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GabrielKevlec
  18 mars 2022
C'est la fin du monde.
La fin du monde tel qu'on le connaît.

Une pandémie décime l'espèce humaine, les morts font la une de tous les journaux, s'affichent sur toutes les chaînes. Dans ce décorum si terriblement réaliste, la caméra zoome. Sur Christian d'abord, un Californien avec le soleil de Los Angeles dans les cheveux. Il fait l'amour sur la plage. Il est beau. Sur Jonathan ensuite, un professeur français avec dans les iris les éclats de la Seine sous l'indifférence du ciel. Il parle de Duras et de Nabokov au garçon qui vient de jouir en lui.

Entre les deux hommes, un schisme océanique, mais aussi La mort à Venise, de Thomas Mann, tel un étrange lien de mots, la mise en abîme d'une obsession à venir.

Zoom arrière.

Sous la plume unique de Tadzio Alicante, les deux acteurs évoluent dans leurs mondes parallèles, des mondes de doutes et de sexe, de peur et de désirs, de futurs incertains semés de signes annonciateurs.

Transition par le vide, entracte. La scène se vide. Les deux acteurs restent dans la lumière. Épiphanie. Ils se rencontrent. Les fragments de leur histoire nous sont jetés tels des miettes de pain, des flashs. Désir puzzle, amour en morceaux, tessons de jouissance.

Entre Chalendon et Ernaux, entre Duras et Despentes, l'auteur nous livre l'histoire superbe et sans concessions de la jonction de ces deux trajectoires. Débarrassée de ses fioritures, déshabillée jusqu'au xylème, la poésie ici est brute, minérale. On retourne à l'essentiel : le mot. Sa valeur. Sa couleur. le poids de ses lettres sur la langue.

« Je ne fais pas que l'écrire, je le prononce également. Prononcer son prénom, CHRISTIAN, à chaque seconde. le scander encore CHRIS-TI-AN et encore CHRIS-TI-AN jusqu'à ce qu'il perde sa valeur (non) et sa signification (jamais) CHRIS-TI-AN CHRIS-TI-AN CHRIS-TI-AN CHRIS-TI-AN CHRIS-TI-AN CHRIS-TI-AN CHRIS-TI-AN.
Puis j'ai cherché des mots pouvant rimer avec son prénom mais rien qui ne me satisfasse. Soudainement, comme une évidence, un trésor caché sous mon nez mais invisible : JonathAN — ChristiAN. Nous rimons. Joie hallucinée s'emparant de mon coeur et de mon corps. »

Alicante ne raconte pas : il montre, il dessine, il filme. Organiques à l'extrême, ses lignes sentent la mer, le sperme et cette chaleur inouïe, celle du ciel en feu, celle des corps qui se percutent, entre désir et amour – y a-t-il une différence ? Quelle importance après tout… – celle du brasier qui couve dans la poitrine de Jonathan. Elles portent la couleur dorée de Christian.

« L'alcool a endormi sa tête qui sommeille entre mes cuisses. Elle semble morte. Ses paupières qui tirent sur le violet couvrent le ciel bleu que son regard propage partout habituellement. À un moment, je cède et deviens hérétique. Je commets un sacrilège, je touche l'idole et passe une de mes mains dans ses cheveux d'or. Ils s'accrochent à elles et sont gluants comme du sperme frais. »

De la fulgurance du plaisir aux affres sans fin du manque, de l'acédie de l'obsession qui creuse les entrailles à l'ivresse extatique des retrouvailles, l'auteur dissèque les sentiments sous scialytique, coups de scalpel lyriques sur le corps de Jonathan, un corps en déroute, qui ne vit, ne pense, ne respire plus que pour lui, Christian, son Christ, son étoile.

« Christian, écris-moi davantage. Je ne veux pas qu'on ait pitié de moi car je sais ma fatalité, je la sais et je la répéterai comme une formule usée d'avoir été trop dite : je suis de la race de ceux qu'on abandonne, qui attendent et meurent. »

Il est de ces livres que l'on a du mal à décrire tant il déflore un territoire encore vierge ; le garçon from L.A. est de ceux-là. le style, la construction, tout ici porte une patte unique et nouvelle. Portée par une plume d'un talent inouï, ce roman se lit comme on regarde défiler des diapositives, comme on avale gorgée après gorgée un vin plein de soleil. Impossible de lâcher cette oeuvre, cette histoire qui vous transporte, vous bouleverse, au point de pouvoir ébranler ce que vous croyiez être vos goûts en matière de lecture. La qualité extrême de l'écriture d'Alicante, tour à tour tranchante, vibrante, et sensible, se révèle dans toutes ses nuances au sein de ce tout premier roman qui en appelle beaucoup d'autres. Chaque mot est à sa place, chaque phrase est dénudée sous nos yeux, et j'ai appris une nouvelle définition du beau en écriture. Nul besoin de verbiage quand on maîtrise le verbe, l'auteur nous le démontre avec maestria.

Une oeuvre magistrale, à lire un soir de canicule.
Un coup de coeur.

Un coup au coeur.
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fbleumalt
  03 mai 2022
Jonathan nous chante Christian. Son corps. Son foutre, son sang. Il étale sa blondeur, son sourire angoissant de perfection dont la blancheur n'a d'égale que sa lisseté. Tout est blanc, blond, doré jusqu'à l'os. Je ne m'attendais pas à grand chose en entamant ce livre. Pour beaucoup, écrire « simple » est souvent synonyme d'une certaine pauvreté de style. Ici, ce n'est absolument pas le cas. Tout glisse et tout est sujet à délice. On sent l'amour du graphème. L'épure comme boussole. Ce texte est une série d'instantanés, d'impressions, de sensations. Une série de flashs lumineux. Une oeuvre très scénaristique, dans le fond. On voit plus qu'on ne lit. Et, dans le même temps, il s'agit ici de redonner leurs poids et formes aux mots. C'est réussi. Cela m'a fait irrésistiblement pensé à Mulholland Drive (un compliment, dans ma bouche). le plaisir pulsatile affleure souvent, revient, récurent comme le ressac de la mer. La jouissance posée comme motif dans cette atmosphère funeste. Il émane de ce livre une forme de pureté cristalline que je ne m'explique pas entièrement. Bravo pour ce premier coup de maître ! Merci pour ce moment hors du temps. À quand le prochain ?
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etiennebp7
  02 juillet 2022
Le garçon from L.A. se lit extrêmement bien. Sans être du niveau ou du pointillisme dans ses descriptions d'un Arthur Dreyfus avec son Journal sexuel d'un garçon d'aujourd'hui, les passages de sexe m'ont bien accroché (excité ?). Ce qui est intéressant dans ces scènes est le rapport au corps de Jonathan, se sentant (comme beaucoup) pas assez beau, trop petit, trop mince. Son corps est secoué dans tous les sens, presque violenté pour son propre plaisir, surtout face à Christian, californien très musclé.

Malgré la présence de ces scènes, il ne s'agit en rien d'un roman érotique ou pornographique. le sujet du livre est bien l'obsession des personnages inhérents à leur être qui s'exacerbe par la mort qui rôde et les pousse à vivre leur vie au maximum. Il y a Jonathan qui se plonge dans le sexe, puis dans un homme qui représente tous les hommes de sa vie, et l'annihilation des émotions de Christian.

L'auteur est fan de la Mort à Venise. On le retrouve bien sûr dans le choix de son pseudonyme, mais aussi dans cette thématique de l'obsession en temps de pandémie. Nous ne sommes pas à Venise, mais dans la région parisienne, et Aschenbach n'a pas cinquante ans. Tadzio Alicante est également imprégné par Bret Easton Ellis et American Psycho qui donne le prénom du second personnage, et dont la fin est un clin d'oeil.

Cette pandémie n'est pas sans en rappeler une autre que nous ne connaissons que trop bien. Pourtant il ne s'agit de Covid. Cela m'a un peu perturbé, d'autant qu'elle n'est pas nommée. Cependant, j'ai compris pourquoi l'auteur a fait ce choix : il fallait que la mort soit plus violente, plus visible pour accentuer le sentiment de panique et de fin du monde.

Enfin, même si le livre se lit très bien, le style m'a perturbé. Il me paraît hésiter entre le cru (présent notamment dans les scènes de sexe), le poétique et le langage soutenu qui transparaît ici ou là dans certaines constructions de phrase.

En somme, joli petit roman ancré dans son temps.

Lien : https://lgbtheque.fr/livre/b..
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Sh4deD
  30 mai 2022
Le garçon From L.A. de Tadzio Alicante

Je viens à peine de finir ma lecture. Un retour à chaud, encore entouré des mots du narrateur.
Ce livre est pour moi : DÉROUTANT.

Pourquoi ? Car je suis habituée à du plus classique, avec des chapitres. Des dialogues.
Ici, oubliez tout ça !
La vie tout comme ce livre est fait d'instants. elle est fragmentée. Vous ne vous souviendrez jamais de votre journée en entière, le moment est déjà passé, comme envolé.
Non, mais vous vous souviendrais de moment, d'une scène, d'une parole, d'une sensation.
Ici c'est la même chose ! A quoi bon s'embarrasser de jolie description quand on peut aller directement dans le vif du sujet ?

Alors oui, c'est déroutant! Mais dieu que ça fait du bien !

J'ai été prise en haleine dés les premières lignes ! Je voulais savoir, découvrir ce qui allait se passer ! Comprendre comment l'obsession de Jonathan pour Christian pouvait être si forte.

Le livre est merveilleusement bien découpé ! Car il est vrai, il y a toujours un avant, pendant et après. Ce livre est le parfait exemple !

Tadzio nous entraine grâce à ses personnes à travers Paris, L.A., mais pas que, on est entrainer vers cette folie, ce désastre qui pointe le bout de son nez. La fin du monde, d'un monde ?

Et que dire de cette fin, dont tout le monde parle ? C'est une claque !

Je ne peux que vous le conseiller ! Les références que parsèment joliment Tadzio sont sublimes !
Une lecture inclassable mais qui nous fait parfaitement vibrer, qui nous fait ressentir les émotions et sensation des deux personnages. J'ai eu envie de pleurer, de rire, j'ai eu chaud, froid, en faite, j'ai eu envie de ressentir et je l'ai fait !

Alors merci !
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VincentSauvage
  16 mai 2022
Christian, Christian

L'obsession du narrateur devient celle du lecteur. L'auteur dresse le portrait de deux hommes, de manière très fluide, avec beaucoup de fluides. C'est un récit ardent qui mêle poésie et phrases presque versifiées au langage cru et libéré. C'est l'intime qui s'expose sans contrefaçon, sans virage et sans doute. le narrateur confie tout.



Le livre reposé, la lecture terminée, reste le souvenir de leurs étreintes. le narrateur a habité mon esprit quelques heures. Tadzio Alicante signe ici un premier ouvrage qui promet des suivants tout aussi beaux.
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ulie-anne-de-see
  04 mai 2022
LE GARÇON FROM L.A. de Tadzio Alicante
C'est le récit d'un amour, d'un désir "j'ai jamais su faire la différence entre ces deux sentiments." (dit Jonathan, p.62). Une écriture filmique, souvent en caméra subjective, incisive, dont la toile de fond est la pandémie apocalyptique qui a frappé le monde.
Le narrateur, omniscient lorsqu'il relate la vie des personnages qui se croisent, s'aiment et se défont à Paris ou à Los Angeles, devient en même temps Jonathan, personnage central, lorsqu'il prend les commandes en s'exprimant au "je".
Le roman est construit en trois partie suivies d'un épilogue pour entraîner le lecteur dans le déroulé de cette histoire entre deux êtres dont la rencontre inopinée va bouleverser la vie.
Jonathan a vécu d'éphémères rencontres, des "plans cul" plus ou moins heureux, plus ou moins amoureux, jusqu'à celle de Christian le californien qui devient pour lui "le sacré mis à nu rien que pour moi" (p 53), son "Épiphanie". En soixante-cinq "Fragments", comme autant d'instantanés, leurs amours s'épanouissent, et le narrateur se fait poète pour les évoquer. Il explore le champs lexical religieux, de la sacralité pour dire l'amour, tout en flirtant avec des mots plus trash pour exprimer son bonheur, sa folle dilection (p. 93). Cependant, le "garçon from L.A" doit repartir vers son Amérique natale, et c'est alors la déréliction pour Jonathan, "l'immersion totale dans une tristesse liquide qui a le goût de l'océan Atlantique." (p. 104 )
Où se situe la frontière entre fiction et réalité ? Qu'est-ce d'ailleurs qu'une fiction ? Jonathan relit "Morts à Venise", bouclant la boucle, écho au premier paragraphe du roman où le regard du lecteur-spectateur était guidé vers le même livre posé sur la table de nuit de Christian, à L.A. Clin d'oeil de l'auteur, dont le prénom est celui du jeune homme de Thomas Mann ?
Tadzio Alicante signe un premier livre très abouti, très travaillé, dont le style évoque certains auteurs américains qu'il semble affectionner (Bret Easton Ellis est évoqué). Une plume résolument littéraire, d'une grande sensualité, d'une sensibilité à fleur de peau, qui joue sur la poésie, sur la beauté des mots soigneusement choisis, tout en flirtant avec ceux, plus crus des scènes d'amour entre deux hommes. Une fin - parce qu'il en faut une, dit le narrateur- surprenante et déjantée, qui assène au passage quelques coups de griffe à l'homophobie.
Dans le paysage de la belle et bonne littérature érotique, un auteur à suivre, dont on espère d'autres opus…




Lien : https://editions-exaequo.com..
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lydia59146
  30 avril 2022
Je viens tout juste de finir la lecture de ce roman et je ne sais pas quoi en pensé. J'aurais peut-être dû un peu attendre avant de poster un avis, mai parfois un avis à chaud peut aussi être intéressant.
Le roman est court, facile et rapide à lire. La plume est fine, fluide, juste, parfois poétique, parfois crue. Les personnages sont intéressants, complexes, attachants même si je ne les comprenais pas toujours. L'histoire était intéressante, mignonne parfois, cruelle vers la fin, asse philosophique et poétique même. C'est une histoire d'amour, mais avec une des parties plus investie, plus sensible, voyant l'autre tel un dieu. Ce déséquilibre complexe m'a un peu mise ma à l'aise, je le trouvais presque exagérer et je le trouvais terriblement douloureux pour Jonathan.
Ce qui me rend vraiment perplexe dans mn ressenti à la fin de ce roman est surtout la narration. l'auteur a écrit son roman au présent. Jonathan nous parle, le quatrième mur est brisé, mais est-ce vraiment Jonathan qui parle ? C'est peut-être l'auteur, il a assez de point commun avec Jonathan pour que cela soit possible. Briser le 4ème mur, ça passe ou ça casse. Ca m'a surtout un peu perdu. Je ne savais pas toujours qui me parlait et quand on était surtout vers la fin qui est d'ailleurs trop verte à mon goût. Je reste sur une grosse question qui restera sans réponse et je ne suis as fan de la situation.
Le roman a beaucoup de qualités et vaut le détour même si je n'y ai pas adhéré à 100%.
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Sapiens10
  16 avril 2022
Voici un roman fort comme l'amour, et palpitant comme la vie. le premier opus de Tadzio Alicante présente des qualités littéraires indéniables.
L'auteur a certes une belle histoire à raconter, celle de la rencontre entre Christian, un Américain assistant linguistique, et Jonathan, le "moi personnage" de l'auteur. Mais il s'exécute en plus avec un style remarquable. La richesse et le chamarrage des images créées tout au long du récit permettent à ce dernier de s'ancrer dans la réalité. Les personnages ont une épaisseur, ils évoluent dans un univers tangible et cohérent. Les différentes parties du roman, qui ressortissent chacune d'un style littéraire différent, témoignent de la maîtrise de l'auteur. Pour un premier roman, une telle habileté force l'admiration. Assurément, Tadzio Alicante est un poète, qui a compris l'art subtil de créer des images. Bien plus, c'est avec ses personnages qu'il atteint les sommets de la création. Il a réussi à immortaliser Christian, amour resplendissant maintenant pour l'éternité dans la trame de son texte. Et la transmutation du "moi personnage," dans la dernière partie du roman, permet à l'auteur de revêtir un destin comme on en trouve dans la littérature américaine contemporaine.
Tadzio Alicante a réussi un coup de maître avec son premier roman. J'attends avec impatience de pouvoir lire son prochain opus.
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pdoc1991
  06 avril 2022
Quand 2 vies, 2 destins amoureux se croisent.
D'un côté Christian, le blond américain, animé d'une vie légère, de sexe, drogue et d'alcool, qui semble être le plus heureux des hommes.
De l'autre côté, Jonathan, le professeur français, personnage attendrissant qu'on a envie de prendre dans ses bras et de réconforter, qui semble être malheureux d'enchaîner ces conquêtes sexuelles, dont aucune ne le satisfait réellement.
Puis la rencontre de ces 2 destins hors normes. LA rencontre. L'épiphanie, dans son sens le plus sacré. On dit que les contraires s'attirent, cela semble devenu réalité ici.

Un style tranchant, vif, trash parfois, qui peut déranger un lecteur non habitué, mais d'une qualité littéraire plaisante et très agréable.
Parce que toutes les rencontres, qu'elles qu'elles soient, et qu'elles qu'en soient leur fin, sont belles. Les expériences, parfois tragiques, sont uniques.

Tel un bon dessert, le premier roman de Tadzio Alicante est à déguster. Il faut d'abord prendre le temps de le lire pour en comprendre tout le style et toutes les subtilités littéraires. Ensuite, le savourer pour faire durer le plaisir de la lecture. J'ai pourtant eu envie de le dévorer, tellement l'histoire est haletante.
A consommer sans modération.
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fafaO
  24 mars 2022
Que dire en refermant ce livre qui puisse rendre justice à cet auteur ? Certes, il s'agit d'un nouveau venu sur la scène littéraire et pourtant, quelle maîtrise, quelle maturité et quel style surprenant et décoiffant !
Je ne m'attendais absolument pas à cela en commençant ma lecture.
Sur fond de pandémie mondiale décimant des millions de personnes, nous suivons caméra au poing, oui, tel est le terme me venant à l'esprit pour définir cette narration, deux hommes qui se rencontrent, se plaisent et consomment dans l'urgence leur faim de l'autre.
L'auteur nous fait zoomer sur leurs moments, sur des courtes scènes parfois, mais toujours des fragments de moments emplis de poésie et d'urgence, de désir, de corps s'entremêlant sans tabous.
L'urgence, la faim de l'autre, l'obsession, le désir absolu saupoudré de vers, de poèmes déclamés !
Tout se mélange, se confond, se percute et on est secoués dans tous les sens.
Mais...Christian vient de Californie, a traversé l'océan pour vivre son rêve de découvrir notre pays en étant assistant d'anglais dans un lycée. Ce bel homme blond obsède Jonathan, un Français vivotant et papillonnant d'un homme à l'autre jusqu'à cette rencontre.
L'éphémère situation de cet amant amène au paroxysme son obsession pour ce si beau Californien libre et sans limites, le rendant encore plus accro à lui, le poussant dans des tirades enflammées de poésie et de débats intérieurs sans fin.
Quel avenir pour ces deux hommes puisque Christian doit repartir ? Jonathan va-t-il accepter ce départ ?
Je ne veux vous en dire plus pour vous laisser le plaisir de découvrir par vous-même ce bijou porté par la plume exceptionnelle de cet auteur incroyable !
Sachez juste que cette fin est pour moi l'une des plus surprenantes et plus belles jamais lues ! La cerise sur le gâteau de ce livre à part...
Merci à toi Tadzio, pour ce moment hors du temps. Tu as parsemé de flashs de beauté et de poésie mes quelques heures avec Christian et Jonathan.
N'attendez plus si vous souhaitez une nouvelle plume, un nouveau style décoiffant et une histoire menée tambour battant...
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