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Critiques sur Un sultan à Palerme (9)
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CeliaNo
  02 avril 2014
Un excellent livre historique pour mieux comprendre, à un moment et un endroit donnée, les rapports qu'ont pu avoir le peuple musulman et le peuple chrétien. Il contient également un débat intéressant sur l'origine de ses deux religions.
L'aspect romancé du livre le rend agréable à lire bien que par moment on apprécierait avoir d'avantage d'informations sur certains événements et moins de rebondissement dans la vie amoureuse et sexuelle de Idrisi (le personnage principal).
Dans tout les cas il reste un bon livre dont je conseille la lecture.
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Missjasmin
  24 mars 2019
Tariq Ali nous présente le premier volet de son Quintet de l'Islam.

Sicile - 1153
Un sultan à Palerme retrace cette époque où la cohabitation entre les "croyants" (musulmans) et les "nazaréens" (chrétiens) était possible grâce au roi chrétien Roger, alias Emir Rujari. La culture et le savoir musulmans l'attirent.

Géographe revenant d'un long périple, Idrisi, érudit, savant, est encouragé par l'émir dans le développement de ces connaissances. A la suite de ce long voyage, il s'apprête à finaliser son livre Géographie Universelle. A travers ce principal protagoniste "croyant", nous assistons aux moeurs et coutumes de cette époque.
Malheureusement, l'Emir Rujari est atteint d'un mal, qui le fait décliner. Ce subtil équilibre entre croyants et nazaréens semble se fendiller...
Ce roman d'aventures nous plonge dans un monde et une époque peu connus.

Challenge Multi-Défis 2019
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shousoun
  09 juillet 2012
Je viens d'entamer la lecture de cette série de cinq romans écrit en anglais par Tariq Ali. "Le Quintet de l'Islam" veut corriger des erreurs trop souvent répandues par des ignorants, sur la culture musulmane. C'est en entendant, au moment de la guerre du Golfe, un commentateur affirmer que les Musulmans n'avaient pas de culture que Tariq Ali a décidé de son Quintet de l'Islam. Les cinq romans qui le constitueront se passent chacun à un moment où éducation et culture étaient synonymes d'Islam, en parfaite coexistence avec le monde chrétien.
Ne reste-t-il pas des monuments dont l'architecture nous force à l'admiration, un peu partout dans le monde, je ne donnerai pas d'exemple pour ne privilégier aucun.
On lira avec intérêt, l'article consacré aux « sciences et techniques islamiques » sur Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_et_techniques_islamiques
France 2 lors de ses émissions religieuses, a présenté un très beau documentaire lors du temps consacré à l'Islam. Il s'agit de l'Islam en Sicile, malheureusement impossible à revoir sur le site de la chaîne. Mais un passionné des blogs propose sur son site l'enregistrement de ce film : http://attarikh.over-blog.com/
à suivre lorsque j'aurai terminé ce premier tome.

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sarouche
  24 mars 2014
J'ai lu ce livre il y a quelques années, un véritable enchantement ! D'abord j'ai été enchantée par le style d'écriture très fluide et puis et surtout par la découverte de faits historiques de la Sicile du 12ème siècle, notamment concernant la coexistence de chrétiens et de musulmans.
Si je devais faire une « short list » des livres à prendre dans une ile déserte, Un Sultan à Palerme en ferait partie !
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BVIALLET
  24 mai 2012
Le géographe al Idrissi est de retour de sa dernière expédition maritime autour de la Sicile, prêt à achever l'oeuvre de sa vie, une « Géographie universelle » sous-titrée « Le Livre de Rujari » en hommage au roi chrétien Roger (Sultan Rujari) qui l'a aidé et soutenu financièrement depuis plus de vingt ans et s'est montré un ami fidèle. Alors que la Sicile a été reprise aux Arabes par les Normands, les Francs et les Lombards et qu'une forte population musulmane est demeurée sur l'île, ce souverain a su faire vivre en harmonie chrétiens, juifs et musulmans et a même refusé de participer à la Croisade. Mais, soupçonné d'être trop favorable aux musulmans, il doit donner des gages à l'Eglise en sacrifiant un eunuque converti en façade alors qu'il lui sert d'émir des émirs (premier ministre) et qu'il n'a que sa tolérance à se reprocher. Cette injuste condamnation mettra-t-elle l'île à feu et à sang ?
Un roman historique basé sur un épisode de la vie d'al Idrissi, savant arabe dont les historiens ne savent pas grand chose, ce qui laisse les coudées franches à un auteur qui ne manque pas d'un certain parti pris : vu de son côté, les infidèles sont tous des porcs, assassins, voleurs et violeurs et les croyants tous bons, généreux et tolérants. Il est plus vraisemblable que, comme dans tout conflit religieux, les torts furent partagés et la loi du plus fort généralement observée. Après une période de tolérance, la société sicilienne bascule donc à nouveau dans la violence car aucune haine n'est pire que la haine religieuse et l'époque est plus au fanatisme qu'au syncrétisme. La quatrième de couverture parle de « formidable roman d'aventures » pleins de rebondissements. Publicité légèrement mensongère. On ne s'ennuie pas vraiment car T.Ali se sert de la recette brevetée « Follett » : sadisme + érotisme en mille-feuilles. Mais tout le secret de la vraie réussite réside dans le dosage. Et là, les nombreuses prouesses sexuelles du vieux savant finissent par lasser. de plus, tous les noms de lieux sont donnés dans leur traduction arabe et malheureusement seul un tout petit nombre est traduit dans le glossaire. C'est dommage pour la compréhension.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Apoapo
  05 février 2016
L'intellectuel engagé et essayiste de grande valeur qu'est Tariq Ali (cf. le Choc des intégrismes, 2002, ouvrage incontournable) nous livre ici un roman qui constitue le premier tome d'un projet de Quintet de l'islam. le dessein est clair, intéressant et louable: montrer des moments où la civilisation de l'islam était à son faîte, phare de culture et de tolérance, où la coexistence pacifique des trois religions monothéistes a été source de rayonnement, mais où celui-ci est mis en danger par la barbarie de l'obscurantisme chrétien triomphant. La Sicile du XIIe siècle est le cadre de ce roman.

J'aime et suis attiré par ces romans historiques, par cette Histoire en perspective renversée (par rapport à nos idées reçues) à laquelle nous a si bien habitués le grand Amin Maalouf, depuis Les Croisades vues par les Arabes. Un Sultan à Palerme n'est pas sans évoquer d'ailleurs Léon l'Africain, ainsi que, bien que l'analogie soit plus approximative, le Médecin d'Ispahan de Noah Gordon. Dans les trois cas le personnage principal est à la fois un lettré, un humaniste et un "passeur interculturel" touché par L Histoire, même si les époques et les contextes sont très différents.

Néanmoins ce sont peut-être ces rapprochements, ou peut-être la haute considération que j'ai d'Ali comme essayiste, qui ne me permettent pas une notation superlative du roman: je trouve que trop d'espace est accordé dans la narration à l'histoire personnelle du héros (et à ses aventures d'alcôve) par rapport au contexte historique. Je reste sur ma faim au sujet du personnage intrigant de l'Éprouvé (et sur sa tentative "politique"), peut-être le sultan Roger - alias Rujari - est aussi un peu bâclé. Et puis la langue, sans doute la traduction, ne m'a pas entièrement satisfait.
Mais enfin, cet ouvrage n'est certainement pas qu'une transposition romanesque et vulgarisatrice d'une thématique qui tient à coeur à l'auteur (et sans doute à une bonne partie de ses lecteurs habitués).
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mediatheque-de-valence
  28 avril 2009
La Sicile médiévale. le sultan Rujari (le roi Roger) agonise. Descendant des normands et de foi catholique, il tente de maintenir une improbable harmonie entre chrétiens et musulmans. C'est au travers du regard d'Idrisi, savant arabe ami du sultan, que nous observons la déliquescence de la société sicilienne. Les chrétiens font main basse sur le pouvoir au détriment du peuple majoritairement musulman.
Cette évocation fait écho à notre XXIème siècle, mais plus qu'une simple transposition "Un sultan à Palerme" est un excellent roman historique où se mêle histoires d'amour et intrigues de palais
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ChaK_
  22 octobre 2018
Premier volet d'une serie de cinq romans consacré à l'Islam (Le quintet de l'Islam) et son influence à travers les âges, cet opus commence en 1153, en Sicile, terre somme toute assez tolérante, où les cultures Chrétienne, Juives et Musulmane se marient de façon relativement respectueuse, sous la tutelle du Sultan Rujari, ou Roi Roger II, descendant de conquérants Normands s'étant taillé un fief en Italie du sud.

Je suis extrêmement partagé sur ce bouquin… d'un côté l'Histoire, le meilleur des scénarios comme d'habitude. En fin de règne notre bon Roger II faibli, tant physiquement que mentalement, laissant peu à peu de la place pour les évêques chrétiens intégristes tolérant très mal cette cohabitation intelligente. Ce dernier vendra progressivement son âme pour maintenir sa succession au trône, sacrifiant un proche musulman sur l'autel de la bêtise humaine. Bien entendu ces derniers, pas franchement d'accord, finiront eux aussi par mettre le feu à quelques gens d'église, et une nouvelle phase de guerre reprendra de plus belle.

Ce contexte est bien documenté, bien narré (bien qu'étant tout sauf exhaustif), distillé au fil des pages de manière assez légère mais efficace, et permet une compréhension globale de cette Sicile au fragile équilibre du XIIeme siècle. Bon point donc.

Et puis de l'autre côté, l'histoire (petit h, grosse déception) qui brode une relation entre le souverain et le cartographe et savant Al-Idrisi, deux personnages ayant existé, et ayant eu des relations amicales et fortes, menant à l'écriture du “Livre de Roger”. Ça c'est la partie sympa.

Le reste est franchement pénible à lire, étant rempli de la libido envahissante et des atermoiements incessants du scientifique, mêlant volontiers échangisme et complaisance de cocu (avec un roi ou un émir quand même). Voila quoi, des femmes qui lui supplient de leur faire des gosses et dont il tombe amoureux, et qu'ils couchent 5 fois dans la nuit, pendant que la fille cachée jubile de tout ces mouvements de grande romance etc... sa vie, ses gosses, ses terres, ses innombrables aller/retour Syracuse/Palerme… Bref on s'en tape et ça n'a selon moi rien à faire ici, surtout que la vie privée d'al Idrisi est semble il très méconnue, à se demander d'où sort tout ce tumulte digne d'amour gloire et beauté. Quand bien même ce serait vrai ça reste vraiment peu passionnant, malgré la plume relativement agréable d'Ali.

Double effet de ce babillage : déjà fortement réduit dans le temps et l'espace, le livre stagne. Ça n'avance pas, la vie privée prend trop d'importance par rapport au reste, et on attend les passages intéressant avec grande impatience. J'ai franchement été frustré de pas pouvoir en lire plus sur les jeux de pouvoir autour du trône, des révoltes latentes ou d'autres choses liées à ce passage de l'Histoire.

Très sceptique aussi quand à l'impartialité de l'auteur. le chrétien en dehors de Roger II est malfaisant, ne pense qu'a asservir le musulman, le convertir ou le réduire en cendre, alors que ce dernier n'est qu'amour, se fait cramer bien volontiers pour le bien de ses coreligionnaires voir prête sa femme pour qu'on lui fasse des gosses, et est bien sûr la grande victime des méchants chrétiens. J'admet une certaine part de vérité dans tout ceci, m'enfin faut pas pousser quand même.

Bref, je n'ai pas aimé. Je n'ai rien trouvé qui m'intéressais dans ce livre en dehors du contexte historique (malheureusement sous exploité) qui aurait mérité une plus grosse part de texte, et j'irais jusqu'à dire que je me suis ennuyé les trois quarts du temps. Et je passe en plus gentiment sur l'anachronisme du canon, qui rappelons le n'arrivera que dans environ 200 ans.
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MAPATOU
  30 août 2017
Dans ce premier roman d'une série de cinq sur l'islam, Tariq Ali nous entraîne en Sicile au 12ème siècle.

J'ignorais qu'à cette époque la Sicile était une terre gouvernée par un roi chrétien grand protecteur des musulmans qui vivaient là bien avant l'arrivée des Lombards. La ville de Palerme comptait à cette époque pas moins de 29 mosquées.

Ibn Idrisi est le personnage principal de cette histoire. Géographe réputé, grand ami et soutenu par le roi Roger (aussi appelé sultan Rujari), il revient à Palerme terminer l'écriture du grand ouvrage de géographie commandé par Rujari.

Il assiste avec grande tristesse à la fin de règne de son ami, aux complots et trahisons des uns et des autres. Il ne trouve le réconfort qu'auprès de sa très grande famille : plusieurs épouses et nombreux enfants de tous âges.

J'ai suivi les intrigues, les querelles familiales, les amours de ce roman qui se lit comme un roman d'aventure avec beaucoup d'intérêt et de plaisir. j'ai appris énormément de choses sur cette période où « éducation et culture étaient synonymes d'un islam en parfaite coexistence avec le monde chrétien ».
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