AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782253132349
1024 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (13/11/1996)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Vie nouvelle / Rimes / Banquet
De l'éloquence en langue vulgaire
La Monarchie / Épîtres / Églogues
Querelle de l'eau et de la terre
La Divine Comédie.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
solasub
  24 janvier 2012
Lorsque j'étais jeune étudiante chercheuse sans le sou travaillant sur Dante, mes soeurs m'avait offert cette édition qui disposait d'un important appareil critique (et oui, éventuel jeune lecteur babelien "je te parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître", où internet était un pur fantasme inaccessible ce qui rendait les recherches bibliographiques longues, ardues, fastidieuses...).
Mais "la joie se changea vite en pleurs" : quelle déception! La traduction de Pézard était vieille, lourde, et surtout, elle transformait totalement l'esprit de la langue de Dante et son rythme ; cette langue se caractérise par sa fluidité, sa modernité, sa proximité avec l'italien contemporain, sa simplicité familière ; Pézard en a fait une langue archaïque, obscure et lourde, en lui donnant un vernis médiéval... totalement artificiel.
Choisissez plutôt la très bonne traduction de Jacqueline Risset chez GF, dans une édition bien moins chère et bilingue qui plus est!
Jugez plutôt :
Traduction d'André Pézard (La Pléiade) :
"Par moi va-t-on dans la cité dolente,
Par moi va-t-on dans l'éterne douleur,
Par moi va-t-on emmi la gent perdue.
Justice mut mon souverain auteur :
Ouvrage suis de divine puissance,
Et très haute sagesse et prime amour.
Nulle chose avant moi ne fut créée
Sinon éterne, et je dure éternelle.
Vous qui entrez, laissez toute espérance."
Traduction de Jacqueline Risset :
"Par moi on va dans la cité dolente,
par moi on va dans l'éternelle douleur,
par moi on va parmi la gent perdue.
Justice a mû mon sublime artisan,
puissance divine m'a faite,
et la haute sagesse et le premier amour.
Avant moi rien n'a jamais été créé
qui ne soit éternel, et moi je dure éternellement.
Vous qui entrez, laissez toute espérance."
L'original:
"Per me si va ne la città dolente,
per me si va ne l'etterno dolore,
per me si va tra la perduta gente.
Giustizia mosse il mio alto fattore:
fecemi la divina podestate,
la somma sapienza e 'l primo amore.
Dinanzi a me non fuor cose create
se non etterne, e io etterno duro.
Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate".
Inferno, Canto terzo
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142
poliphil
  19 juin 2013
Géniale traduction de Christian Bec, très au dessus des autres. (même de celle d'André Pézard)
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
stekasteka   06 janvier 2016
O créature gracieuse et bénigne,
qui vas cherchant dans les pourpres ténèbres
nous autres dont le sang teignit la terre,

si nous étions en grâce au roi des cieux,
nous le prierons de t’accorder sa paix
pour la pitié que tu as de nos peines.

De tout ce qu’il vous plaît ouïr et dire
nous parlerons à vous et entendrons,
puisqu’en ce point le vent semble se taire.

Sur la marine où descend et s’apaise
le Po suivi d’un large train de fleuves
est assise la ville où je fus née ;

Amour qui tôt s’enflamme en gentil cœur
éprit cestui des beautés qui me furent
arrachées ; et sa force encor me blesse.

Amour qui onque à l’aimé ne fait grâce
d’aimer aussi, aux plaisances de lui
me prit si fort qu’encore n’en suis quitte.

Amour nous conduisit à même mort :
Caïne attend celui qui nous meurtrit »
Ce dit la voix qui pour les deux parlait.

Quand j’eus ouï ces âmes offensés,
tant longuement restai-je le front bas
qu’enfin mon maître dit : « Que songes-tu ? »

Quand me revint la voix : « Las ! » murmurai-je,
« combien de doux pensers, quel haut désir
mena ceux-ci au douloureux trépas ! »

Puis à eux me tournai, voulant répondre,
et commençai : « Françoise, tes martyres
me font triste à pleurer piteuses larmes.

Mais dis : en la saison des doux soupirs,
à quel signe et comment permit Amour
que connussiez vos incertains désirs ? »

Et elle à moi : « Il n’est plus grand douleur
que de se remembrer les jours heureux
dans la misère ; et ton docteur le sait.

Mais si tu as affection tant vive
à suivre notre amour dès la racine,
bien sais-je l’art de pleurer et de dire.

Ensemble, un jour, nous lisions par plaisance
de Lancelot, comme Amour l’étreignit :
seulets étions, et sans soupçons de nous.

A plusieurs coups nous fit lever les yeux
cette lecture et pâlir le visage ;
mais seul un point fut ce qui nous vainquit.

Quand la riante lèvre et désirée
vîmes baiser par un si preux amant,
cestui, dont il n’est sort qui me délie,

la bouche me baisa, tremblant d’angoisse.
Galehaut fut le livre et son trouvère :
et ce jour-là ne lûmes plus avant. »

Tandis que ce disait l’une des ombres,
l’autre pleurait ; si bien que de pitié
je pâmai, cuidant la mort sentir ;

et chus, comme corps mort à terre tombe.

(Paolo et Francesca, Enfer - chant V)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
5Arabella5Arabella   25 janvier 2018
Tout vrai amant désire par nature
faire son coeur à sa dame savoir ;
et par la vision que tu nous contes
c'est ce qu'Amour à toi voulut montrer,
en ce signal que, de ton coeur ardent,
avec humblesse il repaissait ta dame
qui longuement avait été dormante,
de cendral drapellée, hors de nos peines.
Allègre se montre Amour, venant
pour te donner ce que ton coeur souhaite
entreserrant deux courages ensemble ;
quand il connut l'amoureuse souffrance
dont il avait pris signe en cette dame,
il pleura, s'en allant, par pitié d'elle.
(Cino de Pistoie ou Terino de Castelfiorentino)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
5Arabella5Arabella   26 janvier 2018
Qu'Amour vous recommande
mon coeur servant, puisqu'il vous l'a donné
et qu'en regard Merci
de moi vous porte un brin la souvenance ;
car de votre valeur
avant que je me sois guère éloigné,
jà m'emplit et conforte
du revenir la souëve espérance.
Dieu, comme je ferais brève demeure
si je suivais mon gré !
car souvent la mémoire
me revire à chercher votre semblance.
Adonc en mon partir et séjourner,
ma gente dame, à vous je m'accommande.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          72
stekasteka   26 octobre 2012
Alors, il répondit : Une conscience qui ressent
de la honte pour ce qu’elle est, ou pour ce que sont d’autres,
trouvera sans doute ton langage rude.
Mais néanmoins, bannissant tout mensonge,
rends manifeste tout ce que tu as vu ;
et tu n’as qu’à laisser gratter où est la gale.
Car si ton propos doit être désagréable
d’abord au goût, il se montrera ensuite,
une fois digéré, un aliment vital.
Ce cri de toi agira comme le vent,
qui frappe plus fort aux plus hauts sommets ;
et voilà qui est grandement honorable.
Paradis. Chant XVII
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
sophroniesophronie   14 juillet 2020
Et le bon maître commença : " Regarde
celui qui tient une épée à la main
et vient devant les autres comme un prince :
Tu vois le souverain poète Homère ;
après lui vient Horace, satiriste,
puis Ovide en troisième, enfin Lucain."
Commenter  J’apprécie          50

Videos de Dante Alighieri (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dante Alighieri
Dante se souvenait de tout. La violence de l'attaque de Lucrezia. La panique ressentie quand les canines avaient effleuré sa peau et déchiré sa gorge. La douleur épouvantable qui fut la sienne ; le feu parcourant ses veines tandis qu'elle s'abreuvait de son sang. Les soubresauts de son corps refusant la perte de son fluide vital. Son envie de crier, alors qu'aucun son ne pouvait franchir ses lèvres. Des larmes qui coulaient sur son visage pendant qu'elle se délectait de sa vie. Son rire dément, ses humiliations, ses tortures. Esclave, tel était son nom. Bien des siècles plus tard, une jeune humaine,Camille, aussi torturée que lui, aussi solitaire dans son destin, croisera son chemin, bien malgré lui. Que leur réservent leurs destins ?
+ Lire la suite
Dans la catégorie : PoésieVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Poésie (54)
autres livres classés : littérature italienneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
906 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre