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ISBN : 213080053X
Éditeur : Presses Universitaires de France (07/03/2018)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Chiens

Le chien. Le meilleur ami de l'homme. Domestiqué à la préhistoire, compagnon de route des explorateurs et des artistes, des penseurs et des promeneurs, des amateurs de coin du feu comme de grands espaces, il a l'importance de l'amour qu'on lui donne.
Mais n'y a-t-il rien d'autre que ça, dans sa gourmandise débonnaire et sa dépendance pleine d'affection ?
Dans Chiens, Mark Alizart renverse les clichés qui portent sur les chiens ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
beatriceferon
  08 juillet 2018
Mark Alizart est un philosophe qui s'intéresse au sacré, mais aussi aux chiens ! Il leur consacre donc un petit essai dans lequel il va examiner comment ces animaux qui « savent vivre de restes, et même de restes de restes, (…) dorment n'importe où et n'importe comment, s'adaptent à tous les environnements (…) [et] souffrent en silence » ont développé un grand « sens de la joie ». C'est du moins la thèse qu'il pose en introduction. Mais son étude va envisager bien d'autres aspects touchant nos compagnons à quatre pattes.
L'auteur évoque des expressions du langage courant qui prouvent que cet animal n'a pas toujours connu les coussins moelleux et la pâtée quotidienne. En effet, ne parle-t-on pas d'une « vie de chien », d'un « temps de chien » et, finalement, ne dit-on pas « mourir comme un chien », ce qui laisse à penser que les pauvres ont été mal lotis tout au long l'histoire . Comment donc est-il possible qu'ils aient pu concevoir pour « leur destin une sorte de détachement, une forme de joie » ?
A l'origine de la domestication de ces « loups un peu moins féroces, un peu plus maigrichons ou un peu plus peureux, il y a d'abord la chasse, les humains les ont mangés (certains le font hélas encore) avant de les attirer et devenir leurs maîtres. « Ils ont été enfermés, dressés, battus ». Pourquoi donc, dans ces conditions, sont-ils si attachés à leurs bourreaux ? le chien « doit être un animal parfaitement idiot pour être aussi gai malgré tant de vexations. » Mais cette bêtise n'est, bien sûr, qu'apparente.
L'auteur va examiner la manière dont on traite le chien dans la littérature, les religions, l'art. J'ai beaucoup aimé découvrir des oeuvres que je ne connaissais pas ou les regarder avec plus d'attention, à la lumière des explications de Mark Alizart.
J'ai appris énormément de choses grâce à son ouvrage, par exemple la description qu'il fait des constellations en lien avec la mythologie, car ce sujet m'intéresse beaucoup. J'ai aussi aimé voyager. Ainsi, j'avais déjà vu les étranges chiens nus qu'on appelle xoloitzcuintles, mais j'ignorais que ce nom leur venait d'un dieu aztèque, Xolotl. J'avais remarqué, à l'entrée des temples bouddhistes, deux chiens dont « l'un a la bouche fermée (…) l'autre la bouche ouverte ». A présent, je sais pourquoi et ce qu'ils représentent.
Cette première partie m'a donc paru fort intéressante. Mais, moi qui ne suis pas une grande lectrice d'essais, j'ai eu plus de difficultés avec la seconde, plus absconse. Je trouvais que l'auteur y faisait étalage d'une érudition (qu'il n'étayait pas en citant ses sources, car j'aurais aimé en savoir un peu plus) parfois exagérée et qui me paraissait un peu tirée par les cheveux. Son interprétation du mythe de Saint Christophe, de celui d'Oedipe, l'explication du rire déclenché chez la déesse Déméter par une femme nommée Baubô, tout cela me laisse perplexe.
Certains passages m'ont paru obscurs et donc ennuyeux, mais sans doute parce qu'ils dépassent mes capacités de compréhension.
En revanche, il y en avait de très nombreux que j'ai trouvés parlants, instructifs, correspondant bien à ce que j'ai expérimenté avec mes propres compagnons, comme le fait qu'ils soient capables de suivre nos mouvements oculaires ou la peine qu'on ressent lorsqu'on les perd.
Mark Alizart décrit les chiens comme « naturellement (…) fraternels avec les autres animaux. On voit bien qu'il ne connaît pas ma chienne Philobée, affreusement jalouse et qui grogne dès qu'on manifeste de l'attention aux chats ou à Gitane (mon autre chienne) !
Mon avis face à cet essai sera donc mitigé, ce qui ne m'empêche pas de remercier vivement Babelio avec l'opération Masse critique ainsi que les éditions PUF qui m'ont permis de découvrir un ouvrage vers lequel je ne serais sans doute pas allée de mon propre chef.
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cici899
  17 juillet 2018
Dans cette critique, je ne vais pas évaluer la qualité du texte mais plutôt mon ressenti.
Je précise tout d'abord que le contenu de «Chien» ne correspond absolument pas à ce que je pensais lire.
Je m'attendais à trouver dans ce texte un petit guide pour voir la vie autrement, pour relativiser, en prenant exemple sur le comportement de nos fidèles amis à quatre pattes.
Que neni, il s'agit en fait d'un livre très philosophique sur la place du chien, et plus particulièrement de ses représentations et sa symbolique, dans l'histoire de l'humanité.
Surprise, surprise !
Je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal à lire ce petit ouvrage. Je pense que je manquais clairement de bases, philosophiques, historiques et même psychologiques, pour pouvoir raccrocher les propos à mes connaissances. de Sirius, la constellation du grand chien (aka Canis Major) au complexe d'Oedipe en passant par la mythologie grecque/romaine/égyptienne et le christianisme, je me suis complètement perdue.
Le vocabulaire est assez soutenu, ce qui m'a posé quelques soucis de compréhension en plus.
Je ne peux donc pas juger du contenu de livre, mais je peux certainement dire que cet ouvrage n'est pas à la portée du commun des mortels, qu'il ait un toutou ou pas ^_^
Je remercie Babelio et les Editions PUF pour cette masse critique qui m'a encore une fois permis de sortir de mes habitudes de lecture.
Dernier petit point, qui porte sur le contenant plutôt que sur le contenu. J'ai lu cet ouvrage en deux fois, et je me retrouve avec un livre en deux parties, complètement décollées de la couverture. C'est dommage, je ne pourrais même pas en faire profiter quelqu'un d'autre.
Challenge multi-défis 2018(26)
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Montana
  28 mai 2018
Ce petit livre est très précieux : c'est un concentré d'érudition qui malgré tout reste accessible.
L'auteur aborde les caractéristiques du chien de façon vraiment passionnante et originale (ce qui change du traditionnel "le chien descend du loup...").
Ses références sont mythologiques, philosophiques, culturelles, historique, cinématographiques...
Certes, il se lit avec une certaine attention pour bien suivre le propos de l'auteur, mais, oui, c'est vraiment un petit livre terriblement enrichissant avec un point de vue original que je vous conseille vivement!
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EricB
  19 mai 2018
L'idée d'un bref essai sur ce qu'apportent les chiens aux hommes d'un point de vue philosophique m'a d'entrée de jeu paru attrayante. Les premiers chapitres ont répondu à mon attente. Malheureusement, il me paraît que la réflexion purement philosophique a peu à peu fait place à des interprétations psychanalytiques qui ne sont pas à la portée de profanes comme moi, et c'est la raison pour laquelle je n'ai pu y adhérer pleinement. J'en garde une impression mitigée.
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Dieselle
  06 août 2018
Résumé de l'oeuvre
Chiens est un essai érudit sur la présence et la fonction du chien pour l'homme. A travers des exemples tirés de mythes, Mark Alizard évoque "la joie" du chien. Sous une apparence plus frêle que le loup, le chien a su s'imposer auprès des humains. Même s'il est souvent associé à des éléments négatifs (les criminels sont des "chiens", les prostituées des "chiennes"...), il est aussi lié au sauvetage, au gardiennage, au foyer. le chien, bien que discret dans la littérature y est pourtant bien présent et ce depuis toujours.
Avis personnel
Cet essai est court, trop par rapport au nombre de mythes évoqués. Certains auraient mérités plus d'explications et d'approfondissement pour éviter que l'on pense que l'interprétation donnée au mythe ne soit tirée par les cheveux.
Par exemple, bien que je connaisse bien le mythe d'Oedipe pour l'avoir étudié par le passé, on ne m'avait pas expliqué la présence et la fonction du chien dans ce mythe. J'aurais donc apprécié, d'une part un résumé de ce mythe et ensuite plus de précisions sur son interprétation.
En fait, j'ai l'impression que cet essai pourrait être le premier jet d'un essai beaucoup plus long et précis, essai qui m'intéresserait fortement.
Comme je le disais souvent à mon chien, Loki, "heureux soient les ignorants et les simples d'esprit".
Lien : https://christine-lecture.bl..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
RoicarotteRoicarotte   19 août 2018
Un tableau de Klee qui s’intitule Angelus Novus, écrivait Walter Benjamin, représente un ange qui semble sur le point de s’éloigner de quelque chose qu’il fixe du regard. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. C’est à cela que doit ressembler l’Ange de l’Histoire. Son visage est tourné vers le passé. Là où nous apparaît une chaîne d’événements, il ne voit, lui, qu’une seule et unique catastrophe, qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler ce qui a été démembré. Mais du Paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les refermer. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers l’avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s’élève jusqu’au ciel. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès.

J’ajouterai : cet ange-là aussi, cet ange-là surtout, est un chien, de ceux qui devancent fébrilement leur maître en veillant sans cesse par-dessus leur épaule que la catastrophe ambulante que nous sommes les suit bien. Ce chien, ton roi.
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cici899cici899   16 juillet 2018
Bien sûr, il y a des chiens malheureux, il y a des chiens névrosés, il y a des chiens timides. Mais ce sont le plus souvent des chiens qui ont été maltraités. Pour peu qu'un chien retrouve un bon maître, ou un maître suffisamment bon, il ira toujours vers la joie comme un tournesol va vers le soleil.
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cici899cici899   17 juillet 2018
Les animaux donc, les chiens mais aussi les plantes, peut-être même les pierres s'en remettent à nous pour accomplir le destin de la terre, entretenir le cycle des saisons, veiller sur l'équilibre entre la vie et la mort, bref, protéger le mystère d'Éleusis et de Pâques : le mystère de l'Esprit.
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Videos de Mark Alizart (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mark Alizart
Radio Nova Ajoutée le 12 mars 2018 Les chiens, êtres ridicules parce que soumis, et très heureux de l’être ?
Dans « Chiens », Mark Alizart renverse les clichés qui portent sur nos amis canins et sur leurs maîtres, pour en faire d’inattendus professeurs de vie. Philosophe et lui-même heureux propriétaire d’un chien, le voilà dans Plus Près De Toi.
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