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ISBN : 2367190712
Éditeur : Tristram (14/08/2019)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s’absenter du domicile familial… et disparaît pendant plus de vingt ans.

Longtemps après l’abandon de l’enquête par la police, faute d’indices concrets — Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa sœur cadette, Selena, tentent ell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
johnspecs
  02 septembre 2019

Ca commence par une une disparition d'une jeune fille, c'est simple, mais nina allan n,'est par une romancière comme les autres, le roman va prendre tour a tour des accents sf, du roman noir, en gardant son lecteur en éveil, le baladant d'un univers a un autre, croisant les effluves d'un talent narratif hors du commun.
Nina allan déjà remarquer par son ouvrage"complication" signe ici un de ses plus beaux livres, d'une histoire simple, elle convoque dans son livre les plus grands noms de la litterauture, en restant elle même
.
SI cela peut déconcerter, laissez vous aller, et entres dan un univers hors norme, que l'on rencontre peu, je ne raconterais rien du livre, juste ne vous fiez pas trop au résumé, ce n'est que la le dessus immergé de l'iceberg, un blog de glace qui vous laissera pantois, par sa stature, et son onirisme brulant.
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Charybde2
  11 septembre 2019
Disparition inexpliquée et explication inacceptable, imposture et improbabilité, souvenir névrotique et mémoire défaillante : un usage brûlant et malicieux de l'arme science-fictive.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2019/09/11/note-de-lecture-la-fracture-nina-allan/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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critiques presse (2)
LeMonde   10 septembre 2019
Avec La Fracture, prix British Science Fiction 2017, Nina Allan ­livre un fascinant récit alternatif, combinant plusieurs régimes d’écriture afin de fusionner réalisme et fantastique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeSoir   02 septembre 2019
Avec « La fracture », Nina Allan explore l’altération de la réalité et de la mémoire. Un roman mystérieux, subtil et captivant.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   11 septembre 2019
Selena se lia d’amitié avec Stephen Dent l’été d’avant l’été où Julie disparut. Stephen Dent habitait sur Sandy Lane, à quatre ou cinq maisons de là où habitaient Selena, Julie et leurs parents. Il enseignait les mathématiques dans un lycée catholique, Carmel College, mais Selena ne le sut que plus tard. La première fois qu’elle vit Stephen, il descendait d’un bus. Elle le remarqua à cause de ce qu’il portait : un seau en plastique transparent avec un gros poisson orange qui nageait dedans. Selena regarda l’homme entrer dans sa maison, puis elle entra chez elle. Deux jours plus tard, elle le revit ; il achetait un paquet de nouilles chinoises précuites dans la supérette Spar en bas de Pepper Street. Selena s’y trouvait avec sa sœur Julie. Julie achetait un rouge à lèvres brillant et Selena un magazine de mode pour adolescentes, mais elles cherchaient surtout un prétexte pour sortir de la maison. L’été de Stephen Dent fut aussi l’été où les parents de Selena faillirent se séparer. Julie et Selena n’étaient pas censées le savoir, mais ce n’était pas difficile à deviner, pas tellement à cause des éclats de voix, mais surtout à cause des silences qui retombaient quand les scènes de ménage étaient terminées. Les deux sœurs supposaient que c’était leur père qui avait une liaison. Tout au long de l’hiver et du printemps, elles avaient eu de longues discussions sur l’identité de la personne avec qui il découchait, sans parvenir à la moindre conclusion définitive, et ce n’est que bien des mois plus tard qu’elles découvrirent que ce n’était pas Raymond Rouane qui était sorti du droit chemin, mais Margery.
Pour Selena, la chose la plus mémorable de cette période fut qu’elle et Julie furent à nouveau proches, presque aussi proches qu’elles l’avaient été quand elles étaient plus jeunes – elles gloussaient et chuchotaient dans les coins et trouvaient tous les prétextes imaginables pour être seules l’une avec l’autre. Selena était ravie de cette évolution, presque au point de remercier secrètement la catastrophe qui l’avait suscitée. Elle avait ressenti l’éloignement de Julie non seulement comme une perte, mais aussi comme une punition. Le retour d’affection de sa sœur était comme un miracle.
Encore que cela ne dura pas. Mais pendant la première moitié de ce dernier été elles restèrent collées comme deux sangsues, unies comme larrons en foire, comme deux conspiratrices. Les souvenirs coulaient encore à flots dans l’esprit de Selena : les odeurs du macadam cuit et des pelouses craquelées, le calme particulier de ces soirées, les lambeaux mauves de crépuscule qui se rassemblaient à l’embouchure des ruelles et au seuil des magasins lorsque la nuit commençait à tomber, les relents charbonneux des barbecues des voisins. Ni leur père, ni leur mère ne semblaient se préoccuper de l’heure à laquelle elles rentraient la nuit, ni même s’apercevoir qu’elles étaient sorties avant qu’elles soient revenues.
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Charybde2Charybde2   11 septembre 2019
« Allô ? » dit Selena. Elle pressa l’écouteur contre son oreille et guetta le sifflement familier qui confirmerait que l’appel était traité par un standard automatisé. Laurie lui avait une fois qu’elle raccrochait toujours brutalement quand elle entendait cette tonalité, qu’elle n’attendait même pas qu’on lui parle, mais Selena qui avait pitié de la personne à l’autre bout du fil, ne pouvait jamais s’y résoudre. Elle se demandait combien de fois par jour les employées du centre d’appel se faisaient insulter, en moyenne. Laurie avait déjà travaillé dans un centre d’appel. Selena aurait cru que ça la rendrait plus compatissante, mais apparemment ce n’était pas le cas.
« Selena ? »
Cette voix ! Le cœur de Selena s’emballa, comme si elle avait été surprise en train d’espionner une conversation.
L’interlocutrice n’était pas Vanja – elle le comprit immédiatement -, mais elle la reconnut tout de même, ou du moins elle le pensa. Cette voix, elle la connaissait. La voix de quelqu’un qui revient de loin, se dit-elle. Un écho montant à travers les brumes du temps, un souvenir qu’on n’arrive pas tout à fait à saisir, mais qui tourne en rond dans votre tête comme un fantôme captif. Elle.
Les vapeurs de la bière se dissipèrent presque instantanément et s’envolèrent à tire-d’aile comme une troupe d’étourneaux, laissant la surface de son esprit vulnérable et exposée, rose et à vif, telle la peau tendre, nouvellement formée, qu’on trouve sous une croûte.
Qui était-ce ? Selena savait très bien qui c’était, mais sans le savoir. Comme lorsqu’on tombe par hasard sur une connaissance en dehors d’un contexte familier et qu’on n’arrive pas – mais vraiment pas – à mettre un nom sur son visage.
Or l’interlocutrice connaissait son prénom, elle l’avait prononcé. Selena hésita. Elle appuya sa tête contre le mur près du téléphone. Elle songea à dire « faux numéro » et à raccrocher le combiné. L’idée était tentante mais, en dernière analyse, sans intérêt : cette personne – peu importe qui elle était – rappellerait, tout simplement. « Allô » répéta-t-elle. Elle espérait que la demandeuse dise autre chose, lui donne un indice.
« Selena, c’est Julie. »
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Charybde2Charybde2   11 septembre 2019
Je sais que tu ne me croiras pas, mais je vais te le dire quand même : le samedi 16 juillet 1994, j’ai voyagé depuis la zone boisée entourant Hatchmere Lake, près de Warrington, dans le Cheshire, jusqu’au rivage du Shuubseet – Shoe Lake, en anglais -, une étendue d’eau longiligne en forme d’escarpin non loin de la banlieue ouest de Fiby, qui est la plus petite et la plus méridionale des six grandes villes-Etats de la planète Tristane, l’une des huit planètes du système de Suur, dans la galaxie Aww.
Comment je suis arrivée là ? Je ne peux pas te le dire. Noah, le frère de Caelly, croit qu’il existe une fracture, une faille – un transept, comme il l’appelle -, une sorte de pore surdimensionné dans le vide entre la Terre et Tristane qui permet à des objets et, occasionnellement, à des personnes de passer instantanément d’une planète à l’autre.
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Charybde2Charybde2   11 septembre 2019
Il serait facile – et Selena en est bien consciente – de poursuivre cet enchaînement d’idées, de continuer à gratter la croûte de la normalité jusqu’à ce qu’elle s’effrite. Comme son père l’a fait, et Julie aussi. Regarder le monde en face jusqu’à ce que des objets très ordinaires commencent à devenir des contrefaçons d’eux-mêmes – tout en surface, sans rien derrière.
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Alice_Alice_   28 août 2019
Clarence Denbeigh qui avait une jambe artificelle et pas de main gauche à cause de la thalidomide. En revanche, sa voix était une vraie merveille ; à la fois douce et retentissante, la voix d'un acteur sur la scène de Stratford-upon-Avon. Chaque fois qu'il ouvrait la bouche pour vous parler de la production céréalière du grenier à blé ukrainien, vous l'imaginiez en train de déclamer Hamlet ou Macbeth.
(page 155)
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Video de Nina Allan (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nina Allan
Nina Allan motifs vost .Nina Allan, Complications, Tristram, 2013. La romancière explicite les thèmes qui parcourent son livre, le temps, les maisons, les objets et analyse son rapport fondamental au genre fantastique ? Paris, 17 juin 2013 ? Entretien et traduction : Christine Marcandier, Mediapart
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