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ISBN : 2749904277
Éditeur : Michel Lafon (21/04/2006)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Ce livre n'est pas l'histoire d'un vengeance, mais le récit mesuré d'une vie de femme saoudienne. Elle ne dénonce ni les travers de l'islam, ni les traditions de son pays, mais les conditions de nombreuses femmes dans nos sociétés. Ce témoignage courageux montre que l'espoir est possible.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
kielosa
  04 juillet 2017
L'Arabie Saoudite est un pays que je ne comprendrai probablement jamais.
Ainsi, le mois dernier, la Commission des droits de l'Homme de l'ONU à Genève a nommé un dénommé Faisal Bin Hassan Trad â sa tête ! Que l'on puisse sérieusement envisager la nomination d'un représentant du pays qui a incontestablement le pire record du globe en la matière est tout simplement scandaleux. Selon 'United 'Nations Watch', une organisation non-gouvernementale qui se donne pour mission "d'assurer que l'ONU respecte sa propre Charte et les Droits de l'Homme" a critiqué sévèrement cette nomination en rappelant que ce pays a, rien que cette année, décapité plus de personnes que l'horrible Daesh en a tué. Et ce à un moment où déjà il y avait des protestations un peu partout dans le monde contre les 1000 coups de fouet et 10 ans de prison que ce régime médiéval avait réservés au jeune blogueur, Raif Badawi, officiellement et hypocritement pour avoir insulté l'islam. Son épouse et 3 mômes ont été chassés du pays parce que Raif avait osé créer une organisation 'Libérez les saoudiens libéraux'.
Ce qui frappe le plus dans ce pays c'est le contraste entre l'affichage d'une richesse fabuleuse et les pratiques barbares. À cause justement de ses richesses pétrolières les politiciens un peu partout ferment gentiment les yeux sur ces excès. À commencer par les États-Unis 'of course'. Trump le Grand aurait mieux fait de lire l'ouvrage de Saïd K. Aburish sur la maison Saud, avant d'aller à Riyad pour y tenir des propos similaires au fiston Bush, ami notoire et intéressé de la clique qui y est au pouvoir.
Récemment une majorité à la chambre des députés de mon pays a voté une résolution contre la fourniture d'armes à L'Arabie Saoudite, qui de toute façon dispose de plus d'avions sophistiqués qu'il n'a de pilotes qualifiés et qui ne pense qu'à les employer contre ses voisins au Yémen.
Quant aux respects des droits de la femme c'est tout bêtement un chapitre que les dirigeants n'ont pas encore ouvert, bien que la plupart aient obtenu des diplômes aux universités les plus prestigieuses américaines et anglaises (le financement d'une nouvelle aile ou bibliothèque par la famille a assurément facilité les résultats satisfaisants de leurs rejetons). Quoi qu'il en soit, les faucons et chameaux utilisés par ces gentlemen saoudiens pour la chasse sont mieux traités que les femmes, qui doivent, elles, scrupuleusement respecter toutes sortes de règles absurdes de conduite, si elles veulent éviter d'être lapidées ou pire. Et pour veiller sur le bon ordre il y a une police spéciale et des juges très accommodants.
Un livre révélateur est celui de Steve Coll titré simplement : 'The Bin Ladens'. Deux témoignages méritent lecture : celui de Najwa bin Laden (née Ghanhem en Syrie en 1959), la première épouse d'Osama, qui ensemble avec son fils Omar, a écrit 'Growing Up Bin Laden' (ou Devenir Bin Laden) et celui de Carmen Bin Ladin, une belle-soeur d'Osama, 'Le voile déchiré'.
Rania Al-Baz est un parfait exemple du traitement réservé par certains saoudiens à leur épouse. Rania, la toute première speakerinne â la télé etait une belle et populaire jeune femme, mere de 3 enfants , jusqu'à ce que son mari, Fallatta, lui applique sa méthode esthétique, en avril 2004 : cogner sa tête contre le sol en marbre. Raison de la colère de l'époux, avoir répondu au téléphone sans son accord. Bilan en chiffres de son intervention : 4 jours de coma, 13 fractures au visage, 12 opérations chirurgicales. Comme une photo dit plus que mille mots, je vous invite à jeter un coup d'oeil sur sa photo 'avant et après sur Wikipedia. Il est intéressant de comparer les punitions du blogueur avec ceux du sieur Fallatta : 300 coups de fouet (contre 1000) er 6 mois de prison (contre 10 ans). Et comme cet énergumène était si aimable d'accepter le divorce, réduction de moitié de la peine de prison. Quelle belle justice au royaume wahhabite, la doctrine officielle qui préconise le retour à la forme d'islam du prophète, soit celle du 7ième siècle.
Que ce n'est pas resté un fait divers parmi tant d'autres tient au courage de Rania Al-Baz, qui a réagi et a obtenu, qu'en 2013, une loi est entrée en vigueur qui interdit des abus domestiques de ce goût. Encore faut-il que les femmes réussissent à porter plainte et qu'elles tombent sur un juge un peu bienveillant à leur égard. Un peu beaucoup de si, à mon avis.
Catherine Spencer, qui a réussi à rendre cohérent et facile à lire le récit de Rania Al-Baz, mérite toute notre appréciation.
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vacheespagnole
  09 février 2018
Niveau B1-B2 : lecture facile et intéressante: récit d'une journaliste.
Rania commence par nous raconter comment la brutale agression de son mari la laisse défigurée. Puis elle revient à son enfance et suit chronologiquement, à travers ses propres décisions et celles des hommes de sa vie, les moments charnières aboutissant à cette tragédie. C’est ainsi que, seulement à la fin du livre, nous pouvons comprendre que l’agression physique, qui la défigure et met en danger sa vie, est un abominable crime misogyne. Son mari, n’arrivant pas à subvenir aux besoins économiques de sa famille doit autoriser sa femme à travailler. Et c’est une double humiliation pour lui car elle atteint la notoriété dont il avait rêvé comme chanteur. Ce crime est l’acte final d’un homme en échec, qui n’arrivant pas à asservir sa femme, lui coupe les ailes en essayant de mettre une croix sur sa carrière professionnelle et ses possibilités de se remarier.
J’ai peur que la lecture de ce livre pousse certains à condamner l’islam en bloc comme le responsable de ce cette violence conjugale. Rania elle-même, invité de Thierry Ardisson, se compare avec Marie Trintignant morte en 2003 par 19 coups, dont 4 au visage, de son compagnon français Bertrand Cantat. Elle refuse de condamner l’islam, comme nous refuserions de condamner le christianisme. La différence est que la France est un pays ou l’égalité des sexes est majeure qu’en Arabie Saoudite, le seul pays au monde dont les femmes ne sont pas autorisées à conduire. Les peines : 6 mois de prison et 100 coups de fouet pour le mari de Rania, face à 8 ans d’emprisonnement pour Cantat.
L’interview de Rania, qui a dû se cacher dans un camion pour sortir d’Arabie, m’a semblé trop bienveillante à l’égard de son pays. Cependant, son engagement en faveur d’une révision des lois pour mieux protéger les femmes est la seule action possible.
Toute société, qu’elle soit religieuse ou laïque, doit mettre les gens qui y habitent d’accord sur les règles de vie commune. En tant que société nous évoluons en abandonnant et condamnant les pratiques qui nous donnent honte par des nouvelles qui nous font rêver d’un monde meilleur. Ce sont des femmes comme Rania, qui ont obéi les règles et néanmoins souffert des injustices, qui sont les mieux placées pour faire évoluer leur société.

Lien : https://www.youtube.com/watc..
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Johanna14
  15 mai 2015
Un témoignage bouleversant de Rania Al-Baz, jeune présentatrice vedette de la télé en Arabie Saoudite,qui décrit les faits marquants de sa vie en commencant par celui qui l'a malheureusement fait connaitre au monde entier : l'acte de violence de son mari qui l'a battu jusqu'à la défigurer.
A travers ce récit de vie d'une femme musulmane en Arabie Saoudite, on découvre les conditions de vie de celles-ci, qui quel que soit leur statut social, subissent la domination masculine pendant toutes les étapes de leur vie.
Malgré tout le courage et l'intelligence dont l'auteure fait preuve, ce livre me laisse un goût amer car j'ai du mal à entrevoir une possibilté de changement en faveur de la condition féminine dans ce pays où, comme dans tant d'autres, le poids des traditions et le sentiment de culpabilité des femmes est lourd.
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heartnsoul
  07 février 2015
Jeune et jolie présentatrice Rania al Baz était une vedette de la télévision saoudienne, Son mari maladivement jaloux la bat et ce maudit 4 avril 2004 il la frappe plus fort que d'habitude, lui fracasse le visage et la laisse pour morte devant un hôpital avant de ce volatiliser.
Ce livre est très captivant, il m'a beaucoup appris sur la condition de la femme en Arabie Saoudite
Ce qui m'a le plus plu dans ce récit c'est que Rania al Baz ne dénonce ni les traditions de son pays ni les travers de l'Islam; Dans ce témoignage courageux on trouve de l'espoir, de la force et de la rébellion.
J'ai beaucoup apprécié ma lecture et je la recommande à toute personne ayant un faible pour les histoires sur le Moyen Orient et l'univers Musulman.
Je fini sur cette belle phrase : « Celui qui aime Dieu connait les frontières de l'interdit. Il n'a besoin de personne pour les lui fixer ».
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Adel89
  17 août 2016
Rania était une jeune et jolie présentatrice de télé saoudienne quand son mari l'a battu et laissée pour morte devant la porte d'un hôpital.
Plusieurs opérations seront nécessaires pour redonner forme à son visage mais celui-ci restera à jamais marqué.
Rania nous explique comment elle s'est battu tout au long de sa vie pour faire reconnaître le droit des femmes dans un pays où l'homme est roi et la femme doit être soumise.
Un témoignage captivant que je recommande vivement!
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Adel89Adel89   17 août 2016
J'en suis là de mes interrogations lorsque je découvre que bien d'autres personnes s'étonnent de cette situation. Je n'avais pas réalisé qu'elle était totalement atypique en Arabie saoudite. Une femme seule avec un enfant, mais qui peut elle être? Une malade mentale? Une dépravée rejetée par son mari et sa famille? A coup sûr, en tout cas, une femme peu fréquentable, au passé douteux. Rapidement, je vois bien que je suis suspecte aux yeux de mes voisins, qu'ils me mettent à l'index. Ils savent pourtant qui je suis, la plupart m'ont connue gamine.
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Adel89Adel89   12 août 2016
- Je ne vais pas te frapper, je vais t'égorger...
Tout bascule alors autour de moi. Je suis arrachée du sol, projetée à terre, mon visage se fracasse sur le marbre blanc du salon. Une formidable douleur me foudroie, ma tête explose, je hurle, je ne vois plus clair, j'ai du sang plein les yeux.
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nikita2017nikita2017   28 février 2017
Évitez l'excès, car il est inlassablement la source de conflits.
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
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