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Michel Deutsch (Traducteur)André-François Ruaud (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 207034472X
Éditeur : Gallimard (27/09/2007)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Roy Complain est un chasseur de la tribu Greene. Il arpente le monde envahi par la jungle des poniques et survit tant bien que mal grâce à ce qu'on lui donne en échange de son gibier. Jusqu'au jour où Gwenny, sa compagne, est enlevée dans des circonstances étranges. Il part alors, en compagnie de Marapper, le prêtre, et de trois autres membres de la tribu, à la découverte de secteurs inexplorés du monde où subsistent les traces d'une civilisation gigantesque et disp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  07 mars 2016
Dans le petit monde des amateurs de science-fiction on ne présente plus Brian Aldiss qui est l'auteur d'un nombre certain d'excellents romans , aussi solides que la pierre la plus dure , si on se réfère aux qualités de style et à l'envergure des univers qui sont généralement façonnés par une caractérisation parfaite et un sens du détail absolument méticuleux ..
Ce texte soigné est paru en 1956 et non seulement il n'a pas pris une ride , mais encore , c'est tout simplement un classique du genre .
Finalement , les récits de voyage spatial sur des vaisseaux générations qui soient de qualité , ne sont pas si nombreux que cela et malheureusement beaucoup sont épuisés .
Ce genre de voyage peut théoriquement très mal se passer , pour ce que l'on en sait , pour différentes raisons (cf. les études comportementales qui ont extrapolé autour de cette problématique ) .
Dans Croisière sans escales l'équipage n'a pas eu une destinée glorieuse , le savoir s'est perdu , il s'est envolé et les descendants de l'équipage en sont au point où les habitants de ce vaisseaux monde ne savent plus que leur univers est un vaisseau spatial ..
Pour eux , les coursives et les différents niveaux de ce vaisseau , sont devenus des jungles ou bien des corridors dangereux , un véritable milieu naturel .
Des territoires qu'ils faut explorer en tenant compte de mythes et de quelques récits historiques qui subsistent dans les mémoires obscures des différentes tribus qui sont la descendance de l'équipage et qui ne s'entendent pas toujours bien .
Les cultures et les problématiques élaborées par l'auteur sont de l'ordre de la dégradation de différents aspects du quotidien et de la culture ou des règlements antérieurs du vaisseaux .
Cet aspect des choses est quelquefois et ponctuellement désopilants .
L'auteur a fait en sorte que le lecteur soit contraint d'appréhender les données par le biais de l'imaginaire des habitants du vaisseau .
Ces gens ne comprennent pas toujours tout , surtout quand tous va s'accélérer et qu'ils vont découvrir qu'ils sont dans un vaisseaux spatial environné de vide , qui a de petits problèmes pas très sympatoches .
Le roman pose la question de la transmission du savoir et celle de la permanence des civilisations et de ce point de vue , il faut dire que c'est bien fait .
Le charme de ce texte tient en partie au fait que le lecteur sait à tout moment qu'il est dans un vaisseau spatial même si » l'équipage « , lui , l'a oublié .
Pour apprécier ce roman , il faudra se sentir à l'aise dans la découverte de cette civilisation , dont disons pour être gentil , qu'elle assez Löw Tech ( sourires ) un peu trop machiste mais où les femmes ne manquent pas de caractère cependant .
Un équipage primitif mais dévergondé .
Un vaisseau qui se délabre et qui est à découvrir exactement comme un continent perdu .
Des menaces existentielles difficiles à appréhender par « l'équipage « et une fin surprenante ..
Perso j'ai bien aimé ce texte et j'ai aussi beaucoup apprécié l'art et la manière de l'auteur , pour ce qui est de la construction de cet univers .
Par ailleurs la question de la permanence des cultures et des civilisations est une vraie question et elle n'est pas éludée par l'auteur .
Elle est traitée par le petit bout de la lorgnette et de fait les péripéties que vivent les personnages ne sont pas dénuées de sens ou d'envergure de ce point de vue , même si cela n'est pas perceptible au premier abord .
Un des plus solide ( le plus solide que je connaisse pour ma part ) récit de voyage sur un vaisseau génération : « l'anniversaire du monde « de Ursula le Guin ...
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LePamplemousse
  16 décembre 2016
Si comme moi, vous n'êtes pas très familiarisé avec les romans de science-fiction, ou que vous pensez ne pas aimer ce genre du tout, alors ce roman est fait pour vous.
C'est pourtant un véritable roman de science-fiction, mais qu'est-ce que c'était bien !
L'histoire m'a intrigué dès le début et le style est impeccable.
Nous suivons un des personnages dans son quotidien, cet homme, Roy Complain, est un chasseur de la tribu des Greene et il vit dans une sorte de jungle étrange et carrément hostile.
L'enlèvement de sa compagne va être un déclencheur pour lui, et cela va le pousser à partir, accompagné de quelques autres, dans un but assez mystérieux.
Mais où est le côté SF là-dedans vous demandez-vous ?...justement c'est là que l'auteur fait très fort, car il se trouve que tout ceci se déroule en réalité dans l'espace, mais je vous laisse découvrir pourquoi et comment.
J'ai aimé le fait qu'à la fin du roman, toutes les questions importantes auront une réponse, que l'aspect scientifique de l'intrigue soit finalement simple à comprendre et que les personnages soient attachants.
Ce qui m'a beaucoup plu également c'est le côté "récit de voyage et d'exploration" qui prend une place importante dans l'intrigue et les bribes de savoirs oubliés qu'il faut tenter de retrouver au travers de tout un fatras de théories pseudo-religieuses alambiquées et farfelues au possible.
Ce roman, bien que datant de 1958, ne semble pas avoir vieilli, et ce n'est surement pas le dernier que je lirai de cet auteur très productif.
Un grand merci à Finitysend qui m'a consacré un peu de temps pour me conseiller des romans de science-fiction.
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Masa
  31 décembre 2017
J'ai eu beaucoup de mal la première fois que je l'ai lu, au point de le refermer et de passer à autre chose. L'année se termine et je voulais l'éjecter de ma PAL une bonne fois pour toutes.
Imaginons qu'un jour nous ayons acquis les technologies qui permettent de construire un vaisseau spatial dans l'espace. Notre connaissance est suffisamment évoluée pour que nous puissions voyager et quitter notre système solaire. C'est ce qu'il s'est passé dans le roman de Brian Wilson Aldiss. le malheur, c'est que cet engin vogue sans but, ni commandant, puisque les personnes qui vivent à bord sont tous devenues sauvages.
Le récit se découpe en quatre parties voulues par l'auteur. J'ai eu beaucoup de mal avec la première. L'histoire se concentre uniquement sur une tribu. Il ne se passe pas grand-chose.
La seconde m'a donné du plaisir. Quelques membres du clan vont partir à l'aventure. Ils découvrent un monde de jungles où une espèce végétale a colonisé les dédales du vaisseau. À cela on rajoute d'autres factions et surtout, les géants.
Ce que j'ai ressenti avec ce roman, c'est un peu les montagnes russes. Par moments, j'ai été peu emballé, comme le début, ou bien encore lorsque l'on suit un interrogatoire. Bref, quelques longueurs viennent un peu gâcher l'ensemble. Et puis, ces violentes accélérations cardiaques, ces émotions que j'ai pu ressentir lors de la lecture du journal de bord – notamment les explications scientifiques pertinentes et intéressantes –, la découverte de ce monde végétal, ces pièces cachées, la révélation finale, les tournures de phrases que l'on trouve par-ci, par-là.
Je regrette un peu que l'auteur n'ait pas pigmenté davantage son récit avec les géants et les rats.
Au final, je suis un peu mitigé, mais j'ai quand même apprécié ce roman. Je suis même bluffé par l'imagination de l'auteur et sa capacité à m'avoir surpris par des révélations. Encore un bon cru de cette décennie glorieuse où l'âge d'or de la Science-Fiction.
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Lutin82
  22 juillet 2017
Ce roman est devenu un classique de la science-fiction. Écrit en 1956, il peut dérouter le lecteur qui s'attend à un space opéra typique de cet âge d'or, fait d'aventures, de grands espaces et de fun. Effectivement, la surprise est de taille avec l'histoire de Roy Complain et de ses compagnons vivant au sein d'une tribu digne des gaulois ou autres villages antiques. Nous faisons la connaissance avec un peuple rude et féroce, sans grande empathie ou compassion, avec un chef auto-proclamé, une survie basée sur l'agriculture et la chasse, des gardiens qui veillent à la sécurité du village ainsi qu'un guide spirituel aux préceptes qui laissent pantois.
Parallèlement, ils utilisent des « éblouisseurs » et sont installés dans des cabines, autour de coursives au sein d'un vaisseau spatial….
Dès lors les questions du pourquoi et du comment se posent.
Initialement surprise par le contexte de ce space opéra, il m'a fallu quelques dizaines de pages pour y voir plus clair. La plume méticuleuse de l'auteur construit savamment son propos et ne lève que peu à peu le voile entourant son mystère initial pour délivrer un final somptueux.
Les révélations sur le vaisseau, le destin de ces hommes et femmes permet d'entretenir le suspens et l'intérêt. Il faut dire que cette philosophie/religion ne peut que nous frapper, tant les préceptes sont fous, mais finalement le propos n'est pas si anodin… Je ne peux en dire guère davantage car les ressorts du texte s'appuient sur la découverte de l'histoire de cette humanité autre et à l'opposé de ce que nous promet le futur. Comment ont-ils pu évoluer à rebours ?….
Ecrit en 1956, la traduction date un peu (mon exemplaire remonte aux années 60), mais le propos reste pertinent, et le cheminement captivant. J'ai adoré le décalage entre l'environnement et le comportement des compagnons. le roman conserve une force remarquable et une dimension spéculative que l'on n'attend pas forcément d'un space opera de l'âge d'Or.
critique plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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Kabuto
  12 septembre 2016
Croisière sans escale raconte le voyage vers une autre planète. Un voyage tellement long qu'il faudra plusieurs générations aux Terriens pour arriver à destination. Malheureusement, rien ne se passe comme prévu et les colons vont vivre un véritable cauchemar. Ce que j'ai aimé, c'est de découvrir en même temps que les personnages ce qui s'était véritablement passé dans cette arche stellaire. Au début, le héros n'est même pas conscient d'être dans vaisseau. le seul monde qu'il connaisse se limite aux différents ponts du bâtiment envahi par une jungle étrange et il aura bien du mal à accepter sa situation. C'est le point fort du roman ! le suspense est bien mené est ce n'est que petit à petit que le lecteur découvrira la vérité. On est quand même en présence d'un livre de 1958. La SF a évolué depuis et cela se ressent un peu mais rien de dramatique et j'ai pris plaisir à découvrir ce classique.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MasaMasa   30 décembre 2017
— Vous ne vous rendez pas compte de l’intérêt que ce cas présente pour moi ! Je connais Wantage depuis sa petite enfance. Et, à présent, le voilà qui va mourir ! Ici ! Dans la nuit ! C’est une chose merveilleuse et, en même temps, bien propre à rabattre l’orgueil, que de contempler une vie, une œuvre d’art achevée, un poème parfait. L’homme s’en va pour le Long Voyage, mais son histoire lui survit dans l’esprit des autres.
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MasaMasa   31 décembre 2017
De sous sa tunique sale, il sortit le Manuel des Schémas de branchements et l’agita devant leurs yeux :
— Comment avez-vous fait pour soustraire cela à la fouille ? s’enquit Scoyt.
— Disons, si vous le voulez bien, que j’en suis redevable à la luxuriante pilosité de mon aisselle… »
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finitysendfinitysend   23 juillet 2012
Peut-être parce qu'ils percevaient , rodant dans l'air , une émanation de cette ancienne férocité : contrairement à la vertue , la violence survit longtemps à ceux qui l'ont manifestée .
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gillgill   19 mars 2015
Une communauté qui ne peut ou ne veut concevoir l'insignifiance de la place qu'elle tient dans l'Univers n'est pas véritablement une communauté civilisée.
C'est à dire qu'elle recèle en ses flancs un principe d'instabilité fatal.
L'histoire que voici est celle d'une telle communauté.....
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PiertyMPiertyM   28 septembre 2014
Mais il est notoire que la mémoire des anciens est capricieuse. A travers leurs souvenirs, leur lointaine enfance est le jouet d'étranges déformations.

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Videos de Brian Wilson Aldiss (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brian Wilson Aldiss
Extrait de l'hommage à Brian Aldiss aux Utopiales 2017 avec N.Spinrad, L.Genefort, G.Klein et L.Queyssi.
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