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Matthieu Gamard (Éditeur scientifique)Nathalie Lebailly (Éditeur scientifique)
ISBN : 2210754941
Éditeur : Magnard (22/06/2007)
Résumé :
Alphonse Allais se considérait comme un auteur pour commis voyageurs. On n'a cessé de colporter ses bons mots, du calembour épais (Monsieur Lecoq-Hue) aux réflexions cyniques (' à la suite d'une chute de cheval,j'avais perdu tout sens moral'), en passant par les considérations absurdes (' Angéline rappelait d'une façon frappante La Vierge à la chaise de Raphaël, moins la chaise'). C'était pourtant un 'grand écrivain' qui 'créait à chaque instant' (Jules Renard). And... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Nowowak
  09 septembre 2019
– On étouffe ici ! Permettez que j'ouvre une parenthèse.
Dans les bistrots, dehors tu as trop froid, dedans tu as trop chaud. On devrait avoir une jambe dehors et une jambe dedans. Dans un monde où la violence est gratuite pourquoi les efforts seraient-ils payants ? Ce serveur débordé me rappelle un bourreau qui ne savait pas où donner de la tête ! Vous me direz serveur c'est bien plus épuisant comme boulot que conservateur dans un musée vide. Je le sais parmi les mille métiers où je me suis égaré je fus surveillant de salles vides et de murs vides. Un emploi parfait pour dormir en toute quiétude. J'étais parfois dérangé durant ma sieste par mon chef tyrannique qui en vrai despote m'obligeait à me redresser et à fermer la bouche. On aurait dit un petit garçon pris le doigt dans le pot de confiture.
– L'abus du lit n'est pas un travers sain, me disait-il avec un bruit de crécelle.
A une époque où j'habitais encore Honfleur, je travaillais dans une pharmacie, c'était épatant. Si l'argent n'existait pas nous serions tous riches et si la santé se vendait en paquets de douze nous serions tous bien portants ! Je distribuais avec grâce des conseils farfelus, du genre de tenir les bras en l'air en cas de mal de crâne, de murmurer des prières dont j'inventais les paroles et d'invoquer les esprits dont je donnais la liste. Je fournissais sans ordonnance des médicaments dont les effets secondaires vous gonflaient la langue puis le ventre puis les mollets avant de vous transformer en baudruche, ce qui était fort risible les jours de kermesse. Je donnais du sucre en poudre en affirmant haut et fort que c'était une nouvelle potion magique, un produit mormon venant tout droit des amères loques, je lui jurais fidélité en rappelant la longévité de ces habitants du nouveau monde qui ont choisi l'Utah comme d'autres ont choisi la Palestine. Je tentais des expériences dans l'arrière-boutique et parfois les clients me servaient de cobayes, aucun n'en sortait vivant. Je proposais des abonnements, j'offrais trois tubes d'aspirine pour le prix de deux. On m'eut laissé la direction que la pharmacie aurait vite fermé ses portes car de toute évidence je suis le roi de la banqueroute, l'empereur de la faillite, le dieu des hypothèques.
– L'avenir est imprévisible sinon il n'y aurait pas de roue de secours dans la malle arrière.
Le serveur s'est perdu en route. Il a peut-être été attaqué par un babouin malade ou par un requin qui serait sorti de l'aquarium. Il est peut-être mort à l'heure où je vous parle. Tout dépend il est quelle heure ? Les clients attablés sont nombreux, à force de courir dans tous les sens on ne sait plus à quel sein se vouer, me disait ma nourrice. Que peut-on conseiller à un type en tablier qui dispute un véritable marathon au moment du coup de feu si ce n'est une bonne douche ? Est-il tombé dans la cuvette des ouatères-closettes ? Servir c'est nourrir un peu mais mourir c'est pourrir beaucoup. En attendant l'arrivée de ce pauvre serveur ma soif est si profonde que l'on pourrait y creuser des puits. Je suis tellement essoré que la situation est à se tordre.
– Si le sel de l'existence montait à cheval il n'irait pas toujours très loin.
Il y a très peu de femmes dans cette auberge espagnole où vous buvez ce que vous apportez mais suivant votre position assise et l'axe de la lumière elles sont jolies. Pas autant que ma nourrice dont les arguments vous laissaient pantois mais tout de même aguichantes. L'ambiance laisse à désirer. L'orgasme, c'est du bonheur qui n'attend pas, prétendait Casanova ou Caligula, enfin l'un des deux, je ne sais plus. Je suis fidèle mais mon regard lui ne l'est pas. L'argent aide à supporter la pauvreté, les femmes des autres aident à supporter la sienne. Lorsque vous croisez une créature du sexe opposé, il faut lui démontrer que vous êtes le mâle dominant. En ramassant son mouchoir en dentelles, en lui tenant la porte ouverte, en riant à ses blagues, en soulevant des haltères, tout est bon pour l'impressionner. Quand une femelle assiste à une démonstration de force, elle produit une hormone : l'ocytocine. Cette réaction biochimique de son cerveau lui donne la bête illusion qu'elle est follement tombée amoureuse de vous.
– C'est quand tu te tais que tu commences à faire parler de toi.
Ma femme et moi nous avons connu trente ans de bonheur et puis nous nous sommes rencontrés. Les choses ne se sont pas arrangées quand pour faire comme tout le monde on a commencé à faire collection. D'abord des porte-clefs, des potiches japonaises, des masques de clowns, des tire-bouchon puis des couvercles de boîtes de camembert. Et pour finir des mouflets. Je ne vais pas dire ici du mal de mes sales gosses. Des mal élevés qui auraient mérité de naître orphelins. Nous n'avons pas réussi à noyer les plus laids. Quelle méchanceté n'et-ce pas si je prétendais qu'il y a des jours où l'absence d'ogre se fit cruellement sentir ! Ce serait sans doute le comble de la bêtise d'avoir des enfants intelligents et de faire preuve de condescendance.
Pour quitter ma famille sans la quitter je me suis absorbé dans l'écriture. Mon prénom m'incline à l'action. Devant mon pupitre, je concevais plein de projets d'avenir. Notez que c'est mieux de les envisager dans le futur plutôt dans le passé. Des écrivains ont pourtant réussi dans l'entreprise. J'avais la plume allègre. le bec en l'air et la beauté féroce. Rapidement j'ai publié beaucoup de livres. Je vous l'accorde, il faudrait signaler aux éditeurs de dictionnaires que le terme « beaucoup » a été redéfini et signifie en fait : « peu ». Chez les gens ordinaires la vérité est une substance gélatineuse qui secouée dans tous les sens prend non pas la forme des faits et de leur cohérence mais la figure hideuse de leur désirs. Les limites ne font qu'imiter les mythes. La joie de me faire huer assis sur un tabou raie me remplit d'aise.
– En cas d'absence, je ne suis pas là. Si vous n'êtes pas là non plus, c'est qu'il n'y a personne.
Après les reporters tous terrains, l'écrivain est une espèce en voie de disparition. Il se croit un Dieu alors qu'il tire le diable par la queue. Sa mort est inéluctable. le déclin de la littérature est inexorable. Après le tigre du Bengale, l'éléphant d'Asie, la tortue à nez de cochon, la mouflette à poils ras, l'écrivain sera bientôt le dernier vestige d'un système archaïque basé sur un déchiffrage intrusif et fatigant. Les bibliothèques, les librairies, les salons et les maisons d'édition ne rencontreront plus cette faune atypique en quête de sa pitance hebdomadaire. L'écrivain est un paria. Les gens ne tolèrent plus que l'on vienne les déranger chez eux pour comprendre ce qu'ils doivent comprendre et lire ce qu'ils doivent lire. Ce véritable travail de fourmi vénérable échappe aux subtilités de leur pensée reptilienne. Ils attendent cette créature rampante avec des seaux d'eaux et des sarcasmes.

Lien : https://pasplushautquelebord..
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aouatef79
  01 avril 2017
"A se tordre "est un recueil de petites histoires d'humour , d' Alphonse Allais, écrivain du dix-neuvième siècle . Alphonse Allais est connu pour être à la fois humoriste, journaliste et écrivain .
" A se tordre" est un recueil de petites histoires drôles
et pleines d' humour .Ces histoires faciles à lire, souvent plaisantes, des fois ternes .Ces dernières
s' oublient vites, une fois le livre fini .
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raynald66
  02 décembre 2013
Ma sélection en cours Auteurs lettre A sur Inlibroveritas.net = Adam/Aicard/Allais/Arene/Assollant/Aurevilly/Austen.
Recueil de petites histoires d'Alphonse Allais écrites avec humour, je n'ai aimé que quelques histoire dont celle du canard qui refusait d'engraisser afin de ne pas être mangé (extrait en citation)
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Popotte
  30 juin 2019
J'ai découvert ce recueil sans connaître ce que j'allais y découvrir. Mais le titre était engageant, l'auteur me disait vaguement quelque chose alors je me suis lancée. Je dois avouer que mon erreur a été de le lire d'une traite, car par moment c'est redondant d'en lire autant et le soucie c'est qu'on ne les retient pas. Mais autrement quel humour, quel malice devine t on de la part de l'auteur. On s'imagine qu'il y a pris beaucoup de plaisir et c'est contagieux.
Et quel plaisir de retrouver quelquefois ces citations dans l'émission les Grosses têtes !
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Xian
  05 octobre 2013
C"est léger, rapide à lire, à peine grivois, parfois plaisant, parfois ennuyeux à mon gout. Des historiettes qui sentent bon la fin du XIXe siècle. Mais au fond, que va-t-il me rester après cette lecture? Hum... Pas sûr qu'elle me laisse un souvenir impérissable.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   01 mars 2017
A se tordre - Un philosophe
Ce qui m’amusait beaucoup aussi, c’est la façon dont Pascal désignait chacun des gosses. Au lieu de leur donner leur nom de baptême, comme cela se pratique généralement, Eugène, Victor ou Émile, il leur attribuait une profession ou une nationalité.
Il y avait le Sous-inspecteur, la Norvégienne, le Courtier, l’Assureur, et Monsieur l’abbé.
[ ...]
– Quand j’ai épousé ma femme, elle était bonne chez le sous-inspecteur des douanes. C’est même lui qui m’a engagé à l’épouser. Il savait bien ce qu’il faisait, le bougre, car six mois après elle accouchait de notre aîné, celui que j’appelle le Sous-inspecteur, comme de juste. L’année suivante, ma femme avait une petite fille qui ressemblait tellement à un grand jeune homme norvégien dont elle faisait le ménage, que je n’eus pas une minute de doute. Celle-là, c’est la Norvégienne. Et puis, tous les ans, ça a continué. Non pas que ma femme soit plus dévergondée qu’une autre, mais elle a trop bon cœur. Des natures comme ça, ça ne sait pas refuser. Bref, j’ai sept enfants, et il n’y a que le dernier qui soit de moi.
– Et celui-là, vous l’appelez le Douanier, je suppose ?
– Non, je l’appelle le Cocu, c’est plus gentil.
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26052605   09 septembre 2012
- Il y avait une fois un oncle et un neveu.
- Lequel était l’oncle ?
- Comment, lequel ? Le plus gros, parbleu !
- C’est donc gros les oncles ?
- Souvent.
- Pourtant, mon oncle Henri n’est pas gros.
- Ton oncle Henri n’est pas gros parce qu’il est artiste.
- C’est donc pas gros, les artistes ?
- Tu m’embêtes…Si tu m’interromps tout le temps je ne pourrais pas continuer mon histoire.
- Je ne vais plus t’interrompre, va.
- Il y avait une fois un oncle et un neveu. L’oncle était très riche, très riche…
- Combien qu’il avait d’argent ?
- Dix-sept cent milliards de rente, et puis des maisons, des voitures, des campagnes…
- Et des chevaux ?
- Parbleu ! Puisqu’il avait des voitures.
- Des bateaux ? Est-ce qu’il avait des bateaux ?
- Oui, quatorze.
- A vapeur ?
- Il y en avait trois à vapeur, les autres à voiles.
- Et son neveu, est-ce qu’il allait sur les bateaux ?
- Fiche-moi la paix ! Tu m’empêches de raconter l’histoire.
- Raconte- la, va, je ne vais plus t’empêcher.
- Le neveu, lui, n’avait pas le sou, et ça l’embêtait énormément...
- Pourquoi que son oncle lui en donnait pas ?
- Parce que son oncle était un vieil avare qui aimait garder tout son argent pour lui. Seulement, comme le neveu était le seul héritier du bonhomme…
- Qu’est-ce que c’est héritier ?
- Ce sont les gens qui vous prennent votre argent, vos meubles, tout ce que vous avez, quand vous êtes mort…
- Alors, pourquoi il ne tuait pas son oncle, le neveu ?
- Eh bien ! Tu es joli, toi ! Il ne tuait pas son oncle parce qu’il en faut pas tuer son oncle, dans aucune circonstance, même pour en hériter.
- Pourquoi il ne faut pas tuer son oncle ?
- A cause des gendarmes.
- Mais si les gendarmes le savent pas ?
- Les gendarmes le savent toujours, le concierge va les prévenir. Et puis, du reste, tu vas voir que le neveu a été plus malin que ça. Il avait remarqué que son oncle, après chaque repas, était rouge.
- Peut-être qu’il était saoul ?
- Non, c’était un tempérament comme ça. Il était apoplectique.
- Qu’est-ce que c’est apoplectique ?
- Apoplectique …Ce sont les gens qui ont le sang à la tête et qui peuvent mourir d’une forte émotion…
- Moi, je suis -t-y apoplectique ?
- Non, et tu ne le seras jamais. Tu n’as pas une nature à ça. Alors le neveu avait remarqué que surtout les grandes rigolades rendaient son oncle malade, et même une fois il avait failli mourir à la suite d’un éclat de rire trop prolongé.
- Ça fait donc mourir, de rire ?
- Oui, quand on est apoplectique…Un beau jour, voilà le neveu qui arrive chez son oncle, juste au moment où il sortait de table. Jamais il n’avait si bien dîné. Il était rouge comme un coq et soufflait comme un phoque…
- Comme les phoques du jardin d’acclimatation ?
- Ce ne sont pas des phoques d’abords, ce sont des otaries. Le neveu se dit : « Voilà le bon moment », et il se met à raconter une histoire drôle, drôle …
- Raconte-la-moi dis ?
- Attends un instant, je vais te la dire à la fin…L’oncle écoutait l’histoire, et il riait à se tordre, si bien qu’il était mort de rire avant que l’histoire fût complètement terminée.
- Quelle histoire donc il lui a racontée ?
- Attends une minute…Alors , quand l’oncle a été mort, on l’a enterré, et le neveu a hérité.
- Il a pris aussi les bateaux ?
- Il a tout pris, il était son seul héritier.
- Mais quelle histoire qu’il lui avait racontée, à son oncle ?
- Eh bien ! Celle que je viens de te raconter !
- Laquelle ?
- Celle de l’oncle et du neveu.
- Fumiste, va !
- Et toi, donc
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raynald66raynald66   02 décembre 2013
Heureusement que Ferdinand n'était pas un canard à se laisser mettre à la broche comme un simple dindon : " Puisque je ne suis pas le plus fort, se disait-il, je serai le plus malin ", et il mit tout en oeuvre pour ne connaître jamais les hautes températures de la rôtissoire ou de la casserole.

Il avait remarqué le manège qu'exécutait la cuisinière, chaque fois qu'elle avait besoin d'un sujet de la basse-cour. La cruelle fille saisissait l'animal, le soupesait, le palpait soigneusement, pelotage suprême !

Ferdinand se jura de ne point engraisser et il se tint parole.
Il mangea fort peu, jamais de féculents, évita de boire pendant ses repas, ainsi que le recommandent les meilleurs médecins. Beaucoup d'exercice.

Ce traitement ne suffisant pas, Ferdinand, aidé par son instinct et de rares aptitudes aux sciences naturelles, pénétrait de nuit dans le jardin et absorbait les plantes les plus purgatives, les racines les plus drastiques.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   28 mars 2013
Chaque soir, quand j'ai manqué le dernier train pour Maisons-Laffitte (et Dieu sait si cette aventure m'arrive plus souvent qu'à mon tour), je vais dormir en un pied-à-terre que j'ai à Paris.

C'est un logis humble, paisible, honnête, comme le logis du petit garçon auquel Napoléon III, alors simple président de la République, avait logé trois balles dans la tête pour monter sur le trône.

Seulement, il n'y a pas de rameau bénit sur un portrait, et pas de vieille grand-mère qui pleure.
Heureusement !

Mon pied-à-terre, j'aime mieux vous le dire tout de suite, est une simple chambre portant le numéro 80 et sise en l'hôtel des Trois-Hémisphères, rue des Victimes. Très propre et parfaitement tenu, cet établissement se recommande aux personnes seules, aux familles de passage à Paris, ou à celles qui, y résidant, sont dénuées de meubles.
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tonpdgtonpdg   07 octobre 2013

Je n’ai pas toujours été le vieillard quinteux et cacochyme que vous connaissez aujourd’hui, jeunes gens.
Des temps furent où je scintillais de grâce et de beauté.
Les demoiselles s’écriaient toutes, en me voyant passer : « Oh ! le charmant garçon ! Et comme il doit être comme il faut ! » Ce en quoi les demoiselles se trompaient étrangement, car je ne fus jamais comme il faut, même aux temps les plus reculés de ma prime jeunesse.
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