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EAN : 9782264043177
304 pages
Éditeur : 10-18 (07/10/2005)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Indian Blues est une histoire tragi-comique sur le vieux thème du " pacte avec le diable ". Le célèbre bluesman Robert Johnson, assassiné en 1938, réapparaît pour les besoins de la fiction cinquante ans plus tard, dans la réserve des Spokanes, à la recherche d'une Indienne susceptible de l'aider à rompre son sort. Par un heureux hasard, des jeunes
vont récupérer sa fameuse guitare et fonder un groupe de rock, les Coyote Springs, dont le succès extraordinaire ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  15 février 2013
Totalement enthousiaste après la lecture de 'Le premier qui pleure a perdu', roman jeunesse de Sherman Alexie, j'étais impatiente de connaître ses textes pour adultes. Bon, cela m'étonnerait que je renouvelle l'expérience de sitôt.
Les conditions de vie dans les réserves indiennes contemporaines (pauvreté, alcoolisme, ségrégation... dégâts de la colonisation, en clair), cela m'intéresse beaucoup. Les personnages hauts en couleur, déjantés, losers, j'adopte avec plaisir aussi, surtout s'ils ont une touche "Steinbeck" - cf. 'Rue de la Sardine' et 'Tendre Jeudi' - dans leurs délires et leurs relations. L'humour aussi, j'adore, et le récit n'en manque pas.
Mais, là où le bât a blessé : un joyeux/confus mélange entre légende et réalité, entre vivants éveillés, vivants rêvant/cauchemardant, et morts-vivants... Aventures loufoques et surtout redondantes, donc lassantes. J'avoue m'être perdue, ennuyée, avoir souvent décroché. Même si je me réveillais de temps en temps pour m'émouvoir et m'indigner, mais aussi sourire et rire, me régalant notamment de l'évolution de la "carrière" des Coyote Springs vue par les journalistes.
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boreale
  16 février 2019
C'est l'histoire d'un livre qui termine avec 5 étoiles alors que c'était mal barré ...
J'explique : pris au hasard à la médiathèque (sans lire la quatrième de couverture ... ) je pensais que ça allait parler d'un truc en rapport avec l'Inde (je n'aime pas spécialement l'Inde mais bref ... vu le titre je m'étais dit "ça va parler de ça ...").
En fait non , rien à voir .... L'indian du titre c'était lié aux indiens d'amérique . Ok ... pourquoi pas ...
Je commence la lecture ... le style est un peu spécial, à la fois simple/naïf mais pas tant que ça ... Des histoires de rêves éveillés, de pauvres gars... Chais pas mais bref ... toujours est-il que je trouvais ça pas mal mais ... en même temps un soir sur 3 je traînais devant l'ordi au lieu de me glisser sous les couvertures pour mon rendez-vous de lecture (signe que c'est pas le coup de coeur d'emblée ... )... Si bien qu'au bout des 3 semaines d'emprunt-autorisé je n'en étais encore qu'à la page 50 ... argh... lamentable stagnation...
Je me pointe donc à la médiathèque pour rendre le livre, encore un peu hésitante (je demande une "rallonge" ? je rends le livre? .... ) et puis ...rhhhhha ... une petite voix me dit "laisse lui une chaaaaance" .... J'ose alors demander si je peux à nouveau emprunter le bouquin car bah...beuh...bih boh buh... j'ai pas eu le temps de le finir (ou même de vraiment le commencer vu où j'en étais ... ).
Et là , dès le soir-même je m'y replonge et cette fois c'est la bonne. J'y suis , je suis dans la réserve avec les Coyote Springs.... L'alcool, la musique, le pain frit ... Les rêves éveillés (ou pas) , les fantômes, les indiens , les autres ... Je suis plongée dans le truc...
J'ai vraiment adoré (...et j'imagine , peut-être à tort mais je ne pense pas, combien ce livre doit bouleverser des personnes ayant des origines indiennes, car waouw, ça remue pas mal de choses en soi même sans être indien alors ... ).
Un bouquin qui démarre comme un truc léger, bizarre, et qui finalement est puissant, profond. Sherman Alexie aborde sans tabou le poids des héritages culturels, les difficultés du métissage, le côté glauque de l'appropriation culturelle, les ravages de la colonisation , la cruauté du pouvoir quel qu'il soit...
C'est étrange , un peu comme si la première fois j'étais passée à côté de la réserve de Thomas Builds-the-fire en regardant de loin, intriguée mais sans plus... et si après avoir ramené "à nouveau" ce bouquin chez moi, lui avoir donné une sorte de seconde chance, j'étais entrée dans la réserve et j'avais été happée par elle ...
Une de ces lectures qui fera encore longtemps écho en moi. Je vais , avec certitude, lire d'autres romans de Sherman Alexie .
(PS : j'imagine que lire le bouquin en version originale est un plus, car j'ai parfois senti que la traduction avait sans doute altéré quelques passages, mais je parle si mal anglais que je ne tenterai pas l'aventure ... )
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kathel
  01 septembre 2015
Premier roman de l'auteur, Indian blues a su allier avec fantaisie une description réaliste de la condition de vie des indiens des réserves, avec un brin de réalisme magique et une bonne dose d'humour.
Tout commence avec l'histoire de Robert Johnson, ce bluesman qui aurait vendu, dit-on, son âme au diable pour jouer superbement de la guitare. Robert Johnson a réellement épaté par sa virtuosité à la guitare et est mort dans les années 30.
Plusieurs dizaines d'années plus tard, la guitare de Robert Johnson se retrouve en possession d'un trio d'indiens Spokanes, et ces trois jeunes désoeuvrés montent un groupe de rock qui commence à se faire connaître à l'intérieur, et même en dehors de leur réserve. Thomas Builds-the-Fire, le compositeur et chanteur de ce groupe, un doux rêveur, tombe amoureux d'une jeune fille de la tribu Flatheads, alors que ses comparses rêvent de filles blanches, car quelle meilleure revanche sur la vie que d'épater et séduire les filles de ceux qui réduisent les premiers habitants à de simples attributs folkloriques des États-Unis ?
Les pages émaillées de dialogues donnent un ton très vivant à l'histoire qui se lit agréablement. Un petit bémol pour les rêves des protagonistes qui parsèment le roman, sans ajouter grand chose à mon goût, mais un gros plus pour les articles de presse très drôles qui alternent aussi.
Pour en savoir plus sur le quotidien des réserves indiennes, je recommanderais plutôt Joseph Boyden ou Louise Erdrich, mais le ton plus fantaisiste, quoique pas dépourvu d'émotion, de Indian Blues, peut vous le faire préférer, si l'aspect décousu de mon billet ne vous a pas fait fuir !
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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belette2911
  13 mars 2020
Comment qualifier ce roman autrement que par l'adjectif "déjanté" ? Loufoque, marcherait aussi…
Si les descriptions de la vie des Indiens dans une réserve étaient réalistes (pauvreté, alcoolisme, drogues, chômage, désoeuvrement des jeunes, dépendance aux rares subsides de l'Etat, haine, violences,…), sans pour autant appesantir le récit…
Si les personnages, réalistes, étaient des gens loufoques, des loosers magnifiques, hauts en couleurs, sans toute fois virer à la caricature imbécile…
Si le côté fantastique, tenant dans une guitare ensorcelée par le Diable lui-même, ne m'a pas dérangé outre mesure…
Ni le fait de faire intervenir dans l'histoire des grands chanteurs (Janis Joplin, Jimi Hendrix, Marvin Gaye,…), et même Robert Johnson (assassiné en 1938 !), ce talentueux bluesman qui aurait vendu, à ce que quelqu'un m'a dit, son âme au diable pour jouer superbement de la guitare… Non, ça ne m'a pas dérangé outre mesure.
Alors, qu'est-ce qui a bien pu faire foirer cette lecture ?
Ce qui m'a dérangé, dans ce roman, c'est que l'on oscille sans cesse entre la réalité et l'onirique. Entre le rêve éveillé ou le cauchemar endormi, entre le fait que l'on ne sache pas toujours où se situait le vrai du faux et la redondance des aventures de nos zozos m'ont lassées, à dire vrai.
Dommage, parce que la description des Indiens dans une réserve était bien amenée, réaliste, sans en faire des tonnes, l'auteur arrivait à nous faire ressentir le désoeuvrement de tout un peuple, de nous parler de toutes les trahisons que le gouvernement Américain leur a faite, de toutes les misères qu'ils ont vécues, de leur ressentiment, de leur haine, du fait qu'ils baissaient les bras et de tous ces Blancs, qui, maintenant, voulaient tous avoir du sang Indien dans les veines.
On a beau le savoir, l'avoir déjà lu, ça remue toujours les tripes.
Une lecture en demi-teinte, des passages ennuyeux à lire, où la tête dodeline vers le bas, avant de remonter d'un coup parce que les yeux viennent de tomber sur un passage plus intéressant.
On va oublier une partie de cette lecture et ne garder que le plus intéressant…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Philemont
  17 décembre 2012
Robert Johnson abandonne sa guitare dans le pick-up d'un indien spokane sur la réserve de l'Etat de Washington dans laquelle il survit. C'est le point de départ d'une épopée à nulle autre pareille, la formation d'une groupe de blues-rock purement amérindien qui conduira ses membres jusqu'à New-York dans un studio d'enregistrement prestigieux.
Indian Blues part d'un argument qui relève du fantastique. C'est la mise en scène de Robert Johnson, bluesman légendaire mort en 1938 à l'âge de 27 ans ; outre ses qualités de musicien, ce qui a contribué à sa légende c'est aussi le fait qu'il affirmait avoir passé un pacte avec le diable pour jouer de la guitare comme il le faisait. Depuis sa mort il semble errer sur la Terre en quête d'une libération du mal qui le ronge, sa guitare. Et c'est chez les spokanes qu'il semble atteindre son but, d'une part parce qu'il peut abandonner sa guitare à un jeune amérindien en quête de gloire, d'autre part parce qu'y vit également une femme-médecine, Big Mamma, qui semble de tout temps avoir aidé les musiciens en détresse.
Mais au-delà de cet argument fantastique, qui pourra rappeler d'autres romans comme Fugues de Lewis SHINER, le propos de Sherman ALEXIE est bien plus terre à terre et concerne la vie des indiens dans la société contemporaine, et en particulier dans les réserves. Ce sont la pauvreté et la dépendance aux rares subsides de l'Etat américain ; ce sont l'alcoolisme des anciens et le désoeuvrement des jeunes ; toutes générations confondues, ce sont l'envie de revanche vis-à-vis des blancs et la violence. La vie y est dure et sans espoir ; même un départ définitif équivaut non seulement à s'immerger dans une société hostile, mais également à trahir les siens.
Le récit est bien entendu à l'avenant d'une telle thématique. Sans concession, il jette un regard cru sur les indiens d'aujourd'hui, ce qui ne peut que générer de l'amertume et une profonde tristesse. Pour autant, l'auteur n'est pas non plus dénué d'humour qu'il manie régulièrement pour décrire les plus misérables des situations.
Sherman ALEXIE, lui-même d'origine spokane, signait avec Indian Blues son premier roman. Il se faisait alors connaître comme l'un des auteurs les plus prometteurs De La Renaissance amérindienne, ce mouvement littéraire né dans les années 1970 et qui fit connaître aux blancs les qualités d'écrivain des indiens. Il a largement confirmé depuis, notamment avec Indian Killer.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   15 février 2013
Nous étions tous les deux à Wounded Knee quand les Danseurs des Esprits ont été massacrés. Nous avons été massacrés à Wounded Knee. Je sais qu'il s'agissait d'une autre tribu, et que ce n'étaient ni des Spokanes ni des Flatheads, mais d'une manière ou d'une autre, nous étions présents. C'est le sang de tous les Indiens qui coulait dans la neige. Les soldats nous ont tués au nom de Dieu, pas vrai ? Ils criaient "Jésus-Christ" en nous plongeant leurs sabres dans les entrailles. Tu ne sens pas encore la douleur la nuit quand tu essayes de dormir, quand [toi, Indienne] tu pries un Dieu dont on a utilisé le nom pour justifier le carnage ? (p. 170)
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ZilizZiliz   13 février 2013
" Je suis ton premier [amant] indien ? demanda Junior à Betty.
- Non.
- T'en as eu combien ?
- Quelques uns.
- C'est combien quelques uns ?
- Environ cinq ou six, je suppose.
- Tu supposes ?
- C'est-à-dire que certains n'étaient qu'en partie indiens, répondit Betty.
- Bon Dieu ! et quelle partie était indienne ? "
(p. 50)
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kathelkathel   01 septembre 2015
Une foule de petits indiens s’était rassemblée – en effet, une foule de petits indiens se rassemblait toujours quelque part – pour regarder Thomas Builds-the-Fire, le conteur marginal de la tribu des Spokanes, parler à un drôle d’homme noir et sa guitare. L’événement méritait l’édification d’un nouveau monument historique. La réserve avait fait le plein de monuments de ce genre depuis des années, mais le Conseil tribal cherchait encore à en construire d’autres, car il recevait des subventions gouvernementales rien que pour ça.
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kathelkathel   01 septembre 2015
Les Coyote Springs la regardèrent. Ils se sentaient pareils à des bébés tortues qui doivent aller seuls du nid où ils sont nés jusqu’à l’océan, pendant que toutes sortes de prédateurs se bousculent pour profiter de l’abondant buffet de chair tendre dressé sur la plage. Ils se sentaient pareils à des enfants indiens nés de parents indiens.
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ZilizZiliz   13 février 2013
Quoique conscient du manque d'amour dans le monde, il se sentait d'accord avec elle. Il se demandait si on devait célébrer l'amour partout où on le trouvait, puisqu'il était si rare. Il s'inquiétait des enfants nés de mariages mixtes [entre Indien(ne)s et blanc(he)s]. A l'école de la réserve, les sang-mêlé recevaient des corrections encore pires que les siennes. (p. 89)
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