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EAN : 9782290261392
416 pages
J'ai lu (02/06/2021)
4.38/5   305 notes
Résumé :
La Seconde Guerre mondiale ne cessera jamais de se révéler dans toute son horreur. Derrière les faits d'armes, les atrocités du champ de bataille et les crimes monstrueux perpétrés à l'encontre des civils, se cache une autre réalité. Celle de milliers de femmes russes envoyées au front pour combattre l'ennemi nazi. Svetlana Alexievitch a consacré sept années de sa vie à recueillir des témoignages de femmes dont beaucoup étaient à l'époque à peine sorties de l'enfanc... >Voir plus
Que lire après La guerre n'a pas un visage de femmeVoir plus
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"J'ai trois foyers : ma terre biélorusse, la patrie de mon père où j'ai vécu toute ma vie, l'Ukraine, la patrie de ma mère où je suis née, et la grande culture russe (...)." (Allocution remise de prix 2015)

Lauréate du prix Nobel de la littérature pour l'ensemble de son oeuvre, l'écrivaine et journaliste d'investigation - Svetlana Alexievitch - pose avec "La guerre n'a pas un visage de femme" le premier jalon du cycle dénommé "Les voix de l'Utopie".

Suivront dans l'ordre, Derniers témoins, Les cercueils du zinc, La supplication : Tchernobyl chroniques du monde après l'apocalypse et pour finir La fin de l'homme rouge ou le temps du désenchantement.

De la grande guerre patriotique à l'effondrement de l'URSS en passant par la guerre en Afghanistan et l'accident nucléaire de Tchernobyl, cette série documentaire revisite les épisodes tragiques de l'Histoire soviétique du point de vue de ceux qui les ont vécus dans leur chair au quotidien.

*

Fruit d'une enquête minutieuse, le présent ouvrage paru en 1985, compile les témoignages de centaines de femmes qui ont combattu aux côtés de la gente masculine lors du conflit opposant l'URSS à l'Allemagne nazie (1941-1945).

"Elles se sont tues durant si longtemps que leur silence, lui aussi, s'est changé en histoire."

Venant briser quarante années de mutisme collectif, Svetlana Alexievitch donne ici la parole à ces grandes oubliées du discours officiel. Durant sept années, munie de son magnétophone, elle s'est rendue aux quatre coins de l'ancien empire soviétique pour les rencontrer.

De ces entretiens, dont elle a extrait la substantifique moelle, est né ce précieux récit apportant un éclairage nouveau sur la seconde guerre mondiale.

Le parti pris de l'auteure est de s'intéresser à l'humain - être en proie aux turpitudes de l'époque dans laquelle il évolue -, de transcrire son expérience, son ressenti, son chemin de réflexion, plus que les faits eux-mêmes et leur déroulement. Elle laisse place à la subjectivité et partage le cours de sa pensée.

"J'écris l'histoire des sentiments. Non pas l'histoire de la guerre ou de l'Etat, mais l'histoire d'hommes ordinaires menant une vie ordinaire, précipités par leur époque dans les profondeurs épiques d'un événement colossal."

*

Qui sont ces femmes? Qu'est-ce qui les a poussées, souvent très jeunes (moins de 18 ans), à rejoindre les rangs de l'armée Rouge? Quel rôle ont-elles joué? Quels souvenirs resteront gravés dans leur mémoire? Comment ont-elles tenu? Quels changements se sont opérés en elles ? Qu'a été leur existence au retour du front?

Page après page…
Elles vous raconteront l'arrachement brutal au monde de l'enfance pour rejoindre celui de la guerre et son cortège d'atrocités.
Elles vous raconteront la force de leur engagement, le patriotisme qui les habitait.
Elles vous raconteront, de leurs parents, les larmes, la peur et la fierté.

"On mourrait pour défendre la vie, sans savoir encore ce qu'était justement la vie."

Page après page…
Elles vous raconteront leurs premiers pas dans un univers étranger qui par les hommes et pour des hommes a été pensé.
Elles vous raconteront comment elles se sont courageusement illustrées dans tous les corps de l'armée.
Elles vous raconteront la mort omniprésente et les corps mutilés qui ne cessent de revenir les hanter.
Elles vous raconteront la partie d'elle-même qui sur le front est restée.

"J'ignore quand ma guerre, à moi, sera finie…Je ne ris jamais…À ce jour, je n'ai même toujours pas réappris à sourire."

Page après page…
Elles se raconteront et je vous encourage à les écouter.

***

Des portraits de femmes mémorables et émouvants!
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22 juin 1941:opération Barbarossa. Hitler envahit L'URSS. l'armée russe se désagrège trés vite, Staline reste prostré et interviendra sur les ondes seulement 1o jours plus tard.
Mais, déjà, des millions d'hommes se précipitent au secours de la patrie en s'engageant.

Mais aussi de très nombreuses femmes, jeunes femmes, jeunes filles

Alexievitch, écrivaine reporter biélorusse, a, pendant sept ans recueilli le témoignage de milliers de ces combattantes. Elle retranscrit à merveille la volonté de se battre, une grande naïveté devant les horreurs de la guerre, la peur, l'angoisse, l'hébétude, l'habituation à tuer, à survivre parmi les les morts, les rapports avec les camarades hommes, les premiers amours, l'héroïsme salvateur et l'héroïsme stupide, les difficultés prosaïques pour une femme de vivre parmi des hommes

Ces jeunes femmes arrivent avec leurs longues tresses, leurs escarpins cachées dans le sac à dos, un jolie robe cousue par maman. Tout cela finira par rejoindre les milliers de cadavres de cette guerre.
Elles travaillent dans les hôpitaux de campagne, elles sont artilleuses, aviatrices, simples soldats ou officiers. Elles ne rendent pas la guerre plu belle mais elles sont belles dans la laideur de la guerre.

Ce livre est un remarquable document sur le ressenti des femmes pendant la guerre. Je le conseille à tous mais plus spécialement à deux catégories de personnes : machos et féministes fanatiques.
Oui, la femme est courageuse, héroïque, sait se sacrifier comme un homme.
Non, la femme ne ressent pas l'horreur comme un homme, elle pense différemment, elle réagit autrement: ni mieux, ni moins bien, elle est autre, l'alter de l'homme comme l'homme est l'alter de la femme
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J'ai été ébranlé par ce livre...
Svetlana Alexievitch a recueilli durant de nombreuses années des milliers de témoignages de femmes russes qui se sont engagées volontairement pour défendre leur patrie, qui ont dû insister et se battre pour pouvoir être au front.
Leur vision de la guerre, leur récit est bien différent de celui des hommes et des livres d'histoire. Elles ne décrivent pas des faits héroïques, de glorieuses batailles, mais la guerre qu'elles ont vécue en tant que femme. C'est un point de vue habituellement totalement absent des récits de guerre...
Mais c'est un point de vue extraordinaire...
Je n'ai pas considéré lire un documentaire toutefois, l'auteure apporte sa touche personnelle, le livre est bien structuré, lire ces milliers de témoignages ne m'a jamais paru fastidieux, et j'ai pu lire ce livre d'une traite !
Les femmes s'y retrouveront, les hommes les découvriront et les aimeront !
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"Il faudrait écrire un livre sur la guerre, qui soit tel que le lecteur en ressente une nausée profonde, que l'idée même de guerre lui paraisse odieuse. Démente."
Svetlana Alexievitch atteint son but et au-delà, avec ce livre puissant, nécessaire, exceptionnel. Ce livre immense.
La guerre, c'est la Seconde guerre mondiale. Pour les ex-Soviétiques : la Grande guerre patriotique.
Vous pensiez qu'elle n'avait pas un visage de femme ? Vous vous trompiez.
"On nous avait élevées dans l'idée que nous et la Patrie, c'était la même chose."
Enfants de la propagande, elles se sont engagées, elles se sont bagarrées au bureau de recrutement pour pouvoir partir, elles aussi. Elles ont pleuré de déception quand on les jugeait trop jeunes, elles ont menti sur leur âge.
Elles ont fait la guerre. Elles n'ont pas été que blanchisseuses, cuisinières, infirmières, non. Vous trouverez parmi ces témoignages des femmes qui ont occupé tous les postes militaires, de simple soldate à commandante dans la Marine.
Comme les hommes.
Mais en pire.
En pire car rien n'est prévu pour elles : pas d'uniformes à leur taille, pas de bottes à leur pointure, pas de sous-vêtements ni de rechange périodique. Elles ont pataugé pendant quatre ans dans la débrouille et dans des équipements trop grands.
En pire car il leur a fallu déployer deux fois, trois fois plus de courage, de compétence, de capacités que les hommes pour juste être reconnues à leur égal.
En pire car on leur confie, en plus, les tâches et les rôles traditionnellement maternels. "Eux, ils avaient droit d'être en colère, de jurer, mais nous, jamais. Un seul mot grossier et l'on était punies."
Et en pire aussi parce qu'eux, les hommes, sont revenus en héros. Elles, non.
- Combien t'as tué de Nazis ? Soixante-quinze tu dis ? Je parie que t'en as pas vu un seul.
- Alors salope, t'as couché avec nos maris, au front ?
"Il était mitrailleur, elle agent de liaison. L'homme a aussitôt expédié son épouse à la cuisine : "Prépare-nous donc quelque chose." Sur ma demande insistante, il a fini à contrecoeur par lui céder la place, non sans lui recommander : "Raconte comme je te l'ai appris. Sans larmes ni détails idiots."
Des larmes, il y en a beaucoup dans ce livre. Les leurs, et les vôtres, à la lecture.
"J'ai enterré mes proches, j'ai enterré mon âme à la guerre."
Des détails aussi, il y en a beaucoup ; mais aucun n'est idiot.
Ce n'est pas un détail, cette jeune fille qui doit enterrer l'homme qu'elle aime et auparavant, l'embrasse sur les lèvres : c'était son premier baiser, et c'est à un mort qu'elle le donne.
Ce n'est pas un détail, cette gamine qui se croit blessée après un assaut, les jambes couvertes de sang, à qui l'infirmier militaire doit expliquer qu'elle a ses premières règles.
Parce que certaines sont des mômes ! Des enfants !
"On pourrait penser que seuls des gens extraordinaires ou anormaux ont pu endurer toutes ces épreuves, mais non, c'étaient des écolières de la veille, des étudiantes, des fillettes qui n'avaient encore jamais quitté leur maison. Comment ont-elles fait ? Comment ?"
C'est à Svetlana Alexievitch qu'elles l'expliquent, quarante ans plus tard, l'horreur et l'émotion intactes.
Comme dans ses autres livres, l'autrice rédige à partir des témoignages en y intercalant le récit de ses difficultés à les faire parler, ou bien ses réflexions personnelles.
"Ceci ressemble moins que tout à un récit : c'est une douleur vive. Une passion nue. Il faut se fier à cette douleur."

Traduction fluide de Galia Ackerman et Paul Lequesne.

Challenge ABC
Challenge Nobel
Club de lecture janvier 2024 : "Un titre à rallonge"
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Voilà un ouvrage que j'aurais du mal à qualifier de chef-d'oeuvre en termes de production littéraire. Il n'est jamais que la compilation de témoignages de guerre. Ce qui le rehausse toutefois à cette distinction est l'initiative de donner la parole à celles qui n'avaient pas accepté que la défense de leur pays agressé par l'Allemagne nazie reste un privilège masculin. La guerre n'a pas un visage de femme est bien le récit de la guerre au féminin.

En allant à leur rencontre 40 ans après une victoire si chèrement acquise, Svetlana Alexievitch veut faire éclater aux yeux de tous le mérite qu'ont eu ces femmes russes à s'impliquer volontairement dans un conflit dont on connaît trop le lot d'horreurs qu'il a comporté. Mérite d'autant plus grand que ces héroïnes cumulaient les handicaps propres à leur condition de femme intervenant dans l'univers misogyne de l'épopée guerrière. Rien n'a pourtant retenu leur détermination, pas plus les conditions matérielles et physiques que psychologiques, que les difficultés relatives à l'hygiène, la peur de la mort, ou encore leur irruption dans la promiscuité de mâles ensauvagés par la guerre.

Ce qui surprend c'est l'âge de celles qui se sont portées volontaires pour monter en première ligne. Un nombre considérable d'entre elles à avoir accepté de témoigner sortaient tout juste de l'adolescence. Certaines trichaient même sur leur âge dès 16, 17 ans pour se faire incorporer. Des coeurs tendres qui échappaient à leur mère se livraient aux fauves.

Comme d'habitude, elles devaient se montrer plus fortes que les hommes pour endurer souffrances et privations et assumer leur engagement sans se faire reprocher leur intervention dans le monde typiquement masculin qu'est le théâtre des opérations. Elles devaient faire plus que les hommes pour prouver qu'elles valaient autant. Dans les postes à responsabilité de commandement, elles devaient faire la preuve de leur courage et compétence avant de faire autorité.

Leur endurance et leur influence sur le comportement des troupes relèvent du grand mystère féminin. Cette aura méprisée quand tout va bien et qui sublime la personne dans la difficulté. Ce mystère est celui de la relation de la mère à l'enfant. Celle qui met au monde, nourrit, soigne, protège et console. Aussi fort a-t-il été, un homme à l'agonie redevient un enfant.

Plus surprenant encore, celles dont les moribonds imploraient le secours et le soutien moral devaient, une fois la paix revenue, passer sous silence leur héroïsme au risque de passer pour des hommes manqués ou des filles à soldat et perdre du coup leur statut de femme respectable. de cette guerre les hommes rentraient plus hommes et les femmes moins femmes.

Il faut avoir, selon l'expression consacrée, le coeur bien accroché pour lire pareil ouvrage. Chaque témoignage relate des atrocités. L'ouvrage est certes tendancieux et glorifie l'action des troupes du pays agressé allant jusqu'à faire valoir les soins apportés aux blessés ennemis. Mais s'agissant de la réaction à l'invasion d'un pays par les troupes nazies, on aura du mal trouver le contre poids en action humanitaire.

Un ouvrage édifiant qui permet de relativiser les maux que l'on peut reprocher à notre époque contemporaine, même lorsque cette dernière freine nos ardeurs dans la jouissance d'une liberté si chèrement payée par nos anciens. le grand bienfait de pareille initiative est avant tout de corriger l'appropriation de la gloire par une gente exclusivement masculine. Ce n'est que justice. Voilà en quoi se détermine le chef-d'oeuvre.
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
Je marche sur les traces de la vie intérieure, je procède à l'enregistrement de l'âme. Le cheminement de l'âme est pour moi plus important que l'évènement lui-même. Savoir "comment ça s'est passé" n'est pas si important, n'est pas si primordial; ce qui est palpitant, c'est ce que l'individu a vécu...ce qu'il a vu et compris...ce qu'il a vu et compris de la guerre, plus généralement de la vie et de la mort. Ce qu'il extrait de lui-même au milieu des ténèbres sans fond... J'écris l'histoire des sentiments. Non pas l'histoire de la guerre ou de l'Etat, mais l'histoire d'hommes ordinaires menant une vie ordinaire, précipités par leur époque dans les profondeurs épiques d'un évènement colossal. Dans la grande Histoire. Ce ne sont pas des héroines célèbres et encensées qu'on entendra parler - j'ai sciemment évité leurs noms -, mais de celles qui disent d'elles-mêmes : "Nous étions des filles ordinaires, comme il y en avait des milliers". Mes héroines, on les voit, dans la rue, dans la foule, et non sur des tableaux accrochés au musée.
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Une fois, une femme (une aviatrice) a refusé de me rencontrer. Elle m'a expliqué pourquoi au téléphone : « Je ne peux pas. Je ne veux pas me souvenir. Trois ans passés à la guerre... Et durant trois ans, je n'ai plus été une femme. Mon organisme était comme en sommeil. Je n'avais plus de règles, plus de désir sexuel. J'étais une jolie femme, cependant... Quand mon futur mari m'a fait sa demande, c'était à Berlin. Devant le Reichstag. Il m'a dit : 'La guerre est finie. Nous sommes vivants. Epouse-moi.' J'aurais voulu pleurer. Crier. Le frapper ! Comment ça, l'épouser ? L'épouser - tout de suite ? Tu as bien regardé à quoi je ressemble ? Fais d'abord de moi une femme : offre-moi des fleurs, fais-moi la cour, dis-moi de belles paroles. J'en ai tellement envie ! [...]
Mais je ne peux pas raconter... Je n'ai pas la force de revenir en arrière... De devoir revivre encore une fois tout ça... »
(p. 13)
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Dans notre famille, il y avait huit enfants, les quatre premiers, c'étaient toutes des filles, et j'en étais l'aînée. La guerre va son train, les Allemands sont déjà aux abords de Moscou... Un jour, papa rentre du travail, en larmes : « Autrefois, je me réjouissais d'avoir eu des filles en premier. Des filles à marier. Mais maintenant, dans chaque famille quelqu'un part au front, et chez nous, personne... Je suis trop vieux, on ne veut pas me prendre, vous, vous êtes des filles, et les garçons sont trop petits. »
Des cours pour devenir infirmière avaient été organisés. Mon père nous y a envoyées, ma soeur et moi. J'avais quinze ans, ma soeur, quatorze. Il disait : « C'est tout ce que je peux donner pour la victoire. Mes filles... » A l'époque, on n'avait pas d'autre pensée.
Un an plus tard, j'étais au front...
(p. 57)
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La "guerre féminine" possède ses propres couleurs, ses propres odeurs, son propre éclairage et son propre espace de sentiments. Ses propres mots enfin. On n'y trouve ni héros ni exploits incroyables, mais simplement des individus absorbés par une inhumaine besogne humaine. Et ils (les humains) n'y sont pas les seuls à souffrir : souffrent avec eux la terre, les oiseaux, les arbres. La nature entière. Laquelle souffre sans dire mot, ce qui est encore plus terrible...
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- Oui, la Victoire nous a coûté bien des souffrances, mais vous devez chercher des exemples héroïques. Il s'en trouve par centaines. Or vous ne montrez de la guerre que la fange. Le linge sale. Avec vous, notre Victoire devient horrible... Quel but poursuivez-vous?
- Dire la vérité.
- Et vous pensez que la vérité, vous allez la trouver dans la vie? Dans la rue? Sous vos pieds? Pour vous, elle est aussi basse que ça ? Aussi terre à terre ? Non, la vérité, c'est ce dont nous rêvons. Ce que nous voulons être !

(Extrait d'un entretien avec un censeur)
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Vidéo de Svetlana Alexievitch
Dans les témoignages saisissants que la journaliste Svetlana Alexievitch a récoltés, notamment dans "La Fin de l'homme rouge" et "La Supplication", les thématiques économiques se révèlent comme des fils conducteurs cruciaux, tissant l'étoffe complexe de la société post-soviétique.
En quoi ses récits témoignent-ils du désenchantement des Soviétiques et de l'avènement du capitalisme en Russie ?
Pour parler de ses travaux, Tiphaine de Rocquigny reçoit : Galia Ackerman, journaliste et historienne, spécialiste du monde russe. Françoise Daucé, directrice de recherche à l'EHESS et directrice du Centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC).
#capitalism #russie #economie ----------------------------------------------------- Découvrez les précédentes émissions ici https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrqogc4cP5KsCHIFIryY2f1h ou sur le site https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/entendez-vous-l-eco
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