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Matthieu Gamard (Éditeur scientifique)Nathalie Lebailly (Éditeur scientifique)
EAN : 9782210754942
217 pages
Magnard (22/06/2007)
3.39/5   75 notes
Résumé :
Alphonse Allais se considérait comme un auteur pour commis voyageurs. On n'a cessé de colporter ses bons mots, du calembour épais (Monsieur Lecoq-Hue) aux réflexions cyniques (' à la suite d'une chute de cheval,j'avais perdu tout sens moral'), en passant par les considérations absurdes (' Angéline rappelait d'une façon frappante La Vierge à la chaise de Raphaël, moins la chaise'). C'était pourtant un 'grand écrivain' qui 'créait à chaque instant' (Jules Renard). And... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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aouatef79
  01 avril 2017
"A se tordre "est un recueil de petites histoires d'humour , d' Alphonse Allais, écrivain du dix-neuvième siècle . Alphonse Allais est connu pour être à la fois humoriste, journaliste et écrivain .
" A se tordre" est un recueil de petites histoires drôles
et pleines d' humour .Ces histoires faciles à lire, souvent plaisantes, des fois ternes .Ces dernières
s' oublient vites, une fois le livre fini .
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Morphil
  19 septembre 2021
Voulez-vous rire un peu ? Alors lisez ce recueil. Alphonse Allais est un des précurseurs de l'absurde, un de ceux qui ont influencé Courteline, Pierre Dac etc... C'est parfois plutôt misogyne, autant le savoir avant, comme souvent dans la veine de l'époque. On est très dans le ton cabaretier avec le chat noir en figure de proue. Les lapalissades deviennent des petites perles d'humour.
Et ça se lit tout seul.
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fanfan50
  16 janvier 2020
J'avais entendu parler de cet écrivain et ayant trouvé ce recueil de contes à la bibliothèque, j'ai lu très rapidement les quarante-cinq petits récits de facture très inégale. C'est dans la rubrique humour mais c'est plutôt loufoque, irréaliste, misogyne et noir. Cet écrivain n'a pas fait dans la légèreté. Chez lui, c'est surtout les femmes qui sont légères et sans cervelle. Il a dû coucher sur papier ses bonnes aventures mais en les déformant de manière à ce qu'elles n'aient ni queue ni tête. Il a aussi dépeint pas mal les artistes, les peintres et aussi les sculpteurs comme dans sa nouvelle Esthetic carrément loufoque et cruelle où le sculpteur Blagsmith après avoir mitraillé l'assemblée de badauds car il n'avait pas eu le diplôme d'honneur s'étonne de voir encore son concurrent vivant, Merricalf, qui lui répond s'être caché dans sa sculpture blindée, une sorte de cheval de Troie, en l'occurrence un cochon en bronze, trente-six fois grandeur nature ! C'est stupide mais bien écrit. Pour être dans la même veine, il y a l'historiette de la jeune fille et du vieux cochon : « Il y avait une fois une jeune fille d'une grande beauté qui était amoureuse d'un cochon ». Ce sont les contes et légendes revisités. Pire, l'histoire du gommeux et de la petite mignonne qui avait une taille de guêpe si fine que le militaire qui les suivait dans la rue pensa que c'était postiche, dégaina et trancha la belle en deux. Cruel, vraiment ! Et aussi stupide.
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raynald66
  02 décembre 2013
Ma sélection en cours Auteurs lettre A sur Inlibroveritas.net = Adam/Aicard/Allais/Arene/Assollant/Aurevilly/Austen.
Recueil de petites histoires d'Alphonse Allais écrites avec humour, je n'ai aimé que quelques histoire dont celle du canard qui refusait d'engraisser afin de ne pas être mangé (extrait en citation)
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Laureneb
  20 février 2022
L'humour serait-il historique ? C'est une boutade, mais lorsqu'un recueil de nouvelles présentées comme humoristiques me fait à peine sourire, je me demande à quel point il a vieilli... Il y a des constantes : le mariage, l'adultère, les relations entre les hommes et les femmes. Mais justement, tout cela est bien ancré dans son époque, la Belle, celle du vaudeville et du théâtre de boulevard - ce qui est loin d'être ce que je préfère, notamment pour le manque de subtilité.
Il n'en reste pas moins que j'ai découvert un auteur de ma belle Normandie, et même d'Honfleur si près de chez moi. La région est décrite dans son époque à nouveau, celle du début d'un tourisme balnéaire de Parisiens - forcément crédules et naïfs par rapport aux vrais gens du coin. Mais c'est aussi avant l'industrialisation, il reste des pêcheurs, des petits hôteliers.
Autre cadre temporel précis que j'ai aimé lire décrit, celui du Paris de la Butte, Montmartre et ses cafés, ses filles ses artistes, sa vie de bohème.
Le cadre m'a donc plus plus que les récits eux-mêmes, bien trop rapides, quelques pages chacun seulement. L'écriture assez ironique et spirituelle est cependant plaisante.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   01 mars 2017
A se tordre - Un philosophe
Ce qui m’amusait beaucoup aussi, c’est la façon dont Pascal désignait chacun des gosses. Au lieu de leur donner leur nom de baptême, comme cela se pratique généralement, Eugène, Victor ou Émile, il leur attribuait une profession ou une nationalité.
Il y avait le Sous-inspecteur, la Norvégienne, le Courtier, l’Assureur, et Monsieur l’abbé.
[ ...]
– Quand j’ai épousé ma femme, elle était bonne chez le sous-inspecteur des douanes. C’est même lui qui m’a engagé à l’épouser. Il savait bien ce qu’il faisait, le bougre, car six mois après elle accouchait de notre aîné, celui que j’appelle le Sous-inspecteur, comme de juste. L’année suivante, ma femme avait une petite fille qui ressemblait tellement à un grand jeune homme norvégien dont elle faisait le ménage, que je n’eus pas une minute de doute. Celle-là, c’est la Norvégienne. Et puis, tous les ans, ça a continué. Non pas que ma femme soit plus dévergondée qu’une autre, mais elle a trop bon cœur. Des natures comme ça, ça ne sait pas refuser. Bref, j’ai sept enfants, et il n’y a que le dernier qui soit de moi.
– Et celui-là, vous l’appelez le Douanier, je suppose ?
– Non, je l’appelle le Cocu, c’est plus gentil.
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26052605   09 septembre 2012
- Il y avait une fois un oncle et un neveu.
- Lequel était l’oncle ?
- Comment, lequel ? Le plus gros, parbleu !
- C’est donc gros les oncles ?
- Souvent.
- Pourtant, mon oncle Henri n’est pas gros.
- Ton oncle Henri n’est pas gros parce qu’il est artiste.
- C’est donc pas gros, les artistes ?
- Tu m’embêtes…Si tu m’interromps tout le temps je ne pourrais pas continuer mon histoire.
- Je ne vais plus t’interrompre, va.
- Il y avait une fois un oncle et un neveu. L’oncle était très riche, très riche…
- Combien qu’il avait d’argent ?
- Dix-sept cent milliards de rente, et puis des maisons, des voitures, des campagnes…
- Et des chevaux ?
- Parbleu ! Puisqu’il avait des voitures.
- Des bateaux ? Est-ce qu’il avait des bateaux ?
- Oui, quatorze.
- A vapeur ?
- Il y en avait trois à vapeur, les autres à voiles.
- Et son neveu, est-ce qu’il allait sur les bateaux ?
- Fiche-moi la paix ! Tu m’empêches de raconter l’histoire.
- Raconte- la, va, je ne vais plus t’empêcher.
- Le neveu, lui, n’avait pas le sou, et ça l’embêtait énormément...
- Pourquoi que son oncle lui en donnait pas ?
- Parce que son oncle était un vieil avare qui aimait garder tout son argent pour lui. Seulement, comme le neveu était le seul héritier du bonhomme…
- Qu’est-ce que c’est héritier ?
- Ce sont les gens qui vous prennent votre argent, vos meubles, tout ce que vous avez, quand vous êtes mort…
- Alors, pourquoi il ne tuait pas son oncle, le neveu ?
- Eh bien ! Tu es joli, toi ! Il ne tuait pas son oncle parce qu’il en faut pas tuer son oncle, dans aucune circonstance, même pour en hériter.
- Pourquoi il ne faut pas tuer son oncle ?
- A cause des gendarmes.
- Mais si les gendarmes le savent pas ?
- Les gendarmes le savent toujours, le concierge va les prévenir. Et puis, du reste, tu vas voir que le neveu a été plus malin que ça. Il avait remarqué que son oncle, après chaque repas, était rouge.
- Peut-être qu’il était saoul ?
- Non, c’était un tempérament comme ça. Il était apoplectique.
- Qu’est-ce que c’est apoplectique ?
- Apoplectique …Ce sont les gens qui ont le sang à la tête et qui peuvent mourir d’une forte émotion…
- Moi, je suis -t-y apoplectique ?
- Non, et tu ne le seras jamais. Tu n’as pas une nature à ça. Alors le neveu avait remarqué que surtout les grandes rigolades rendaient son oncle malade, et même une fois il avait failli mourir à la suite d’un éclat de rire trop prolongé.
- Ça fait donc mourir, de rire ?
- Oui, quand on est apoplectique…Un beau jour, voilà le neveu qui arrive chez son oncle, juste au moment où il sortait de table. Jamais il n’avait si bien dîné. Il était rouge comme un coq et soufflait comme un phoque…
- Comme les phoques du jardin d’acclimatation ?
- Ce ne sont pas des phoques d’abords, ce sont des otaries. Le neveu se dit : « Voilà le bon moment », et il se met à raconter une histoire drôle, drôle …
- Raconte-la-moi dis ?
- Attends un instant, je vais te la dire à la fin…L’oncle écoutait l’histoire, et il riait à se tordre, si bien qu’il était mort de rire avant que l’histoire fût complètement terminée.
- Quelle histoire donc il lui a racontée ?
- Attends une minute…Alors , quand l’oncle a été mort, on l’a enterré, et le neveu a hérité.
- Il a pris aussi les bateaux ?
- Il a tout pris, il était son seul héritier.
- Mais quelle histoire qu’il lui avait racontée, à son oncle ?
- Eh bien ! Celle que je viens de te raconter !
- Laquelle ?
- Celle de l’oncle et du neveu.
- Fumiste, va !
- Et toi, donc
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raynald66raynald66   02 décembre 2013
Heureusement que Ferdinand n'était pas un canard à se laisser mettre à la broche comme un simple dindon : " Puisque je ne suis pas le plus fort, se disait-il, je serai le plus malin ", et il mit tout en oeuvre pour ne connaître jamais les hautes températures de la rôtissoire ou de la casserole.

Il avait remarqué le manège qu'exécutait la cuisinière, chaque fois qu'elle avait besoin d'un sujet de la basse-cour. La cruelle fille saisissait l'animal, le soupesait, le palpait soigneusement, pelotage suprême !

Ferdinand se jura de ne point engraisser et il se tint parole.
Il mangea fort peu, jamais de féculents, évita de boire pendant ses repas, ainsi que le recommandent les meilleurs médecins. Beaucoup d'exercice.

Ce traitement ne suffisant pas, Ferdinand, aidé par son instinct et de rares aptitudes aux sciences naturelles, pénétrait de nuit dans le jardin et absorbait les plantes les plus purgatives, les racines les plus drastiques.
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ChichiletalonChichiletalon   04 mai 2021
Les gens compliqués sont ceux qui ne sauraient remuer le petit doigt sans avoir l’air de mettre en branle les rouages les plus mystérieux. L’existence de certaines gens compliqués semble un long tissu de ressorts à boudin et de contrepoids.

Voilà ce que c’est que les gens compliqués.

Les gens simples, au contraire, sont des gens qui disent oui quand il faut dire oui, non quand il faut dire non, qui ouvrent leur parapluie quand il pleut (et qu’ils ont un parapluie), et qui le referment dès que la pluie a cessé de choir. Les gens simples vont tout droit leur chemin, à moins qu’il n’y ait une barricade qui les contraigne à faire un détour.

Voilà ce que c’est que les gens simples.
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ChichiletalonChichiletalon   03 mai 2021
Je me rappelle notamment un pauvre monsieur qui arriva au moment le plus chaud, avec une ordonnance comportant deux médicaments : 1° une eau quelconque pour se frictionner le cuir chevelu ; 2° un sirop pour se purifier le sang.
Huit jours après, le pauvre monsieur revenait avec son ordonnance et ses bouteilles vides.
– Ça va beaucoup mieux, dit-il, mais, nom d’un chien ! C’est effrayant ce que ça poisse les cheveux, cette cochonnerie-là ! Et ce que ça arrange les chapeaux !
Je jetai un coup d’œil sur les bouteilles.
Horreur ! Je m’étais trompé d’étiquettes.
Le pauvre homme avait bu la lotion et s’était consciencieusement frictionné la tête avec le sirop.
– Ma foi, me dis-je, puisque ça lui a réussi, continuons.
J’appris depuis que ce pauvre monsieur, qui avait une maladie du cuir chevelu réputée incurable, s’était trouvé radicalement guéri, au bout d’un mois de ce traitement à l’envers.
(Je soumets le cas à l’Académie de médecine.)
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Videos de Alphonse Allais (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alphonse Allais
« […] Alphonse a été tellement pillé qu'on l'a surnommé « La Vache Allais ». Généralement […] - une pensée bien tournée dans une langue châtiée, dotée d'une apparente profondeur de jugement, est attribuée au sieur De La Rochefoucauld (1613-1680) : on ne prête qu'aux riches, surtout s'ils sont ducs. Il en va de même, plus près de nous, pour le cher Alphonse. Un mot drôle, un propos étonnant, loufoque, iconoclaste, féroce, amer ou logique jusqu'à l'absurde ne saurait être que d'Alphonse Allais (1854-1905) […]. Notre humoriste national, mort en 1905, a bel et bien été un précurseur dans ce qui fera la richesse littéraire, artistique, poétique, ludique du XXe siècle […]. Allais reste un grand méconnu à l'oeuvre immense […]. Il a écrit, en 25 ans, près de 1 700 contes. Si on y ajoute les poèmes, les fables-express, les distiques olorimes, les recettes de cocktails du Captain Cap et les histoires en tous genres, cela représente au moins deux dizaines de volumes. […] » (Jean Orizet)
« La blague est la seule arme à employer contre la solennité imbécile d'un tas de messieurs qui voudraient faire prendre leurs baudruches pour des blocs de marbre. Quant aux graves patauds qui n'aiment pas la blague, ils me rappellent un cul-de-jatte que j'ai rencontré l'autre jour : ce pauvre bout d'homme haussait les épaules en voyant passer les cyclistes. » (Alphonse Allais)
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Référence bibliographique : Alphonse Allais, Pensées, textes et anecdotes, Le Cherche Midi, 2016.
Image d'illustration : https://www.gettyimages.ch/detail/nachrichtenfoto/allais-c1893-alphonse-allais-french-writer-and-nachrichtenfoto/802472582?language=fr
Bande sonore originale : Circus Marcus - le bal de Rémy le bal de Rémy by Circus Marcus is licensed under an Attribution-NonCommercial 3.0 International License.
Site : https://freemusicarchive.org/music/CIRCUSMARCUS/Danse_Rmy/le_bal_de_remy/
#AlphonseAllais #PenséesTextesEtAnectodes #LittératureFrançaise
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