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EAN : 9782253100539
512 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (28/08/2019)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 284 notes)
Résumé :
Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier ? Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu'elles détiennent le "pouvoir". Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante. Et même la mort. Soudain, les hommes comprennent qu'ils deviennent le "sexe faible". Mais jusqu'où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

"Électrisant ! Choquant ! Décoiffant ! Vous ne regarderez plus jamais les choses de la même... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
Ichirin-No-Hana
  05 février 2018
Attention, les femmes prennent le pouvoir ! L'utopie est enfin là ? Hum… Pas si sûre.
Dans le monde entier, les femmes se découvrent un pouvoir particulier. Grâce à un nouvel organe qui fait son apparition, les femmes détiennent la foudre. D'un simple toucher, elles peuvent causer la mort. La tendance s'inverse et les hommes, sans aucun pouvoir, vivent dans la peur et la crainte et deviennent le sexe faible.
J'ai énormément aimé cette lecture. Naomi Alderman nous dépeint un futur complexe, mais néanmoins crédible. A travers le regard de différents personnages, l'auteure nous offre une vision complète de son univers. Nous suivons Allie, futur Mère Eve, qui construira autour de ce nouveau pouvoir une religion, Margot, sénatrice américaine apporte un axe politique et géopolitique, Roxy quant à elle est la fille d'un grand bandit et c'est également elle qui sait au mieux utiliser son nouveau pouvoir et pour finir Tunde, journaliste globe-trotter, nous amène une vision globale du monde, la réaction des médias et nous permet bien sûr de vivre ces événements à travers le regard d'un homme.
En échangeant les positions de force, Naomi Alderman dénonce de nombreux problèmes actuels. Ces femmes pleines de pouvoirs sont loin d'être parfaite et savent abuser de leurs situations (elles harcèlent les hommes, les violent, se font un plaisir de les humilier et de les utiliser à leur bon vouloir). Naomi Alderman dénonce et elle ne prend pas de pincettes. Certaines scènes restent en mémoire longtemps. Loin d'être « une féministe enragée », l'auteure dénonce de façon intelligente et nous propose un roman vraiment intéressant et réellement complet. En plus de son intrigue prenante, Naomi Alderman a réellement une patte et une plume très particulière et travaillée que j'ai vraiment aimé découvrir.
Bref, rien à redire pour ma part. J'ai réellement adoré cette lecture et je vous la conseille même si je pense que c'est le genre de lecture qui ne plaira pas à tout le monde tant elle est particulière !
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LiliGalipette
  20 avril 2018
Les femmes se découvrent un nouveau pouvoir : un fuseau placé sous leur clavicule envoie de l'électricité. Désormais naturellement armées, elles se défendent des hommes, voire les attaquent et les soumettent. « Cette fille est une sorcière ! C'est comme ça qu'une sorcière tue un homme. » (p. 34) Avec cette foudre au bout des doigts, les femmes peuvent détruire, mais aussi défendre et guérir. Elles se constituent en groupes et peu à peu en gouvernement et même en religion. « C'est la Mère et non le Fils qui est l'émissaire des Cieux. Nous devons appeler Dieu « Notre Mère ». Dieu Notre Mère est descendue sur Terre incarnée dans le corps de Marie, qui a renoncé à Son enfant afin de nous libérer du péché. Dieu a toujours dit qu'Elle reviendrait sur Terre. Et Elle est aujourd'hui revenue pour nous enseigner Ses voies. » (p. 108) Évidemment, les hommes refusent ce renversement des forces : ils crient au complot, à la fake news, au terrorisme. Devant ce recul de leur suprématie, ils ripostent, se vengent et font escalader la violence. « Elles nous haïssent tous. Elles veulent notre mort. » (p. 55)
Le parallèle entre ce roman et Sleeping Beauties est inévitable : le pouvoir aux femmes, et gare aux hommes ! Ce roman m'a beaucoup rappelé les épisodes de Buffy contre les vampires, quand toutes les femmes deviennent des potentielles (comprendre des potentielles tueuses de vampires). « Les adolescentes peuvent réveiller ce truc chez les femmes plus âgées. Et elles peuvent se le transmettre. » (p. 88) Avec pertinence, cette fiction souligne le pouvoir de l'image et de la diffusion, mais aussi les dérives de la mémoire et comment l'on manipule L Histoire.
À la fin de son roman, l'autrice remercie Margaret Atwood pour son soutien, et la filiation entre les deux femmes est évidente. le pouvoir, c'est un peu La servante écarlate avec un renversement des chromosomes X et Y. « Ces filles ne se distinguaient en rien des autres, elles n'étaient ni plus populaires, ni plus drôles, ni plus jolies, ni même plus intelligentes. Si quelque chose les avait réunies, c'est qu'elles étaient celles qui avaient le plus souffert. » (p. 108) Naomi Alderman invente une nouvelle Genèse après un Cataclysme et des millénaires de domination aveugle et brutale. Mais (et c'est un mais tonitruant), je trouve dommage que ce roman soit aussi pessimiste, voire déprimant. Les femmes au pouvoir ne changent rien et elles font aux hommes ce qu'elles ne voulaient pas qu'ils leur fassent. « le pouvoir de faire mal, c'est la seule chose qui vaille. » (p. 69) Ma déception tient sans doute à mon irrépressible optimisme et à mon espoir de voir émerger un monde sans opposition de genre.
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toupinc
  06 août 2019
Pas très original! Effectivement, ça se lit bien. Pourquoi? Parce que c'est écrit très simplement. Je l'ai lu en français mais de la manière dont c'est traduit, cela me laisse supposer que ce n'est pas de l'anglais de haute-voltige, dont il s'agit ici! Je soupçonne du « slang » américain ou anglais, puisque l'auteure est anglaise.
Donc ça se lit bien mais c'est un peu comme du fast-food littéraire : pas compliqué, phrases très courtes et très punchés. Beaucoup d'action et à chaque fin de chapitre un rebondissement, ce qui nous donne envie de continuer.
Toutefois, ça s'arrête là parce que les histoires de retournement de pouvoir en s-f il y en a à la pelletée. le fantasme de certaines femmes de pouvoir faire du mal aux hommes, wow, quelle découverte! C'est donc extrêmement décevant, voire navrant pour cette prémisse!
Tout au long de ma lecture je me disais : mais quand les femmes seront-elles plus subtiles que les hommes, quand réussiront-elles à prendre « ce pouvoir », sans tuer, ni mentir, ni voler, ni violer, ni corrompre? En tout cas cette lecture nous laisse bien peu d'espoir en l'humanité! Si les femmes sont incapables d'être plus fines que les hommes en ne perpétuant pas les même erreurs, ni les même errements, alors c'est peut-être que l'on mérite réellement de disparaître.
Donc tout ça fait que ce n'est pas très original. de plus, ça me laissait froide. Je n'avais aucune pitié, aucun sentiment face à ses filles qui se font « maltraitées »par les méchants hommes! L'auteure répète, sans se lasser le même pattern que tous les autres auteurs ayant écrit sur ce sujet : les femmes semblent incapables de se défendre avec ce qu'elles ont actuellement, alors pour cela elles devront avoir quelque chose de spécial : un pouvoir. Et que feront-elles avec? Elles répéteront les même gestes, les même errements que les hommes : de la violence, de la violence. Tuons-les, tuons-les! Il m'a violée? Je le tue! Point barre!
Mais à quand un roman ou les femmes s'en sortiront parce qu'elles auront été plus subtiles que les hommes? Qu'elles ne referont pas les mêmes erreurs qu'eux? Qu'elles n'utiliseront pas la violence? Et qu'au lieu de les exclure, elles les incluront et marcheront main dans la main avec eux?
Moi je vais écrire une version du roman ou comment ça s'est passé dans toutes les autres parties du monde que l'auteure a bien volontairement oublié, s'en tenant évidemment aux « méchants » pays faciles : l'Arabie saoudite, la Moldavie, les États-Unis. Donc une version qui se passe au Canada, en Suède et en France. Et ou au lieu d'avoir une leader religieuse (wow, quelle originalité, utiliser la religion!) ce sera une leader qui basera toutes ses décisions sur la connaissance et la science. Et au lieu de se servir de leur pouvoir pour faire le mal, les femmes s'en serviront pour bâtir et guérir. Et au lieu d'utiliser la drogue (quelle trouvaille!), pour démultiplier leur pouvoir, les femmes utiliseront l'équilibre du corps et la méditation. Et au lieu de se battre, elles chercheront un moyen d'enfanter sans douleur et comment contrôleur leur fécondité (une chose qui est fort souvent oublié par les auteurs de s-f! les gens utilisent des voitures volantes et se téléportent mais les femmes continuent d'enfanter comme en 1960! Et avec Philip K. Dick, ses personnages continuent de fumer mais bon ça c'est une autre histoire!). Au lieu d'apporter la mort aux hommes, elles établiront des partenariats, dialogueront et coopéreront avec eux.
Pas mal plus difficile d'écrire un roman comme ça hein?! Parce que c'est ça aussi le problème du roman : ses personnages sont très premier degré. Jamais d'approfondissement. Elles sont toujours en réaction à. Jamais en relation avec. Toujours en combat pour ou contre. Jamais en questionnement.
Il n'y a aucun personnage qui n'est pas une victime. Vraiment pas très original! C'est sûr que ça fait une moins bonne histoire mais comme l'auteure veut s'ancrer vraiment dans un réel proche, un futur pas si lointain, il aurait vraiment fallu un personnage de femme à qui il n'arrive rien de particulier, qui ne se fait ni battre, ni violer. Qui n'est pas une victime, aime son conjoint et ses enfants, vit dans un pays agréable, occidental, protégé. Jamais, même dans sa petite enfance ce personnage n'aurait été victime de quoi que ce soit. Parents aimant, conjoint aimant, enfants aimant. Pas facile, hein! Et pourtant, avoir un tel personnage, possédant ce pouvoir, aurait beaucoup plus fascinant à décrire et dépeindre que des personnages qui sont continuellement dans la colère et la vengeance!
Que ferait un tel personnage de femme avec ce pouvoir? Elle qui est heureuse, n'a jamais eu de tracas dans la vie? Ajouter ce personnage ferait en sorte aussi de rejoindre les millions de femmes qui vivent ainsi, en passant. Vous savez, toutes celles qui ne sentent pas vraiment concernée par #metoo parce que non, elles n'ont jamais été victimes de sévices, ni d'attouchement. Il y en a et beaucoup même! Vous savez celles qui vivent heureuses, celles qui aiment être enceintes et avoir une panoplie d'enfants, celles qui aiment rester à la maison, parce que non, aucun conjoint, aucun homme méchant de les y a obligées. Et que oui, oui, c'est véritablement une décision de couple. Toutes celles aussi qui font du jogging à 3h du matin, parce que oui, elles le peuvent, dans leur bout de pays, sans jamais se sentir agressées ou suivies. Ah et oui, bien sûr, toutes celles qui ont un père aimant et pas trop paternaliste, présent aussi. Cette sorte là il y en a aussi pas mal!
Bref, c'est certain que d'utiliser des ingrédients comme : la violence, la drogue, la religion, l'abus de pouvoir, la victimisation, c'est facile! Et en plus écrire ça, dans une langue populaire, avec des expressions qui laisse peu de place à la complexité et décrire une histoire ou une partie de l'humanité prend le pouvoir sur l'autre, vraiment, ça tombe dans la grosse malbouffe : c'est bon, on en reveut mais on a vite mal au coeur aussi! C'est souvent l'impression que j'avais.
Et en terminant, moi qui aime l'histoire et la vraie, un truc m'a vraiment agacé! Elle utilise à un moment donné le terme d'art pariétal pour décrire l'un de ses nombreux dessins, censés représenter les artefacts d'avant son grand Cataclysme (quelle originalité, encore là!) et qui donc, on peut le supposer, daterait de notre temps présent à nous. Or l'art pariétal concerne le Néolithique et le Paléolithique et se fait sur des murs de grottes ou d'abris rocheux. Point barre! Donc quelque chose qui aurait été dessiné, disons en 2030, par exemple, n'est absolument pas de l'art pariétal et ce même si retrouvé 5000 ans après un « grand cataclysme ». J'ai trouvé ça hautement pathétique!
De même que la raison pour laquelle les femmes auraient développées leur pouvoir : une utilisation d'une neurotoxine durant la deuxième guerre mondiale, à grande échelle sur des populations civiles…Quand on connait bien l'histoire de la deuxième guerre mondiale, c'est difficile à gober! D'autant plus qu'une neurotoxine est censé paralyser le système nerveux, pas modifier les gènes!
Et aussi à la toute fin, son « échange » de lettre ou supposément deux écrivains du « nouveau monde » d'après le grand cataclysme ou l'un doute du fait que les femmes, dans un temps fort lointain auraient été considérées comme les plus faibles…Ça ne tient pas non plus. Avec la quantité d'information que l'on enregistre, archive et produit aujourd'hui, même 5000 ans après un supposé grand cataclysme, il aurait été facile aux historiens de découvrir comment les humains vivaient en 2019. Avec une parcelle de roche, aujourd'hui, on arrive à reconstituer une fresque antique datant de 4000 ans! Me semble que des historiens de 7019 seraient incapables de reconstituer l'Histoire! Et dernier point : en 7019, on écrit toujours, on s'échange toujours des lettres? Vraiment??? Bon ok, ça je laisse faire!
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Agillian
  15 mai 2018
Voilà un récit assez surprenant mais qui tombe à point nommé et s'accorde parfaitement avec l'actualité en mettant en lumière de façon originale le problème des inégalités homme/femme.
Ce récit fantastique débute avec la découverte d'un pouvoir, d'abord chez une, puis deux, puis toutes les femmes qui se retrouvent dotées d'un pouvoir d'électrocution pouvant aller de la simple chatouille à l'explosion électrique la plus puissante. D'une simple apposition des doigts, elles sont désormais en mesure d'infliger les pires souffrances, voire de tuer. L'ordre mondial ne peut qu'en être bouleversé.
J'ai d'abord été très emballée par ce récit : le postulat de départ est original, l'histoire démarre rapidement et la polyphonie narrative est bien construite et permet de situer rapidement chacun des personnages. Malheureusement, le rythme baisse vite, et je dois dire qu'après le premier quart j'ai commencer à m'ennuyer. L'histoire reste assez bien menée et intrigante, mais tout ça traîne beaucoup trop en longueur !
Contrairement à ce que j'ai souvent pu lire, la violence dont font preuve certaines femmes ne m'a pas choquée outre mesure et je l'ai trouvée assez réaliste. En revanche je déplore beaucoup de maladresses dans ces récits et l'auteur est malheureusement tombée trop souvent dans une caricature de l'inversion un peu trop poussive à mon goût. Certains passages sont vraiment soignés et très proches de la réalité (c'est notamment mon ressenti en ce qui concerne la retranscription du forum, que j'ai trouvée criante de vérité) mais d'autres manquent clairement de subtilités.
Dès le départ, on voit plus ou moins où l'on va arriver, mais l'immersion est parfois difficile et certains enjeux essentiels ne sont que survolés (qu'il y ait des personnages de femmes politique aurait dû être le prétexte parfait pour se pencher un peu plus sur les enjeux politiques par exemple, mais non).
En revanche, j'ai bien aimé la fin. Celle-ci nous est annoncée tout au long du récit, avec des petits cailloux semés de ci de là,
Une lecture intéressante, mais pas inoubliable.
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RLSblog
  25 janvier 2020
Naomi Alderman imagine la fin du patriarcat, non pas pour un monde d'unité, mais pour la mise en place d'un matriarcat. Les jeunes filles découvrent qu'elles possèdent “le pouvoir”, la possibilité d'utiliser un courant électrique qu'elles ont en elles. Ce courant, propre au genre féminin, inquiète les hommes. 
On suit plusieurs personnages sur différents continents, ce qui nous permet de comprendre l'évolution du monde avec différents points de vue. Naomi Alderman fait monter crescendo le rythme de son roman et les enjeux du pouvoir. Au début, à l'instar des personnages, on découvre ce courant électrique avec lequel des adolescentes jouent. Filmant leurs exploits, les vidéos se propagent sur internet. Puis on comprend tout ce qui peut se développer autour : on crée des écoles non-mixtes où les filles développent et contrôlent leur pouvoir tandis que les garçons sont mis en sécurité dans leurs propres écoles. On mène des études sur cette nouvelle capacité humaine. Bien sûr, l'aspect mystique prend le dessus et une dérive religieuse prônant un dieu “femme”, la Mère, utilise ce phénomène méconnu de la science pour affirmer son assise. de même, les intérêts politiques et les perspectives d'élection sont réévalués. Comme une denrée précieuse, le pouvoir est utilisé. Il réveille la corruption, les ambitions et la violence. 
Au-delà du fait d'utiliser “le pouvoir” des femmes pour justifier la violence et l'instauration d'un climat de craintes, Naomi Alderman a trouvé l'élément qui permet d'imaginer le retournement de situation. En effet, le pouvoir, c'est la force des femmes. A cause de lui, les femmes sont craintes par les hommes.
 Les pires situations de notre monde sont inversées : des drogues sont élaborées pour exacerber le pouvoir. Les hommes doivent avoir des “gardiennes” qui ne sont pas sans rappeler la période antérieure à l'émancipation de la femme où celle-ci était sous l'autorité d'un mari, d'un frère, d'un cousin et ne bénéficiait d'aucune liberté. Les hommes ne peuvent plus voyager si une gardienne n'est pas notifiée sur leur passeport. Ils sont regardés de travers dans la rue quand ils sont seuls, changent de trottoir quand ils voient des femmes. Pour finir, le pouvoir donne lieu à des dérives sexuelles et les femmes maltraitent et violent les hommes. Autant de situations qui existent encore de nos jours dans certains pays et qui étaient encore d'actualité dans les nôtres (pays occidentaux) il n'y a pas plus d'un siècle.  
Là où Naomi Alderman veut certainement en venir, c'est que les femmes auraient besoin de ce “pouvoir” pour faire aux hommes tout le mal qu'ils nous font depuis des siècles… Mais eux le font sans raison, car le seul pouvoir qu'ils possèdent, c'est la force dont ils se croient les seuls détenteurs. L'autrice imagine donc la manière dont notre monde pourrait basculer et l'équilibre des forces, s'inverser. Finalement, un matriarcat ne vaut pas mieux qu'un patriarcat. Etymologiquement, “arcat” vient du grec “arkhê” qui signifie “pouvoir”. Tant qu'il y aura un pouvoir, il y aura une supériorité de laquelle découleront craintes, violences et inégalités.
Le Pouvoir est un roman qui fait réfléchir sur la notion de pouvoir (sans surprise), de supériorité, d'égalité, de sexisme, de manipulation, de violence, de peur et d'instauration d'un climat de peur. 
Plus de chroniques littéraires sur :
Lien : http://raisonlectureetsentim..
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critiques presse (6)
Chatelaine   07 août 2018
Pourquoi le lire ? Parce qu’en imaginant un monde fondé sur le matriarcat, l’auteure démontre avant tout l’absurdité d’une société reposant sur une domination, quelle qu’elle soit. Fascinant, ce roman fait écho à ce que notre époque a de plus tordu.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LeMonde   27 juillet 2018
Le miroir tendu à notre sexualité actuelle est sans pitié.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeJournaldeQuebec   09 avril 2018
Difficile de passer à côté du meilleur livre que Barack Obama ait lu en 2017 !
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Bibliobs   19 février 2018
Les femmes valent-elles mieux que les hommes ? La Britannique Naomi Alderman explore cette vaste question dans "Le Pouvoir", un roman où les femmes peuvent électrocuter les hommes.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   22 janvier 2018
Le Pouvoir est un roman d'anticipation passionnant dans lequel la gent féminine prend... le pouvoir. Anticipation? Pas si sûr...
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   18 janvier 2018
Dans « Le Pouvoir », l’écrivaine britannique imagine la prise de contrôle du monde par les femmes grâce à une nouvelle faculté biologique. Mais le matriarcat fait-il une société meilleure ?
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
armand7000armand7000   01 avril 2020
« J'apporte donc un nouvel enseignement. Ce pouvoir nous a été donné pour rectifier notre façon de penser et la remettre dans le droit chemin. C'est la Mère et non le Fils qui est l'émissaire des Cieux. Nous devons appeler Dieu "Notre Mère". Dieu Notre Mère est descendue sur Terre incarnée dans le corps de Marie, qui a renoncé à Son enfant afin de nous libérer du péché. Dieu nous a toujours dit qu'Elle reviendrait sur Terre. Et Elle est aujourd'hui revenue pour nous enseigner Ses voies. [...] »
[...]
En cette période troublée, une soif de vérité, une faim de compréhension couvaient dans le pays. Qu'est-ce que Dieu voulait bien signifier par ce changement dans la destinée de l'humanité ? En cette période troublée, dans les États du Sud, il se trouvait des prêcheurs par légions pour expliquer que ce changement était une punition pour nos péchés, que Satan était en marche parmi nous, que c'était le signe avant-coureur de la fin des temps. Mais rien de tout cela n'était la vraie religion. Car la vraie religion est amour et non pas crainte. La mère qui berce son enfant dans ses bras : voilà l'amour et voilà la vérité. Les filles se transmettent la nouvelle. Dieu est revenue, et Son message nous est destiné, à nous seules.
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AgillianAgillian   13 février 2018
La nuit où elle était née, personne ne l'attendait : son père attendait Jack Conaghan, sa mère attendait son père, et Jack Conaghan, même s'il l'ignorait, attendait la mort. C'est une histoire vieille comme le monde : pile le soir où l'on se dit qu'il ne se passera rien, c'est là que tout se passe.
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collectifpolarcollectifpolar   03 septembre 2019
Ils avaient séparé les garçons des filles dès le cinquième jour, quand ils avaient compris que c’étaient elles les fauteuses de troubles – une décision qui coulait de source. Des parents recommandaient déjà à leurs fils de ne plus sortir seuls, de ne pas trop s’éloigner de la maison. « Quand une chose pareille s’est passée devant vous…, témoigne une femme au visage cendreux à la télé. J’ai vu une fille, au parc, le faire à un garçon, comme ça, sans raison, et il saignait des yeux. Des yeux. Aucune maman ayant assisté à une scène pareille ne laisserait ses garçons sans surveillance. »

Les écoles ne pouvant pas rester fermées éternellement, on s’est réorganisé. Des bus de ramassage dédiés conduisent les garçons, en toute sécurité, dans des établissements qui leur sont réservés. Ils ont pris le pli sans protester. Il suffit de regarder quelques vidéos en ligne pour que la peur vous saisisse à la gorge.
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collectifpolarcollectifpolar   03 septembre 2019
Les hommes, pour commencer, enferment Roxy dans le placard. Mais ils ignorent que ce n’est pas la première fois qu’elle se trouve enfermée là-dedans. Quand elle fait des siennes, c’est justement comme ça que sa mère la punit. Pas longtemps. Juste le temps qu’elle se calme. Et petit à petit, au fil des heures passées dans ce réduit, Roxy a donné du mou au verrou en s’attaquant aux vis de la pointe de l’ongle ou d’un trombone. Si elle l’avait voulu, elle aurait pu faire sauter ce verrou n’importe quand, mais à quoi bon ? Sa mère en aurait mis un autre. Quand Roxy est punie, dans le noir, savoir qu’elle pourrait s’échapper si elle le voulait lui suffit. Savoir, c’est déjà être libre.

Voilà donc pourquoi les hommes la croient sous clé et à l’abri. Sauf qu’elle se débrouille pour sortir du placard. Et qu’elle assiste à toute la scène.
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odin062odin062   29 janvier 2018
Il ne s'est rien passé de spécial, aujourd'hui. Simplement, chaque jour qui passe, on grandit un peu, chaque jour apporte sa pierre, jamais la même, et de cet amoncellements émerge soudain une possibilité qui n'existait pas auparavant. C'est ainsi qu'une jeune fille devient une femme. Pas à pas, jusqu'à atteindre l'âge adulte.
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Videos de Naomi Alderman (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Naomi Alderman
Tous les samedis sur CANAL+, Augustin Trapenard présente un livre qui fait l'actualité. Cette semaine : "Le pouvoir" de Naomi Alderman.
21CM est disponible en replay sur MyCANAL : http://bit.ly/2Eirb1T
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