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EAN : 9782210962392
112 pages
Magnard (07/03/2016)
4.73/5   11 notes
Résumé :
Avant, Youn se faisait appeler l'oiseau clown parce qu'il passait son temps à faire rire les gens. Mais un mardi, son grand-père est mort et un grand voile gris a recouvert sa vie. Alors, parce qu'il faut bien faire quelque chose, il écrit des lettres à son grand-père, en espérant, si ce n'est une réponse, au moins un signe ! De lettres en lettres, Youn comprend qu'il n'aura pas de réponses à toutes ses questions, mais le chagrin et l'absence se font moins forts, là... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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LePamplemousse
  04 avril 2016
Youn a 8 ans, un papa, une maman, un papi qui lui apprend plein de choses et une mamie qui vient le chercher à la sortie de l'école avec un bon goûter.
Enfin ça, c'était jusqu'à mardi. Car mardi, le papi de Youn est mort.
Alors, d'un coup, tout est devenu silencieux, sombre et triste. Youn essaie de cacher ses larmes mais son papi lui manque et surtout, il ne comprend pas ce qui se passe, car personne ne lui explique quoi que ce soit.
Qu'est-ce que ça veut dire « être mort », est-ce que la personne morte peut revenir, d'ailleurs, elle est où maintenant, et c'est quoi un enterrement, qu'est-ce qui se passe pendant ce que les grands appellent des funérailles, est-ce que papi peut encore nous voir, nous entendre ?
Ce petit roman est un bijou d'intelligence et de finesse, il aborde la question du deuil du point de vue d'un enfant, il pose des questions claires, et montre que les enfants peuvent bien entendu comprendre beaucoup de choses à condition qu'on leur donne des éléments de réponses, car ici, c'est le non-dit, le silence, qui dévore ce petit garçon.
Ce court roman d'une centaine de pages nous montre comment on peut surmonter un deuil, il parle aussi de la transmission et du souvenir, sans verser dans le larmoyant ni la facilité.
Certaines réflexions de Youn m'ont toutefois semblé un peu trop élaborées pour être celles d'un enfant de 8 ans, mais à part ça, j'ai trouvé que ce roman était sensible et plein de finesse.
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LaMuseEnParle
  11 mars 2016
Chronique : « Allô papi ici la Terre » de Cécile Alix aux éditions Magnard jeunesse. Illustration de couverture : Marc Majewski.
Je viens de recevoir des éditions Magnard jeunesse (que je remercie sincèrement) un véritable petit bijou : le dernier livre de Cécile Alix : « Allô Papi ici la Terre ».
C'est un livre pour les enfants, dès 8 ans, pour les bons lecteurs.
L'histoire ? C'est l'histoire de Youn, un grand garçon de déjà huit ans, que son papi et tout le monde appelait l'oiseau-clown (tout simplement parce qu'il passait son temps à faire rigoler tout le monde).
Mais un jour, Youn va perdre son papi. Il va devenir triste, et surtout ne va pas comprendre. Il ne va plus parler à ses parents, pour ne pas les rendre encore plus tristes. Alors, il va écrire à son papi, et attendre un signe.
Ce que La Muse en pense :
Tout d'abord, je tenais à féliciter le dessinateur qui a fait une couverture magnifique, qui correspond tout à fait au livre. Bravo, l'Artiste !!!
L'histoire, à présent : elle est magnifique bien que traitant d'un sujet jamais facile à aborder (la mort). L'auteure réussit le tour de force de nous entraîner dans les pensées du petit garçon : c'est en effet avec les yeux d'un enfant, la curiosité d'un enfant, la peine et les joies d'un enfant que l'on va découvrir ce qu'est … la vie (oui, oui, vous avez bien lu). C'est en cela que Cécile Alix a admirablement réussi cet ouvrage. Comment ne pas être interpellé par ce petit garçon à qui on explique que son papi est au ciel, puis près de lui, puis qu'on a perdu. On perd quelqu'un, ça veut dire qu'on peut le retrouver ?
Le petit garçon va se poser plein de questions, apportera ses réponses, toujours pleine de tendresse et de spontanéité.
Beaucoup de moments drôles dans ce livre magnifiquement écrit, empli de poésie, qui aborde d'une façon magnifique cette pudeur dont on entoure parfois trop souvent les enfants lorsqu'un sujet est grave. Youn dira même : « j'ai le rhume du manque », en parlant de son papi disparu.
Ce livre n'est pas un livre triste, c'est un livre empli de références pour qui sait les chercher et trouver (Allez, je vous en donne une : les fans d'Astérix remarqueront la référence subtile à leur héros).
Cécile Alix est une poétesse, une auteure au grand coeur. Et si vous la suivez (elle est souvent chroniquée sur le blog de la Muse), vous remarquerez que tout au long de son parcours, elle accueille ça et là des oiseaux, et ici place l'enfant « dans un nid très chaud qui se balance doucement au milieu d'une forêt de gens ».
Comme elle est poète, elle crée de beaux personnages. Ainsi, la nounou de Youn, qui a « un rire qui rebondit comme une cascade », expliquera qu'on « ne comprend que ceux qu'on regarde bien. Il faut aller chercher leur lumière au-dedans. »
Cécile Alix a su créer une merveilleuse histoire, pas triste, puisqu'on rit aux questions et aux interrogations de Youn. Et puis il est touchant ce petit garçon quand il écrit pour son papi.
Ce livre est vraiment à mettre entre toutes les mains. C'est un livre sur l'amour, l'amitié et la vie.
Quand vous l'aurez terminé, vous comprendrez ;)
(Pour écouter cette chronique, cliquez sur le lien plus bas.)

Lien : https://djpod.com/lamusedesg..
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Paradisier
  09 mars 2016
Un émouvant petit roman de cette auteure que j'aime beaucoup, sur le deuil vécu par un enfant.
Youn qui aime bien faire le clown vient de perdre son papy. Il se laisse envahir par le chagrin et une foule de questions : Est-ce que mon papy a froid au cimetière ? Est-ce qu'il est vraiment au ciel ? Est-ce qu'il me voit ? Que se passe-t-il après la mort ? Que devient-on ? Est-ce que les adultes ont peur de la mort ?
Lui, il a peur et se sent de plus en plus mal car il n'ose pas interroger ses parents qui sont dans la peine.
Il écrit des lettres à son papy et de cette manière espère avoir un signe de lui.
Ces lettres l'aident à formuler ses craintes et ses questions et petit à petit, sa parole se libère et il parvient à parler avec ses proches.
La mort est un sujet rare en littérature jeunesse. Ici le thème est traité sans tabou mais avec beaucoup de justesse, de douceur, de sensibilité et même d'humour.
La fin du roman est très émouvante et inattendue.
Qu'ils aient connu un deuil ou non, les enfants s'interrogent tous beaucoup sur la mort. Ce livre répond à toutes leurs questions et ose dire que parfois les adultes ne savent pas.
Je le conseille à partir de 7 ans et jusqu'à 10-11 ans.
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carlottita91
  07 avril 2016
Quel beau petit roman émouvant !
Je suis tombée sous le charme de cet enfant qui est confronté beaucoup trop tôt à la mort de son papi qu'il aimait tant. Cela fait écho à mes propres angoisses du moment, quand je vois le mien qui vieillit doucement.
La mort est un sujet difficile à aborder avec des enfants (et même avec des adultes finalement) et je pense que la lecture d'un roman est un bon moyen
de poser des mots sur ce que l'on peut ressentir à la mort d'un proche.
Ici, l'auteur utilise un discours subjectif afin de faire parler la spontanéité de Youn. Parfois le discours en devient peut-être trop adulte mais peu importe, la tendresse et la poésie restent pour donner toute sa force à ce petit roman.
Quand on parle de la mort à des enfants, il est essentiel d'utiliser des métaphores afin d'expliquer l'inexplicable. Et Cécile Alix remplit parfaitement sa mission. Bravo !

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Delphou
  22 avril 2016
Un petit roman au ton très juste et très émouvant sur la mort d'un proche.
Aucun misérabilisme, mais une approche très fine du sujet.
Ce livre devrait être mis entre toutes les mains car comme dit Youn, le jeune héros : Pourquoi tu ne 'as pas prévenu que tu allais mourir, pourquoi tu ne m'as pas préparé ?
Il faudrait que ce sujet qui fait partie de la vie, cesse d'être tabou et qu'on hésite pas à en parler avec les enfants.
Je recommande vivement (en lecture accompagnée, dès 7 ans - en lecture seule, dès 9 ans)
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critiques presse (1)
Ricochet   20 décembre 2016
De fait, sans renoncer à ses ambitions fictionnelles et littéraires, l'ouvrage est aussi très « utile » à tout enfant confronté à une perte.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
denisarnouddenisarnoud   08 mars 2016
Ça m’énerve d’être là. Je ne me sens pas petit, j’ai eu huit ans en janvier ! Si on prend le temps de calculer, ça fait 2948 jours d’existence en comptant les années bissextiles. Ce n’est pas rien, quand même ! J’aurais voulu aller aux obsèques, moi aussi. Pour comprendre ce qui arrive quand on est mort. Pour regarder comment c’est. Si c’est vrai qu’il y a un cercueil. Si c’est sûr que Papi est mort. Pour lui dire une sorte d’au revoir. Je voulais tenir la main de mamie parce que ça doit être horrible pour elle de ne plus avoir son mari. Même après toutes ces années passées ensemble, ils s’aimaient encore, ça se sentait, il y avait une lumière d’amoureux dans leurs yeux quand ils se regardaient. Je crois surtout qu’aujourd’hui, je voulais pleurer avec les autres. J’aurais dû le dire à mes parents.
+ Lire la suite
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denisarnouddenisarnoud   08 mars 2016
Allô mon petit papi ? C’est encore Youn.
A ton avis, est-ce-que la mort, c’est une fin ?
Je déteste quand les histoires finissent mal comme ça.
Papi, j’ai le moral dans les pantoufles. Il ressemble à un yoyo cassé, il ne monte pas très haut et il redescend trop longtemps.
C’est comme si j’était au bord d’un grand puits au milieu du désert. J’ai l’impression de tomber sans pouvoir m’accrocher à quoi que ce soit et sans que personne puisse venir me sauver.
J’ai le vertige du manque de toi.
Papi, je t’aime tant.
Youn
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LaMuseEnParleLaMuseEnParle   11 mars 2016
C’est papi qui avait trouvé mon surnom, un dimanche où mes parents se plaignaient de mes dernières bêtises. Il avait froncé ses sourcils broussailleux, croisé les bras sur son énorme torse et poussé un grognement d’ours des cavernes. En prenant un air de moineau effarouché, j’avais rentré la tête dans mes épaules et clignoté des yeux à toute allure – j’en rajoutais un peu parce que je n’avais pas vraiment peur. Alors il s’était mis à rire en m’ébouriffant les cheveux. – T’es un drôle d’oiseau, toi, avait-il dit de sa voix rocailleuse. Notre Youn est un oiseau-clown ! Ça m’était resté, et même à l’école on m’appelait comme ça, Youn, l’oiseau-clown.
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LaMuseEnParleLaMuseEnParle   11 mars 2016
Allô papi ? C’est toujours moi ! Je t’écris encore car tu n’as envoyé aucun signe et je ne sais pas du tout où tu es !! Tu exagères d’être mort sans m’avoir préparé à rien !! Moi, j’étais habituée à toi, ce n’est pas juste ! Tu aurais pu me le dire !
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