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ISBN : 2277300500
Éditeur : J'ai Lu (01/01/1999)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 17 notes)
Résumé :

" La logique mène à tout, à condition d'en sortir ", dit un sage... La trentaine de contes rassemblés dans ce recueil ne lui donneront pas tort ! Pourquoi un département terrien comme l'Eure s'est-il doté d'un phare maritime de première classe ? Vaut-il mieux épouser une jeune fille laide plutôt que sa ravissante maman ? Comment faire fortune en semant des fleurs dans un champ ? Pourquoi Alphonse Allais n'est-i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
brigittelascombe
  24 février 2013
"Chef de file de l'école fumiste", l'humoriste Alphonse Allais (XIX° siècle) s'en donne à coeur joie dans les trente nouvelles qui constituent son recueil A l'oeil, car s'il porte un oeil sur ses semblables,c'est un regard ironique qui tourne en dérision, aiguisé qui dilacère, impitoyable qui dénonce la bêtise et le conformisme humain.
Connu pour ses récits (Vive la vie!, le Capitain Cap...) et ses chroniques) Alphonse Allais fonde ses bases comiques sur l'absurde et la mystification.
Dans A l'oeil, s'observe un comique de situations: aberrantes parfois (ex:ce collectionneur d'autographes qui tombe malade et meurt de maladie vénérienne pour recueillir la célèbre signature d'un médecin sur une ordonnance). On trouve ici des trouvailles délirantes et inventions de mots (ex:lorsque les trains sont surchauffés on remplace les bouillottes par des "glaçouillottes"); des moqueries perfides (ex: à celui qui hume l'odeur des phares, il propose un phare à déguster); des jeux de mots parfois grivois (ex:le bureau de "Baise-moy-en-cort"); des mensonges et déformations grotesques (ex: "dresseur de sardine à l'huile"), des supercheries,bizarreries, contrepèteries,calembours, goujateries, ruses....tout prête à rire (amour,couple,politique,armée,fausse amitié,rivalité..) et le lecteur se laisse entrainer sur la fantaisie burlesque et imagée de l' extase d'un "cyclone d'amour" dont l'auteur prétend que "l'extase et lui avaient gardé les vaches ensemble".
Gentiment désuet, ce A l'oeil. le lecteur du XXI° siècle rit-il autant que celui du XIX°?
J'en doute. Mais dans notre société policée ou dépressive, ne devrions-nous pas réapprendre le rire en gardant à l''esprit la réplique du Gaston de Royal-Cambouis (page 15) :"La vie est comme on la fait" car ce philosophe optimiste (Alphonse Allais?) "savait la faire drôle sa vie".
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Epictete
  30 janvier 2014
J'aime les nouvelles. J'aime Alphonse Allais.
Je suis donc comblé et je ne peux que recommander la lecture de ce livre, qui détend, qui amuse et qui donne bien du plaisir.
Toutes ces nouvelles sont très courtes (Plus de trente en cent-vingt pages), et présentent des histoires d'une originalité parfois déconcertante, mais souvent charmante, voire croustillante.
C'est un pur moment de plaisir que de lire Alphonse Allais. Personnellement, je ne m'en lasse pas.
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JunoR
  28 novembre 2018
Ce recueil de mini-nouvelles a vraiment été une punition à lire, du début à la fin. Je constate pourtant que ses critiques sont plutôt bonnes et que visiblement des personnes ont trouvé ça drôle... Je suppose donc que je suis complètement passée à côté de l'intérêt de ces histoires qui n'ont eu pour moi absolument ni queue ni tête.
Je n'ai pas ri une fois, peut être à peine vaguement souri de surprise lorsqu'une information me prenait à contre-pied, mais la plupart du temps c'est le côté ennuyeux de l'incongru perpétuellement répété qui a dominé.
À ré-essayer plus tard, j'imagine...
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VACHARDTUAPIED
  05 avril 2013
J'en rit encore................
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   28 février 2017
A l'œil - Vitrail

..., une chose me charmait dans cette église, me charmait à ce point que je ne me rappelle pas avoir jamais éprouvé un sentiment aussi intense de charme et de séduction.
C’était un très vieux, très vieux vitrail représentant le martyre de sainte Christine, patronne de la paroisse d’Houlbec. Sainte Christine est là, sur un bûcher ardent qui semble une coulée de rubis en fusion, pendant qu’un cruel païen, vêtu d’un vert exorbitant, attise le feu avec un acharnement coupable. Sur le saphir délicieusement pâle du firmament s’enlève le front radieux de la martyre et de tout son beau visage émane une mansuétude tendre et résignée qui excitait en moi la plus intime émotion.
Tout de suite, je ne sais pourquoi, je m’étais pris pour sainte Christine d’une affection violente et presque maladive, au point d’attendre fiévreusement le dimanche et de rêver une vengeance éclatante contre l’affreux homme vert qui brûlait ma pauvre aimée.
Sous le vitrail, c’était l’orgue.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   05 avril 2013

Ils habitaient tous les deux, elle et son père, une sorte de petite masure, juchée tout en haut de la falaise. L’aspect de cette demeure n’éveillait aucune idée d’opulence, mais pourtant on devinait que ceux qui habitaient là n’étaient pas les premiers venus.
Nous sûmes bientôt par les gens du pays l’histoire approximative de ces deux personnes.
Le père, un gros vieux débraillé, à longs favoris mal entretenus, ancien médecin de marine, mangeait là sa maigre retraite en compagnie de sa fille, une fille qu’il avait eue quelque part dans les parages des pays chauds, au hasard de ses amours créoles.
Il faisait un peu de clientèle, pas beaucoup, car les paysans se défiaient d’un docteur qui restait dans une petite maison couverte de tuiles et tout enclématitée, comme une cabane de douanier.
Pour une fille naturelle, la fille était surnaturellement jolie, belle, et même très gentille.
Aussi, au premier bain qu’elle prit, quand on la vit sortir de l’eau, la splendeur de son torse, moulée dans la flanelle ruisselante ; quand, la gorge renversée, elle dénoua la forêt noire de ses cheveux mouillés qui dégringolèrent jusque très bas, ce ne fut qu’un cri parmi les plagiaires[1].
— Mâtin !… La belle fille !…
Quelques-uns murmurèrent seulement : Mâtin !
D’autres enfin ne dirent rien, mais ils n’en pincèrent pas moins pour la belle fille.
Et ce spectacle se renouvela chaque jour à l’heure du bain.
Toutes les dames trouvaient que cette jeune fille n’avait pas l’air de grand’chose de propre ; mais tous les hommes, sauf moi, en étaient tombés amoureux comme des brutes.
Un matin, mon ami Jack Footer, poète anglais, vigoureux et flegmatique, vint me trouver dans ma chambre et me dit, en ce français dont il a seul le secret :
— Cette fille, mon cher garçon, m’excite à un degré que nul verbe humain ne saurait exprimer… J’ai conçu l’ardent désir de la posséder à brève échéance… Que m’avisez-vous d’agir.
— Ne vous gênez donc pas !
— C’est bien ce que je pensais. Merci.
Et, le lendemain, je rencontrai Footer, radieux.
— Puis-je faire fond sur votre discrétion ! dit-il.
— Auprès de moi, feu Sépulchre était un intarissable babillard.
— Eh bien ! Carmen, car c’est Carmen qui est son nom chrétien, Carmen s’est abandonnée à mes plus formelles caresses.
— Ah !… Comme ça ?
— Oui, mon cher garçon, comme ça ! Elle n’a mis qu’une condition. Drôle de fille ! Au moment suprême, elle m’a demandé : « Êtes-vous pour encore longtemps sur ce littoral ? — Jusque fin octobre, ai-je répondu. — Eh bien ! promettez-moi, si vous tombez malade ici, de vous faire soigner par mon père ; c’est un très bon médecin. » J’ai promis ce qu’elle a voulu. Drôle de fille !
La semaine suivante, je me trouvais à la buvette de la plage quand advint Footer.
— Un verre de pale ale, Footer ?
— Merci, pas de pale ale… Ce tavernier du diable aura changé de fournisseur, car son pale ale de maintenant ressemble à l’urine de phacochère plutôt qu’à une honnête cervoise quelconque.
En disant ces mots, Footer avait rougi imperceptiblement.
Je pensai : « Toi, mon vieux !… » mais je gardai ma réflexion pour moi.
— Et Carmen ? fis-je tout bas.
— Carmen est une jolie fille qui aime beaucoup son père.
Quelques amis, des peintres, entrèrent à ce moment et je n’insistai pas, mais fatalement la conversation tomba sur la damnante Carmen.
Footer en parla avec un enthousiasme débordant, et, comme un jeune homme évoquait à cette occasion le souvenir de la Femme de feu de Belot, Footer l’interrompit brutalement.
— Taisez-vous, avec votre Belot, la Femme de feu de ce littérateur n’est, auprès de Carmen, qu’un pâle iceberg.
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HORUSFONCKHORUSFONCK   04 juillet 2018
Ah ! les chemins de fer sont une belle
invention ! S’ils n’ont point le pittoresque des
diligences de nos pères, quel confortable ne
représentent-ils point ! Et quand ils n’auraient
que le mérite de raccourcir les distances ? Est-ce
vraiment à dédaigner ?
Et dire que ces chemins de fer qui causent
notre plus vive admiration seront peut-être un
jour l’objet des railleries de nos petits-neveux !
Car, tenez-le pour certain, ce serait une folie
téméraire d’assigner des limites au progrès.
La chimère d’hier est la réalité d’aujourd’hui
et la vieillerie de demain.
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patatarte2001patatarte2001   17 août 2017
Nous étions assis à côté l'un de l'autre, sur un divan.
- A quoi penses-tu ? fit-elle brusquement.
- Je suis en train de calculer la surface approximative de ton joli corps, et, divisant mentalement cette superficie par celle d'un baiser, je calcule combien de fois je pourrais t'embrasser sans t'embrasser à la même place.
- Et ça fait combien ?
- C'est effrayant...Tu ne le croirais pas.
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EpicteteEpictete   30 janvier 2014
AVIS AU LECTEUR :

En dehors du plaisir que j'éprouve à embêter les mânes de Schopenhauer, je publie ce volume dans le but exclusif de me procurer quelques ressources.
Je serai donc reconnaissant aux Gens, non seulement d'acheter "A l’œil" mais encore d'en conseiller l'acquisition à leurs amis et connaissances.

L'AUTEUR.
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