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Citations sur Guerrière (41)

Et un jour, j'ignore comment, un jour, je m'habitue.
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Voilà.
Voilà la guerre.
Les adultes décident, bataillent, torturent, larguent des bombes. Les enfants meurent.
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Pourtant je veux croire qu'un jour le malheur s'arrêtera. Il y a Soulai, il y a moi. Tant que nous sommes ensemble, j'espère.
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La piste est pleine de bosses et ne s’arrête jamais. Moi, je pose mon regard sur chacune des choses pour essayer de penser comme papa me l’a appris. Dans les détails, avec des mots-rivières qui rendent tout vivant parce que la vie est partout. Même dans l’air et les cailloux.
Seulement aujourd’hui, papa est mort. Mama est morte. Lulu est morte. Grand-ma’ est morte. Le village entier est mort. C’est impossible de regarder paisiblement la vie et de laisser couler le langage dans ma tête.
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Tous les jours nous recommençons les massacres.
Tous les jours.
Je ne troue pas les gens, mais c’est pareil que si je le faisais. Soulaï dit : « Vise les cailloux », je vise les cailloux. Lui, il tire sur les broussards. Deux fois plus vite que les Frelons et deux fois plus souvent.
Pour lui, il tire. Et pour moi. Il tue double.
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Je suis fatiguée. Jamais je n’aurai le courage de ce garçon qui préférait qu’on l’exécute plutôt qu’on l’oblige à tuer. Aucun Liyanzi n’abandonnera sa kalach, les Frelons le savent et ils en profitent. Ils nous imbibent de lait magique et nous ordonnent d’assassiner des familles entières, comme si ce n’était rien de décimer les habitants des collines qui sont pareils que nos mamas et nos papas des plaines.
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On dirait que le temps ne passe pas et pourtant il passe. Le jour devient la nuit, la nuit devient le jour. On massacre les villageois, les villageois meurent. Ça court, ça tire, ça troue, ça gicle, ça supplie, ça se fend en deux, en trois, ça gueule, ça viande partout, c’est notre vie de vivants morts. Le jour on tire rafale, la nuit on recharge.
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« La guerre est terminée, Noumou ! Pas partout, mais pour nous, c’est fini. On rentre, tu entends ? Je suis ta mama Nekeli, je vais prendre soin de toi, ne t’inquiète pas. Tu veux être petit sans soucis ? Tu as le droit ! Tu veux sauter criquet avec les chèvres ? Tu as le droit ! Tu veux faire des sottises qui font tourner bourrique ? Tu as le droit ! Même parler, tu peux. Même rire et embrasser, tu peux, mon Noumou. C’est idiot de mourir quand on a tout ça à soi. »
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Je laisse mes chaussures grosses semelles au bord de la piste. Je préfère mes pieds libres.
Je continue. Je vais de l’avant.
J’enfile les pas. L’un après l’autre.
Combien de temps ça dure ?
J’enfile, je fuse, je cours.
Je me dépasse.
À chaque foulée je me détache de moi soldat.
Tigresse, Sorcière, je les laisse derrière.
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Les filles des raids-village étaient défigurées et les petites femmes de Grand Cobra utilisaient mille stratagèmes pour échapper au coucher-obligé. Elles se frottaient les dents à la pierre rouge pour en ternir l’éclat, avalaient de l’ail par gousses entières, laissaient sécher entre leurs jambes leur sang des mères. C’était prendre beaucoup de peine pour rien. Leurs efforts pour s’enlaidir et dégoûter le reptile ne le dissuadaient pas.
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