y décrit un Japon coincé entre l'Angleterre et la Russie, hésitant entre traditions et évolution vers une société plus moderne, partagée entre son honneur et ses intérêts financiers, et s'efforçant de préserver sa façon de penser tout en cherchant à s'intégrer aux grandes puissances occidentales. Et c'est bien sûr Fandorine qui sert de fil conducteur à l'auteur, au fil d'une histoire où l'espionnage et les crimes de samouraïs se mêlent aux suicides d'honneur et aux complots politiques contre le mikado (l'empereur, pas le jeu).
Bref c'est passionnant, facile à lire et on s'amuse beaucoup, tout en découvrant des traditions millénaires et une civilisation hors du commun..
Je n'ai qu'un mot à vous dire pour vous conseiller cette lecture : Banzaï !
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Pat0212
  11 mai 2018
Ces dernières années, Eraste Fandorine s'était fait bien trop rare, du moins dans un roman. On ne l'avait retrouvé que dans deux recueils de nouvelles, aussi ai-je apprécié à sa juste valeur ce gros roman vraiment passionnant.
Il se déroule en deux parties. La première commence en 1905, en pleine guerre russo-japonaise. La Russie vient d'essuyer une défaite, le pouvoir tsariste vacille sous les coups de boutoir des révolutionnaires de tous bords, socialistes, libéraux ou démocrates. Dans ce contexte explosif un attentat a lieu contre le Transsibérien, indispensable au ravitaillement du front. le pouvoir soupçonne tout de suite le Japon d'être derrière cette attaque. Et qui mieux qu'Eraste Fandorine, ex-gloire des services secrets, peut démêler cet écheveau ? Fandorine a quitté la police pour devenir ingénieur spécialisé dans les trains, sa grande passion, mais il exerce aussi une activité de détective privé dès que l'occasion se présente. Voici donc notre héros sur les traces du capitaine Rubnikov, un espion au service du Japon, avec l'aide de son fidèle serviteur Massa.
La deuxième partie, la plus longue est une sorte de flash back de l'époque où Fandorine était vice-consul russe au Japon, de 1878 à 1882. Nous comprendrons les liens qui unissent Fandorine et Rubnikov.
Même si le dénouement de l'histoire est attendu et peu surprenant, l'histoire elle-même est pleine de rebondissements et de retournements de situation. Fandorine tombe aussi amoureux, mais cela tournera à la catastrophe, cet homme étant plus doué dans la traque des espions et la résolution des mystères que dans les affaires de coeur.
Il ne s'agit pas d'un polar violent et sanglant, mais d'un petit bijou de déduction et de logique, avec une pointe de fantastique, Eraste est le Sherlock russe. Outre le fait qu'il s'agisse d'un héros attachant, ce livre est tout à fait passionnant par sa reconstitution très convaincante d'un contexte historique aujourd'hui peu connu, d'une part la la fin du régime tsariste et d'autre part le Japon de l'ère Meij, déchiré entre son identité traditionnelle et son désir de s'ouvrir sur le monde (l'Angleterre en particulier) pour devenir une grande puissance. On n'a pas le temps de s'ennuyer entre la chasse aux espions, les suicides de samouraïs, les complots contre l'empereur et les attentats.
Comme toujours avec Akounine, il y a quelques longueurs, mais ça n'est pas gênant. Ce livre révèlera aussi quelques uns des secrets de Fandorine, qui éclairent le personnage. On y apprend aussi ce que signifie le pseudonyme de l'auteur. Au Japon les Akounin étaient des bandits qui vivaient selon leurs propres règles.
Un très chouette polar historique à recommander pour les longues soirées d'hiver.

Lien : https://patpolar48361071.wor..
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Bilonico
  15 juillet 2014
Sans doute le meilleur de la série des aventures d'Eraste Fandorine, le roman possède deux parties : l'une se déroulant en 1905 pendant la guerre russo-japonaise, Fandorine devant empêcher que les lignes ferroviaires alimentant l'armée russe en Extrême Orient soient détruites ; l'autre près de trente avant et chronologiquement parlant juste après l'épisode du Léviathan, où l'on apprend beaucoup sur la formation / initiation du héros et son séjour au Japon en tant que vice consul.
Boris Akounine nous montre tout son talent de conteur et nous donne accès à une petite partie de son immense érudition sur le Japon.
Bravo !!
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alanfre
  17 octobre 2015
Un Boris Akounine particulièrement réussi à mon sens! L'objectif de l'auteur est de nous montrer l'ascension fantastique du Japon de l'ère Meiji passant en moins de 50 ans d'un Etat moyennâgeux à une puissance économique et militaire telles que le géant d'Europe qu'était la Russie n'a rien vu venir et perd la guerre contre une nation non blanche en 1905, ce qui semblait inconcevable alors! Et tout le talent de Bakounine est de présenter un Empire russe lourd, lent, face à un Etat agile, dynamique et courageux. Et pour cela, rien de tel que de nous présenter des ninjas, des diplomates russes et anglais, et de promener Fandorine entre Russie de 1905 et Japon de des années 1880.
J'aimais déjà les 1ers opus, lus il y a déjà longtemps, je suis tombée sur celui-ci en occasion et j'en ai racheté un dans la foulée!!!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   11 novembre 2015
- Un quoi ? demanda Fandorine en levant les sourcils.
- Un akounine , c’est une sorte d’evil man ou de vaurien, tenta d’expliquer Asagawa. Mais pas exactement… Il me semble qu’il n’y a pas de traduction exacte en anglais ; Akounine, c’est un malfaiteur, mais ce n’est pas quelqu’un de médiocre, c’est au contraire un homme fort. Un homme qui a ses propres règles, qu’il s’applique à lui-même. Elles ne correspondent pas aux préceptes de la loi, mais pour défendre ses règles l’akounine ira jusqu’à donner sa vie, et c’est pour cela qu’il suscite non seulement de la haine, mais aussi le du respect
NB : Grigori Chalvovitch Tchkhartichvili, alias Boris Akounine, profite du roman pour donner l’origine de son nom d’écrivain.
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Cath36Cath36   18 août 2013
La terre n'appartiendra ni à nous ni aux Britanniques. Parce que nous essayons de la conquérir injustement, c'est-à-dire par la force. Et la force, Fandorine, est, de tous les moyens, le plus faible et le plus précaire. Le vaincu s'y soumet, bien sûr, mais seulement dans l'attente du moment propice pour se libérer. Toutes les conquêtes européennes en Afrique et en Asie seront de courte durée. Dans cinquante ans au maximum, il ne restera plus de colonies.
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nadiouchkanadiouchka   02 février 2019
Le jour même où se consommait l'effroyable désastre de Tsushima, alors que, sourdes encore, parvenaient à l'Europe les premières nouvelles de ce sanglant triomphe japonais, le capitaine Rybnikov, qui habitait à Pétersbourg une ruelle sans nom du quartier de Peski, reçut d'Irkoutsk un télégramme ainsi conçu : Envoyez immédiatement listes, prenez soin malade, réglez dépenses.
P.9
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Cath36Cath36   18 août 2013
L'excellent appétit de son maître faisait plaisir à voir, par contre sa manière d'absorber la nourriture était curieuse. Tout d'abord il grignota un petit morceau de scopolendre, puis contracta tous les traits de son visage (sans doute de plaisir) et finit le reste à toute vitesse, tout en buvant avec avidité la tisane d'orge. Il faillit s'étrangler avec la tisane, se mit à tousser, ouvrit toute grande la bouche et s'écarquilla les yeux. Un peu comme les Coréens, qui rotent quand ils veulent montrer que quleque chose est bon. La prochaine fois, il faudra que je double les portions, se dit Masa.
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Cath36Cath36   18 août 2013
Du quartier des ambassades au joli nom de Portes du Tigre jusqu'à la gare de Shimbashi, on voyagea dans le carrosse de l'ambassadeur. Son Excellence était un homme plein de tact, doué d'un grand talent pour diriger les hommes : passer un savon aux subalternes, d'accord, mais sans jamais y ajouter d'offense personnelle. L'équipage à l'écusson doré était destiné à faire passer l'amère pilule que le baron avait servie aux fonctionnaires de Yokohama.
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Video de Boris Akounine (1) Voir plusAjouter une vidéo

Boris Akounine : Le Gambit turc
Depuis le canal Krioukov à Saint Pétersbourg en Russie, Olivier BARROT présente "Le Gambit turc" de Boris AKOUNINE. le présentateur lit un très court extrait du livre.
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