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ISBN : 2354085184
Éditeur : Mnémos (04/11/2016)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 12 notes)
Résumé :
« J'ai pourtant vécu, j'ai travaillé, j'ai mangé, picolé, ri et pleuré et baisé avec eux, au milieu d'eux, j'ai collaboré car c'était ma mission au Département, avec le Chef, officiellement pour la défense et l'honneur de l'Union, de la démocratie. J'ai collaboré avec la honte. Des heures, des années noires. Machinistes, soldats, policiers, ce sont nos frères qui oeuvrent, nos collègues, nos amis, je les connais, je les côtoie, je sais qu'ils recommenceront, qu'ils ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
BlackWolf
07 janvier 2015
En Résumé : J'ai passé un plutôt bon moment de lecture avec ce roman et cela malgré un démarrage un peu laborieux, la faute à une centaine de pages dont on ne comprend pas bien les tenants et les aboutissants, plongé dans un monde sombre et sans espoir, cherchant plus à nous secouer qu'à vraiment offrir le débat. Puis l'intrigue commence à se mettre en place avec son lot de manipulations et de mensonges et je me suis retrouvé alors happé par cette enquête policière sans temps morts, efficace et prenante. Les personnages se révèlent cohérents, humains, ambigus et même s'il est parfois difficile d'être d'accord avec eux, ils sont efficaces. Je trouve juste dommage que deux des héros soient moins présents au fil des pages malgré leurs potentiels. L'univers présenté par l'auteur se révèle très sombre, violent, rempli de haines et de clivages sur une planète à bout de souffle. Un monde pessimiste qui fait qu'on se pose énormément de questions sur l'avenir, ce qui parait être le but premier du livre. Après je regrette quand même certaines facilités, quelques sous-intrigue mal gérées ainsi qu'une impression que parfois l'auteur cherche à trop en faire. Rien de bien gênant tant le livre remplit son rôle de nous faire réfléchir le tout porté par une plume incisive et entrainante. Maintenant j'ai bien envie de me laisser tenter par Quantex.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Imkal
13 février 2015
Quand la fiction devient cauchemard...
La lecture et par conséquent la critique de ce livre s'oriente sur 2 angles, d'une part le récit avec son scenario et ses personnages et de l'autre côté, le monde dans lequel ils vivent. Mon premier regret sera qu'il n'ont pas bénéficié tous les 2 du même traitement.
La vision geopolitique de notre monde en l'an 2050 renferme une telle dose de crédibilité que je pourrais la percevoir comme un essai philosophique sur notre avenir. L'histoire de notre monde depuis 2020 jusqu'à sa déliquessence en 2056 s'articule sans faux pas, dans une logique d'auto-destruction qui n'est pas sans faire écho aux cri d'alarme lancé aujourd'hui. Rien que pour cet aspect là, le livre vaut la peine d'être lu. D'autant plus qu'il est servi par une plume haletante et incisive, que j'ai certes mis un temps à apprivoiser mais participe à ce sentiment d'urgence, d'apothéose que nous propose le récit.
Le 2ème angle de lecture, les personnages et le scénario me laissent un sentiment mitigé d'a-peu-près, comme s'ils étaient l'excuse pour décrire notre futur dans sa pire déclinaison. Il manque (ou alors je l'ai loupé) une cohésion et une cohérence entre la trame du scénario et le rôle des différents personnages. Certes, les perszonnages sont attachant et assez bien traité mais je n'arrive pas à mettre les pièces du puzzle en place pour visualiser le générique de fin.
Bref, une lecture haletante, un peu coup de poing dans la gu..le tant le monde est emprunt de violence mais où les personnages perdent un peu de leur couleur face à un récit quelque peu décousu.
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SamuelZiterman
27 mars 2017
Yellowstone est un roman paru en 2014 aux éditions Mnémos, écrit par Ludovic Albar. Il a fait l'objet d'une réédition en poche, en 2016 chez Hélios (les éditions poche des indés de l'imaginaire).
Ludovic Albar est l'auteur du cycle Quantex qui a connu un certain succès. Je ne l'ai pas lu, mais visiblement, ça n'a rien à voir avec le présent livre.
J'ai lu ce livre dans le cadre de ma PAL pour le premier trimestre 2017.

2052, rien ne va plus.
La Terre est au bord de l'asphyxie à cause du réchauffement climatique et l'humanité aussi. L'Europe fédérale est gangrénée par les états policiers et cernés par des hordes de migrants – climatiques surtout – et d'ennemies. A Paris, des concessions de quartiers ont été attribuées aux Chinois. La capitale française est cernée par les zones, des endroits ou s'entassent les migrants, les minorités, les communautés religieuses. Bref, des gens qui n'attendent qu'une chose : égorger vos fils et vos compagnes… La situation de L'Union et de la France est au plus mal.
Frank Malisol est recruté par le bureau des enquêtes fédérales et se retrouve parachuté au Département de Contrôle des zones (DCZ), pour infiltrer cette section corrompue.

Frank, Vlad et MC.
C'est le trio qui porte le livre. Tous les trois ont initialement une formation de douanier. Puis Franck et Vlad sont recrutés par le bureau des enquêtes fédérales. MC douanière aussi, va servir de fil rouge durant l'épopée de Franck à Paris, une fille pas très jolie, mais sûr d'elle. Sur laquelle il peut compter.
Franck intègre le DCZ, l'infiltre en réalité. Il va y trouver une équipe de néofas, prêt à tout pour prendre le dessus. Leurs méthodes sont radicales, ils n'ont aucun respect pour tout ce qui n'a pas la peau blanche. Voilà l'ambiance. le chef du département est une crevure de première, bête comme ses pieds et d'un racisme plus que primaire.
Les personnages, surtout Franck, sont attachants, mais ils se perdent vite dans la complexité du récit. Je n'ai pas su déterminer après quoi Franck courait vraiment. Je ne suis même pas sûr que lui-même le sache. Ou bien, je suis vraiment passé à côté.

Du cyberpunk et une anticipation crépusculaire.
Durant les cent premières page L. Albar pose le décor, politique, géopolitique, etc. le monde décrit est étouffant à la limite du supportable. le tout est complexe. La première partie du livre qui explique tout, de 2020 à 2050 en gros, est vraiment confuse, de quoi s'y perdre, ou du moins c'est maladroit. Mais les enjeux et les rôles des factions s'affinent au fil du récit. Au final, il s'agit plus d'un polar noir, d'un thriller qu'autre chose.
En 2052, le racisme est exacerbé et omniprésent, les connotations racistes et les insultes à caractères racistes fusent, c'est difficile et un peu lourd. Tout est crade, tout est corrompu, rien ne semble valoir le coup, rien ne semble valoir la peine d'être sauvé. Il y a des pointes d'humour qui tentent de désamorcer un peu tout ça, heureusement.
Dans le monde de Yellowstone la technologie est très avancée (peut-être dû aux avancés pendant la 3e guerre mondiale), l'installation sur la lune va bon train et la colonisation de Mars s'apprête à vivre ses premiers instants, il faut bien que l'humanité – les 1% – s'installe ailleurs. Lors de leur recrutement, Franck et Vlad subissent une augmentation, le bureau fédéral leur implante une bille qui permet de « sauvegarder » leur esprit, leur mémoire, ce qu'ils sont. En cas de décès, des traqueurs récupèrent la bille et la réimplantent dans un nouveau corps. Voitures volantes, armes à plasma, superdrogues, contrôle des émotions par la chimie font partie du quotidien. de ce côté-là, le livre est plein de bonnes idées.

Un style particulier.
Je qualifierai le style de L. Albar de « bavard », non pas qu'il soit mauvais, mais il dit tout, tout ce qu'il lui passe par la tête. le récit est à la première personne, en lieu et place de Franck qui est direct, franc et sans filtre. du coup, on se retrouve avec un livre dense et touffu. Franck n'en finit par de parler, de tout dire. Les longueurs s'enchainent malheureusement.

Une lecture exigeante.
Le livre n'est pas facile à aborder, dès les premières pages et les cent premières pages surtout, il faut s'accrocher. Ensuite, l'histoire décolle, enfin. Mais ce n'est pas fini, les idées de Franck s'enchainent et s'entremêlent, le tout ponctué d'explications sur la politique et les tenants et aboutissants du monde qui l'entoure. Ce qui fait de Yellowstone une lecture qui n'est pas simple à aborder. Et pourtant j'en ingurgite des pages et j'ai lu des choses moins divertissantes. C'est clairement pas un livre que l'on peut picorer par-ci, par-là, il faut se mettre en condition.
La deuxième partie du livre est meilleure, l'action y est omniprésente et le tout s'enchaine jusqu'à une fin étouffante et des révélations étonnantes.

En conclusion, Yellowstone est difficile à appréhender.
Si vous aimez le cyberpunk, allez-y. le côté technologique et oppressant y est bien décrit. Si vous aimez l'anticipation, l'invitation au débat, attention. Ici, point de débat, l'auteur vous jette à la figure son monde nauséabond.
Le quatrième de couverture fait référence au livre de Philip K.Dick« Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », surement dû à la technologie implantée dans Franck et Vlad, qui deviennent des récplicants. Il y a bien sur des similitudes avec le livre de K. Dick, mais là où ce dernier distille les informations de manière laconique, voire aucune info, L. Albar, de son côté, balance tout.
L'auteur a fait le choix d'un livre coup-de-poing, tu le prends dans la tronche, c'est tout, ça peut ne pas passer.
Lien : http://lecture42.blog/yellow..
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Chiwi
06 avril 2016
Ludovic Albar est un auteur que j'ai découvert par hasard à l'occasion du Salon du Livre de Paris 2015.
Sur la quatrième de couverture, on le compare à Dantec, Dick et Philip Kerr. Je trouve que c'est mal connaitre ces auteurs et ne pas faire honneur à Ludovic Albar.
Yellowstone est un roman d'anticipation. Les Etats européen sont devenus des régimes fascistes, les minorités dont on ne veut plus sont parquées dans des zones ou l'atmosphère devient de plus en plus explosive. Il a aussi un côté cyberpunk avec un développement important des technologies que ce soit avec la réalité virtuelle ou avec les techniques de clonage ou de communication.
Moi je rapprocherai plus Ludovic Albar de Jean-Pierre Andrevon. Tous les deux nous décrivent un monde, une société qui a bifurqué en prenant les mauvais côtés du monde que nous connaissons aujourd'hui. Tous les deux utilisent un personnage simple, avec de l'humour pour dégonfler certaines situations, pris dans les engrenages dont il est parfois difficile de sortir, comme moyen de médiation avec ce monde.
Mais par rapport à Andrevon, Albar parait moins outrancier dans certaines descriptions ou dans le vocabulaire utilisé. Même si les situations décrites ne sont pas forcément optimistes, le ton utilisé me parait plus consensuel.
Yellowstone met en place des situations qui pourraient se réaliser à la condition que le volcan sur lequel on vit ne se réveille pas. Mais depuis quelques années il a tendance à avoir des soubresauts de plus en plus fréquents.
Yellowstone est un roman noir, qui ne brille pas par son optimisme. Mais j'ai fini ma lecture avec beaucoup de satisfaction.
Lien : https://lecturesdechiwi.word..
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PM_Panigoni
08 avril 2015
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman d'anticipation, et je dois bien reconnaitre que le 4e de couverture de « Yellowstone » m'a fait de l'oeil. En refermant ce livre, je me rends compte que mine de rien je n'ai pas changé de mon style habituel : c'est un roman d'anticipation certes, mais doublé d'un bon roman noir. Sur la couverture de ce livre, nous retrouvons la mention thriller, mais à aucun moment c'est le cas. Ceci est certes un détail, mais cela peut avoir son importance.
Nous avons donc un roman qui se déroule dans un futur proche, non encourageant et durant lequel l'apocalypse se déclenche sur la Terre. Dans ce cadre hyper sombre, nous suivons Frank Malissol, flic d'élite, contraint et forcé de mener une enquête infiltré dans un service corrompu, le département de contrôle des zones.
Le récit est dense, compact, mais sans être étouffant, car l'auteur ajoute des touches d'humour, à prendre souvent au second degré, tout le long de l'histoire.
Compact et dense.
Ce sont 2 termes qui collent bien à ce roman. En effet, l'action est continue et le rythme est soutenu, mais à côté de cela, le contenu joue également un rôle très important à ce sentiment.
Nous retrouvons un monde apocalyptique, une évolution humaine qui fait froid dans le dos, une humanité hyperconnectée, mais déconnectée de la réalité, un bourbier géopolique sans nom, et je ne parle pas de la dictature policière qui semble supplanter tout le reste…
En lisant ce roman, j'ai vraiment retrouvé l'univers que j'avais aimé dans « Blade Runner » ou « Zone Est » de Marin Ledun. Ceci doit être dû à la présence continue et prononcé de nanotechnologie et à la noirceur ambiante…
D'ailleurs en parlant de l'ambiance, pour lire ce livre, il vaut mieux ne pas être pessimiste et avoir foi en l'avenir. Sans cela ce livre n'est pas fait pour vous. En effet, le monde tel qu'il est dans le récit est l'héritage de notre monde d'aujourd'hui. Nos choix de ce jour résonnent dans le futur et si c'est pour avoir un futur tel que celui imaginé ici, réfléchissons-y dès maintenant…

Lien : http://polar.zonelivre.fr/lu..
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
ildibadildibad10 avril 2016
J’ai collaboré avec la honte. Des heures, des années noires. Immuable paradoxe de ces wagons de bois qui défilent dans des plaines sans noms, les uns derrière les autres dans une fumée opaque, sur la seule voie certaine menant à l’autodestruction.


À l’Holocauste.


Il y a plus de wagons à bestiaux aujourd’hui, il y a plus de wagons car on en a simplement plus besoin. Ils sont toujours là, dans nos têtes.


Et les locomotives voraces qui les tractent sifflent leurs jets brûlants de vapeur sur nos âmes grises. Éternellement. Machinistes, soldats, policiers, ce sont nos frères qui œuvrent, nos collègues, nos amis, je les connais, je les côtoie, je sais qu’ils recommenceront, qu’ils pourront pas faire autrement. Parce que lorsqu’on reçoit l’ordre, n’importe quel ordre, surtout celui qui semble anodin, on touche à sa propre vérité : les considérations qui pèsent, les enjeux personnels, la peur, tous ces risques qu’on évalue.


Sa propre vérité…


Alors on lui fait alors face.
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ildibadildibad10 avril 2016
Depuis la frontière rendue provisoirement éternelle en 2047, des bunkers mobiles avaient surgi un peu partout le long de la voie, afin d’empêcher toute descente du Magnéthalys en cas de panne. Les ruptures d’alimentation des fusiopiles, qui délivraient la puissance électrique indispensable à la supraconductivité des aimants, étaient fréquentes. Pannes, sabotages, personne ne faisait plus trop la différence. Et le gouvernement sécessionniste n’avait aucune envie de voir des passagers s’éparpiller dans le land de Berlin, sans avoir été contrôlés, répertoriés ou refoulés si besoin.
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ildibadildibad10 avril 2016
Or les probabilités, c’est très, très compliqué à ingurgiter et franchement, quand on se retrouve piégé dans la trombe de la chasse d’eau du destin, on en a plus grand-chose à faire, seul le résultat s’impose. Sanglant et chaleureux comme une bonne vieille dysenterie tropicale. La souffrance et l’écœurement viennent ensuite, quand on ose regarder et renifler un peu derrière soi. Enfin, le désespoir et là, on est prêt à croire n’importe quoi n’importe qui, ou bien à plus rien croire du tout.
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