AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jacques Chambon (Traducteur)
EAN : 9782253049081
507 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1989)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Helliconia, planète de type terrestre, surveillée depuis des siècles par un satellite terrien, tourne autour de deux soleils, Batalix et Freyr. Son orbite autour de Batalix dure une petite année de quatre cent quatre-vingts jours. Mais elle accompagne Batalix autour de Freyr en mille huit cent vingt-cinq petites années.
Parce que Freyr est une étoile géante et que cette grande orbite est très elliptique, Helliconia connaît un terrible hiver de plus de cinq c... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  15 mai 2012
Au bout de l'espace : Heliconia ....
Un superbe planète opéra !
C'est le début du cycle et la fin de l'hiver un hiver de 1000 ans ...
La civilisation peut renaitre et les hommes quitter les profonds refuges souterrains
et commencer de composer avec l'univers et les autochtones de ce monde ..
Cet univers est splendide et c'est un must du genre planète opéra ..
Les personnages sont d'une remarquable présence et l'environnement est tangible et grandiose ..
Cette planète est peut-être le personnage principal de ce cycle .. ?
Helliconia est le lot des hommes et des habitants originels de la planète ...
Les deux espèces doivent se côtoyer et s'adapter aux coups de boutoir d'un environnement en pleine débâcle glaciaire ...
C'est le sujet du roman : adaptation .. croissance et survivance ...
Le temps passe les générations se succèdent ... le monde se construit ... s'adoucie et la civilisation se développe ..
Mais l'émergence est un moment spectaculaire et éloquent ..
Tout à fait le genre de bouquin dont on peut éventuellement dire que l'on ne l'apprécie pas mais dont on ne peut nier les qualités de style ..
L'ambition et l'indéniable envergure somptueuse ..
Le printemps au début ressemble à l'hiver et vers la fin à l'été et au milieu : il y a la route.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          224
Henri-l-oiseleur
  16 décembre 2015
"Le printemps d'Helliconia" est le premier roman d'une trilogie consacrée à une planète imaginaire, Helliconia, dont le cycle saisonnier obéit à des mécanismes différents des nôtres. Aldiss, pour écrire cet ouvrage, a amassé une documentation considérable et sa description du "grand printemps", du "grand été" et du "grand hiver" de sa planète, saisons qui s'étalent sur des siècles, est climatiquement, botaniquement, zoologiquement cohérente. Pourtant nous ne sommes pas dans un roman de "hard science" : l'auteur évite l'écueil de la sécheresse et de l'ennui en se plaçant toujours à hauteur d'hommes, de héros attachants qui tentent de s'adapter à la mutation de leur milieu. Leurs histoires sont racontées avec brio et ne lassent jamais, surtout dans ce volume du grand printemps. La compréhension globale de ce qui arrive nous est fournie non par les personnages à terre, qui sont trop primitifs pour saisir ce qui arrive, mais par le procédé d'une station d'observation humaine placée en orbite autour de la planète, où les changements sociaux et culturels vont de pair avec ceux du climat. Cela permet de varier les points de vue. Excellent roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Cacha
  05 septembre 2015
Cette trilogie m'a beaucoup marquée, je ne sais pas pourquoi.
Ces trois saisons d'une planète, décrites avec de nombreux détails, sont impressionnantes.
Le printemps est la plus courte.
Commenter  J’apprécie          201
ZeroJanvier79
  24 septembre 2019
Helliconia Spring est le premier volume d'une trilogie de science-fiction baptisée Helliconia et signée par Brian W. Aldiss.
J'avais déjà essayé de lire ce premier tome il y a quelques années mais j'avais abandonné, trouvant cette lecture trop difficile. J'ai retenté ma chance cette semaine et je ne le regrette pas !
L'idée de départ de cette trilogie de Brian W. Aldiss, c'est une planète : Helliconia, située à des années-lumières de la Terre. Sa particularité, c'est d'être en orbite autour d'un premier soleil baptisé Batalix, qui tourne lui-même autour de Freyr, un autre soleil bien plus grand que le premier. Helliconia tourne autour de Batalix en un peu plus de quatre-cent jours, constituant ainsi une année assez similaire à celles que nous connaissons sur Terre. Mais Helliconia et Batalix mettent plus de mille ans à tourner autour de Freyr.
Cette particularité astronomique provoque sur Helliconia des saisons immensément longues : l'hiver et l'été durent chacun plusieurs siècles et sont séparés par un court printemps qui bouleverse chaque fois l'écologie de la planète. Deux espèces humanoïdes se partagent le globe : les humains, qui nous ressemblent, semblent destinés à dominer pendant la longue saison estivale, tandis que les phagors, que j'ai envie de comparer à des minotaures des neiges, sont particulièrement adaptés aux conditions de vie hivernales.
Au rythme de ces saisons longues de plusieurs siècles, des civilisations naissent et meurent au gré des changements climatiques et écologiques. La faune et la flore évoluent également au fur et à mesure de l'éloignement ou du rapprochement de la planète par rapport au soleil Freyr.
Tout ceci n'est pas connu des habitants d'Helliconia, qui subissent les conséquences de ces longues saisons mais sans en comprendre le fonctionnement ni les causes. Humains et phagors semblent condamnés à revivre apogée et décadence de leurs civilisations respectives, une race dominant l'autre pendant plusieurs siècles avant que le printemps ne vienne inverse les rôles.
Dans le roman, nous découvrons tout cela à travers un ensemble de personnages, principalement humains, qui peuplent l'un des continents d'Helliconia. de temps en temps, l'auteur nous propose également des interludes sur une station orbitale terrienne qui observe Helliconia à l'insu de ses habitants, et sans avoir le droit d'intervenir sur la planète.
Tout commence avec un long prélude qui nous raconte l'enfant et l'apprentissage du jeune Yuli, un chasseur qui découvre la vie dans une cité souterraine après avoir perdu son père dans une attaque par des phagors. Ensuite, le récit se poursuit plusieurs décennies plus tard, quand les descendants de Yuli vivent dans un petit village qui s'apprête à quitter l'hiver d'Helliconia pour connaître le printemps et ses bouleversements.
Le récit est parfois lent, s'attardant sur des détails plus ou moins intéressants. On sent la volonté de l'auteur de nous présenter une planète cohérent, pensée dans ses moindres détails sans ses particularités, avec son climat, sa géographie, sa faune, sa flore, ses civilisations, ses religions, etc. C'est ambitieux, souvent passionnant, parfois un peu moins.
Après avoir terminé ce premier volume, je comprends pourquoi j'avais eu du mal à le terminer lors de ma première tentative de lecture, mais je suis également heureux d'avoir insisté cette fois-ci. L'effort n'est pas négligeable car c'est une lecture difficile et exigeante, mais j'ai très envie de poursuivre l'aventure et de découvrir l'évolution de la planète Helliconia et de ses habitants dans le prochain volume : Helliconia Summer, qui comme son nom l'indique se déroule lors de la prochaine saison, l'été.
Lien : https://zerojanvier.fr/2019/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          92
Riduidel
  14 mars 2020
J'ai lu ce livre il y a bien longtemps ... Tellement longtemps, en fait que je ne me souviens plus de la date, ou même de l'année, où je l'ai lu ... Mais tout ça n'a pas grand chose à voir avec ce roman. J'ai donc choisi de le relire à un moment où mon stock personnel de nouveautés s'était épuisé.Le printemps d'Helliconia raconte donc le dégel d'un monde dont les années durent des dizaines de nos siècles, ce qui laisse le temps aux plantes de s'adapter à chacune de ces saisons, et aux êtres vivants d'oublier ce que les précédentes saisons ont pu être.On assiste donc à l'émerveillement des hommes et femmes qui vivent ce dégel comme une nouveauté, en oubliant que l'hiver ne fait que s'arrêter.En soi l'idée est assez belle. Seulement j'ai l'impression qu'[a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] a voulu aborder trop de thèmes simultanément, ce qui nuit pour moi à la beauté de cette oeuvre (qui pourtant est très loin de manquer de qualités). Tenez, par exemple, il essaye de traiter en même temps la différence entre deux espèces (humains et phagors), le fait religieux (Wuttra et Wahka) , la géologie, l'évolution des espèces et peut-être une dizaine d'autres sujets. Ce qui donne au final des digressions parfois assez pénibles. Voire même des attentes curieuses de la part du lecteur que je suis. Je vais vous donner un exemple.Pendant tout le bouquin, [a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] utilise un schéma assez clair : un humain découvre un fait nouveau dans un endroit qu'il croyait connaître, et [a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] en profite pour nous présenter l'animal, ou la plante, ainsi que ses adaptations vis-à-vis de l'étrange saisonalité d'Helliconia. le truc curieux, c'est que ça ne dérange manifestement pas l'auteur de s'arrêter au beau milieu d'une scène d'action pour nous décrire par le menu les plissements géologiques qui accompagnent le réchauffement climatique de la planète. Ce qui fait qu'à la fin du roman, on est toujours prêt à ce que n'ilmporte quelle scène dérive en une description du panthéon phagor aggrémentée de considérations sur le régime alimentaire de leurs montures et son impact sur la polinisation des algues sous-marines. Et à cette même fin du roman, dans une scène de retour à la maison assez pathétique, l'auteur nous explique que la défécation de l'étrange monture du héros sera utilisée par un bousier ... A ce moment-là, j'ai été *déçu* qu'il ne nous explique pas la constructionf ractale des terriers de bousiers. Je crois qu'en fait, dans ce roman, [a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] a voulu pousser à son extrême certaines méthodes de description d'univers SF décrites sur Génération Science-Fiction dans les articles de Claude Ecken (qui sont tout bonnement fabuleux).Bon, je ne devrais pas bouder non plus mon plaisir, parce qu'à part ça, ce roman n'est rien d'autre qu'une assez plate chronique de l'âge de bronze, où on invente la monnaie, et où une brave dame découvre la mécanique céleste et constate que la cour de ferme qui leur sert de monde n'est rien qu'une petite planète perdue dans un complexe système binaire. Et d'ailleurs, je ne boude pas mon plaisir puisque j'ai trouvé certains éléments de ce premier récit assez intéressants, voire même fascinants, comme par exemple tout cet écosystème qui à mon avis ne tient pas debout biologiquement parlant, mais qui a malgré tout un charme certain.J'ai donc pris un certain plaisir en relisant ce livre, entaché des défauts signalés ci-dessus et d'une écriture largement plus antique que celle d'un [a:Brunner|23113|John Brunner|http://images.gr-assets.com/authors/1336955014p2/23113.jpg] largement plus vieux ou, pour prendre un genre plus raisonnablement proche, d'un [a:Moorcock|16939|Michael Moorcock|http://images.gr-assets.com/authors/1424079041p2/16939.jpg] qui a pour lui l'avantage de dépeindre les aventures du champion éternel.Bref, c'est un peu mou, plutôt daté, mais néanmoins intéressant grâce à un monde d'une grande beauté formelle, et des personnages qui ont quand même une sacré personnalité (Aoz Roon et Shay Tal en tête).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Malahide75Malahide75   29 septembre 2013
Et Shay Tal dit :

Vous croyez que nous vivons au centre de l'univers. Je dis que nous vivons au centre d'une cour de ferme. Notre position est si obscure que vous ne sauriez vous faire une idée de son obscurité.
A vous tous je dis ceci. Une catastrophe s'est produite dans le passé, le lointain passé. Si générale que personne aujourd'hui ne saurait en expliquer la nature ou l'origine. Nous savons seulement qu'elle a entraîné une longue période de ténèbres et de froid.
Vous tâchez de vivre le mieux possible. Très bien, très bien, profitez de la vie, aimez-vous les uns les autres, soyez bons. Mais n'allez pas prétendre que cette catastrophe ne vous concerne pas. Elle a beau s'être produite il y a longtemps, elle n'en empoisonne pas moins chaque jour nos existences. Elle nous vieillit, elle nous use, elle nous dévore, elle nous arrache nos enfants. Elle nous rend non seulement ignorants mais amoureux de notre ignorance. Nous sommes pourris d'ignorance.
Je vais vous proposer une chasse au trésor - une quête, si vous voulez. Une quête à laquelle chacun de nous peut participer. je veux que vous ayez conscience de notre déchéance, et que vous fassiez preuve d'une vigilance constante à l'égard de tout ce qui pourrait nous informer sur sa nature. Il nous faut reconstituer ce qui est arrivé pour nous réduire ainsi à cette cour de ferme glacée ; alors nous pourrons améliorer notre sort, et veiller à ce que ce malheur ne s'abatte pas une nouvelle fois sur nous et nos enfants.
Tel est le trésor que je vous offre. La connaissance. La vérité. Certes, vous redoutez cela. Mais c'est ce que vous devez rechercher. C'est ce que vous devez apprendre à aimer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
OsmantheOsmanthe   09 mai 2014
Batalix s'était échappé d'un de ces gigantesques châteaux pourpres où l'enfermaient les nuages pour inonder le paysage d'or. Les rayons de la sentinelle se diffusaient obliquement sur la peau cannelle d'Oyre, tout emperlée de gouttelettes au niveau des épaules et des seins. Des filets d'eau suivaient les dédales de sa chair pour s'étaler au bout de leur course sur la pierre où elle se tenait, comme pour l'unir, telle une naiade, à l'élément qui leur était commun.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          31
lehibooklehibook   03 janvier 2020
Au dessus de la stratosphère voguait un petit monde autonome formé d'éléments qui alliaient des métaux ramassés dans les riches espaces stellaires . de la surface d'Helliconia , ce monde apparaissait lui-même comme une étoile dans le ciel nocturne, une étoile à la course rapide.
C'était la station d'observation terrienne d'Avernus.
Commenter  J’apprécie          30
RocknReadRocknRead   12 septembre 2019
A l'intérieur de ce drame climatique prenait place le drame humain que devait jouer chaque créature douée d'une âme, que cela lui plaise ou non. Pour la plupart des gens, cette imbrication du moindre fait etait de la plus haute importance, chacun se jugeant le centre de la scène. Sur toute la surface du vaste globe d'Helliconia, partout où de petits groupes d'hommes et de femmes s'efforcaient de survivre, il en était ainsi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          24
liberligerliberliger   07 octobre 2012
La vénération naît de l'ignorance. Croire en une chose bien arrêtée est une marque d'ignorance.
Commenter  J’apprécie          80

Video de Brian Wilson Aldiss (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brian Wilson Aldiss
Extrait de l'hommage à Brian Aldiss aux Utopiales 2017 avec N.Spinrad, L.Genefort, G.Klein et L.Queyssi.
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3240 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre

.. ..